Je pense que j'ai vraiment besoin de vacances ces temps-ci...
Hier après-midi, j'ai commencé à angoisser que je devrais revenir travailler aujourd'hui et opérer avec l'urogynécologue de 8h à 18h. J'adore habituellement les cas qu'il fait, mais son attitude en salle d'opération est vraiment dérangeante : panique à la moindre goutte de sang, insultes envers le personnel infirmier, les étudiants en médecine et parfois même l'anesthésiste et le résident, ton de voix arrogant lorsqu'on lui pose une question qui semble stupide à premier abord, etc. Bref, pas toujours très plaisant de travailler avec lui. Chaque cas devient une catastrophe potentielle (dans sa tête, pas nécessairement dans la réalité) et chaque patiente a de "gros" problèmes intrinsèques (ses tissus saignent trop, ses tissus sont trop mous, son anatomie est distordue, elle est trop grosse, etc). Bref, autant que je peux aimer les chirurgies qu'il fait, son attitude, parfois, détruit tout le plaisir que je peux avoir.
Et surprennament, malgré ma timidité galopante, j'ai une grande gueule. Quand j'ai une opinion sur quelque chose, ça sort malgré moi. Alors je vous laisse imaginer le genre de réaction explosive de ce patron lorsque je lui donne mon opinion sur quelque chose et qu'il est de mauvaise humeur ; par exemple:
Patron : Wow Mandoline! As-tu vu la vessie de la patiente! Qu'est-ce qu'elle est pleine d'ecchymose! Je me demande bien pourquoi elle a l'air comme ça?
Moi : La vessie de la patiente a des ecchymoses parce que vous avez forcé le rétracteur dans le vagin à "telle étape" de la chirurgie.
Ouch. Et le pire c'est que quand j'essaie de me fermer la trappe, ça finit par se retourner contre moi la plupart du temps.
J'ai juste le goût de faire du "néné power" (un de nos nom de code pour l'allaitement) et du vélo avec mon Cookie. J'en ai vraiment marre de me donner à 100% pour me faire traiter comme de la merde en retour...
lundi, avril 20, 2009
samedi, avril 18, 2009
Promotion!
Cookie a eu une belle promotion aujourd'hui! Son siège de voiture fait maintenant face à l'avant! C'était magique de voir ses petits yeux émerveillés et son visage ensoleillé de découvrir les paysages de notre coin de campagne!
J'avoue que j'ai triché un peu, parce que je ne suis pas certaine qu'il fasse 22lbs (poids minimum pour mettre bébé face à l'avant. Certains jours, quand je le pèse avec moi, je n'ai que 21lbs pour lui... mais bon, à 14 mois et demi, j'en ai marre d'attendre! Sans parler qu'il est grand et que ses pieds appuyaient vraiment pas mal sur le dossier du siège arrière avec son siège d'auto face à l'arrière...
Et puis pour continuer dans la veine des premières, nous avons fait aujourd'hui notre première randonnée de vélo mère-fils :-). La remorque dénichée sur "lespac" fait une bonne job, sans parler du mignon casque de vélo pour bébé longuement cherché et enfin trouvé en début d'après-midi! Je ne sais pas si je suis la seule personne en ville à faire du vélo avec un trottineur de 14 mois mais nous avons eu vraiment beaucoup de difficulté à dénicher un casque de vélo assez petit pour Cookie. Ça faisait presque 2 ans que je n'avais pas fait de vélo : ça fait du bien en maudit sur le système! Sans parler que ça flushe un peu les trop longues interrogations intérieures (référer texte précédent!).
J'avoue que j'ai triché un peu, parce que je ne suis pas certaine qu'il fasse 22lbs (poids minimum pour mettre bébé face à l'avant. Certains jours, quand je le pèse avec moi, je n'ai que 21lbs pour lui... mais bon, à 14 mois et demi, j'en ai marre d'attendre! Sans parler qu'il est grand et que ses pieds appuyaient vraiment pas mal sur le dossier du siège arrière avec son siège d'auto face à l'arrière...
Et puis pour continuer dans la veine des premières, nous avons fait aujourd'hui notre première randonnée de vélo mère-fils :-). La remorque dénichée sur "lespac" fait une bonne job, sans parler du mignon casque de vélo pour bébé longuement cherché et enfin trouvé en début d'après-midi! Je ne sais pas si je suis la seule personne en ville à faire du vélo avec un trottineur de 14 mois mais nous avons eu vraiment beaucoup de difficulté à dénicher un casque de vélo assez petit pour Cookie. Ça faisait presque 2 ans que je n'avais pas fait de vélo : ça fait du bien en maudit sur le système! Sans parler que ça flushe un peu les trop longues interrogations intérieures (référer texte précédent!).
vendredi, avril 17, 2009
Panique à bord
Depuis plusieurs semaines, tout se bouscule dans ma tête et je panique à l'idée de voir ma résidence se terminer bientôt (dans à peine plus d'un an). C'est trop rapide. Je ne me sens pas prête. Dans la vie en général et professionnellement.
Pas prête dans la vie en général parce que je n'ai pas envie de changer de milieu de vie et de milieu de travail. Je suis confortable où je suis présentement, Cookie a une gardienne à qui je fais confiance, j'aime notre chalet-maison et son emplacement, et après 2 ans de vie dans ma banlieue je commence à avoir des repaires.
Pas prête professionnellement parce que je commence à paniquer à l'idée de faire les choses seules, sans patron pour me superviser (du moins dans le sens vague du terme), mais surtout parce que je ne peux pas me décider sur la carrière que je veux avoir. Certes pour la plupart des gens une carrière en gynéco-obstétrique reste simpliste (accoucher des bébés et faire des tests pap) mais en réalité plusieurs opportunités s'offrent à moi, dont celle de faire une surspécialisation. Celle en urogynécologie me fait de l'oeil (malgré qu'il ne faut pas me demander comment une passion pour l'incontinence urinaire et les "descente de vessies" peut survenir, je pense que personne à l'extérieur du "monde gynécologique" ne peut me comprendre!!) et depuis des mois je pèse les "pour" et les "contre" d'appliquer pour cette surspécialisation. Avec cette formation complémentaire, c'est la voie dorée pour appliquer sur un poste dans l'hôpital où je suis présentement formée, rester à long terme dans ma petite banlieue sympathique, et aspirer à une longue carrière académique à former plusieurs générations d'étudiants en médecine et de résidents. Bien entendu le poste en milieu universitaire à Montréal n'est pas garanti (et ne le sera jamais), donc je pourrais quand même me ramasser n'importe où au Canada, perspective qui me donne des sueurs froides. Mon autre option est de dire "game over" dans 14 mois et de me trouver un poste en région afin de pratiquer comme obstétricienne-gynécologue "généraliste" (ie qui peut faire un peu de tout en terme de gynéco et d'obstétrique). Bien entendu cette option nous donnerait une meilleure qualité de vie dans l'immédiat, mais pas nécessairement à long terme.
Et puis pour couronner tout ça mon projet de grossesse qui n'aboutit pas. À chaque jour qui passe je suis confrontée à la terrible réalité : mon ovulation n'est pas revenue parce que j'allaite encore trop. Mon mirena est sorti il y a 3 mois maintenant et je n'ai eu aucune vraie menstruation. Donc maintenant je dois appliquer pour faire mon examen (de fin de résidence) en mai 2010 et potentiellement commencer une surspécialisation en juillet 2010 alors que dans la réalité j'espère tomber enceinte, prendre un congé de maternité d'un an et graduer en 2011. Sans parler du stress qui augmente juste à penser à cet examen que je devrai passer lors de la fin de ma résidence (et pour lequel je dois étudier - beaucoup étudier).
Bref certain jours j'aimerais déserter mon cerveau. Le mettre à off. Ou encore trouver un coin où je pourrais me réfugier sans entendre tous ces signaux d'alarmes qui me disent "grouille-toi de te décider, le temps file trop vite et tu vas rater ta chance!"
J'aimerais tellement être une maman à la maison ces temps-ci. Il me semble que s'interroger sur "qu'est-ce que je vais faire pour souper" doit être tellement plus agréable de "qu'est-ce que je vais faire avec ma maudite carrière"! Si seulement je pouvais donner la carrière à mon chum et ne garder que le reste... Malheuresement la job est très gratifiante (Et addictive! C'est tellement satisfaisant d'opérer et de voir le résultat après! Sans parler des jolis petits bébé que j'ai le plaisir de mettre au monde!). Parce que sinon je pense que je n'hésiterais pas très longtemps...
Pas prête dans la vie en général parce que je n'ai pas envie de changer de milieu de vie et de milieu de travail. Je suis confortable où je suis présentement, Cookie a une gardienne à qui je fais confiance, j'aime notre chalet-maison et son emplacement, et après 2 ans de vie dans ma banlieue je commence à avoir des repaires.
Pas prête professionnellement parce que je commence à paniquer à l'idée de faire les choses seules, sans patron pour me superviser (du moins dans le sens vague du terme), mais surtout parce que je ne peux pas me décider sur la carrière que je veux avoir. Certes pour la plupart des gens une carrière en gynéco-obstétrique reste simpliste (accoucher des bébés et faire des tests pap) mais en réalité plusieurs opportunités s'offrent à moi, dont celle de faire une surspécialisation. Celle en urogynécologie me fait de l'oeil (malgré qu'il ne faut pas me demander comment une passion pour l'incontinence urinaire et les "descente de vessies" peut survenir, je pense que personne à l'extérieur du "monde gynécologique" ne peut me comprendre!!) et depuis des mois je pèse les "pour" et les "contre" d'appliquer pour cette surspécialisation. Avec cette formation complémentaire, c'est la voie dorée pour appliquer sur un poste dans l'hôpital où je suis présentement formée, rester à long terme dans ma petite banlieue sympathique, et aspirer à une longue carrière académique à former plusieurs générations d'étudiants en médecine et de résidents. Bien entendu le poste en milieu universitaire à Montréal n'est pas garanti (et ne le sera jamais), donc je pourrais quand même me ramasser n'importe où au Canada, perspective qui me donne des sueurs froides. Mon autre option est de dire "game over" dans 14 mois et de me trouver un poste en région afin de pratiquer comme obstétricienne-gynécologue "généraliste" (ie qui peut faire un peu de tout en terme de gynéco et d'obstétrique). Bien entendu cette option nous donnerait une meilleure qualité de vie dans l'immédiat, mais pas nécessairement à long terme.
Et puis pour couronner tout ça mon projet de grossesse qui n'aboutit pas. À chaque jour qui passe je suis confrontée à la terrible réalité : mon ovulation n'est pas revenue parce que j'allaite encore trop. Mon mirena est sorti il y a 3 mois maintenant et je n'ai eu aucune vraie menstruation. Donc maintenant je dois appliquer pour faire mon examen (de fin de résidence) en mai 2010 et potentiellement commencer une surspécialisation en juillet 2010 alors que dans la réalité j'espère tomber enceinte, prendre un congé de maternité d'un an et graduer en 2011. Sans parler du stress qui augmente juste à penser à cet examen que je devrai passer lors de la fin de ma résidence (et pour lequel je dois étudier - beaucoup étudier).
Bref certain jours j'aimerais déserter mon cerveau. Le mettre à off. Ou encore trouver un coin où je pourrais me réfugier sans entendre tous ces signaux d'alarmes qui me disent "grouille-toi de te décider, le temps file trop vite et tu vas rater ta chance!"
J'aimerais tellement être une maman à la maison ces temps-ci. Il me semble que s'interroger sur "qu'est-ce que je vais faire pour souper" doit être tellement plus agréable de "qu'est-ce que je vais faire avec ma maudite carrière"! Si seulement je pouvais donner la carrière à mon chum et ne garder que le reste... Malheuresement la job est très gratifiante (Et addictive! C'est tellement satisfaisant d'opérer et de voir le résultat après! Sans parler des jolis petits bébé que j'ai le plaisir de mettre au monde!). Parce que sinon je pense que je n'hésiterais pas très longtemps...
dimanche, avril 12, 2009
Pâques en famille
Mes parents ayant fait un long voyage pour venir passer le long week-end Pascal à Montréal, ils voulaient absolument fêter Pâques en famille avec leurs deux filles, les conjoints de ces dernières et bien entendu, le "roi de tous", notre cher petit Cookie.
Pour ma part, cela signifiait juste une journée où je ne pourrais pas me reposer tranquille chez moi... La fatigue accumulée ces dernières semaines à travailler d'arrache-pied (et trop, il faut bien le reconnaître) me poussait à repousser cette invitation, mais bon, avec un peu de bonne volonté j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et j'ai fini par céder à leurs souhaits.
C'était donc la première fête de famille avec la blonde de ma soeur dans le décor. Je ne peux pas dire que je la connais vraiment, puisque je suis du genre plutôt timide et elle aussi, donc par timidité interposée il n'y a pas vraiment eu d'échange entre elle et moi, mais ça me faisait vraiment bizarre de voir ma soeur coller une autre fille durant toute la durée de notre brunch Pascal familial. Additionnons à ça s'occuper d'un Cookie grippé et morveux, donc plutôt chigneux, dans un environnement pas adapté à un trottinneur curieux et une grand-mère qui capotait à chaque fois que son petit fils avait une petite morve en dessous du nez et vous imaginez sans difficulté le résultat sur ma personne un peu surmenée ces derniers temps : un mal de tête carabiné et une envie folle de me sauver chez moi en courant. Malgré tout je suis fière de moi : nous ne nous sommes éclipsés qu'à 17h, moment où mes parents, ma soeur et sa copine allaient souper au restaurant, invitation que nous avons poliment déclinée en invoquant la santé de Cookie.
J'espère qu'avec le temps je me sentirai plus à l'aise avec les choix de vie de ma soeur ; sa copine, malgré sa timidité, semble bien gentille et probablement que dans quelques semaines je me sentirai plus à l'aise à son égard. Je reconnais que ma soeur et elle font des efforts pour qu'on se voisine plus et je sais que je vais faire un effort pour que ça se matérialise, mais ça n'empêche pas que je suis à l'étape du "My God que ça fait bizarre"!!
Pour ma part, cela signifiait juste une journée où je ne pourrais pas me reposer tranquille chez moi... La fatigue accumulée ces dernières semaines à travailler d'arrache-pied (et trop, il faut bien le reconnaître) me poussait à repousser cette invitation, mais bon, avec un peu de bonne volonté j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et j'ai fini par céder à leurs souhaits.
C'était donc la première fête de famille avec la blonde de ma soeur dans le décor. Je ne peux pas dire que je la connais vraiment, puisque je suis du genre plutôt timide et elle aussi, donc par timidité interposée il n'y a pas vraiment eu d'échange entre elle et moi, mais ça me faisait vraiment bizarre de voir ma soeur coller une autre fille durant toute la durée de notre brunch Pascal familial. Additionnons à ça s'occuper d'un Cookie grippé et morveux, donc plutôt chigneux, dans un environnement pas adapté à un trottinneur curieux et une grand-mère qui capotait à chaque fois que son petit fils avait une petite morve en dessous du nez et vous imaginez sans difficulté le résultat sur ma personne un peu surmenée ces derniers temps : un mal de tête carabiné et une envie folle de me sauver chez moi en courant. Malgré tout je suis fière de moi : nous ne nous sommes éclipsés qu'à 17h, moment où mes parents, ma soeur et sa copine allaient souper au restaurant, invitation que nous avons poliment déclinée en invoquant la santé de Cookie.
J'espère qu'avec le temps je me sentirai plus à l'aise avec les choix de vie de ma soeur ; sa copine, malgré sa timidité, semble bien gentille et probablement que dans quelques semaines je me sentirai plus à l'aise à son égard. Je reconnais que ma soeur et elle font des efforts pour qu'on se voisine plus et je sais que je vais faire un effort pour que ça se matérialise, mais ça n'empêche pas que je suis à l'étape du "My God que ça fait bizarre"!!
mardi, avril 07, 2009
Repos SVP
Je ne sais pas si c'est le fait de travailler en ligne pour les 9 derniers jours mais je me sens complètement vidée. Pour la première fois hier soir depuis que je suis une maman, j'avais hâte que Cookie soit au lit pour m'étendre sur le divan et rien faire. Je me sentais vraiment indigne mais la fatigue prend vraiment le dessus sur moi.
Après 1 mois comme résidente chef dans une des salles d'accouchements les plus occupées au Québec, dire que je dois me taper un autre stage de gynéco-oncologie, surspécialité qui n'est pas dans mes préférées en plus d'être extrêmement prenante. Tout ça en plus d'être la résidente chef en gynécologie (ie en charge de toutes les patientes + superviser tout le monde soit étudiants en médecine et résidents junior).
Je pense que je survis en me disant que j'aurai une belle fin de semaine de congé de 4 jours qui m'attends. Plus que 2 jours!!
Après 1 mois comme résidente chef dans une des salles d'accouchements les plus occupées au Québec, dire que je dois me taper un autre stage de gynéco-oncologie, surspécialité qui n'est pas dans mes préférées en plus d'être extrêmement prenante. Tout ça en plus d'être la résidente chef en gynécologie (ie en charge de toutes les patientes + superviser tout le monde soit étudiants en médecine et résidents junior).
Je pense que je survis en me disant que j'aurai une belle fin de semaine de congé de 4 jours qui m'attends. Plus que 2 jours!!
samedi, avril 04, 2009
14 mois
Cookie a maintenant 14 mois! C'est incroyable comment il grandit vite!
Il s'affirme beaucoup plus maintenant et sa personalité ressort de plus en plus! Eh oui Monsieur se fâche quand il n'a pas ce qu'il veut! Ou quand on lui dit de ne pas ouvrir un tiroir ou une armoire! Il se fâche tellement qu'il se laisse tomber par terre sur le dos et qu'il se met à crier/pleurer. Le bon sens nous dit de l'ignorer pour qu'il ne continue pas dans cette mauvaise voie, mais c'est pas toujours facile! Certains jours il semble vraiment manipulateur alors difficile de ne pas éclater de rire devant sa comédie de bambin, mais d'autre jour il se laisse tomber tellement fort que j'ai l'impression qu'il pleure parce qu'il se cogne la tête, alors je dois me retenir de ne pas sauter dessus pour le prendre dans mes bras et le réconforter. Même sa gardienne a remarqué ce nouveau comportement! Et mon chum l'a surnommé "bacon" parce qu'il ressemble véritablement à du bacon qui cuit lorsqu'il fait ses crises!!!
Autrement il est maintenant vraiment solide sur ses jambes! Il marche, il court, il monte et descend l'escalier sans aide (mais toujours sous supervision!). Les mégablocs sont ses jouets préférés, il se promène toujours avec un, deux, voire plusieurs mégabloc dans ses mains et il s'amuse follement à les assembler, les désassembler, les jeter par terre, les faire tomber dans l'escalier, bref, les mégablocs sont extrêmement polyvalents. Même dans le bain ils sont plus populaires que les jouets de bain plus "traditionnels".
Côté langage c'est toujours tranquille... parfois on a l'impression qu'il essaie de dire "papa" et "maman", mais c'est très variable de jours en jours, et notre volonté de parents à l'entendre dire les mots tant convoités nous font probablement interpréter ses blablas d'une manière qui nous fait plaisir. Anyway au nombre de fois que mon chum lui dit de répéter "papa" à chaque jour, je suis confiante que ça va venir bientôt. Du moins pour papa!!!
Il semble toujours autant se plaire à la garderie (enfin - garderie est un grand mot quand on pense que certains jours il est le seul enfant que la gardienne garde!) et il sociabilise beaucoup avec l'autre petit garçon de 2 ans. Bien entendu rien n'est jamais parfait, mais quand j'entends parler d'autres garderies en milieu familial (une de mes amies a un fils de 8 mois dans une garderie et l'enfant passe la majorité de son temps assis dans une chaise haute ou en train de faire une sieste), je ne me plains pas de ma gardienne!
L'allaitement est toujours d'actualité mais je sens que petit à petit l'intérêt diminue de la part de mon petit garçon. Il tète assez souvent, mais beaucoup moins longtemps qu'avant. Parfois même la nuit il ne tète qu'une fois! À la garderie, il ne prend maintenant qu'un biberon par jour et tout semble bien aller, faut dire qu'il se reprend le soir venu pour combler ses besoins de lait!
À chaque jour qui passe, je me sens comblée d'être la mère de Cookie. Dans mon livre, avoir un enfant est vraiment la plus grande richesse qui soit!
Il s'affirme beaucoup plus maintenant et sa personalité ressort de plus en plus! Eh oui Monsieur se fâche quand il n'a pas ce qu'il veut! Ou quand on lui dit de ne pas ouvrir un tiroir ou une armoire! Il se fâche tellement qu'il se laisse tomber par terre sur le dos et qu'il se met à crier/pleurer. Le bon sens nous dit de l'ignorer pour qu'il ne continue pas dans cette mauvaise voie, mais c'est pas toujours facile! Certains jours il semble vraiment manipulateur alors difficile de ne pas éclater de rire devant sa comédie de bambin, mais d'autre jour il se laisse tomber tellement fort que j'ai l'impression qu'il pleure parce qu'il se cogne la tête, alors je dois me retenir de ne pas sauter dessus pour le prendre dans mes bras et le réconforter. Même sa gardienne a remarqué ce nouveau comportement! Et mon chum l'a surnommé "bacon" parce qu'il ressemble véritablement à du bacon qui cuit lorsqu'il fait ses crises!!!
Autrement il est maintenant vraiment solide sur ses jambes! Il marche, il court, il monte et descend l'escalier sans aide (mais toujours sous supervision!). Les mégablocs sont ses jouets préférés, il se promène toujours avec un, deux, voire plusieurs mégabloc dans ses mains et il s'amuse follement à les assembler, les désassembler, les jeter par terre, les faire tomber dans l'escalier, bref, les mégablocs sont extrêmement polyvalents. Même dans le bain ils sont plus populaires que les jouets de bain plus "traditionnels".
Côté langage c'est toujours tranquille... parfois on a l'impression qu'il essaie de dire "papa" et "maman", mais c'est très variable de jours en jours, et notre volonté de parents à l'entendre dire les mots tant convoités nous font probablement interpréter ses blablas d'une manière qui nous fait plaisir. Anyway au nombre de fois que mon chum lui dit de répéter "papa" à chaque jour, je suis confiante que ça va venir bientôt. Du moins pour papa!!!
Il semble toujours autant se plaire à la garderie (enfin - garderie est un grand mot quand on pense que certains jours il est le seul enfant que la gardienne garde!) et il sociabilise beaucoup avec l'autre petit garçon de 2 ans. Bien entendu rien n'est jamais parfait, mais quand j'entends parler d'autres garderies en milieu familial (une de mes amies a un fils de 8 mois dans une garderie et l'enfant passe la majorité de son temps assis dans une chaise haute ou en train de faire une sieste), je ne me plains pas de ma gardienne!
L'allaitement est toujours d'actualité mais je sens que petit à petit l'intérêt diminue de la part de mon petit garçon. Il tète assez souvent, mais beaucoup moins longtemps qu'avant. Parfois même la nuit il ne tète qu'une fois! À la garderie, il ne prend maintenant qu'un biberon par jour et tout semble bien aller, faut dire qu'il se reprend le soir venu pour combler ses besoins de lait!
À chaque jour qui passe, je me sens comblée d'être la mère de Cookie. Dans mon livre, avoir un enfant est vraiment la plus grande richesse qui soit!
Sous le choc
Il y a 2-3 semaines, Cookie et moi sommes allés déjeuner chez ma soeur lors d'un beau dimanche matin ensoleillé. Nous ne nous voyons pas souvent, surtout parce que je suis toujours (ou presque) en train de travailler, mais aussi par paresse et par intérêt mitigé de sa part depuis les derniers 6 mois.
Il y a un mois environ, elle m'a envoyé un courriel me disant qu'elle avait envie de me voir pour me faire part de ce qui se passait dans sa vie récemment. Ma soeur n'est pas une fille très protocolaire donc ce courriel m'a mis la puce à l'oreille que certains doutes que j'avais à son égard étaient probablement fondés.
Depuis toujours, ma soeur n'a jamais eu aucun amoureux sérieux. Mis à part deux semaines quand elle avait 18 ans et 1 mois quand elle avait 20 ans, personne n'a jamais conquis son coeur (du moins à ma connaissance). Depuis les derniers quatre ans, des amies l'ont toujours accompagnée lors des événements importants : mariages, fêtes de famille, party du jour de l'an, etc.
À l'automne dernier, mes parents ont fêté leur 30ème anniversaire de mariage. Une de mes tantes a organisé une grosse fête pour fêter mes parents et deux autres couples dans la famille de mon père qui fêtaient eux aussi un anniversaire de mariage. Ma soeur, bien entendu, est venue accompagnée d'une amie rencontrée dans son milieu de travail qui venait pour être photographe lors de l'événement.
L'ancienne amie qui avait l'habitude de l'accompagner était plus jeune qu'elle (20 ou 21 ans) et était très sociable et enjouée. Nous mettions sur le compte de la jeunesse le fait qu'elle vienne avec ma soeur pour des trucs assez familiaux. Mais cette nouvelle amie était beaucoup plus âgée (28 ans je pense) et plutôt renfermée et timide. Bref, pas le genre de personne qui pourrait apprécier les fêtes de famille d'une famille autre que la sienne. Et surtout pas pour faire 10 heures de route aller-retour pour venir faire la photographe gratuitement sans bénéfice secondaire. Évidemment, la conclusion qui s'imposait s'est ancrée en nous sans qu'on puisse se convaincre du contraire : elle devait être homosexuelle.
J'ai jonglé plusieurs mois avec l'idée de la confronter et de lui poser la question directement, mais je me suis finalement dit que si elle ne voulait pas en parler c'était probablement parce qu'elle n'était pas prête. J'ai sû par la suite que son "amie" l'a accompagné au party du jour de l'an, puis qu'elle devait venir à la fête d'Alaric (elles ne sont pas venues parce que ma soeur était malade).
Après une heure et demie à parler de tout et de rien, elle a fini par lâcher le morceau : elles sont ensemble depuis 8 mois. Même si je le savais au fond de moi, en avoir la confirmation m'a fait l'effet d'un boulet accroché à ma cheville pour me tirer au fond d'un baril plein d'eau. J'ai été capable de ne pas lui laisser savoir comment je me sentais vraiment, pour éviter de la blesser, mais je me suis sentie sous le choc pendant des jours.
Je n'ai rien contre les homosexuels en général alors honnêtement je ne comprends pas ma propre réaction. Je me sens triste et déçue, alors qu'au fond je devrais être heureuse qu'elle soit avec quelqu'un qu'elle aime et qu'elle ait le courage de me le dire en personne. Bref, je suis encore plus sous le choc parce que je n'arrive pas à comprendre ma propre réaction!!!
Il y a un mois environ, elle m'a envoyé un courriel me disant qu'elle avait envie de me voir pour me faire part de ce qui se passait dans sa vie récemment. Ma soeur n'est pas une fille très protocolaire donc ce courriel m'a mis la puce à l'oreille que certains doutes que j'avais à son égard étaient probablement fondés.
Depuis toujours, ma soeur n'a jamais eu aucun amoureux sérieux. Mis à part deux semaines quand elle avait 18 ans et 1 mois quand elle avait 20 ans, personne n'a jamais conquis son coeur (du moins à ma connaissance). Depuis les derniers quatre ans, des amies l'ont toujours accompagnée lors des événements importants : mariages, fêtes de famille, party du jour de l'an, etc.
À l'automne dernier, mes parents ont fêté leur 30ème anniversaire de mariage. Une de mes tantes a organisé une grosse fête pour fêter mes parents et deux autres couples dans la famille de mon père qui fêtaient eux aussi un anniversaire de mariage. Ma soeur, bien entendu, est venue accompagnée d'une amie rencontrée dans son milieu de travail qui venait pour être photographe lors de l'événement.
L'ancienne amie qui avait l'habitude de l'accompagner était plus jeune qu'elle (20 ou 21 ans) et était très sociable et enjouée. Nous mettions sur le compte de la jeunesse le fait qu'elle vienne avec ma soeur pour des trucs assez familiaux. Mais cette nouvelle amie était beaucoup plus âgée (28 ans je pense) et plutôt renfermée et timide. Bref, pas le genre de personne qui pourrait apprécier les fêtes de famille d'une famille autre que la sienne. Et surtout pas pour faire 10 heures de route aller-retour pour venir faire la photographe gratuitement sans bénéfice secondaire. Évidemment, la conclusion qui s'imposait s'est ancrée en nous sans qu'on puisse se convaincre du contraire : elle devait être homosexuelle.
J'ai jonglé plusieurs mois avec l'idée de la confronter et de lui poser la question directement, mais je me suis finalement dit que si elle ne voulait pas en parler c'était probablement parce qu'elle n'était pas prête. J'ai sû par la suite que son "amie" l'a accompagné au party du jour de l'an, puis qu'elle devait venir à la fête d'Alaric (elles ne sont pas venues parce que ma soeur était malade).
Après une heure et demie à parler de tout et de rien, elle a fini par lâcher le morceau : elles sont ensemble depuis 8 mois. Même si je le savais au fond de moi, en avoir la confirmation m'a fait l'effet d'un boulet accroché à ma cheville pour me tirer au fond d'un baril plein d'eau. J'ai été capable de ne pas lui laisser savoir comment je me sentais vraiment, pour éviter de la blesser, mais je me suis sentie sous le choc pendant des jours.
Je n'ai rien contre les homosexuels en général alors honnêtement je ne comprends pas ma propre réaction. Je me sens triste et déçue, alors qu'au fond je devrais être heureuse qu'elle soit avec quelqu'un qu'elle aime et qu'elle ait le courage de me le dire en personne. Bref, je suis encore plus sous le choc parce que je n'arrive pas à comprendre ma propre réaction!!!
jeudi, février 26, 2009
Pas revenue :-(
Elle se fait désirer fortement, mais il faut croire que ce n'est pas suffisant pour qu'elle revienne lorsque je voudrais qu'elle soit de retour.
Mes craintes se confirment, je suis encore en aménorrhée d'allaitement. Pas de fertilité revenue à l'horizon... Le petit saignement que j'ai eu l'autre jour et que j'ai voulu assimiler à une menstruation n'était qu'un saignement réactif au retrait de mon mirena.
J'ai fait un test de grossesse vendredi dernier qui était négatif, et depuis je fais des tests d'ovulation qui, bien entendu, sont négatifs jusqu'à maintenant.
Ma dernière chance d'être dans les patates est d'avoir ovulé dans les 2 semaines précédant mon test de grossesse, mais honnêtement je n'y crois pas du tout.
Alors me voilà face au dilemme tant craint : continuer d'allaiter autant et attendre un peu plus pour la prochaine grossesse ou essayer de diminuer l'allaitement en espérant que la fertilité revienne. C'est un pari à prendre. J'ai toujours dit que je ne voulais pas "sacrifier" Cookie pour un bébé éventuel, et je crois toujours que c'est la meilleure chose à faire. Surtout quand je le vois crier et pleurer pour avoir son néné aussitôt que je reviens du travail. J'ai l'impression de ne pas être assez là pour lui au départ, alors si je lui coupe l'allaitement je me sens comme si je deviendrais vraiment une mère indigne.
N'empêche je voulais tellement les deux! La grossesse et continuer d'allaiter Cookie autant qu'il en a envie! Ça me brise le coeur...
Mes craintes se confirment, je suis encore en aménorrhée d'allaitement. Pas de fertilité revenue à l'horizon... Le petit saignement que j'ai eu l'autre jour et que j'ai voulu assimiler à une menstruation n'était qu'un saignement réactif au retrait de mon mirena.
J'ai fait un test de grossesse vendredi dernier qui était négatif, et depuis je fais des tests d'ovulation qui, bien entendu, sont négatifs jusqu'à maintenant.
Ma dernière chance d'être dans les patates est d'avoir ovulé dans les 2 semaines précédant mon test de grossesse, mais honnêtement je n'y crois pas du tout.
Alors me voilà face au dilemme tant craint : continuer d'allaiter autant et attendre un peu plus pour la prochaine grossesse ou essayer de diminuer l'allaitement en espérant que la fertilité revienne. C'est un pari à prendre. J'ai toujours dit que je ne voulais pas "sacrifier" Cookie pour un bébé éventuel, et je crois toujours que c'est la meilleure chose à faire. Surtout quand je le vois crier et pleurer pour avoir son néné aussitôt que je reviens du travail. J'ai l'impression de ne pas être assez là pour lui au départ, alors si je lui coupe l'allaitement je me sens comme si je deviendrais vraiment une mère indigne.
N'empêche je voulais tellement les deux! La grossesse et continuer d'allaiter Cookie autant qu'il en a envie! Ça me brise le coeur...
mercredi, février 18, 2009
C'est quoi ton problème?
Si seulement Cookie pouvait parler... peut-être qu'il pourrait me le dire!
En fin de semaine dernière, plusieurs épisodes de fièvres pour lesquels je n'ai trouvé aucune raison, et cette semaine, il dort beaucoup plus qu'à l'habitude et lorsqu'il est réveillé, son seul mode d'expression est de pleurer/crier/hurler à la moindre petite chose qui le dérange. Et ma tête de maman ne trouve aucune raison évidente pour expliquer ce mal être qui ronge mon petit Cookie :-(
Un bambin demandant et une maman qui a une semaine difficile au travail = cocktail pas très agréable à vivre pour tout le monde...
J'espère encore voir une dent pointer, au moins je saurais ce qui le ronge!
mardi, février 17, 2009
Oiseau de nuit
Plus que 3 nuits à être de garde pour ensuite revenir à une vie un peu plus normale! Youppi! Quoique je ne peux pas me plaindre parce que c'est relativement tranquille à ce temps-ci de l'année et je dors de 3-5 heures par nuit, ce qui me laisse plus de temps d'éveil avec Cookie à la maison...
Pour vous mettre un peu dans l'atmosphère, disons qu'à l'hôpital ou je travaille présentement la plupart des médecins sont en groupes, sauf 3 ou 4 qui couvrent toutes leurs patientes 24h sur 24, 7 jours sur 7. À priori, on se dit que ça doit être mieux pour les patientes qui ont la "chance" d'avoir un tel docteur, mais quand on est de l'autre côté du miroir c'est totalement différent.
Un médecin de ce groupe a des exigences très particulières. Il est (assez) vieux et a de la difficulté à vivre avec le côté "nocturne" de l'obstétrique, alors il ne veut pas être appelé entre minuit et 6h!! Pire encore, il ne faut jamais qu'il ne manque un accouchement, sinon il nous fait une crise du tonnerre. Alors vous imaginez bien qu'il n'est pas facile de travailler avec un tel individu. (Ah et puis j'oubliais si jamais ses patientes lui font l'affront d'accoucher durant la nuit, elles doivent toutes accoucher en même temps (pour qu'il ne vienne qu'une seule fois à l'hôpital)).
Étant la résidente sénior de garde, il m'incombe de superviser les activités de mon résident junior à la salle d'accouchement et à prendre les décisions qui s'imposent en consultation avec le patron. La nuit dernière, alors que mon résident junior était occupé à faire un accouchement, une infirmière m'appelle pour que je vienne évaluer un tracé. De grosses décélérations à chaque contractions, un col à 6 cm (il faut être à 10 pour pouvoir accoucher), il n'y avait pas de doute possible elle avait besoin d'une césarienne d'urgence. N'empêche que j'ai regardé le tracé un bon 5-10 minutes en me disant que peut-être je pourrais m'asseoir dessus en espérant qu'il s'améliore pour éviter d'appeler le maudit médecin chialeux à deux heures du matin. Lorsque je décide enfin de mettre mes culottes et de me décider pour la césarienne, je prends toutes les précautions d'usage. J'explique à la patiente pourquoi on doit faire la césarienne, je vérifie avec les infirmières qu'on peut aller dans la salle d'op et être prêt dans 15 minutes (vous aurez deviné le médecin reste à 15 minutes de l'hôpital) puis je prends mon courage à deux mains pour appeler Monsieur. Il marmonne quelque chose au téléphone qui ressemble à un acquiescement quand je lui dis que sa patiente va être dans la salle d'op dans 15 minutes, alors on va de l'avant. N'empêche que je me sens frustrée. Je déteste faire des césariennes sur des multipares. Alors juste avant qu'on la mette sur la civière pour la transférer dans la salle d'op, je décide de revérifier son col. Alléluiah! Elle est 9cm!! (en 5 minutes). Donc je mets la césarienne sur la glace, au grand plaisir de tout le monde. La contraction d'après elle est 10cm, et celle d'après elle est prête à pousser.
Le médecin arrive. Entretemps on a monté la table d'accouchement et la patiente pousse. Je lui explique que j'ai cancellé la césarienne parce qu'elle a progressé très rapidement et qu'elle va accoucher rapidement par voie vaginale. Il rentre dans la chambre au moment ou la tête est presque sortie! YES!! Il ne chialera pas (pour une fois!). En plus ses deux autres patientes, comme par miracle, ont été prête à accoucher immédiatement après! Tant mieux on ne le reverrera pas de la nuit ;-)
N'empêche que je commence à en avoir marre de ce genre de connerie. Marre d'être poussée à prendre des décisions pour le bien-être des médecins au lieu du bien-être des patientes. Hier j'étais bien fière de ma chance phénoménale, mais ce genre de situation ne devrait pas arriver. Parce que si l'anecdote du haut est un petit clin d'oeil agréable, le reste du portrait est assez noir. Des patientes prêtes à pousser qui doivent attendre des heures que sa clinique soit terminée, des patientes qui se croisent les jambes pour 10-15 minutes le temps qu'il arrive à l'hôpital, j'en ai vu des conneries. Et dire que les médias parlent de cet hôpital comme "un des préférés des patientes" parce que "on peut y avoir son propre médecin pour y accoucher, 24h sur 24". Je pense qu'à chaque fois que je lis ce genre d'articles ça me prend une bonne semaine pour m'en remettre....
Pour vous mettre un peu dans l'atmosphère, disons qu'à l'hôpital ou je travaille présentement la plupart des médecins sont en groupes, sauf 3 ou 4 qui couvrent toutes leurs patientes 24h sur 24, 7 jours sur 7. À priori, on se dit que ça doit être mieux pour les patientes qui ont la "chance" d'avoir un tel docteur, mais quand on est de l'autre côté du miroir c'est totalement différent.
Un médecin de ce groupe a des exigences très particulières. Il est (assez) vieux et a de la difficulté à vivre avec le côté "nocturne" de l'obstétrique, alors il ne veut pas être appelé entre minuit et 6h!! Pire encore, il ne faut jamais qu'il ne manque un accouchement, sinon il nous fait une crise du tonnerre. Alors vous imaginez bien qu'il n'est pas facile de travailler avec un tel individu. (Ah et puis j'oubliais si jamais ses patientes lui font l'affront d'accoucher durant la nuit, elles doivent toutes accoucher en même temps (pour qu'il ne vienne qu'une seule fois à l'hôpital)).
Étant la résidente sénior de garde, il m'incombe de superviser les activités de mon résident junior à la salle d'accouchement et à prendre les décisions qui s'imposent en consultation avec le patron. La nuit dernière, alors que mon résident junior était occupé à faire un accouchement, une infirmière m'appelle pour que je vienne évaluer un tracé. De grosses décélérations à chaque contractions, un col à 6 cm (il faut être à 10 pour pouvoir accoucher), il n'y avait pas de doute possible elle avait besoin d'une césarienne d'urgence. N'empêche que j'ai regardé le tracé un bon 5-10 minutes en me disant que peut-être je pourrais m'asseoir dessus en espérant qu'il s'améliore pour éviter d'appeler le maudit médecin chialeux à deux heures du matin. Lorsque je décide enfin de mettre mes culottes et de me décider pour la césarienne, je prends toutes les précautions d'usage. J'explique à la patiente pourquoi on doit faire la césarienne, je vérifie avec les infirmières qu'on peut aller dans la salle d'op et être prêt dans 15 minutes (vous aurez deviné le médecin reste à 15 minutes de l'hôpital) puis je prends mon courage à deux mains pour appeler Monsieur. Il marmonne quelque chose au téléphone qui ressemble à un acquiescement quand je lui dis que sa patiente va être dans la salle d'op dans 15 minutes, alors on va de l'avant. N'empêche que je me sens frustrée. Je déteste faire des césariennes sur des multipares. Alors juste avant qu'on la mette sur la civière pour la transférer dans la salle d'op, je décide de revérifier son col. Alléluiah! Elle est 9cm!! (en 5 minutes). Donc je mets la césarienne sur la glace, au grand plaisir de tout le monde. La contraction d'après elle est 10cm, et celle d'après elle est prête à pousser.
Le médecin arrive. Entretemps on a monté la table d'accouchement et la patiente pousse. Je lui explique que j'ai cancellé la césarienne parce qu'elle a progressé très rapidement et qu'elle va accoucher rapidement par voie vaginale. Il rentre dans la chambre au moment ou la tête est presque sortie! YES!! Il ne chialera pas (pour une fois!). En plus ses deux autres patientes, comme par miracle, ont été prête à accoucher immédiatement après! Tant mieux on ne le reverrera pas de la nuit ;-)
N'empêche que je commence à en avoir marre de ce genre de connerie. Marre d'être poussée à prendre des décisions pour le bien-être des médecins au lieu du bien-être des patientes. Hier j'étais bien fière de ma chance phénoménale, mais ce genre de situation ne devrait pas arriver. Parce que si l'anecdote du haut est un petit clin d'oeil agréable, le reste du portrait est assez noir. Des patientes prêtes à pousser qui doivent attendre des heures que sa clinique soit terminée, des patientes qui se croisent les jambes pour 10-15 minutes le temps qu'il arrive à l'hôpital, j'en ai vu des conneries. Et dire que les médias parlent de cet hôpital comme "un des préférés des patientes" parce que "on peut y avoir son propre médecin pour y accoucher, 24h sur 24". Je pense qu'à chaque fois que je lis ce genre d'articles ça me prend une bonne semaine pour m'en remettre....
lundi, février 16, 2009
La petite ligne - suite et fin
Pas possible... ce que mon chum a pris pour une petite ligne mauve n'était même pas sur la fenêtre de résultat!!! J'ai trop ri quand j'ai vu ce dont il me parlait au téléphone hier soir!
Dans la même veine, j'ai finalement répété un test hier soir après ma sixième consultation à l'urgence, test qui s'est avéré très négatif! Mais bon toujours pas de règles à l'horizon donc je garde espoir!!
Dans la même veine, j'ai finalement répété un test hier soir après ma sixième consultation à l'urgence, test qui s'est avéré très négatif! Mais bon toujours pas de règles à l'horizon donc je garde espoir!!
Les petites lignes mauves
Je lisais le blog de Mamzelle Véro tout à l'heure pour me rendre compte que je n'étais pas la seule folle à regarder un test de grossesse sous tous ses angles pour m'assurer que le test qui est, au premier abord, totalement négatif, ne serait pas tout bonnement à peine positif dû au faible niveau d'hormone de grossesse présente dans mes urines. Et oui, il m'est arrivé de croire voir le temps de quelques secondes une deuxième ligne mauve sur certains tests, pour ensuite me rendre à la raison et comprendre que mon cerveau inventait une très pâle ligne à force de fixer intensément la fenêtre de résultat de mon test de grossesse.
Je suis présentement à 29 jours depuis mes "menstruations" (je ne sais pas si on peut appeler "menstruation" le petit saignement que j'ai eu 2 jours après le retrait de mon mirena) et je suis totalement sur le qui-vive. La moindre crampe abdominale pourrait être un déclenchement de règles alors je cours aux toilettes m'assurer qu'il n'y a toujours rien (la crampe passe au bout de 2 minutes alors ça doit être mon cerveau qui me joue des tours), le petit brûlement aux seins que je ressens me fait espérer la bonne nouvelle tant attendue (alors qu'honnêtement c'est probablement mon Cookie malade qui tète autant qu'un nouveau-né qui me crée une légère irritation!), sans parler de la moindre nausée ou du moindre sentiment d'avoir la tête qui tourne qui me donne la conviction que je suis enceinte.
Aujourd'hui, alors que je racontais mes "simili-symptômes" à mon chum, il s'emballe et commence à me dire que je devrais faire un test de grossesse. Je lui rétorque (juste pour faire l'avocat du diable) qu'on avait décidé que je me sente "vraiment" enceinte ou que je sois une semaine en retard pour faire le test, puis je finis par céder. Évidemment le test, au premier abord, est tout à fait négatif.
Mais c'était aussi le cas pour ma première grossesse! J'étais pour jeter le test après un séjour de 2 heures sur le comptoir de la salle de bain lorsque j'ai vu le test dans un certain angle de lumière qui semblait positif! Après confirmation avec un deuxième test moins cheap, nous étions bel et bien certains que j'étais enceinte. Alors maintenant, un test qui est à priori négatif passe plusieurs heures sur le coin du comptoir et est consulté maintes et maintes fois, jusqu'à ce que je finisse par me résoudre à le jeter pour cause de négativité évidente.
Alors le test (fait vers 13h) était, au premier abord, totalement négatif. Vers 14h, 15h et 16h (juste avant de partir travailler), le test a été scrupté sous tous ses angles. Négatif. Négatif. Négatif. Mais n'empêche, je n'ai pas mes menstruations, je suis potentiellement 1 jour en retard (potentiellement car je ne sais pas comment est mon cycle depuis mon accouchement à cause du mirena) donc je suis incapable de jeter le maudit test. Alors il reste sur le coin du comptoir.
Mon chum, il faut croire, fait aussi le même manège dans son coin et dans mon dos. Vers 19h, alors que je suis à l'urgence en train de réviser une consultation de gynéco avec mon étudiante, mon téléphone (de travail) sonne et mon chum est au bout du fil (il a le numéro pour les urgences). But de l'appel : mon chum est convaincu que le test de grossesse abandonné sur le coin du comptoir est positif et il m'appelle pour m'annoncer la bonne nouvelle... Mon étudiante me regarde d'un regard interrogateur alors je réponds à mon chum que la chose est probablement possible et qu'on répètera l'investigation dans 48 heures pour en avoir le coeur net. Mais maintenant je m'interroge : est-ce qu'un homme peut être pris, lui-aussi, du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur un test de grossesse? Je croyais ce genre d'affectation entièrement féminine!
Alors peut-être devrais-je refaire un test plus rapidement que dans 48 heures. Peut-être pourrais-je profiter de mon passage à l'urgence (mon étudiante est en train de faire une cinquième consultation de gynécologie présentement) tout à l'heure pour prendre un test de grossesse et le faire dans l'intimité de ma chambre de garde. Juste au cas ou un homme ne peut pas souffrir du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur test de grossesse négatif? La tentation est vraiment très forte!!!
Je suis présentement à 29 jours depuis mes "menstruations" (je ne sais pas si on peut appeler "menstruation" le petit saignement que j'ai eu 2 jours après le retrait de mon mirena) et je suis totalement sur le qui-vive. La moindre crampe abdominale pourrait être un déclenchement de règles alors je cours aux toilettes m'assurer qu'il n'y a toujours rien (la crampe passe au bout de 2 minutes alors ça doit être mon cerveau qui me joue des tours), le petit brûlement aux seins que je ressens me fait espérer la bonne nouvelle tant attendue (alors qu'honnêtement c'est probablement mon Cookie malade qui tète autant qu'un nouveau-né qui me crée une légère irritation!), sans parler de la moindre nausée ou du moindre sentiment d'avoir la tête qui tourne qui me donne la conviction que je suis enceinte.
Aujourd'hui, alors que je racontais mes "simili-symptômes" à mon chum, il s'emballe et commence à me dire que je devrais faire un test de grossesse. Je lui rétorque (juste pour faire l'avocat du diable) qu'on avait décidé que je me sente "vraiment" enceinte ou que je sois une semaine en retard pour faire le test, puis je finis par céder. Évidemment le test, au premier abord, est tout à fait négatif.
Mais c'était aussi le cas pour ma première grossesse! J'étais pour jeter le test après un séjour de 2 heures sur le comptoir de la salle de bain lorsque j'ai vu le test dans un certain angle de lumière qui semblait positif! Après confirmation avec un deuxième test moins cheap, nous étions bel et bien certains que j'étais enceinte. Alors maintenant, un test qui est à priori négatif passe plusieurs heures sur le coin du comptoir et est consulté maintes et maintes fois, jusqu'à ce que je finisse par me résoudre à le jeter pour cause de négativité évidente.
Alors le test (fait vers 13h) était, au premier abord, totalement négatif. Vers 14h, 15h et 16h (juste avant de partir travailler), le test a été scrupté sous tous ses angles. Négatif. Négatif. Négatif. Mais n'empêche, je n'ai pas mes menstruations, je suis potentiellement 1 jour en retard (potentiellement car je ne sais pas comment est mon cycle depuis mon accouchement à cause du mirena) donc je suis incapable de jeter le maudit test. Alors il reste sur le coin du comptoir.
Mon chum, il faut croire, fait aussi le même manège dans son coin et dans mon dos. Vers 19h, alors que je suis à l'urgence en train de réviser une consultation de gynéco avec mon étudiante, mon téléphone (de travail) sonne et mon chum est au bout du fil (il a le numéro pour les urgences). But de l'appel : mon chum est convaincu que le test de grossesse abandonné sur le coin du comptoir est positif et il m'appelle pour m'annoncer la bonne nouvelle... Mon étudiante me regarde d'un regard interrogateur alors je réponds à mon chum que la chose est probablement possible et qu'on répètera l'investigation dans 48 heures pour en avoir le coeur net. Mais maintenant je m'interroge : est-ce qu'un homme peut être pris, lui-aussi, du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur un test de grossesse? Je croyais ce genre d'affectation entièrement féminine!
Alors peut-être devrais-je refaire un test plus rapidement que dans 48 heures. Peut-être pourrais-je profiter de mon passage à l'urgence (mon étudiante est en train de faire une cinquième consultation de gynécologie présentement) tout à l'heure pour prendre un test de grossesse et le faire dans l'intimité de ma chambre de garde. Juste au cas ou un homme ne peut pas souffrir du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur test de grossesse négatif? La tentation est vraiment très forte!!!
dimanche, février 15, 2009
Nos samedis matins en famille
Mon moment préféré de la semaine (lorsque je ne suis pas de garde) est sans contredit le samedi matin.
Toute la famille est levée vers 7h afin de se préparer pour le cours de natation de Cookie. Après une douche rapide, Cookie et moi nous nous habillons alors que mon chum s'occupe des animaux. Nous montons ensuite dans la voiture et mon chum nous reconduit à la piscine municipale. Après un blitz au vestiaire pour nous changer (nous sommes toujours en retard, peu importe nos bonnes intentions!), nous allons dans l'eau pour y barbotter sous l'oeil bienveillant de mon chum qui s'enthousiaste de chaque nouveau geste de Cookie dans l'eau. La monitrice est souriante, Cookie et maman ont beaucoup de plaisir à être ensemble, bref c'est à chaque fois un moment extraordinaire.
La natation terminée, Cookie et moi devons nous rhabiller (pas facile avec un jeune bambin!) puis nous rejoignons mon chum qui nous attend dans une auto réchauffée à la porte SVP! Un vrai service VIP :-). Nous prenons ensuite quelque chose au service à l'auto d'un restaurant rapide pour déjeuner tout en nous dirigeant vers Montréal pour le groupe de discussion biblique de mon chum. Durant les deux heures de ce groupe biblique, Cookie et moi allons magasiner, souvent fouiner dans des friperies pour enfant ou des trucs du genre. Nous allons ensuite chercher mon chum et on rentre tous ensemble à la maison. Il va sans dire que le reste de la journée est très agréable puisque tout le monde est ressourcé des activités de l'avant-midi :-). Ce n'est rien d'extraordinaire, mais comme on est bien en famille! (soupir)
Je trouve ça vraiment super de profiter de ces petits moments avec Cookie. Il grandit tellement vite, et je trouve que je passe à côté de beaucoup à cause de mon travail trop accaparant, alors je veux vraiment réserver le temps qui reste pour qu'on passe du temps de qualité ensemble.
Cookie a l'air très heureux de sa vie actuelle et je ne crois pas qu'il me reprochera un jour d'être retournée travailler à temps plein quand il avait 3 mois. Mais je pense que mon coeur de maman a été pas mal écorché et ça me force à prendre plus conscience des moments que je passe avec mon fils.
Toute la famille est levée vers 7h afin de se préparer pour le cours de natation de Cookie. Après une douche rapide, Cookie et moi nous nous habillons alors que mon chum s'occupe des animaux. Nous montons ensuite dans la voiture et mon chum nous reconduit à la piscine municipale. Après un blitz au vestiaire pour nous changer (nous sommes toujours en retard, peu importe nos bonnes intentions!), nous allons dans l'eau pour y barbotter sous l'oeil bienveillant de mon chum qui s'enthousiaste de chaque nouveau geste de Cookie dans l'eau. La monitrice est souriante, Cookie et maman ont beaucoup de plaisir à être ensemble, bref c'est à chaque fois un moment extraordinaire.
La natation terminée, Cookie et moi devons nous rhabiller (pas facile avec un jeune bambin!) puis nous rejoignons mon chum qui nous attend dans une auto réchauffée à la porte SVP! Un vrai service VIP :-). Nous prenons ensuite quelque chose au service à l'auto d'un restaurant rapide pour déjeuner tout en nous dirigeant vers Montréal pour le groupe de discussion biblique de mon chum. Durant les deux heures de ce groupe biblique, Cookie et moi allons magasiner, souvent fouiner dans des friperies pour enfant ou des trucs du genre. Nous allons ensuite chercher mon chum et on rentre tous ensemble à la maison. Il va sans dire que le reste de la journée est très agréable puisque tout le monde est ressourcé des activités de l'avant-midi :-). Ce n'est rien d'extraordinaire, mais comme on est bien en famille! (soupir)
Je trouve ça vraiment super de profiter de ces petits moments avec Cookie. Il grandit tellement vite, et je trouve que je passe à côté de beaucoup à cause de mon travail trop accaparant, alors je veux vraiment réserver le temps qui reste pour qu'on passe du temps de qualité ensemble.
Cookie a l'air très heureux de sa vie actuelle et je ne crois pas qu'il me reprochera un jour d'être retournée travailler à temps plein quand il avait 3 mois. Mais je pense que mon coeur de maman a été pas mal écorché et ça me force à prendre plus conscience des moments que je passe avec mon fils.
dimanche, février 08, 2009
Ça recommence....
... dans exactement 1h et 25 minutes.
Deux semaines de gardes de nuit.
Mon chum le prend sereinement et accepte de garder Cookie à la maison durant la journée pour que je puisse passer un peu de temps avec lui quand je ne dors pas et pour pouvoir l'allaiter à la demande, ma gardienne a accepté de garder mon fils de 16h à 19h30 pour donner un peu de temps d'étude à mon chum et Cookie semble en pleine forme.
Ça devrait donc bien se passer. Du moins je croise les doigts! Mais j'ai déjà hâte que ça soit terminé!!!
Deux semaines de gardes de nuit.
Mon chum le prend sereinement et accepte de garder Cookie à la maison durant la journée pour que je puisse passer un peu de temps avec lui quand je ne dors pas et pour pouvoir l'allaiter à la demande, ma gardienne a accepté de garder mon fils de 16h à 19h30 pour donner un peu de temps d'étude à mon chum et Cookie semble en pleine forme.
Ça devrait donc bien se passer. Du moins je croise les doigts! Mais j'ai déjà hâte que ça soit terminé!!!
samedi, février 07, 2009
Sur deux pattes!
Ça y est, mon fils a définitivement abandonné le mode de transport à quatre pattes. Maintenant ce n'est que sur ses deux pieds ou rien, tout le temps! En deux semaines à peine la transition s'est faite, chaque jour en marchant de plus en plus et en diminuant les déplacements à quatre pattes. Je suis presque nostalgique de le voir "courir" à quatre pattes dans la cuisine ou le salon pour attraper un chat ou pour essayer d'ouvrir les armoires pour la millième fois!
Toutes les étapes vont trop vite. Alors que cette semaine, pour la première fois depuis des mois, je me sentais vraiment sereine en allant travailler, alors que j'avais l'impression qu'enfin je cessais de passer à côté de quelque chose, cette fin de semaine ça me rattrape et j'ai l'impression que Cookie progresse dans mon dos. Je l'ai vu marcher à quatre pattes pour la dernière fois sans même m'en rendre compte. C'est définitivement pas facile sur le moral d'être une maman au travail, surtout quand on est émotive comme moi!
vendredi, février 06, 2009
Impatience
Pas facile pour une perfectionniste comme moi de laisser aller les choses, d'apprécier le moment présent et de lâcher prise.
À peine 3 semaines que mon mirena est sorti que déjà j'angoisse que je ne tomberai pas enceinte dans la minute qui suit. Preuve de cette impatience immense, j'ai commandé des tests d'ovulation sur ebay lors de ma dernière garde en me disant que si je n'ovulais pas (à cause de l'allaitement) au moins je cesserais d'espérer tomber enceinte rapidement.
C'est tellement moi, vouloir tout, tout de suite, le plus rapidement possible (du moins, une fois que je l'ai décidé). Mon chum dit que c'est parce que j'ai toujours eu tout ce que j'ai voulu de la vie assez rapidement. Mais il me semble que je serais tellement plus heureuse si je pouvais être plus zen, si je pouvais me laisser porter par la vague...
Et puis plus ça me prend de temps tomber enceinte plus j'aurai de stages derrière moi lorsque je partirai en congé de maternité... ce qui signifie moins de temps à me faire dicter ma vie avec deux jeunes enfants à la maison :-)
À peine 3 semaines que mon mirena est sorti que déjà j'angoisse que je ne tomberai pas enceinte dans la minute qui suit. Preuve de cette impatience immense, j'ai commandé des tests d'ovulation sur ebay lors de ma dernière garde en me disant que si je n'ovulais pas (à cause de l'allaitement) au moins je cesserais d'espérer tomber enceinte rapidement.
C'est tellement moi, vouloir tout, tout de suite, le plus rapidement possible (du moins, une fois que je l'ai décidé). Mon chum dit que c'est parce que j'ai toujours eu tout ce que j'ai voulu de la vie assez rapidement. Mais il me semble que je serais tellement plus heureuse si je pouvais être plus zen, si je pouvais me laisser porter par la vague...
Et puis plus ça me prend de temps tomber enceinte plus j'aurai de stages derrière moi lorsque je partirai en congé de maternité... ce qui signifie moins de temps à me faire dicter ma vie avec deux jeunes enfants à la maison :-)
lundi, février 02, 2009
Premier anniversaire!
Cookie a eu un très bel anniversaire, et même s'il ne s'en rappelle probablement déjà plus, papa et maman, eux, s'en rappelleront longtemps.
J'avais eu l'idée d'aller fêter avec Parrain et Marraine dans le temps des fêtes puisqu'ils semblaient si triste de ne pas voir leur filleul plus souvent (avant Noël ils l'avaient vu fin avril... donc tout un bail!). Mais bon, comme on est à 5 heures de route c'est pas toujours facile de voir la famille régulièrement, surtout avec un jeune bébé! Lorsque j'ai proposé à Marraine qu'on organise la fête chez elle, elle était aux petits oiseaux. De plus, il y a une "maison de tourisme" à 2 maisons de chez Marraine où nous avions logé à Noël et où nous voulions retourner pour la fête d'Alaric. C'est tellement agréable d'être un peu "chez soi" à deux pas de la famille sans les envahir directement dans leur maison. Pour moi c'est le meilleur des deux mondes. Bien sûr il fallait partager le condo loué avec mes parents, mais c'est tout de même un moindre mal.
Bref monsieur a eu deux jours de célébrations. Vendredi nous avons fait un souper "pré-fête" avec Parrain-Marraine, Grands-Parents, papa-maman et cousine (avec une amie). Samedi nous avons passé l'après-midi à faire le gâteau et à jaser, mon chum, Marraine et moi, tandis que les grands-parents faisaient faire des tours de traineau à leur petit fils. Au souper, se sont ajoutés aux convives de la veille une soeur de ma mère et son mari. Ma grand-mère avait été invitée mais a décliné, et ma soeur était trop malade pour venir. Marraine avait préparé une méga lasagne avec salade césar et croûtons à l'ail, et pour dessert le gâteau concocté par maman accompagné de crème glacée. Cookie s'est régalé, et que dire de son visage extasié quand nous lui avons chanté Bonne Fête, puis lorsqu'il s'est goinfré de gâteau. Inoubliable :-)
Je suis vraiment heureuse parce que je voulais peu pour la fête d'Alaric, et tout ce que j'avais demandé a été respecté. Un gâteau fait-maison, un repas simple mais savoureux et aucun cadeau inutile (l'argent pour son compte d'épargne-étude n'a pas convaincu Grand-Mère pour qui le matériel est trop important mais les autres ont adhérés à l'idée, Grand-Mère voulait absolument lui offrir "sa première paire de bottines pour marcher" alors on lui enverra la facture la journée où on lui achètera des chaussures). Et puis Marraine s'est retenue d'acheter trop de décorations polluantes pour décorer la maison en vue de la fête :-)
Et puis il va sans dire que le clou de la fête était Cookie qui marchait allègrement entre les convives et qui voulait "néné" presque chaque fois qu'il se cognait par terre... évidemment j'ai eu droit au "quand est-ce que tu vas le sevrer" mais j'ai été capable de leur faire comprendre que le sevrage ne viendrait pas tout de suite et qu'il n'avait aucune raison de s'y précipiter puisque les deux parties en cause apprécient beaucoup cette relation particulière. Je pense que seul mon père était vraiment choqué quand mon chum a essayé de lui expliquer que Cookie ne montrait aucun signe d'intérêt pour le sevrage et que nous ne comptions pas l'encourager dans cette voie! Mais honnêtement c'était vraiment cute de voir mon chum en millitant de l'allaitement!!

vendredi, janvier 30, 2009
Bonne fête petit Cookie!
1 an déjà! C'est incroyable :-) J'ai l'impression qu'il a toujours fait partie de nos vies (ou presque!). 1 belle année de moments inoubliables que nous allons célébrer avec les grands-parents et parrain/marraine!
D'ailleurs nous partons dans 2 minutes!!!
Mais je ne pouvais me retenir plus longtemps de dire que ça y est, il marche :-) Et depuis hier, il court!! La transition s'est fait tout doucement au cours du dernier mois, alors qu'il marchait de plus en plus, mais depuis la fin de semaine la grande majorité des déplacements se font sur 2 pattes!
Je l'aime tellement mon petit Cookie! Bonne fête mon coeur!!
D'ailleurs nous partons dans 2 minutes!!!
Mais je ne pouvais me retenir plus longtemps de dire que ça y est, il marche :-) Et depuis hier, il court!! La transition s'est fait tout doucement au cours du dernier mois, alors qu'il marchait de plus en plus, mais depuis la fin de semaine la grande majorité des déplacements se font sur 2 pattes!
Je l'aime tellement mon petit Cookie! Bonne fête mon coeur!!
lundi, janvier 26, 2009
Dynamitage
Il y a quelques semaines, alors que je travaillais de nuit, je suis tombée sur le blog de Sophie Legault qui est organisatrice résidentielle. Disons que je me suis reconnue dans ce qu'elle raconte (ou plutôt dans les gens qui lui envoient des questions) et que ça m'a poussé dans une profonde réflexion sur l'état d'encombrement qui affecte ma maison depuis que nous y avons emménagé. Encombrement tel que nous manquions de place pour ranger nos trucs utiles efficacement, mais pire encore, qui nous forçait à racheter des trucs que nous savions déjà posséder, faute de pouvoir les trouver! Sans mentionner le sous-sol, que nous n'avons jamais pu utiliser, puisqu'il servait d'entrepôt aux nombreuses boîtes que nous n'avions pas vidé depuis notre déménagement il y a près d'un an et demi.
Mon chum et moi, d'un commun accord (et aussi sur la drive à l'idée d'agrandir notre petite famille), avons donc décidé de faire du "dynamitage" dans nos pièces "entrepôt" pour commencer, c'est à dire le boudoir, le sous-sol, la chambre de Cookie et le bureau. C'est incroyable le nombre de bébelles (et de cochonneries) que nous avons données et jetées. Presque une dizaine de sacs de vêtements, plusieurs boîtes de livres, d'autres boîtes de bébelles et d'autres gogosses ont pris le chemin du centre communautaire, alors que des tonnes de papiers ont pris le chemin du recyclage... tellement d'ailleurs que notre bac à récupération était plein et que nous avions d'autres caisses pleines de papier qui attendaient que la récupération soit ramassée!! Bref, j'avais vraiment honte lorsque nous avons fait le tri de tous ces objets. Honte de les avoir achetés dans certains cas, honte de ne pas les avoir utilisés pendant des années et de ne pas en avoir fait profiter quelqu'un d'autre dans d'autres cas. Mais surtout honte d'avoir laissé ma maison se faire envahir par tant de matériel inutile. Surtout qu'une certaine partie a été gâchée par l'humidité du sous-sol...
Bref nous n'avons pas encore terminé, mais de mon côté je respire mieux et je me sens plus libérée. Je n'ai plus ce poids sur la poitrine chaque fois que je descends dans le sous-sol. Maintenant on peut voir les fenêtres et admirer cette grande pièce inutilisée et même rêver à quelle utilisation future on pourrait en faire. Immense salle de jeu? Studio de couture? Salle familiale avec téléviseur?
Enfin... malgré le côté désencombré qui me plaît beaucoup, ce que je préfère c'est que mon chum et moi sommes capable de faire tout ça dans une harmonie assez impressionnante. C'est plaisant d'être sur la même longueur d'onde et de marcher dans la même direction!
Mon chum et moi, d'un commun accord (et aussi sur la drive à l'idée d'agrandir notre petite famille), avons donc décidé de faire du "dynamitage" dans nos pièces "entrepôt" pour commencer, c'est à dire le boudoir, le sous-sol, la chambre de Cookie et le bureau. C'est incroyable le nombre de bébelles (et de cochonneries) que nous avons données et jetées. Presque une dizaine de sacs de vêtements, plusieurs boîtes de livres, d'autres boîtes de bébelles et d'autres gogosses ont pris le chemin du centre communautaire, alors que des tonnes de papiers ont pris le chemin du recyclage... tellement d'ailleurs que notre bac à récupération était plein et que nous avions d'autres caisses pleines de papier qui attendaient que la récupération soit ramassée!! Bref, j'avais vraiment honte lorsque nous avons fait le tri de tous ces objets. Honte de les avoir achetés dans certains cas, honte de ne pas les avoir utilisés pendant des années et de ne pas en avoir fait profiter quelqu'un d'autre dans d'autres cas. Mais surtout honte d'avoir laissé ma maison se faire envahir par tant de matériel inutile. Surtout qu'une certaine partie a été gâchée par l'humidité du sous-sol...
Bref nous n'avons pas encore terminé, mais de mon côté je respire mieux et je me sens plus libérée. Je n'ai plus ce poids sur la poitrine chaque fois que je descends dans le sous-sol. Maintenant on peut voir les fenêtres et admirer cette grande pièce inutilisée et même rêver à quelle utilisation future on pourrait en faire. Immense salle de jeu? Studio de couture? Salle familiale avec téléviseur?
Enfin... malgré le côté désencombré qui me plaît beaucoup, ce que je préfère c'est que mon chum et moi sommes capable de faire tout ça dans une harmonie assez impressionnante. C'est plaisant d'être sur la même longueur d'onde et de marcher dans la même direction!
jeudi, janvier 15, 2009
Il est sorti :-)
Ça y est, je l'ai vraiment fait, j'ai fait retirer mon mirena. J'ai vu mon médecin ce matin à 8h50, et comme il n'était pas très occupé il a accepté de me l'enlever immédiatement. Depuis 9h ce matin je suis donc potentiellement redevenue fertile!!
Je suis super excitée! L'idée d'une nouvelle grossesse me comble de bonheur...
J'espère juste que je n'aurai pas à être aussi patiente que pour tomber enceinte de Cookie!
Je suis super excitée! L'idée d'une nouvelle grossesse me comble de bonheur...
J'espère juste que je n'aurai pas à être aussi patiente que pour tomber enceinte de Cookie!
samedi, janvier 10, 2009
Mirena out!
Eh oui vous avez bien lu! Mon chum a donné son OK pour que je fasse retirer mon mirena (stérilet pour ceux qui ne connaissent pas ça). J'ai tellement hâte à lundi pour voir mon médecin et me le faire enlever!
Bien sûr il y a certains doutes. Je n'ai pas encore eu de menstruations depuis ma dernière grossesse, alors je ne sais pas si je suis redevenue fertile. J'ose croire que l'ovulation est revenue mais que je ne saignais pas à cause du mirena (c'est un effet secondaire assez courant) mais bon, au moins je serai fixée dans le mois qui vient à ce sujet. J'ai déjà décidé que je ne sevrerai pas Cookie pour hâter le retour de la fertilité, mais au moins je pourrai me dire que la nature suit son cours et je pourrai tomber enceinte lorsque ça sera "le temps".
J'ai hâte :-). J'aimerais vraiment un petit frère ou une petite soeur pour Cookie vers la fin de 2009...
Bien sûr il y a certains doutes. Je n'ai pas encore eu de menstruations depuis ma dernière grossesse, alors je ne sais pas si je suis redevenue fertile. J'ose croire que l'ovulation est revenue mais que je ne saignais pas à cause du mirena (c'est un effet secondaire assez courant) mais bon, au moins je serai fixée dans le mois qui vient à ce sujet. J'ai déjà décidé que je ne sevrerai pas Cookie pour hâter le retour de la fertilité, mais au moins je pourrai me dire que la nature suit son cours et je pourrai tomber enceinte lorsque ça sera "le temps".
J'ai hâte :-). J'aimerais vraiment un petit frère ou une petite soeur pour Cookie vers la fin de 2009...
jeudi, janvier 08, 2009
Presque fini!
Ce soir, je rentrerai au travail pour la dernière nuit de mon mois. Vendredi matin, 7h, je pourrai crier alléluia en passant les portes de la salle d'accouchement! Lundi matin, mon chum, Cookie et moi redeviendrons une famille un peu plus normale avec des horaires un peu plus respectueux du rythme de chacun. Parce que maintenant Cookie se réveille plusieurs fois par nuit, faisant la vie difficile à mon chum, qui lui a maintenant l'air d'un zombie ambulant. Sans parler de la maman qui n'est pas très belle à voir...
Tout de même, ce mois de nuit m'a permis de réaliser une chose : même si j'aime beaucoup mon travail, j'ai vraiment envie de vivre autre chose. J'ai vraiment envie de vivre mon trip maternité avec beaucoup plus d'intensité. J'ai les hormones qui me crient de retomber enceinte, et j'ai juste envie de le faire et de rester à la maison après. Pour un an. Et après je pourrai me donner un coup de pied au cul pour finir ma résidence (il devrait me rester seulement quelques mois à ce moment-là, la pillule devrait mieux passer). Entre temps, ça me laisserait du temps pour penser à l'avenir. À ce que je veux vraiment faire de ma vie. Une chose est sûre, je suis écoeurée de travailler dans un endroit où on laisse attendre les patientes des heures et des heures parce que "ce n'est qu'un curetage" (et que l'anesthésiste s'en fout qu'elle saigne en attendant et qu'elle se ramasse avec une transfusion parce qu'on a trop attendu pour faire le cas) et autres cochonneries de ce genre arrivent à répétition. Bref je doute de la capaciter de mes nerfs à être capable d'endurer toutes les niaiseries politiques des hôpitaux universitaires que je connais. Peut-être est-ce pire dans les hôpitaux communautaires, mais les échos que j'ai me font penser que non.
Et puis je dois regarder la vie en face : être avec Cookie est de plus en plus important pour moi, et je n'ai pas envie de passer ma vie emmurée dans un hôpital. Aussi gratifiant et plaisant est ce travail, je me sens maintenant vide comme une coquille quand je rentre à la maison et que je n'ai plus assez d'énergie pour faire des trucs avec mon fils. Une seule solution : travailler moins. Comme ça n'arrivera pas pendant ma résidence je ne peux que serrer les dents, mais je peux par contre m'arranger pour que l'après soit à la hauteur de mes aspirations.
Tout de même, ce mois de nuit m'a permis de réaliser une chose : même si j'aime beaucoup mon travail, j'ai vraiment envie de vivre autre chose. J'ai vraiment envie de vivre mon trip maternité avec beaucoup plus d'intensité. J'ai les hormones qui me crient de retomber enceinte, et j'ai juste envie de le faire et de rester à la maison après. Pour un an. Et après je pourrai me donner un coup de pied au cul pour finir ma résidence (il devrait me rester seulement quelques mois à ce moment-là, la pillule devrait mieux passer). Entre temps, ça me laisserait du temps pour penser à l'avenir. À ce que je veux vraiment faire de ma vie. Une chose est sûre, je suis écoeurée de travailler dans un endroit où on laisse attendre les patientes des heures et des heures parce que "ce n'est qu'un curetage" (et que l'anesthésiste s'en fout qu'elle saigne en attendant et qu'elle se ramasse avec une transfusion parce qu'on a trop attendu pour faire le cas) et autres cochonneries de ce genre arrivent à répétition. Bref je doute de la capaciter de mes nerfs à être capable d'endurer toutes les niaiseries politiques des hôpitaux universitaires que je connais. Peut-être est-ce pire dans les hôpitaux communautaires, mais les échos que j'ai me font penser que non.
Et puis je dois regarder la vie en face : être avec Cookie est de plus en plus important pour moi, et je n'ai pas envie de passer ma vie emmurée dans un hôpital. Aussi gratifiant et plaisant est ce travail, je me sens maintenant vide comme une coquille quand je rentre à la maison et que je n'ai plus assez d'énergie pour faire des trucs avec mon fils. Une seule solution : travailler moins. Comme ça n'arrivera pas pendant ma résidence je ne peux que serrer les dents, mais je peux par contre m'arranger pour que l'après soit à la hauteur de mes aspirations.
mardi, janvier 06, 2009
Simplifier
Une de mes "résolutions" pour 2009 était de simplifier ma vie. Mon chum et moi, en décembre, chacun de notre côté, en sommes venus à la même conclusion : notre bonheur passe par la simplicité volontaire. Moins de bébelles, moins de cochonneries, moins de magasinage, moins de dettes et plus de temps pour nous et pour apprécier ce que nous avons déjà. Évidemment nous avions déjà un peu la fibre "simplicitaire" (vous comprendriez à voir notre divan de salon qui date du début des années 80!) mais notre impulsivité passée pour certaines dépenses nous suivra certainement pour longtemps dans notre compte de banque...
Alors dans un esprit écolo et simplicitaire j'ai visité plusieurs friperies afin de garnir la garde-robe de Cookie de vêtements grandeur 18 mois qu'il portera cette hiver, j'ai aussi visité les lutins verts pour lui trouver un joli cadeau de Noël et finalement, dans un geste visant un peu la provocation, nous avons emballés tous nos cadeaux de Noël dans du papier journal, décoré avec des découpures provenant de circulaires. C'est donc dans un esprit zen et décontractée que je me suis préparée à vivre des fêtes agréable avec mon Cookie et mon chum.
ERREUR MONUMENTALE
Cookie a été enseveli de cadeaux dont il n'avait absolument pas besoin. Donc plus de cossins à ranger. Encore moins d'espace vital pour nous. Surtout que je suis dans un mood où j'ai envie d'alléger la maison de toutes ces possessions inutiles accumulées au cours des années de vie commune (et, je dois bien l'avouer, bien avant!). La seule personne qui lui a fait un cadeau que j'ai apprécié à 100% est son arrière-grand-mère qui m'a donné de l'argent en me disant avec sagesse que j'étais celle qui savait le plus ce dont il avait besoin. Merci Mamy!
Ma frustration ne s'arrête pas là. Le cadeau de sa marraine était adorable et quelque chose que j'aurais probablement fini par acheter, malgré que ce soit volumineux, alors je n'ai pas passé de commentaires. Mais que dire de sa tante et de ses grands-parents maternels... Quand j'ai pointé à ma soeur que Cookie avait déjà un immense charriot plein de mégablocs, elle a répliqué "tant mieux ça va lui en faire plus". Horreur! J'espérais qu'elle me réponde "j'ai gardé la facture je peux les échanger". Quant à ma mère, quand je lui ai pointé que Cookie avaient déjà amplement de vêtements (et, je dois m'en confesser, déjà probablement trop!), elle m'a répondu "tant mieux ça va lui en faire plus!" et "de toute manière c'est toujours pratiques des vêtements "cute"". Euh... il avait déjà des vêtements cute maman... Sentant ma réticence face à leur cadeau, elle n'a trouvé mieux à faire que de commenter chacune des tenues que Cookie portait comme "étant parfaite pour la garderie", sous-entendant que les vêtements qu'elle avait achetés étaient beaucoup plus jolis, donc pour les sorties. De quoi me faire tourner en bourrique!
Tout de même, j'ai compris ma malédiction maintenant que j'ai un enfant. Les gens lui achètent des cadeaux non pas pour aider les parents de l'enfant (parce que ça coûte cher avoir un enfant!) ou même pour faire plaisir à l'enfant lui-même (quoique vous conviendrez qu'un enfant de l'âge de Cookie se fout totalement d'avoir une ou deux charettes pleines de mégablocs ou encore des tenues "cutes" pour les sorties) mais pour se faire plaisir à eux même. Pouvoir se dire qu'ils ont acheté un si beau cadeau à leur petit-fils ou à leur neveu. Bref, une façon de pratiquer le culte de la consommation.
La fête de Cookie est dans moins d'un mois. Je dois agir si je ne veux pas revivre ce cauchemar. Marraine a saisi mon désarroi lors des fêtes de Noël et m'a dit qu'elle voulait magasiner pour son filleul, mais AVEC MOI pour lui acheter des trucs dont il a vraiment besoin. Merci marraine de ton intelligence! Je dois maintenant juste trouver une stratégie pour grand-maman et tante pour ne pas vivre une autre tempête de frustration intérieure!
Alors dans un esprit écolo et simplicitaire j'ai visité plusieurs friperies afin de garnir la garde-robe de Cookie de vêtements grandeur 18 mois qu'il portera cette hiver, j'ai aussi visité les lutins verts pour lui trouver un joli cadeau de Noël et finalement, dans un geste visant un peu la provocation, nous avons emballés tous nos cadeaux de Noël dans du papier journal, décoré avec des découpures provenant de circulaires. C'est donc dans un esprit zen et décontractée que je me suis préparée à vivre des fêtes agréable avec mon Cookie et mon chum.
ERREUR MONUMENTALE
Cookie a été enseveli de cadeaux dont il n'avait absolument pas besoin. Donc plus de cossins à ranger. Encore moins d'espace vital pour nous. Surtout que je suis dans un mood où j'ai envie d'alléger la maison de toutes ces possessions inutiles accumulées au cours des années de vie commune (et, je dois bien l'avouer, bien avant!). La seule personne qui lui a fait un cadeau que j'ai apprécié à 100% est son arrière-grand-mère qui m'a donné de l'argent en me disant avec sagesse que j'étais celle qui savait le plus ce dont il avait besoin. Merci Mamy!
Ma frustration ne s'arrête pas là. Le cadeau de sa marraine était adorable et quelque chose que j'aurais probablement fini par acheter, malgré que ce soit volumineux, alors je n'ai pas passé de commentaires. Mais que dire de sa tante et de ses grands-parents maternels... Quand j'ai pointé à ma soeur que Cookie avait déjà un immense charriot plein de mégablocs, elle a répliqué "tant mieux ça va lui en faire plus". Horreur! J'espérais qu'elle me réponde "j'ai gardé la facture je peux les échanger". Quant à ma mère, quand je lui ai pointé que Cookie avaient déjà amplement de vêtements (et, je dois m'en confesser, déjà probablement trop!), elle m'a répondu "tant mieux ça va lui en faire plus!" et "de toute manière c'est toujours pratiques des vêtements "cute"". Euh... il avait déjà des vêtements cute maman... Sentant ma réticence face à leur cadeau, elle n'a trouvé mieux à faire que de commenter chacune des tenues que Cookie portait comme "étant parfaite pour la garderie", sous-entendant que les vêtements qu'elle avait achetés étaient beaucoup plus jolis, donc pour les sorties. De quoi me faire tourner en bourrique!
Tout de même, j'ai compris ma malédiction maintenant que j'ai un enfant. Les gens lui achètent des cadeaux non pas pour aider les parents de l'enfant (parce que ça coûte cher avoir un enfant!) ou même pour faire plaisir à l'enfant lui-même (quoique vous conviendrez qu'un enfant de l'âge de Cookie se fout totalement d'avoir une ou deux charettes pleines de mégablocs ou encore des tenues "cutes" pour les sorties) mais pour se faire plaisir à eux même. Pouvoir se dire qu'ils ont acheté un si beau cadeau à leur petit-fils ou à leur neveu. Bref, une façon de pratiquer le culte de la consommation.
La fête de Cookie est dans moins d'un mois. Je dois agir si je ne veux pas revivre ce cauchemar. Marraine a saisi mon désarroi lors des fêtes de Noël et m'a dit qu'elle voulait magasiner pour son filleul, mais AVEC MOI pour lui acheter des trucs dont il a vraiment besoin. Merci marraine de ton intelligence! Je dois maintenant juste trouver une stratégie pour grand-maman et tante pour ne pas vivre une autre tempête de frustration intérieure!
lundi, janvier 05, 2009
Lavage des couches lavables
Il y a quelques semaines, j'ai eu un horrible problème de couches qui sentaient vraiment mauvais. Maintenant que tout est rentré dans l'ordre et que j'ai changé pas mal ma routine de lavage, j'ai une réelle amélioration qui continue au fil des semaines!
En plus des couches qui sentaient mauvais, la flanellette était devenue rêche et "collée", ce qui était probablement dû à des résidus de savons. Depuis que j'ai des couches lavables, je les ai toujours lavées avec une petite quantitée de "Claudia's Choice" qui était recommandé sur certains site web. J'ai tenté de changer pour des noix de lavages avec quelques gouttes d'huile essentielle de lavande, avec un peu de bicarbonate de soude, et de plus en plus je vois une amélioration : les couches redeviennent douce! Et elles ne sont plus collées! Et elles semblent aussi propres qu'avant!
Je suis tellement contente d'avoir trouvé cette manière de laver les couches!
En plus des couches qui sentaient mauvais, la flanellette était devenue rêche et "collée", ce qui était probablement dû à des résidus de savons. Depuis que j'ai des couches lavables, je les ai toujours lavées avec une petite quantitée de "Claudia's Choice" qui était recommandé sur certains site web. J'ai tenté de changer pour des noix de lavages avec quelques gouttes d'huile essentielle de lavande, avec un peu de bicarbonate de soude, et de plus en plus je vois une amélioration : les couches redeviennent douce! Et elles ne sont plus collées! Et elles semblent aussi propres qu'avant!
Je suis tellement contente d'avoir trouvé cette manière de laver les couches!
Couche à poche : update
Mon chum et moi sommes tombés en amour avec la couche à poche! Et que dire de Cookie qui y était encore au sec après 13 longues heures : sans contredit s'il pouvait parler nous sommes certains qu'il nous appuierait dans ce nouveau choix!
En fait nous aimons tellement le principe que plus ça va, plus je me dis que lorsque les couches actuelles (des préformées) seront trop petites ce serait plaisant d'avoir un kit complet de couches à poche. Et comme la doublure sèche beaucoup plus rapidement je pourrais probablement me contenter de 24 couches au lieu de 30. (et si on aime vraiment j'en fabriquerai quelques unes format mini pour #2 quand j'aurai terminé de convaincre mon chum de dire bye-bye à mon stérilet!)
Quand je m'étais renseignée sur les couches lavables les couches à poche me semblaient les moins attrayantes. C'est fou comme l'expérience peut nous faire changer d'avis.
À venir, le joli petit popotin de Cookie dans sa couche à poche (je suis à l'hôpital présentement et les photos sont à la maison).
En fait nous aimons tellement le principe que plus ça va, plus je me dis que lorsque les couches actuelles (des préformées) seront trop petites ce serait plaisant d'avoir un kit complet de couches à poche. Et comme la doublure sèche beaucoup plus rapidement je pourrais probablement me contenter de 24 couches au lieu de 30. (et si on aime vraiment j'en fabriquerai quelques unes format mini pour #2 quand j'aurai terminé de convaincre mon chum de dire bye-bye à mon stérilet!)
Quand je m'étais renseignée sur les couches lavables les couches à poche me semblaient les moins attrayantes. C'est fou comme l'expérience peut nous faire changer d'avis.
À venir, le joli petit popotin de Cookie dans sa couche à poche (je suis à l'hôpital présentement et les photos sont à la maison).
jeudi, janvier 01, 2009
Pincement au coeur
Lorsque j'étais plus jeune, chaque année au jour de l'an nous allions fêter dans la famille de mon père le premier janvier dans la soirée. Comme la fête de ma grand-mère paternelle est le 2 janvier, son anniversaire était ensuite célébré à minuit avec gâteau et cadeau. C'était comme avoir 2 partys en un, et comme mon père a une très grosse famille (12 frères et soeurs), j'avais beaucoup de cousins et de cousines avec lesquels j'avais énormément de plaisir. Avec les années les choses ont changé, surtout avec le décès de ma grand-mère, mais la tradition du party le 1er janvier est restée et le plaisir a toujours été au rendez-vous. Que ce soit lors de party avec danse ou lors de réunions familiales avec souper et soirée de jeux de cartes au "31", tout le monde y trouvait son compte.
Malheureusement, depuis que je suis dans le tourbillon des études médicales, le party du jour de l'an s'est ajouté à ma liste des mille et un petits sacrifices que tout étudiant de médecine (et résident) doivent faire. La dernière fois que j'ai assisté à un party du jour de l'an, c'était il y a 6 ans. Si au début ce sacrifice ne me pesait pas; maintenant, à chaque année, je ressens un petit pincement au coeur. Pas assez pour sacrifier les célébrations de Noël avec la famille de ma mère, dont je suis plus proche, mais quand même assez pour semer une petite mélancolie sur ma nuit de garde. N'empêche je m'accroche : demain matin 7 heures je suis en congé jusqu'à dimanche soir! Youhou!!!
Malheureusement, depuis que je suis dans le tourbillon des études médicales, le party du jour de l'an s'est ajouté à ma liste des mille et un petits sacrifices que tout étudiant de médecine (et résident) doivent faire. La dernière fois que j'ai assisté à un party du jour de l'an, c'était il y a 6 ans. Si au début ce sacrifice ne me pesait pas; maintenant, à chaque année, je ressens un petit pincement au coeur. Pas assez pour sacrifier les célébrations de Noël avec la famille de ma mère, dont je suis plus proche, mais quand même assez pour semer une petite mélancolie sur ma nuit de garde. N'empêche je m'accroche : demain matin 7 heures je suis en congé jusqu'à dimanche soir! Youhou!!!
Fierté de grands parents
Mes parents, tellement heureux d'avoir un petit fils qui les comble de bonheur, l'ont inscrit pour le cahier des bébés 2008 dans La Presse. C'est rigolo de penser que chaque année, lorsque j'en avais la chance, je regardais ce cahier avec envie, et que maintenant c'est mon fils qui y a sa photo! Évidemment je trouve que c'est le plus joli de tous mais c'est un plaisir aussi de voir qu'il est le seul à porter son prénom :-). J'ai toujours trouvé difficile d'avoir un prénom très commun et d'avoir 2 ou 3 compagnes de classe qui avaient le même prénom que moi et c'est encourageant de voir que mon fils ne sera pas mis face à une situation semblable. C'est vrai qu'il a un prénom rare mais comme c'est facile à écrire et prononcer les gens, une fois la surprise initiale passée s'en accomodent très bien. Reste juste à voir les statistiques de la RRQ pour voir combien d'autres enfants ont eu ce prénom en 2008!
Si ça vous dit vous pouvez aller voir les photos de tous les enfants inscrits ici.
Si ça vous dit vous pouvez aller voir les photos de tous les enfants inscrits ici.
mercredi, décembre 31, 2008
2009 est au pas de la porte!
Bonne et heureuse année 2009 à tous! Je vous souhaite tous ce que vous désirez!!!
De mon côté, même si 2008 fut une bonne année, car il ne pourrait en être autrement puisque mon petit Cookie fait maintenant partie de ma vie, j'espère que 2009 sera encore meilleure.
Je souhaite :
Tomber enceinte pour une deuxième fois (reste à convaincre le papa)
Apprendre à vivre simplement et à mieux profiter des petits plaisirs de la vie
Être plus écolo
Et le plus important : je veux que nous soyons heureux en famille mon chum, Cookie et moi :-)
Je ne vais pas appeler ça des résolutions (d'ailleurs je ne sais pas si j'aie jamais été capable d'en tenir) mais c'est un peu le même principe, en moins brutal.
***
Je travaille ce soir mais honnêtement, j'aime bien travailler le 31 décembre. L'équipe met ses frictions de côté pour fêter, les patientes ne viennent pas pour des niaiseries, et en plus on risque d'accoucher le premier bébé de l'année!!! Et en plus je ne me tape pas les annonces du bye-bye et autres revues de fin d'année parce que mon chum les enregistre et on les écoute le lendemain :-)
De mon côté, même si 2008 fut une bonne année, car il ne pourrait en être autrement puisque mon petit Cookie fait maintenant partie de ma vie, j'espère que 2009 sera encore meilleure.
Je souhaite :
Tomber enceinte pour une deuxième fois (reste à convaincre le papa)
Apprendre à vivre simplement et à mieux profiter des petits plaisirs de la vie
Être plus écolo
Et le plus important : je veux que nous soyons heureux en famille mon chum, Cookie et moi :-)
Je ne vais pas appeler ça des résolutions (d'ailleurs je ne sais pas si j'aie jamais été capable d'en tenir) mais c'est un peu le même principe, en moins brutal.
***
Je travaille ce soir mais honnêtement, j'aime bien travailler le 31 décembre. L'équipe met ses frictions de côté pour fêter, les patientes ne viennent pas pour des niaiseries, et en plus on risque d'accoucher le premier bébé de l'année!!! Et en plus je ne me tape pas les annonces du bye-bye et autres revues de fin d'année parce que mon chum les enregistre et on les écoute le lendemain :-)
mardi, décembre 30, 2008
11 mois
C'était le 11ème "moisiversaire" de Cookie aujourd'hui. C'est dans une humeur très maussade qu'il a franchi ce mois supplémemtaire, au grand désespoir d'une maman crevée par sa nuit de travail (et d'un papa frustré devant la perspective de devoir annuler sa sortie pour aider la maman à s'occuper du Cookie). Dans son immense mal-être (que je soupçonne être secondaire à la percée d'une huitième dent), il a battu un drôle de record : une tétée continue de 2h 15minutes!
Cookie est maintenant un être majoritairement bipède : il se déplace le plus souvent possible debout, souvent avec l'aide des objets environnants mais parfois sel sur une courte distance, se convertissant au "quatre pattes" sur de longues distances sans appui ou lorsqu'il veut aller vite (par exemple retrouver maman dans la salle de lavage ou essayer d'attraper le chat). Bien qu'il soit plus timide qu'avant, il reste très sociable et s'attache rapidement aux nouvelles personnes de son entourage.
Il adore explorer son environnement et est expert pour détecter les nouveautés qui entrent dans la maison. Il partage maintenant toujours nos repas et devient très frustré si maman ose lui servir quelque chose de différent et réagit en refusant d'en manger! Il change pourtant rapidement d'avis si maman goûte son plat et semble l'apprécier, ce qui fait bien rire le papa (et la maman aussi). On essaie d'instaurer des règles de vie ferme sans être trop strict tout en essayant de discipliner gentiment Cookie. Maman n'est pas encore très douée mais papa s'en sort pas trop mal pour le moment.
Cookie a aussi appris à monter l'escalier tout seul, donc il faut user de prudence lorsqu'on est à l'étage (même pour deux minutes) alors que Cookie est en bas. Ses jeux et jouets préférés consistent à braver l'interdit et à mettre dans sa bouche les objets interdits : quel plaisir d'ouvrir une armoire de cuisine et d'en vider le contenu par terre, sans mentionner le goût délicieux des télécommandes et téléphones sans fil de la maison :-)
À la piscine aussi il fait beaucoup de progrès : nous aurons d'ailleurs le plaisir d'y retourner pour une nouvelle session en janvier.
Je jongle maintenant tranquillement avec l'idée que mon bébé est de plus en plus un bambin plein d'énergie et de personnalité qui a de moins en moins besoin de moi (du moins comme il avait besoin de moi avant). Dire que dans un mois nous fêterons son premier anniversaire!!
Cookie est maintenant un être majoritairement bipède : il se déplace le plus souvent possible debout, souvent avec l'aide des objets environnants mais parfois sel sur une courte distance, se convertissant au "quatre pattes" sur de longues distances sans appui ou lorsqu'il veut aller vite (par exemple retrouver maman dans la salle de lavage ou essayer d'attraper le chat). Bien qu'il soit plus timide qu'avant, il reste très sociable et s'attache rapidement aux nouvelles personnes de son entourage.
Il adore explorer son environnement et est expert pour détecter les nouveautés qui entrent dans la maison. Il partage maintenant toujours nos repas et devient très frustré si maman ose lui servir quelque chose de différent et réagit en refusant d'en manger! Il change pourtant rapidement d'avis si maman goûte son plat et semble l'apprécier, ce qui fait bien rire le papa (et la maman aussi). On essaie d'instaurer des règles de vie ferme sans être trop strict tout en essayant de discipliner gentiment Cookie. Maman n'est pas encore très douée mais papa s'en sort pas trop mal pour le moment.
Cookie a aussi appris à monter l'escalier tout seul, donc il faut user de prudence lorsqu'on est à l'étage (même pour deux minutes) alors que Cookie est en bas. Ses jeux et jouets préférés consistent à braver l'interdit et à mettre dans sa bouche les objets interdits : quel plaisir d'ouvrir une armoire de cuisine et d'en vider le contenu par terre, sans mentionner le goût délicieux des télécommandes et téléphones sans fil de la maison :-)
À la piscine aussi il fait beaucoup de progrès : nous aurons d'ailleurs le plaisir d'y retourner pour une nouvelle session en janvier.
Je jongle maintenant tranquillement avec l'idée que mon bébé est de plus en plus un bambin plein d'énergie et de personnalité qui a de moins en moins besoin de moi (du moins comme il avait besoin de moi avant). Dire que dans un mois nous fêterons son premier anniversaire!!
Entendu chez nous
Mon chum (faché) : Le bébé s'est mis à pleurer et m'a réveillé!!! En plus je faisais un super rêve dans lequel je nageais avec les dauphins! Merde c'était un super rêve!
Mandoline : Est-ce que tu te rends compte que tu es fâché contre Cookie parce qu'il a interrompu ton rêve???!? À 32 ans je pense que tu peux vivre avec ce genre de frustration!!
Mon chum : Euh... ouais, je reconnais, c'est pas fort!
(Faut dire que Cookie a eu une très mauvaise journée aujourd'hui. Combiné à une mauvaise nuit de la maman hier où elle n'a pas pu dormir à l'hôpital, le papa a dû prendre le relais pour laisser la maman dormir un peu, question qu'elle ne tue pas trop de patientes à l'hôpital cette nuit!)
Mandoline : Est-ce que tu te rends compte que tu es fâché contre Cookie parce qu'il a interrompu ton rêve???!? À 32 ans je pense que tu peux vivre avec ce genre de frustration!!
Mon chum : Euh... ouais, je reconnais, c'est pas fort!
(Faut dire que Cookie a eu une très mauvaise journée aujourd'hui. Combiné à une mauvaise nuit de la maman hier où elle n'a pas pu dormir à l'hôpital, le papa a dû prendre le relais pour laisser la maman dormir un peu, question qu'elle ne tue pas trop de patientes à l'hôpital cette nuit!)
Allaitement : le déclin?
Depuis quelques temps, je me questionne de plus en plus vis-à-vis de l'allaitement et je me demande combien de temps je vais rester sur le pattern actuel, qui a été établi lorsque je suis retournée au travail en mai dernier. Allaitement sur demande à la maison, cododo avec allaitement à volonté et tire-lait comme compagnon de travail ont fait partie de mon quotidien depuis les 8 derniers mois. À quel moment vais-je abandonner mon objectif quotidien de tirer 3 biberons de lait par journée de travail pour Cookie, en plus de tirer un peu de lait supplémentaire la fin de semaine afin de constituer une mini-banque pour les sorties, les journées de garde et les imprévus? À quel moment mon fils cessera de dormir avec moi avec snack bar à volonté?
J'ai de la peine à le réaliser, mais je commence à être de plus en plus impatiente lors des tétées qui durent plus de 30 à 45 minutes. Et j'en ai vraiment marre de la manie de fiston de tenir le deuxième sein pendant qu'il tète le premier, manie que j'essaie de lui faire passer depuis ses 6 mois (visiblement je n'ai pas eu beaucoup de succès là-dessus).
J'ai longtemps cru que j'opterais pour un sevrage naturel pour mon fils. Mais la graine du doute est plantée : je ne suis pas convaincue que j'en aurai envie jusqu'au bout.
J'ai de la peine à le réaliser, mais je commence à être de plus en plus impatiente lors des tétées qui durent plus de 30 à 45 minutes. Et j'en ai vraiment marre de la manie de fiston de tenir le deuxième sein pendant qu'il tète le premier, manie que j'essaie de lui faire passer depuis ses 6 mois (visiblement je n'ai pas eu beaucoup de succès là-dessus).
J'ai longtemps cru que j'opterais pour un sevrage naturel pour mon fils. Mais la graine du doute est plantée : je ne suis pas convaincue que j'en aurai envie jusqu'au bout.
dimanche, décembre 28, 2008
Joyeux Noël!
Avec un peu de retard, Joyeux Noël à vous tous!
De notre côté, nous en avons bien profité. J'avais 6 jours de congé alors nous sommes allés dans Charlevoix (j'ai de la famille là-bas) dans un petit "condo" que mes parents avaient loué pour toute la famille.
Le premier Noël de Cookie a été mémorable dans tous les sens du terme. Son père a fait une horrible gastro et est resté cloué au lit la majorité du temps, Cookie a commencé â marcher beaucoup plus (des 1, 2 ou 3 pas de suite qu'il avait commencé à faire il y a un mois il s'est rendu à 8 de suite!!) et a percé sa septième dent, sans parler des tonnes de cadeaux qu'il a reçu. Une chose est sûre, il a fait le bonheur de sa tante, de ses grands-parents, de son parrain et de sa marraine, de sa cousine, de sa mamy et de ses parents, que ce soit en déballant ses cadeaux ou en nous faisant des démonstrations de marche :-)
Dur retour à la réalité ce soir au travail, mais bon je m'accroche plus que 10 nuits de garde et mon mois sera terminé (je travaille de nuit présentement...)
De notre côté, nous en avons bien profité. J'avais 6 jours de congé alors nous sommes allés dans Charlevoix (j'ai de la famille là-bas) dans un petit "condo" que mes parents avaient loué pour toute la famille.
Le premier Noël de Cookie a été mémorable dans tous les sens du terme. Son père a fait une horrible gastro et est resté cloué au lit la majorité du temps, Cookie a commencé â marcher beaucoup plus (des 1, 2 ou 3 pas de suite qu'il avait commencé à faire il y a un mois il s'est rendu à 8 de suite!!) et a percé sa septième dent, sans parler des tonnes de cadeaux qu'il a reçu. Une chose est sûre, il a fait le bonheur de sa tante, de ses grands-parents, de son parrain et de sa marraine, de sa cousine, de sa mamy et de ses parents, que ce soit en déballant ses cadeaux ou en nous faisant des démonstrations de marche :-)
Dur retour à la réalité ce soir au travail, mais bon je m'accroche plus que 10 nuits de garde et mon mois sera terminé (je travaille de nuit présentement...)
mardi, décembre 23, 2008
Cododo à temps partiel
L'inévitable devait arriver un jour ou l'autre et je savais que la réalité allait finir par me rattraper : j'ai recommencé à travailler de nuit à la mi-décembre. Pour faire une histoire courte, le vrai visage de la médecine n'apparaît qu'aux étudiants que lors de la troisième année : les patients ne sont pas malades de 9 à 5. Les gardes 1 en 4 sont comme la face cachée de la lune, on ne la découvre que lorsqu'on y fait face. Pour moi, elles ont toujours amenées une note amère au métier que j'adore : elles foutent la merde dans mon couple, elles ruinent toute planification de ma vie personnelle, elles me rendent maussade et elles induisent la fatigue chronique.
Il y a deux ans, mon programme de résidence s'est doté d'un nouveau directeur de programme qui a changé la traditionnelle garde 1 en 4 en "mois de nuit". Donc 2 mois par année, je travaille de 17h à 7h, du dimanche au jeudi. Lorsque nous sommes "de jour", nous travaillons généralement de 7h à 17h et nous sommes de garde 2 journée de fin de semaine par période de 4 semaines. C'est grâce à ce concept de "mois de nuit" que j'ai pu retourner au travail lorsque Cookie avait 3 mois, c'est à dire en repoussant mes mois de nuit pour quand il serait un peu plus grand. Mais voilà, il est grand maintenant et je dois le laisser seul pour la nuit.
J'ai donc dû l'habituer à dormir dans sa bassinette. Dire que j'ai choisi ce meuble avec tant d'amour et que j'en suis venu à le détester aussi profondément! Pour faire une transition plus facile, nous avons donc installé la bassinette dans notre chambre et j'ai confectionné un joli drap plat pour me réconcilier avec le meuble :-). Finalement, ça s'est plutôt bien passé : Cookie a été habitué par sa gardienne à s'endormir seul dans son parc lors des siestes à la garderie, donc il a relativement bien accepté la bassinette. Et lorsque je suis à la maison je le prends avec moi dans le lit pour un dodo collé avec maman. N'empêche... c'est pas facile de voir nos petites habitudes prendre le bord. Je m'accroche en me disant qu'au moins notre famille est privilégiée que j'aie un bon emploi, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la crise économique et que dans 18 mois je devrais enfin graduer :-)
Il y a deux ans, mon programme de résidence s'est doté d'un nouveau directeur de programme qui a changé la traditionnelle garde 1 en 4 en "mois de nuit". Donc 2 mois par année, je travaille de 17h à 7h, du dimanche au jeudi. Lorsque nous sommes "de jour", nous travaillons généralement de 7h à 17h et nous sommes de garde 2 journée de fin de semaine par période de 4 semaines. C'est grâce à ce concept de "mois de nuit" que j'ai pu retourner au travail lorsque Cookie avait 3 mois, c'est à dire en repoussant mes mois de nuit pour quand il serait un peu plus grand. Mais voilà, il est grand maintenant et je dois le laisser seul pour la nuit.
J'ai donc dû l'habituer à dormir dans sa bassinette. Dire que j'ai choisi ce meuble avec tant d'amour et que j'en suis venu à le détester aussi profondément! Pour faire une transition plus facile, nous avons donc installé la bassinette dans notre chambre et j'ai confectionné un joli drap plat pour me réconcilier avec le meuble :-). Finalement, ça s'est plutôt bien passé : Cookie a été habitué par sa gardienne à s'endormir seul dans son parc lors des siestes à la garderie, donc il a relativement bien accepté la bassinette. Et lorsque je suis à la maison je le prends avec moi dans le lit pour un dodo collé avec maman. N'empêche... c'est pas facile de voir nos petites habitudes prendre le bord. Je m'accroche en me disant qu'au moins notre famille est privilégiée que j'aie un bon emploi, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la crise économique et que dans 18 mois je devrais enfin graduer :-)
Couche à poche - prototype
J'ai sûrement abordé le sujet il y a quelques mois mais pour un petit récapitulatif, Cookie est aux couches lavables depuis l'âge de 12 heures (je regrette ne pas avoir eu le "guts" de lui mettre sa couche de coton dans la salle d'accouchement - je me reprends au deuxième!) et je n'ai jamais regretté ce choix. Durant ma grossesse, après des heures de recherches et de lecture sur le net, j'ai développé un patron de couches préformées en flanellette et je les ai cousues, une par une, avec amour, pour mon petit Cookie. J'avais même fabriqué une douzaine de couvre-couche en polar, ayant lu que ça respirait bien et surtout sachant où acheter du polar et ne sachant pas où trouver son alternative plus imperméable, le PUL. (À l'âge de 4 mois et demi, j'ai acheté une collection de couvre-couches en PUL déjà fait pour la garderie et les couvre-couches de polar ont été remisés pour cause de non-imperméabilité) Les premières couches ont été utilisées jusqu'à ce que Cookie aient environ 7 mois, âge à laquel il avait tellement grandit qu'on lui voyait la craque des fesses lorsqu'on lui mettaient ces couches! J'en ai alors cousu une trentaine d'autre, toujours selon un modèle semblable, mais en utilisant des trucs pour que la couture se fasse plus rapidement et en faisant une finition plus jolie. Ces couches lui font encore très bien et je les adore, malgré le fait que je n'aime pas la nuit qu'il passe 12 heures dans une couche détrempée (et je dois dire aussi que je n'aime pas dormir dans un lit mouillé quand il y a des fuites).


Je vous en redonne des nouvelles! J'espère fabriquer les cinq autres rapidement (je croyais avoir du matériel pour 4 couches mais finalement j'en ai pour 6!)
Il y a deux mois, j'ai donc eu un flash : je devrais faire des couches de nuit à Cookie, mais au lieu des préformées je me disais qu'une couche à poche ferait probablement un meilleur travail tout en gardant mon Cookie plus au sec. J'ai exposé l'idée à mon chum qui l'a trouvé intéressante, malgré qu'il n'était pas certain, vu le coût du matériel, que ça vaille la peine de les acheter moi-même au lieu de les acheter toutes faites (comme j'en voulais 4, ça ne nous aurait pas ruinés d'acheter 4 couches toutes faites). Les calculs ont été faits, les couches que je voulais coûtaient une trentaine de dollar chacune et j'ai trouvé sur un site web canadien du matériel qui semblaient être de bonne qualité pour fabriquer mes quatres couches pour une quarantaine de dollar. J'ai donc décidé de me lancer dans le projet de couche à poche "maison".
Je n'ai jamais vu de couche à poche en "vrai", seulement des photos sur internet. Alors la phase de conception a été très longue. J'ai médité pendant des heures sur le sujet. Et la semaine passée, au coeur de la deuxième crise d'érythème fessier de Cookie, je me suis décidée : j'allais utiliser presque le même patron que mes couches préformées deuxième taille (juste de petites améliorations esthétiques). Alors voilà : le résultat est enfin terminé!! Je suis folle de joie et surtout totalement en amour : j'irais presque réveiller Cookie sur le champ pour lui enfiler la couche. Luxe suprême, la couche a un extérieur en PUL bleu et un intérieur en micropolaire bleu immensément doux. Et la doublure a été fabriquée de bamboo biologique.
Je vous en redonne des nouvelles! J'espère fabriquer les cinq autres rapidement (je croyais avoir du matériel pour 4 couches mais finalement j'en ai pour 6!)
samedi, décembre 06, 2008
Infection
Il y a deux semaines, Cookie a fait un érythème fessier vraiment mauvais : à contrecoeur j'ai traité avec une crème à base d'oxyde de zinc (j'ai lu que ce genre d'onguent est mauvais pour les couches lavables et j'avais vraiment peur de ruiner mes couches, surtout que la gardienne lui en beurrait épais sur les fesses) et après 2-3 jours de traitement et des résultats assez spectaculaires, j'ai enfin pu laissé tomber la crème.
Malheureusement, la fin de semaine dernière, j'avais remarqué qu'une toute petite lésion était revenue sur le prépuce de Cookie (il en avait eu une sur le prépuce aussi la première fois). Lundi, j'ai commencé une gastro de la mort (tellement malade que j'ai vomi dans la salle d'opération - pas sur la patiente je vous rassure!!) et mon chum, comble de malheur, a lui aussi eu la gastro quelques heures plus tard. Étant très malades tous les deux (heuresement Cookie a été épargné) et étant difficilement en mesure de prendre soin d'un enfant en bas âge, les soins apportés à Cookie ont été ramenés au strict minimum par impossibilité de faire autrement (surtout que la gardienne refusait de le prendre au cas où il soit contagieux - difficile de la blâmer!), les couches ont été changées moins fréquemment et par mon chum seulement, ma personne étant à peine capable de me tenir debout et trop faible pour faire autre chose qu'allaiter. Résultat : mercredi matin, alors que je me sens mieux, je change la couche de Cookie et je remarque que la plaie au prépuce est plus laide et qu'elle fait maintenant le tour du méat. Je traite intensivement avec la crème d'oxyde de zync et je ne mets pas de couvre-couche pour laisser la peau mieux respirer et pour changer la couche aussitôt qu'elle est mouillée. Jeudi matin, je trouve que c'est légèrement amélioré, mais sans plus. Le papa, qui change la couche de Cookie, aperçoit la lésion et se met à paniquer. Je suis donc investie de la mission d'aller chez son médecin vendredi matin lors du sans rendez-vous (car c'est ouvert seulement entre 8h et 10h le matin).
Vendredi matin : aucun changement. Cap à Montréal pour aller à l'hôpital dans la clinique où Cookie est suivi (ironie du sort : je suis en vacances depuis jeudi. Mais je dois quand même me taper d'aller à l'hôpital où je travaille!!!). L'étudiante qui est à la clinique sans rendez-vous finit par voir Cookie après 3 heures d'attente : elle semble très gênée surtout qu'elle a été sous ma supervision durant 2 mois à la fin de l'été. Le diagnostique tombe lorsque le médecin qui la supervise vient voir le pénis de Cookie : soit un érythème fessier surinfecté (ce que je croyais) ou encore un phimosis. Il prescrit une crème antibiotique mais est déjà prêt à vouloir opérer sur le mini zizi de Cookie. Comme ce n'est pas le médecin de Cookie et que je ne risque pas de le revoir, je me suis tue : pour moi c'est clair que personne ne va toucher au pénis de mon fils sans raison majeure. Je suis contre la circoncision et je compte bien me faire entendre si jamais les méchants médecins persistent dans cette option.
Heureusement après 24h avec la crème antibiotique l'infection s'est beaucoup améliorée. J'espère que ça va continuer sur cette voie!! Comme ça je vais pouvoir profiter de ma semaine de vacances avec Cookie en toute quiétude :-)
Mon chum est convaincu que l'infection est due aux couches lavables : par hasard au moment où l'infection est apparue nos couches sentaient vraiment mauvais dès qu'elles étaient mouillées. J'ai lu sur le blog de Mamzelle Véro le récit de ses couches "qui sentaient le yab" et j'ai appliqué sa recette : les résultats semblent très positifs et le papa a accepté de remettre les couches lavable à Cookie. Vous avez déjà eu un enfant qui a eu une infection avec des couches qui sentaient mauvais??
Malheureusement, la fin de semaine dernière, j'avais remarqué qu'une toute petite lésion était revenue sur le prépuce de Cookie (il en avait eu une sur le prépuce aussi la première fois). Lundi, j'ai commencé une gastro de la mort (tellement malade que j'ai vomi dans la salle d'opération - pas sur la patiente je vous rassure!!) et mon chum, comble de malheur, a lui aussi eu la gastro quelques heures plus tard. Étant très malades tous les deux (heuresement Cookie a été épargné) et étant difficilement en mesure de prendre soin d'un enfant en bas âge, les soins apportés à Cookie ont été ramenés au strict minimum par impossibilité de faire autrement (surtout que la gardienne refusait de le prendre au cas où il soit contagieux - difficile de la blâmer!), les couches ont été changées moins fréquemment et par mon chum seulement, ma personne étant à peine capable de me tenir debout et trop faible pour faire autre chose qu'allaiter. Résultat : mercredi matin, alors que je me sens mieux, je change la couche de Cookie et je remarque que la plaie au prépuce est plus laide et qu'elle fait maintenant le tour du méat. Je traite intensivement avec la crème d'oxyde de zync et je ne mets pas de couvre-couche pour laisser la peau mieux respirer et pour changer la couche aussitôt qu'elle est mouillée. Jeudi matin, je trouve que c'est légèrement amélioré, mais sans plus. Le papa, qui change la couche de Cookie, aperçoit la lésion et se met à paniquer. Je suis donc investie de la mission d'aller chez son médecin vendredi matin lors du sans rendez-vous (car c'est ouvert seulement entre 8h et 10h le matin).
Vendredi matin : aucun changement. Cap à Montréal pour aller à l'hôpital dans la clinique où Cookie est suivi (ironie du sort : je suis en vacances depuis jeudi. Mais je dois quand même me taper d'aller à l'hôpital où je travaille!!!). L'étudiante qui est à la clinique sans rendez-vous finit par voir Cookie après 3 heures d'attente : elle semble très gênée surtout qu'elle a été sous ma supervision durant 2 mois à la fin de l'été. Le diagnostique tombe lorsque le médecin qui la supervise vient voir le pénis de Cookie : soit un érythème fessier surinfecté (ce que je croyais) ou encore un phimosis. Il prescrit une crème antibiotique mais est déjà prêt à vouloir opérer sur le mini zizi de Cookie. Comme ce n'est pas le médecin de Cookie et que je ne risque pas de le revoir, je me suis tue : pour moi c'est clair que personne ne va toucher au pénis de mon fils sans raison majeure. Je suis contre la circoncision et je compte bien me faire entendre si jamais les méchants médecins persistent dans cette option.
Heureusement après 24h avec la crème antibiotique l'infection s'est beaucoup améliorée. J'espère que ça va continuer sur cette voie!! Comme ça je vais pouvoir profiter de ma semaine de vacances avec Cookie en toute quiétude :-)
Mon chum est convaincu que l'infection est due aux couches lavables : par hasard au moment où l'infection est apparue nos couches sentaient vraiment mauvais dès qu'elles étaient mouillées. J'ai lu sur le blog de Mamzelle Véro le récit de ses couches "qui sentaient le yab" et j'ai appliqué sa recette : les résultats semblent très positifs et le papa a accepté de remettre les couches lavable à Cookie. Vous avez déjà eu un enfant qui a eu une infection avec des couches qui sentaient mauvais??
mercredi, novembre 26, 2008
Je m'accroche!
Après un mois d'enfer à faire un stage très désagréable en gynéco-oncologie (travailler 12 heures par jour avec un bébé de 9 mois ferait rager à peu près n'importe quelle mère que je connais!!), je retrouve le rôle de résidente cheffe de gynécologie avec bonheur : je peux faire des chirurgies intéressantes, j'ai une résidente junior très efficace et avec qui il est agréable de travailler, et en prime je quitte l'hôpital à 17h presque chaque jour, ce qui me permet d'avoir du temps de qualité avec Cookie le soir (ou du moins à peu près). Hier soir, après avoir joué ensemble avec ses blocs magnétiques, nous nous sommes endormis ensemble sur le divan, lui prenant sa tétée du soir et moi écoutant le débat des chefs avec mon chum. Ça faisait longtemps que l'harmonie avait été aussi bonne entre mon fils et moi, du moins dans mon livre à moi.
Cookie est vraiment un enfant extraordinaire : à chaque jour qui passe il m'impressionne davantage et je l'aime toujours plus. La semaine dernière, il a commencé à se tenir debout sans support, tout seul! Quel bonheur de le voir, un jouet dans chaque main, debout au milieu du salon!! Il commence aussi à dire "papa" plusieurs fois par jour et "maman" très occasionnellement. La plupart du temps il jase sans but particulier mais de plus en plus il répète (ou essaie de répéter) ce qu'on lui dit. C'est vraiment cool :-).
Côté bouffe, là aussi je suis impressionnée. Bon d'accord rien ne vaut une bonne tétée, mais pour le reste, presque tout fait son bonheur. Que ce soit un souper recherché lors d'une soirée avec des collègues ou un repas végétarien pas mal grano, il est toujours heureux de manger et a presque toujours bon appétit. Il prend maintenant la bouffe avec ses mains pour se nourrir lui-même, mais lorsque le repas ne s'y prête pas, il accepte bien que papa ou maman le nourrisse à la cuillère. C'est particulièrement rigolo de le voir utiliser ses petites dents pour prendre une bouchée ou pour mastiquer un aliment : il a fait tout un spectacle lors d'un voyage à Québec avec mes collègues lorsqu'il mangeait un mini-croissant comme un grand, c'est à dire en prenant des petites bouchées et en mastiquant le tout par la suite!
Côté social, il commence à être un peu plus gêné en présence de personnes qu'il connaît peu mais habituellement il finit par se dégêner assez rapidement et à avoir du plaisir avec à peu près n'importe qui. C'est vraiment cute lorsque quelqu'un lui parle et qu'il détourne la tête de manière gênée pour ensuite se cacher les yeux dans les vêtements de maman ; pour finalement laisser sa curiosité naturelle l'emporter et regarder de nouveau la personne qui lui parle.
L'allaitement va toujours bien, malgré mes craintes qu'il ne se désintéresse du sein. J'avais lu dans le livre "Le bambin et l'allaitement" de la ligne la lèche que les bambins entre 9 et 14 mois avaient tendance à se désintéresser de l'allaitement et ça m'a toujours un peu inquiété, surtout que j'ai un allaitement à temps partiel depuis qu'il a 3 mois. Pour l'instant, il ne montre aucun signe de désintéressement, si ce n'est qu'il a cessé de pleurer et de crier dès qu'il me voit pour réclamer une tétée (il la demande plus doucement, habituellement dans l'heure qui suit nos retrouvailles, à moins que je ne l'aie laissé pour trop longtemps). Tirer mon lait devient de plus en plus difficile, surtout sur le plan psychologique : je suis vraiment, mais vraiment écoeurée d'être esclave de mon tire-lait à tous les jours. Le stage de gynéco-onco y est pour quelque chose parce que ma production de lait a pas mal diminuée, victime d'un manque de rigueur à tirer mon lait à interval raisonnable durant la journée, horaire surchargé oblige. Malgré tout, je ne peux me résoudre d'arrêter parce que, idéologiquement, ça reste très important pour moi de ne lui donner que du lait maternel jusqu'à la fin de sa première année. Et puis bon, depuis la dernière semaine la production de lait réaugmente un peu, ce que m'encourage à m'accrocher. Ne manque plus que mon tire-lait rende l'âme pour tester de manière très profonde mon engagement à tirer du lait pour la première année de mon Cookie (le tire-lait montrant des signes non-négligeable de fatigue, ce moment ne saurait tarder). Mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour continuer quelque chose qui nous tient viscéralement à coeur, comme racheter un quatrième tire-lait à 300+$?? Définitivement, je reste à la maison pour un an lorsque je deviens maman pour une deuxième fois, juste pour m'éviter cette corvée désagréable de tirer mon lait!!
Cookie et moi avons aussi commencé des cours de piscine ce mois-ci : que de plaisirs!! C'est trop cute de le voir jouer dans l'eau et de sentir son petit corps blotti contre moi lorsqu'il est effrayé ou qu'il trouve l'eau un peu froide. Je suis un peu déçue par contre parce que j'espérais rencontrer d'autres mamans avec des enfants de l'âge de Cookie pour sociabiliser, mais les autres filles ne sont pas très jasantes. Peut-être avec le temps ça viendra, qui sait!!
Cookie est vraiment un enfant extraordinaire : à chaque jour qui passe il m'impressionne davantage et je l'aime toujours plus. La semaine dernière, il a commencé à se tenir debout sans support, tout seul! Quel bonheur de le voir, un jouet dans chaque main, debout au milieu du salon!! Il commence aussi à dire "papa" plusieurs fois par jour et "maman" très occasionnellement. La plupart du temps il jase sans but particulier mais de plus en plus il répète (ou essaie de répéter) ce qu'on lui dit. C'est vraiment cool :-).
Côté bouffe, là aussi je suis impressionnée. Bon d'accord rien ne vaut une bonne tétée, mais pour le reste, presque tout fait son bonheur. Que ce soit un souper recherché lors d'une soirée avec des collègues ou un repas végétarien pas mal grano, il est toujours heureux de manger et a presque toujours bon appétit. Il prend maintenant la bouffe avec ses mains pour se nourrir lui-même, mais lorsque le repas ne s'y prête pas, il accepte bien que papa ou maman le nourrisse à la cuillère. C'est particulièrement rigolo de le voir utiliser ses petites dents pour prendre une bouchée ou pour mastiquer un aliment : il a fait tout un spectacle lors d'un voyage à Québec avec mes collègues lorsqu'il mangeait un mini-croissant comme un grand, c'est à dire en prenant des petites bouchées et en mastiquant le tout par la suite!
Côté social, il commence à être un peu plus gêné en présence de personnes qu'il connaît peu mais habituellement il finit par se dégêner assez rapidement et à avoir du plaisir avec à peu près n'importe qui. C'est vraiment cute lorsque quelqu'un lui parle et qu'il détourne la tête de manière gênée pour ensuite se cacher les yeux dans les vêtements de maman ; pour finalement laisser sa curiosité naturelle l'emporter et regarder de nouveau la personne qui lui parle.
L'allaitement va toujours bien, malgré mes craintes qu'il ne se désintéresse du sein. J'avais lu dans le livre "Le bambin et l'allaitement" de la ligne la lèche que les bambins entre 9 et 14 mois avaient tendance à se désintéresser de l'allaitement et ça m'a toujours un peu inquiété, surtout que j'ai un allaitement à temps partiel depuis qu'il a 3 mois. Pour l'instant, il ne montre aucun signe de désintéressement, si ce n'est qu'il a cessé de pleurer et de crier dès qu'il me voit pour réclamer une tétée (il la demande plus doucement, habituellement dans l'heure qui suit nos retrouvailles, à moins que je ne l'aie laissé pour trop longtemps). Tirer mon lait devient de plus en plus difficile, surtout sur le plan psychologique : je suis vraiment, mais vraiment écoeurée d'être esclave de mon tire-lait à tous les jours. Le stage de gynéco-onco y est pour quelque chose parce que ma production de lait a pas mal diminuée, victime d'un manque de rigueur à tirer mon lait à interval raisonnable durant la journée, horaire surchargé oblige. Malgré tout, je ne peux me résoudre d'arrêter parce que, idéologiquement, ça reste très important pour moi de ne lui donner que du lait maternel jusqu'à la fin de sa première année. Et puis bon, depuis la dernière semaine la production de lait réaugmente un peu, ce que m'encourage à m'accrocher. Ne manque plus que mon tire-lait rende l'âme pour tester de manière très profonde mon engagement à tirer du lait pour la première année de mon Cookie (le tire-lait montrant des signes non-négligeable de fatigue, ce moment ne saurait tarder). Mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour continuer quelque chose qui nous tient viscéralement à coeur, comme racheter un quatrième tire-lait à 300+$?? Définitivement, je reste à la maison pour un an lorsque je deviens maman pour une deuxième fois, juste pour m'éviter cette corvée désagréable de tirer mon lait!!
Cookie et moi avons aussi commencé des cours de piscine ce mois-ci : que de plaisirs!! C'est trop cute de le voir jouer dans l'eau et de sentir son petit corps blotti contre moi lorsqu'il est effrayé ou qu'il trouve l'eau un peu froide. Je suis un peu déçue par contre parce que j'espérais rencontrer d'autres mamans avec des enfants de l'âge de Cookie pour sociabiliser, mais les autres filles ne sont pas très jasantes. Peut-être avec le temps ça viendra, qui sait!!
jeudi, octobre 16, 2008
Déprime
Malgré toutes les joies que m'apportent la maternité, malgré le sourire et les yeux pétillants de mon petit Cookie, je me sens de plus en plus déprimée ces temps-ci. Je vis beaucoup d'insatisfaction au travail (sans rentrer dans les détails une collègue m'a accusée d'intimidation et même si son accusation ne se base sur aucun fait ça me rentre quand même dedans), je suis frustrée de passer la majorité de mon temps à travailler pour des gens qui me traitent comme de la merde (quand ce n'est pas le patron ce sont les patientes qui veulent des "vrais médecins"), et surtout je m'ennuie à mort de mon Cookie durant la journée et durant mes gardes. J'en ai marre de tirer mon lait, j'en ai surtout marre que certaines collègues ne respectent pas mon intimité quand je tire mon lait même si elles savent que c'est ce que je fais dans la chambre de garde parce que je mets une petite note sur la porte. Et surtout, le plus difficile, c'est que je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Et je dois me décider vite parce que je vais graduer dans moins de 2 ans... Un poste en région? Une surspécialisation pour travailler là où je fais ma résidence? Je ne le sais pas et entre les deux mon coeur balance. J'aimerais faire ce qui conviendrait le mieux pour notre famille, surtout pour petit Cookie, mais c'est tellement difficile de prédire les impacts d'un futur emploi sur notre vie! Et je me sens comme si je n'ai pas droit à l'erreur!
L'autre grosse ambivalence de ma vie, c'est que je veux un autre bébé. Là. Maintenant. J'ai envie d'être enceinte, de sentir le bébé bouger, de me sentir plus belle que tout (parce que c'est comme ça que je me sentais lorsque j'étais enceinte de Cookie). Et surtout, je veux un petit frère (quoique je vais prendre la petite soeur aussi) pour Cookie. Je trouve ça triste les enfants uniques. Et je pense que Cookie est beaucoup trop gâté. Situation qui devrait se régulariser un peu lorsqu'ils seront deux. Enfin je crois :-).
Avoir un autre bébé maintenant serait une folie. Je n'ai aucune idée comment je pourrais étudier pour mon examen de fin de résidence avec deux enfants en bas âge. Ou plutôt je n'ai aucune idée de comment je pourrais étudier sans briser mon coeur de maman. Et puis je sais ce que c'est que de travailler enceinte. Ça siphonne toute mon énergie. Juste l'idée d'opérer avec la nausée, la fatigue, le vertige et le reste me répugne. Sans parler de me rendre au travail avec la satanée autobus en traînant une bedaine à terme :-(
Honnêtement je ne sais pas quoi faire. Tellement que ça me ronge de l'intérieur. Et ça m'empêche de profiter de ce que j'ai ici, maintenant.
L'autre grosse ambivalence de ma vie, c'est que je veux un autre bébé. Là. Maintenant. J'ai envie d'être enceinte, de sentir le bébé bouger, de me sentir plus belle que tout (parce que c'est comme ça que je me sentais lorsque j'étais enceinte de Cookie). Et surtout, je veux un petit frère (quoique je vais prendre la petite soeur aussi) pour Cookie. Je trouve ça triste les enfants uniques. Et je pense que Cookie est beaucoup trop gâté. Situation qui devrait se régulariser un peu lorsqu'ils seront deux. Enfin je crois :-).
Avoir un autre bébé maintenant serait une folie. Je n'ai aucune idée comment je pourrais étudier pour mon examen de fin de résidence avec deux enfants en bas âge. Ou plutôt je n'ai aucune idée de comment je pourrais étudier sans briser mon coeur de maman. Et puis je sais ce que c'est que de travailler enceinte. Ça siphonne toute mon énergie. Juste l'idée d'opérer avec la nausée, la fatigue, le vertige et le reste me répugne. Sans parler de me rendre au travail avec la satanée autobus en traînant une bedaine à terme :-(
Honnêtement je ne sais pas quoi faire. Tellement que ça me ronge de l'intérieur. Et ça m'empêche de profiter de ce que j'ai ici, maintenant.
lundi, octobre 06, 2008
8 mois!
Cookie a eu 8 mois la semaine passée!! Ça va tellement vite...
Il a maintenant 6 dents, deux en bas et quatre en haut. Les deux dernières se sont ajoutées vers l'âge de 7 mois et demi. Ses petites dents sont bien utiles pour mastiquer des trucs plus solides, comme du pain ou des croûtes de pizza (au restaurant!).
Il ne rampe plus du tout : maintenant il se déplace à la vitesse de l'éclair à quatre pattes. Surtout depuis la dernière semaine. Il me suis dans la maison en se déplaçant à quatre pattes derrière moi, c'est vraiment trop mignon. Mais je me doute bien que ça ne durera pas très longtemps parce qu'il est fixé sur quelque chose de plus grandiose encore que de marcher à quatre pattes : être debout et marcher! Aussitôt qu'il aperçoit quelque chose sur lequel il peut se soulever, il n'hésite pas deux secondes et hop! il est debout! Il n'aime plus être assis par terre : pas assez intéressant. Même pour jouer la position debout est préférable! Heureusement que Papy a mis ses talents d'ébénisterie au service de notre famille pour rendre nos escaliers sécuritaires!!!
Il mange aussi des aliments de plus en plus diversifiés : ce mois-ci j'ai introduit les lentilles (vertes et rouges), le quinoa, le millet, et plusieurs fruits et légumes sous forme de recettes pour bébé. Il adore. Jusqu'à maintenant la seule chose qu'il n'aime pas c'est la pomme de terre. Moi qui pensait que tous les enfants aimaient!! Mais bon jusqu'à maintenant rien ne vaut le bon lait de maman (pris sur néné SVP parce que la bouteille devient un peu moins intéressante).
Il aime bien aller au parc aussi : la balançoire est une activité convoitée, mais pas autant que la glissade, de préférence avec maman sur la glissoire des grands! Il rit aux éclats, c'est vraiment trop mignon. Et que dire de son expédition dans le téléphérique à Tremblant la fin de semaine dernière : il était tout sourire tout le long de la montée. C'est vraiment merveilleux de le voir découvrir le monde et de partager des moments avec lui.
Il a maintenant 6 dents, deux en bas et quatre en haut. Les deux dernières se sont ajoutées vers l'âge de 7 mois et demi. Ses petites dents sont bien utiles pour mastiquer des trucs plus solides, comme du pain ou des croûtes de pizza (au restaurant!).
Il ne rampe plus du tout : maintenant il se déplace à la vitesse de l'éclair à quatre pattes. Surtout depuis la dernière semaine. Il me suis dans la maison en se déplaçant à quatre pattes derrière moi, c'est vraiment trop mignon. Mais je me doute bien que ça ne durera pas très longtemps parce qu'il est fixé sur quelque chose de plus grandiose encore que de marcher à quatre pattes : être debout et marcher! Aussitôt qu'il aperçoit quelque chose sur lequel il peut se soulever, il n'hésite pas deux secondes et hop! il est debout! Il n'aime plus être assis par terre : pas assez intéressant. Même pour jouer la position debout est préférable! Heureusement que Papy a mis ses talents d'ébénisterie au service de notre famille pour rendre nos escaliers sécuritaires!!!
Il mange aussi des aliments de plus en plus diversifiés : ce mois-ci j'ai introduit les lentilles (vertes et rouges), le quinoa, le millet, et plusieurs fruits et légumes sous forme de recettes pour bébé. Il adore. Jusqu'à maintenant la seule chose qu'il n'aime pas c'est la pomme de terre. Moi qui pensait que tous les enfants aimaient!! Mais bon jusqu'à maintenant rien ne vaut le bon lait de maman (pris sur néné SVP parce que la bouteille devient un peu moins intéressante).
Il aime bien aller au parc aussi : la balançoire est une activité convoitée, mais pas autant que la glissade, de préférence avec maman sur la glissoire des grands! Il rit aux éclats, c'est vraiment trop mignon. Et que dire de son expédition dans le téléphérique à Tremblant la fin de semaine dernière : il était tout sourire tout le long de la montée. C'est vraiment merveilleux de le voir découvrir le monde et de partager des moments avec lui.
vendredi, septembre 05, 2008
Histoire de docteurs
Lundi prochain j'ai un rendez-vous chez le médecin pour Cookie. Et pour la première fois, au lieu de ressentir de l'appréhension, j'ai plutôt hâte de voir ce qu'elle va me dire :-) Je m'explique...
Après l'accouchement, trouver un médecin pour Cookie était la moindre de mes priorités. Je n'avais aucun problème avec l'allaitement, le bébé prenait bien le sein, je l'ai emmené au CLSC pour le faire peser à 10 jours pour remarquer avec grand bonheur qu'il avait repris son poids de naissance. La nécessité d'un suivi médical me semblait assez floue, alors j'ai procrastiné pour trouver un médecin au bébé.
Mon chum ne l'entendait pas de la même façon. Il a commencé à paniquer très sérieusement à ce sujet lorsque Cookie a eu 2 mois, et après m'avoir agressé de façon répétée pendant près de 2 semaines il a finalement pris le problème en charge lui-même et il a fini par trouver un médecin.
Le premier rendez-vous médical de Cookie fut donc à 3 mois. En tant que mère indigne, j'avais aussi négligé de le faire vacciner à 2 mois pile, comme je me disais qu'ils le feraient certainement de toute manière au rendez-vous chez le doc. Le rendez-vous étant tombé pile la première journée de mon retour au travail, peu habituée de m'affirmer dans mon rôle de nouvelle maman et encore enclavée dans un rôle de résidente subordonnée, résignée et travaillante, j'ai laissé le soin à mon chum d'aller avec Cookie pour cette première visite médicale. Je me disais que le père et la mère devraient assumer de manière égale ce genre de tâche, alors disons que je ne me sentais pas plus indigne qu'il le faut.
Sauf que mon chum s'est fait ramasser en pas pour rire par le maudit médecin. Premièrement, malgré que je lui ai dit d'amener une bouteille au cas où le petit aurait faim, il a écouté son instinct de père et a laissé la bouteille à la maison "parce que de toute manière il n'y aurait probablement pas de micro-onde sur place" (bien entendu ma suggestion de le réchauffer un peu avec de l'eau chaude du robinet n'a pas été retenue parce que "trop compliquée". Ah les hommes, aucune débrouillardise!). Évidemment, le médecin était en retard dans ses rendez-vous et mon chum a attendu plus d'une heure, au bout de laquelle le petit était mort de faim et hurlait dans la salle d'attente. Le médecin a demandé à mon chum où était la mère du bébé, et quand ce dernier lui a dit que j'étais au travail, il était bien entendu outré. De surcroît, il n'en revenait pas que mon chum n'ait pas de bouteille de lait avec lui (et je dois lui donner raison là-dessus...) Il a ensuite dit à mon chum d'aller acheter un biberon de l'autre côté de la rue comme il avait des échantillons de formule dans son bureau pour que mon chum puisse nourrir le bébé. Mon chum a répondu que Cookie était un bébé exclusivement allaité et que sa mère était contre les formules pour nourissons. Comme j'étais au travail et que j'abandonnais mon enfant exclusivement allaité aux soins d'un père indigne, le médecin y est allé de commentaires salés sur moi du genre "si la mère du bébé veut l'allaiter, elle devrait arrêter de travailler". Finalement, comme mon chum n'a pas cédé pour la formule, le médecin a eu la décence de le laisser ramener le bébé chez nous, le nourrir et ensuite le ramener pour l'examen. Et je passe sous silence la merde qu'il a fait à mon chum parce que Cookie avait 3 mois et oh malheur pas encore vacciné et que mon chum avait laissé le sacro-saint carnet de vaccination à la maison.
Deuxième visite. J'ai dépassé le stade de "je suis une nouvelle maman au travail qui ne s'affirme pas" et je serais prête mentalement à prendre quelques heures de congé pour accompagner Cookie chez le médecin. Mais je ne peux pas. J'ai trop peur de ce satané médecin que mon chum a décrit en termes très peu élogieux. Alors mon chum y retourne seul. Cookie a pris très peu de poids en 6 semaines, évidemment le foutu médecin dit à mon chum que "c'est la faute de la maman qui ne lui donne pas assez de lait", suggère assez clairement de le supplémenter à la formule pour qu'il gagne du poids, bref mon chum se sent comme un père indigne qui met la vie de son fils en danger en laissant l'allaitement exclusif se poursuivre.
Lorsque mon chum me raconte tout ça, je panique et je suis dans un état d'alerte pendant une semaine entière. Je lis des tonnes d'information sur le gain de poids pendant l'allaitement. Je me rassure un peu mais je dois me rendre à l'évidence : Cookie n'a pas vraiment gagné de poids (200 grammes en 6 semaines) mais paraît tout de même comme un bébé en bonne santé. L'infirmière du CLSC finit par me rassurer que des histoires comme les miennes elle en entend tous les jours, que si mon bébé est joyeux, qu'il dort bien, et qu'il se développe normalement, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je suis alors son conseil, je range le mal de tête qui s'était incrusté depuis la visite médicale et je profite de la vie avec Cookie sans me préoccuper de la quantité de lait qu'il boit. En fait, comme il montre une impatience de plus en plus grandissante à piquer les aliments dans mon assiette, je commence à le faire manger à 5 mois et demi, introduisant d'abord les fruits puis les légumes. J'ai omis les céréales commerciales par choix personnel, parce qu'après maintes recherches sur le sujet je n'ai pas encore compris la nécessité d'un tel aliment hautement transformé et que j'ai conclu que ça avait dû être inclus dans le "protocol" de l'alimentation des bébés suite à des pressions de l'industrie.
6 mois. Mon bébé a un rendez-vous de "contrôle de poids" parce qu'il n'a pas pris assez à la dernière visite. Je décide de prendre mon courage à deux mains et d'y aller moi-même. Après 1h30 d'attente dans la salle d'attente, nous entrons enfin dans une salle d'examen. Après une bonne demie-heure, le médecin fait enfin son apparition. (Entre temps j'ai eu le temps de vérifier le dossier médical de Cookie pour découvrir une note faisant mention de mon chum venant seul aux rendez-vous dans un ton très "mère indigne à l'horizon"; mon chum n'exagérait donc pas lorsqu'il me racontait les visites médicales... )
C'est une femme mi-cinquantaine, le style sévère et vieillot, et un accent anglophone strident. Pas bon. Elle me demande d'abord d'un air bête pourquoi je suis là. Même pas capable de lire ce qu'elle avait noté dans son dossier lors de la dernière visite... Quand je lui rappelle que c'est pour un contrôle de poids, elle m'ordonne en anglais de déshabiller le petit. Malgré qu'il ait un nom on-ne-peut-plus francophone. Certes dans la vie je parle en anglais plus qu'en français, donc ça ne m'indispose pas vraiment sur le plan intellectuel. Mais sur le plan personnel ça m'insulte. Le petit donc déshabillé on le met sur la balance. Résultat : 800g en 4 semaines! Je suis folle de joie :-) De mon côté j'étais rassurée, prête à rhabiller le bébé et à le ramener à la maison. Mais non. Cette conne aurait voulu qu'il prenne encore PLUS de poids. Elle me questionne sur ce qu'il mange. Comme il avait exactement 6 mois, je m'attendais à ce qu'elle me réprimande vu qu'il avait commencé à manger 2 semaines avant son sixième "moisiversaire", mais non : elle me dit, d'un ton méprisant et arrogant, que je ne le nourris pas ASSEZ. Euh... les recommendations de l'OMS??? J'ai eu envie de rétorquer mais ayant une preuve maintenant que ce médecin est incompétent (du moins selon mes critères, comment peux-t'on faire de la pédiatrie et ne pas connaître les recommendations de l'OMS?) j'ai laissé coulé. Elle m'a conseillé de le gaver 3 fois par jour de céréales (les fruits et les légumes ne sont pas assez caloriques selon ses dires, donc des aliments très secondaires), j'ai souris, rhabillé mon bébé, écouté le reste de ses conneries en jurant intérieurement et j'ai quitté. Avec le mal de bloc. Devant tant de connerie. Et devant une telle bitche aussi!!
Je me suis donc prise en main. J'ai parlé au médecin de famille le plus pro-allaitement que je connais et je lui ai demandé de suivre Cookie. Elle a refusé parce qu'elle déménage dans deux mois (je n'en avais aucune idée!) mais elle m'a recommendé d'autres médecins de famille. Dont une fille qui était dans ma classe en médecine. J'ai donc parlé à cette dernière et elle était enchantée à l'idée d'être le médecin de Cookie. J'ai aussi pris un rendez-vous au CLSC pour les vaccins avec l'infirmière qui nous "suit" plus ou moins depuis les cours prénataux.
Voilà. Alors le rendez-vous médical est lundi. Et les vaccins ont été donné jeudi avec 1 mois de retard sur le calendrier habituel. Mais sans que mon chum se fasse traiter de père indigne :-). Je me dis que ça ne peut pas être pire que l'autre bitche, mais honnêtement je suis certaine que ça va être correct. J'ai un bon feeling cette fois-ci et j'ai même hâte d'y aller!
Après l'accouchement, trouver un médecin pour Cookie était la moindre de mes priorités. Je n'avais aucun problème avec l'allaitement, le bébé prenait bien le sein, je l'ai emmené au CLSC pour le faire peser à 10 jours pour remarquer avec grand bonheur qu'il avait repris son poids de naissance. La nécessité d'un suivi médical me semblait assez floue, alors j'ai procrastiné pour trouver un médecin au bébé.
Mon chum ne l'entendait pas de la même façon. Il a commencé à paniquer très sérieusement à ce sujet lorsque Cookie a eu 2 mois, et après m'avoir agressé de façon répétée pendant près de 2 semaines il a finalement pris le problème en charge lui-même et il a fini par trouver un médecin.
Le premier rendez-vous médical de Cookie fut donc à 3 mois. En tant que mère indigne, j'avais aussi négligé de le faire vacciner à 2 mois pile, comme je me disais qu'ils le feraient certainement de toute manière au rendez-vous chez le doc. Le rendez-vous étant tombé pile la première journée de mon retour au travail, peu habituée de m'affirmer dans mon rôle de nouvelle maman et encore enclavée dans un rôle de résidente subordonnée, résignée et travaillante, j'ai laissé le soin à mon chum d'aller avec Cookie pour cette première visite médicale. Je me disais que le père et la mère devraient assumer de manière égale ce genre de tâche, alors disons que je ne me sentais pas plus indigne qu'il le faut.
Sauf que mon chum s'est fait ramasser en pas pour rire par le maudit médecin. Premièrement, malgré que je lui ai dit d'amener une bouteille au cas où le petit aurait faim, il a écouté son instinct de père et a laissé la bouteille à la maison "parce que de toute manière il n'y aurait probablement pas de micro-onde sur place" (bien entendu ma suggestion de le réchauffer un peu avec de l'eau chaude du robinet n'a pas été retenue parce que "trop compliquée". Ah les hommes, aucune débrouillardise!). Évidemment, le médecin était en retard dans ses rendez-vous et mon chum a attendu plus d'une heure, au bout de laquelle le petit était mort de faim et hurlait dans la salle d'attente. Le médecin a demandé à mon chum où était la mère du bébé, et quand ce dernier lui a dit que j'étais au travail, il était bien entendu outré. De surcroît, il n'en revenait pas que mon chum n'ait pas de bouteille de lait avec lui (et je dois lui donner raison là-dessus...) Il a ensuite dit à mon chum d'aller acheter un biberon de l'autre côté de la rue comme il avait des échantillons de formule dans son bureau pour que mon chum puisse nourrir le bébé. Mon chum a répondu que Cookie était un bébé exclusivement allaité et que sa mère était contre les formules pour nourissons. Comme j'étais au travail et que j'abandonnais mon enfant exclusivement allaité aux soins d'un père indigne, le médecin y est allé de commentaires salés sur moi du genre "si la mère du bébé veut l'allaiter, elle devrait arrêter de travailler". Finalement, comme mon chum n'a pas cédé pour la formule, le médecin a eu la décence de le laisser ramener le bébé chez nous, le nourrir et ensuite le ramener pour l'examen. Et je passe sous silence la merde qu'il a fait à mon chum parce que Cookie avait 3 mois et oh malheur pas encore vacciné et que mon chum avait laissé le sacro-saint carnet de vaccination à la maison.
Deuxième visite. J'ai dépassé le stade de "je suis une nouvelle maman au travail qui ne s'affirme pas" et je serais prête mentalement à prendre quelques heures de congé pour accompagner Cookie chez le médecin. Mais je ne peux pas. J'ai trop peur de ce satané médecin que mon chum a décrit en termes très peu élogieux. Alors mon chum y retourne seul. Cookie a pris très peu de poids en 6 semaines, évidemment le foutu médecin dit à mon chum que "c'est la faute de la maman qui ne lui donne pas assez de lait", suggère assez clairement de le supplémenter à la formule pour qu'il gagne du poids, bref mon chum se sent comme un père indigne qui met la vie de son fils en danger en laissant l'allaitement exclusif se poursuivre.
Lorsque mon chum me raconte tout ça, je panique et je suis dans un état d'alerte pendant une semaine entière. Je lis des tonnes d'information sur le gain de poids pendant l'allaitement. Je me rassure un peu mais je dois me rendre à l'évidence : Cookie n'a pas vraiment gagné de poids (200 grammes en 6 semaines) mais paraît tout de même comme un bébé en bonne santé. L'infirmière du CLSC finit par me rassurer que des histoires comme les miennes elle en entend tous les jours, que si mon bébé est joyeux, qu'il dort bien, et qu'il se développe normalement, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je suis alors son conseil, je range le mal de tête qui s'était incrusté depuis la visite médicale et je profite de la vie avec Cookie sans me préoccuper de la quantité de lait qu'il boit. En fait, comme il montre une impatience de plus en plus grandissante à piquer les aliments dans mon assiette, je commence à le faire manger à 5 mois et demi, introduisant d'abord les fruits puis les légumes. J'ai omis les céréales commerciales par choix personnel, parce qu'après maintes recherches sur le sujet je n'ai pas encore compris la nécessité d'un tel aliment hautement transformé et que j'ai conclu que ça avait dû être inclus dans le "protocol" de l'alimentation des bébés suite à des pressions de l'industrie.
6 mois. Mon bébé a un rendez-vous de "contrôle de poids" parce qu'il n'a pas pris assez à la dernière visite. Je décide de prendre mon courage à deux mains et d'y aller moi-même. Après 1h30 d'attente dans la salle d'attente, nous entrons enfin dans une salle d'examen. Après une bonne demie-heure, le médecin fait enfin son apparition. (Entre temps j'ai eu le temps de vérifier le dossier médical de Cookie pour découvrir une note faisant mention de mon chum venant seul aux rendez-vous dans un ton très "mère indigne à l'horizon"; mon chum n'exagérait donc pas lorsqu'il me racontait les visites médicales... )
C'est une femme mi-cinquantaine, le style sévère et vieillot, et un accent anglophone strident. Pas bon. Elle me demande d'abord d'un air bête pourquoi je suis là. Même pas capable de lire ce qu'elle avait noté dans son dossier lors de la dernière visite... Quand je lui rappelle que c'est pour un contrôle de poids, elle m'ordonne en anglais de déshabiller le petit. Malgré qu'il ait un nom on-ne-peut-plus francophone. Certes dans la vie je parle en anglais plus qu'en français, donc ça ne m'indispose pas vraiment sur le plan intellectuel. Mais sur le plan personnel ça m'insulte. Le petit donc déshabillé on le met sur la balance. Résultat : 800g en 4 semaines! Je suis folle de joie :-) De mon côté j'étais rassurée, prête à rhabiller le bébé et à le ramener à la maison. Mais non. Cette conne aurait voulu qu'il prenne encore PLUS de poids. Elle me questionne sur ce qu'il mange. Comme il avait exactement 6 mois, je m'attendais à ce qu'elle me réprimande vu qu'il avait commencé à manger 2 semaines avant son sixième "moisiversaire", mais non : elle me dit, d'un ton méprisant et arrogant, que je ne le nourris pas ASSEZ. Euh... les recommendations de l'OMS??? J'ai eu envie de rétorquer mais ayant une preuve maintenant que ce médecin est incompétent (du moins selon mes critères, comment peux-t'on faire de la pédiatrie et ne pas connaître les recommendations de l'OMS?) j'ai laissé coulé. Elle m'a conseillé de le gaver 3 fois par jour de céréales (les fruits et les légumes ne sont pas assez caloriques selon ses dires, donc des aliments très secondaires), j'ai souris, rhabillé mon bébé, écouté le reste de ses conneries en jurant intérieurement et j'ai quitté. Avec le mal de bloc. Devant tant de connerie. Et devant une telle bitche aussi!!
Je me suis donc prise en main. J'ai parlé au médecin de famille le plus pro-allaitement que je connais et je lui ai demandé de suivre Cookie. Elle a refusé parce qu'elle déménage dans deux mois (je n'en avais aucune idée!) mais elle m'a recommendé d'autres médecins de famille. Dont une fille qui était dans ma classe en médecine. J'ai donc parlé à cette dernière et elle était enchantée à l'idée d'être le médecin de Cookie. J'ai aussi pris un rendez-vous au CLSC pour les vaccins avec l'infirmière qui nous "suit" plus ou moins depuis les cours prénataux.
Voilà. Alors le rendez-vous médical est lundi. Et les vaccins ont été donné jeudi avec 1 mois de retard sur le calendrier habituel. Mais sans que mon chum se fasse traiter de père indigne :-). Je me dis que ça ne peut pas être pire que l'autre bitche, mais honnêtement je suis certaine que ça va être correct. J'ai un bon feeling cette fois-ci et j'ai même hâte d'y aller!
mercredi, septembre 03, 2008
Tomber en bas du lit
En fin de semaine dernière, alors que j'étais alitée, fiévreuse et quelque peu délirante, j'ai rêvé que Cookie était tombé en bas de notre lit et qu'il s'était blessé, puis que mon chum avait demandé le divorce parce que je mettais la sécurité de notre fils en danger en le laissant dormir dans notre lit. Ce rêve pour le moins étrange m'a tiré de mon sommeil juste à temps pour voir mon fils au pied du lit, prêt à rouler vers le sol. Cette même situation s'est répétée quelques heures plus tard, rêve en moins, alors qu'en proie à un étrange pressentiment, j'ai ouvert les yeux pour apercevoir Cookie qui roulait à une vitesse assez impressionnante vers le côté du lit non protégé. Je lui ai attrapé le bras juste avant qu'il n'atterisse sur le sol... de quoi me donner froid dans le dos.
La journée même, j'ai suggéré à mon chum de déposer le matelas directement sur le plancher. Suggestion qui a été refusée de façon claire, nette et précise. Sans possibilité d'argumenter derrière.
Depuis, j'essaie de trouver une autre solution. Bien entendu, mon chum, de manière inconsciente ou non, attend juste le moment où Cookie va enfin intégrer sa chambre, alors je crois qu'il a perçu ce manque de sécurité comme l'alibi parfait pour déplacer Cookie dans sa bassinette. Mais c'est sans tenir compte que Cookie et moi avons encore besoin de dormir ensemble. Pour l'allaitement. Mais aussi pour tout le reste. Comme je travaille le jour, la nuit c'est notre moment mère-fils privilégié, un moment à savourer blottis l'un contre l'autre tendrement.
Bref depuis la fin de semaine je ne dors que sur une oreille. Cookie est "emprisonné" entre mon corps (en diagonale) et le mur pour plus de "sécurité". Mais cette situation ne saurait durer. Je dois trouver une meilleure solution. Ou trouver la bonne monnaie d'échange pour que mon chum accepte l'idée de poser le matelas par terre ;-)
La journée même, j'ai suggéré à mon chum de déposer le matelas directement sur le plancher. Suggestion qui a été refusée de façon claire, nette et précise. Sans possibilité d'argumenter derrière.
Depuis, j'essaie de trouver une autre solution. Bien entendu, mon chum, de manière inconsciente ou non, attend juste le moment où Cookie va enfin intégrer sa chambre, alors je crois qu'il a perçu ce manque de sécurité comme l'alibi parfait pour déplacer Cookie dans sa bassinette. Mais c'est sans tenir compte que Cookie et moi avons encore besoin de dormir ensemble. Pour l'allaitement. Mais aussi pour tout le reste. Comme je travaille le jour, la nuit c'est notre moment mère-fils privilégié, un moment à savourer blottis l'un contre l'autre tendrement.
Bref depuis la fin de semaine je ne dors que sur une oreille. Cookie est "emprisonné" entre mon corps (en diagonale) et le mur pour plus de "sécurité". Mais cette situation ne saurait durer. Je dois trouver une meilleure solution. Ou trouver la bonne monnaie d'échange pour que mon chum accepte l'idée de poser le matelas par terre ;-)
lundi, septembre 01, 2008
2 de plus!
Petit Cookie a fêté ses 7 mois en grand : il a maintenant 2 dents de plus! L'incisive du haut à droite a été la première à se pointer le nez en soirée le vendredi, et celle de gauche a fait sa grande entrée dans la bouche de Cookie le samedi soir. Et je l'ai découvert de la manière la plus délicieuse qui soit, c'est à dire pendant qu'il riait aux éclats :-)
***
Ces derniers jours, nous sommes vraiment une "famille de poqués" comme le dit si bien mon chum! Ce dernier a attrapé un virus vraiment terrible, et il me l'a refilé. Nous avons donc fièvres, maux de gorges, nausées, toux, etc. Il y a longtemps que je me suis sentie si malade. Tellement malade que la plupart du temps je sens que je ne pourrais même pas conduire ma voiture de façon sécuritaire. Sans parler du fait que j'ai dû aller travailler dans cet état hier (dimanche) parce que j'étais de garde et que c'était illusoire de s'imaginer que quelqu'un pourrait me remplacer, surtout pendant une fin de semaine de 3 jours.
La maternité aura tout de même apporté une chose de bon dans ma vie : je mets plus mes limites. Et si je me sens encore comme ça demain matin, too bad so sad mais je reste à la maison pour me reposer. Si je le fais ça sera la deuxième fois depuis le début de ma résidence que je prends un congé maladie (la dernière fois était il y a 2 mois). Merci Cookie pour ces précieux enseignements!!
***
Ces derniers jours, nous sommes vraiment une "famille de poqués" comme le dit si bien mon chum! Ce dernier a attrapé un virus vraiment terrible, et il me l'a refilé. Nous avons donc fièvres, maux de gorges, nausées, toux, etc. Il y a longtemps que je me suis sentie si malade. Tellement malade que la plupart du temps je sens que je ne pourrais même pas conduire ma voiture de façon sécuritaire. Sans parler du fait que j'ai dû aller travailler dans cet état hier (dimanche) parce que j'étais de garde et que c'était illusoire de s'imaginer que quelqu'un pourrait me remplacer, surtout pendant une fin de semaine de 3 jours.
La maternité aura tout de même apporté une chose de bon dans ma vie : je mets plus mes limites. Et si je me sens encore comme ça demain matin, too bad so sad mais je reste à la maison pour me reposer. Si je le fais ça sera la deuxième fois depuis le début de ma résidence que je prends un congé maladie (la dernière fois était il y a 2 mois). Merci Cookie pour ces précieux enseignements!!
vendredi, août 29, 2008
7 mois demain!
Petit Cookie aura 7 mois demain! Déjà 7 mois que j'étais en travail et que je le sentais me donner des coups de pieds dans mon bedon pour la dernière fois. De petit poupon tout rose il est devenu un bébé très curieux et explorateur. C'est incroyable comme il grandit (et vieillit) vite (trop vite au goût de sa maman d'ailleurs!)
Il a maintenant 2 dents (les deux incisives du bas, qui sont sorties à un jour d'interval lorsqu'il avait 5 mois et demi), il mange une diversité assez incroyable de fruits et de légumes, il roule du dos au ventre et du ventre au dos et est maintenant capable de ramper un peu partout. Ce qu'il aime par dessus tout, c'est de pouvoir se tenir debout tout-seul, sans papa et maman, soit sur le bord d'une chaise ou sur le bord de son parc. Sans parler de son plaisir à marcher en mettant ses mains dans celles de maman.
Cookie est un bébé très sociable. Il adore la compagnie des autres enfants et ces derniers le lui rendent bien. Il rit aux éclats à tous les jours avec ses amis de la garderie, et il est souvent l'objet d'un concours bien particulier (celui qui fera rire le plus Cookie!!). Il aime aller dans les bras de tout le monde quand il est en forme, mais lorsqu'il est fatigué ou incommodé rien ne peut remplacer les bras (et le sein) de maman. Dans les lieux publics il sourit à tous les étrangers qui lui font de la façon; c'est vraiment très cute!
Il a tellement grandi depuis les derniers mois qu'il est maintenant trop grand pour son siège "coque". Il a maintenant un grand siège auto qui lui permet d'avoir plus de jouet à proximité lors des voyages en voiture (il est très mince pour sa taille). D'ailleurs, le médecin s'inquiétait un peu trop au goût de maman lors du dernier rendez-vous médical, et comme la maman trouve que son Cookie est en parfaite santé et qu'il se développe à un rythme tout à fait normal, elle a trouvé un nouveau médecin qui sera, on l'espère, un peu plus pro-allaitement.
Parlant de l'allaitement, ça va toujours à merveille. Cookie adore toujours autant le "néné" et le demande aussi souvent que possible lorsque maman est à la maison. Que dire des interminables grasses matinées (parfois jusqu'à 10h AM) à dormir en tétant ou des très fréquentes tétées nocturnes! Il est assez intelligent pour en profiter quand je suis là je pense!!! Et c'est très bien parce que ça stimule ma production de lait suffisamment pour que je continue de pomper assez de lait au cours de la journée pour répondre à ses besoins en bouteilles de lait à la garderie.
Petit Cookie, ta maman t'aime très fort et malgré le (trop) peu de temps passé ensemble parfois, je suis fière du chemin qu'on fait tous les deux. Je te souhaite un merveilleux moisiversaire demain et je te promets qu'on va profiter du prochain mois autant que possible :-)
Il a maintenant 2 dents (les deux incisives du bas, qui sont sorties à un jour d'interval lorsqu'il avait 5 mois et demi), il mange une diversité assez incroyable de fruits et de légumes, il roule du dos au ventre et du ventre au dos et est maintenant capable de ramper un peu partout. Ce qu'il aime par dessus tout, c'est de pouvoir se tenir debout tout-seul, sans papa et maman, soit sur le bord d'une chaise ou sur le bord de son parc. Sans parler de son plaisir à marcher en mettant ses mains dans celles de maman.
Cookie est un bébé très sociable. Il adore la compagnie des autres enfants et ces derniers le lui rendent bien. Il rit aux éclats à tous les jours avec ses amis de la garderie, et il est souvent l'objet d'un concours bien particulier (celui qui fera rire le plus Cookie!!). Il aime aller dans les bras de tout le monde quand il est en forme, mais lorsqu'il est fatigué ou incommodé rien ne peut remplacer les bras (et le sein) de maman. Dans les lieux publics il sourit à tous les étrangers qui lui font de la façon; c'est vraiment très cute!
Il a tellement grandi depuis les derniers mois qu'il est maintenant trop grand pour son siège "coque". Il a maintenant un grand siège auto qui lui permet d'avoir plus de jouet à proximité lors des voyages en voiture (il est très mince pour sa taille). D'ailleurs, le médecin s'inquiétait un peu trop au goût de maman lors du dernier rendez-vous médical, et comme la maman trouve que son Cookie est en parfaite santé et qu'il se développe à un rythme tout à fait normal, elle a trouvé un nouveau médecin qui sera, on l'espère, un peu plus pro-allaitement.
Parlant de l'allaitement, ça va toujours à merveille. Cookie adore toujours autant le "néné" et le demande aussi souvent que possible lorsque maman est à la maison. Que dire des interminables grasses matinées (parfois jusqu'à 10h AM) à dormir en tétant ou des très fréquentes tétées nocturnes! Il est assez intelligent pour en profiter quand je suis là je pense!!! Et c'est très bien parce que ça stimule ma production de lait suffisamment pour que je continue de pomper assez de lait au cours de la journée pour répondre à ses besoins en bouteilles de lait à la garderie.
Petit Cookie, ta maman t'aime très fort et malgré le (trop) peu de temps passé ensemble parfois, je suis fière du chemin qu'on fait tous les deux. Je te souhaite un merveilleux moisiversaire demain et je te promets qu'on va profiter du prochain mois autant que possible :-)
mercredi, août 27, 2008
Update
Ca doit faire un bon deux mois que je n'ai pas écrit, en partie parce que ma vie est trop occupée mais principalement parce que je n'ai pas encore tout à fait accepté ce qui s'est passé depuis les deux derniers mois.
Cookie était avec la maison avec son papa depuis mon retour au travail, et ledit papa n'était pas capable de s'occuper de son fils, physiquement et émotionnellement. Alors deux solutions s'offraient à nous, et comme je refusais de croire que mon chum ne continuerait pas de s'occuper de Cookie à la maison, la solution a été imposée : Cookie s'est retrouvé à la garderie.
Je l'écris et les larmes me montent aux yeux. Mais au moins maintenant je suis capable d'en parler sans sanglotter. Mon coeur de maman est brisé. En fait plus que brisé : il a été passé au tordeur et il en est ressorti en charpie. Chaque fois que je vois Cookie je me sens coupable. Chaque matin quand je quitte une horrible vague de culpabilité monte en moi. Et chaque fois que quelqu'un mentionne mon fils au travail j'ai la nausée à l'idée que je l'ai abandonné.
Au fond de moi-même je sais que je n'avais pas le choix. C'était soit j'acceptais, soit je divorçais. Et si je divorçais mon fils était coupé de son papa, et aurait dû passer encore plus de temps au service de garde parce que maman travaille de trop longues heures chaque jour. L'option de prendre un congé de maternité, même si elle existe sur papier, n'existe pas dans la vraie vie parce que je ne pourrais pas payer toutes les factures et les dettes avec 70% de mon salaire... Alors ça fait deux mois que je me dis que je fais de mon mieux, et que le temps que je passe avec mon fils doit être du temps de qualité où je me consacre à lui le plus possible. Donc aucune concession sur l'allaitement à la demande quand je suis à la maison et sur le cododo.
Malgré tout, je dois reconnaître que la gardienne de Cookie est extraordinaire. Quand je suis aller la rencontrer pour la première fois, et qu'elle m'a dit qu'elle avait allaité son fils pendant 3 ans et qu'elle avait fait du cododo avec ses deux enfants, je me suis sentie rassurée qu'elle allait me respecter. Elle utilise mes couches de coton et mes lingettes lavable, elle lui donne mes biberons de lait maternel et maintenant les purées maison qu'on lui prépare. Et elle s'en occupe avec amour. Et ses deux enfants (4 et 7 ans) sont littéralement en amour avec Cookie. Mais bon... ça ne vaudra jamais la vie qu'aurait eu Cookie si j'étais restée à la maison avec lui.
Et puis malgré ce que les gens peuvent en dire, je ne sais pas comment on peut être heureux en conciliant un travail et un jeune enfant d'âge préscolaire. J'en suis maintenant à un stade où je suis frustrée d'avoir 8 ans d'études universitaires, des dettes à rembourser, et que je ne pourrais pas faire ce dont j'aurais envie sans avoir un arrière goût de culpabilité pour l'autre moitié de ma vie que je laisserais tomber.
Cookie était avec la maison avec son papa depuis mon retour au travail, et ledit papa n'était pas capable de s'occuper de son fils, physiquement et émotionnellement. Alors deux solutions s'offraient à nous, et comme je refusais de croire que mon chum ne continuerait pas de s'occuper de Cookie à la maison, la solution a été imposée : Cookie s'est retrouvé à la garderie.
Je l'écris et les larmes me montent aux yeux. Mais au moins maintenant je suis capable d'en parler sans sanglotter. Mon coeur de maman est brisé. En fait plus que brisé : il a été passé au tordeur et il en est ressorti en charpie. Chaque fois que je vois Cookie je me sens coupable. Chaque matin quand je quitte une horrible vague de culpabilité monte en moi. Et chaque fois que quelqu'un mentionne mon fils au travail j'ai la nausée à l'idée que je l'ai abandonné.
Au fond de moi-même je sais que je n'avais pas le choix. C'était soit j'acceptais, soit je divorçais. Et si je divorçais mon fils était coupé de son papa, et aurait dû passer encore plus de temps au service de garde parce que maman travaille de trop longues heures chaque jour. L'option de prendre un congé de maternité, même si elle existe sur papier, n'existe pas dans la vraie vie parce que je ne pourrais pas payer toutes les factures et les dettes avec 70% de mon salaire... Alors ça fait deux mois que je me dis que je fais de mon mieux, et que le temps que je passe avec mon fils doit être du temps de qualité où je me consacre à lui le plus possible. Donc aucune concession sur l'allaitement à la demande quand je suis à la maison et sur le cododo.
Malgré tout, je dois reconnaître que la gardienne de Cookie est extraordinaire. Quand je suis aller la rencontrer pour la première fois, et qu'elle m'a dit qu'elle avait allaité son fils pendant 3 ans et qu'elle avait fait du cododo avec ses deux enfants, je me suis sentie rassurée qu'elle allait me respecter. Elle utilise mes couches de coton et mes lingettes lavable, elle lui donne mes biberons de lait maternel et maintenant les purées maison qu'on lui prépare. Et elle s'en occupe avec amour. Et ses deux enfants (4 et 7 ans) sont littéralement en amour avec Cookie. Mais bon... ça ne vaudra jamais la vie qu'aurait eu Cookie si j'étais restée à la maison avec lui.
Et puis malgré ce que les gens peuvent en dire, je ne sais pas comment on peut être heureux en conciliant un travail et un jeune enfant d'âge préscolaire. J'en suis maintenant à un stade où je suis frustrée d'avoir 8 ans d'études universitaires, des dettes à rembourser, et que je ne pourrais pas faire ce dont j'aurais envie sans avoir un arrière goût de culpabilité pour l'autre moitié de ma vie que je laisserais tomber.
mercredi, juin 11, 2008
Elle arrive enfin !!
Ça fait presque 4 semaines que je l'attends. Si avant d'avoir Cookie 4 semaines ce n'était rien dans ma vie, c'est maintenant une éternité. Alors j'ai très hâte. Et j'ai l'impression de l'attendre depuis tellement longtemps qu'elle ne viendra jamais.
Évidemment, je fais allusion à ma fin de semaine de congé :-). Un VRAI congé. Chez moi, dans ma maison. Deux jours à profiter de Cookie, à pouvoir l'allaiter 24h sur 24, à ne pas (trop) penser à mon maudit tire-lait et aux patientes trop demandantes.
...
Je pense que je n'étais pas prête à abandonner ma vie "d'avant" lorsque j'ai accouché de Cookie. Encore aujourd'hui, je suis trop attachée à l'idée d'aller travailler et d'aller prendre soin des autres. La seule différence c'est que maintenant le doute s'insinue. Un doute insidieux à savoir si finir ma résidence le plus vite possible était vraiment la meilleure solution. Si cet excès d'ambition en vaut la chandelle. À force de me faire dire que "je n'aime pas mon bébé pour être déjà de retour au travail", je commence à me poser des questions. Et je commence à souhaiter que tout le monde oublie qu'il y a 5 mois à peine je travaillais avec ma bedaine de 39 semaines :-(
Je pensais que j'aurais du support de la part de mon chum quand j'allais retourner travailler. Je n'avais jamais réalisé qu'il allait trouver ça aussi difficile de s'occuper de Cookie tous les jours pendant que je suis à l'hôpital. Je me sens tellement seule dans mes belles ambitions. Oui je peux encore graduer en juin 2010 mais à quel prix?
Autant j'adore être une maman, autant je déteste me sentir déchirée de la sorte. J'ai juste envie d'être heureuse. Et le pire c'est que je ne suis pas convaincue que je serais heureuse en restant à la maison à temps plein avec Cookie.
...
Il faut se focusser sur le positif : une belle fin de semaine de congé avec Cookie :-). Et la fin de semaine qui suivra : une autre fin de semaine de congé avec Cookie. Plus deux congé fériés qui s'en viennent.
Évidemment, je fais allusion à ma fin de semaine de congé :-). Un VRAI congé. Chez moi, dans ma maison. Deux jours à profiter de Cookie, à pouvoir l'allaiter 24h sur 24, à ne pas (trop) penser à mon maudit tire-lait et aux patientes trop demandantes.
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Je pense que je n'étais pas prête à abandonner ma vie "d'avant" lorsque j'ai accouché de Cookie. Encore aujourd'hui, je suis trop attachée à l'idée d'aller travailler et d'aller prendre soin des autres. La seule différence c'est que maintenant le doute s'insinue. Un doute insidieux à savoir si finir ma résidence le plus vite possible était vraiment la meilleure solution. Si cet excès d'ambition en vaut la chandelle. À force de me faire dire que "je n'aime pas mon bébé pour être déjà de retour au travail", je commence à me poser des questions. Et je commence à souhaiter que tout le monde oublie qu'il y a 5 mois à peine je travaillais avec ma bedaine de 39 semaines :-(
Je pensais que j'aurais du support de la part de mon chum quand j'allais retourner travailler. Je n'avais jamais réalisé qu'il allait trouver ça aussi difficile de s'occuper de Cookie tous les jours pendant que je suis à l'hôpital. Je me sens tellement seule dans mes belles ambitions. Oui je peux encore graduer en juin 2010 mais à quel prix?
Autant j'adore être une maman, autant je déteste me sentir déchirée de la sorte. J'ai juste envie d'être heureuse. Et le pire c'est que je ne suis pas convaincue que je serais heureuse en restant à la maison à temps plein avec Cookie.
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Il faut se focusser sur le positif : une belle fin de semaine de congé avec Cookie :-). Et la fin de semaine qui suivra : une autre fin de semaine de congé avec Cookie. Plus deux congé fériés qui s'en viennent.
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