Lilypie Third Birthday tickers

mardi, juin 13, 2006

Pureté!!

Vu chez Damia...




À la fin du test ils me disent que je suis normale mais que je ne me lâche pas assez...
Mais bon dans le fond est-ce que c'est si mal que ça d'être pure?? ;-)

vendredi, juin 09, 2006

Air bête

Question existentielle du jour : pourquoi la majorité des secrétaires et autres employés de bureau sont-ils bêtes quand on s'adresse à eux? Et pourquoi semblent-ils encore plus bête lorsqu'on leur parle poliment?

Ce matin, le médecin qui me supervise me demande d'aller au laboratoire pour aller chercher des spécimens de sang d'une patiente qu'elle voulait regarder au microscope cet après-midi. Je trouve tous les renseignements sur la patiente et les dates auxquelles les examens ont été fait pour ensuite me rendre au laboratoire. Je demande alors poliment à la madame qui est là ou je pouvais trouver ces spécimens... Elle commence à m'engueuler (carrément!!!) et me dire que je ne peux pas entrer et demander les spécimens comme ça, qu'il faut que j'appelle plusieurs heures voire jours à l'avance. Je lui dis qu'on en a pas besoin immédiatement, juste pour l'après-midi (il est 9h le matin). Elle rétorque que de toute manière, ils n'ont pas assez de personnel pour faire ça, blablablablabla pendant un gros 2 minutes pour quelque chose dont je suis loin d'être responsable. Finalement je lui laisse les infos sur un bout de papier et j'espère qu'elle fasse sa job comme il faut...

Sincèrement, c'est pas mieux avec la secrétaire de mon département. Elle est probablement payée plus cher que moi à se pogner le beigne à la journée longue, et aussitôt qu'on lui pose une question (du genre : quel papier je dois remplir pour demander mes vacances?), elle se fâche qu'on ne sache pas la réponse...

Des fois j'en ai vraiment assez de cet job de merde. Je passe mon temps à me faire gueuler dessus sans aucune raison par les médecins "patrons", les secrétaires, les réceptionistes et les infirmières. J'ai vraiment hâte d'avoir terminé... et dire qu'il me reste encore 4 ans de cette bullshit à endurer avant d'être gynécologue... :-(

jeudi, juin 08, 2006

Ma mère...

Finalement, je ne devrais pas trop me plaindre de ce nouveau stage qui me laisse beaucoup de temps libre dans une journée... parce que dès le mois prochain, quand je serai de retour en gynéco-obstétrique, je vais sûrement passer mes journées à courir partout!!

Me voilà donc encore toute seule dans notre joli petit bureau de résidents à attendre qu'un service de l'hôpital consulte notre service d'hématologie. Toutefois, plus les minutes passent et plus la chance d'avoir une consultation diminue, parce qu'habituellement la décision de consulter un service se prend le matin. Mais bon, il y a toujours des exceptions...

Et bon, comme je devrais avoir devant moi assez de temps pour écrire un texte assez long, je vais en profiter pour raconter la deuxième brique qui nous est tombé sur la tête il y a maintenant presque 3 semaines...

1 semaine après notre retour de notre voyage de noce (qui fut merveilleux en passant :-)), mes parents devaient venir déménager ma soeur, qui retourne passer l'été à Chicoutimi. Ils ne venaient que pour 1 nuit et je les avais convaincu de venir coucher chez moi au lieu d'aller à l'hôtel (mes parents ont toujours peur de déranger) comme ça ma mère pourrait voir notre nouvel appart (nous avons déménagé en décembre dernier dans un 5 1/2... le gros luxe à côté de notre ancien 3 1/2 avec une pièce double!!).

Donc voilà, le déménagement était presque terminé et mon père et ma soeur montaient l'escalier pour aller chercher les derniers meubles, quand ma mère les suivait derrière. Tout à coup, sans raison apparente, ma mère est tombée sur le palier entre les deux escaliers. Ma soeur, qui a vu ma mère tomber, dit qu'elle n'a eu aucun réflexe pour se protéger, qu'elle est tombée comme quelqu'un qui a perdu connaissance. Ma soeur descend à toute vitesse pour voir si ma mère est correcte. Elle semble un peu sonnée et elle dit qu'elle a beaucoup de douleur à l'épaule droite. Mon père veut qu'elle se lève debout mais elle dit qu'elle n'est pas capable. Ma soeur appelle donc l'ambulance qui vient la chercher assez rapidement pour l'amener à l'hôpital.

Vers 13h, je reçois un appel de ma soeur. Elle pleure tellement ça lui prend 2 minutes juste pour me dire que ma mère est tombée et qu'elle est à l'hôpital. Elle est vraiment très bouleversée et elle me dit que c'est de sa faute si maman est tombée, que si elle n'était pas venu pour l'aider à déménager ça ne se serait jamais produit...

14h, on fini par arriver à l'hôpital, et ma mère est aux rayons X. Elle fait un effort pour nous sourire mais on voit bien qu'elle a mal. Mon père est convaincu que ma mère ne s'est que "déboîté" l'épaule et qu'elle va être mieux très rapidement. Mais moi je vois ma mère qui se tient le bras de la même manière que je le faisais quand je me suis cassée le coude, et je trouve que l'épaule a l'air drôlement enflée, ce qui me laisse assez perplexe et me permet de douter fortement de l'hypothèse de mon père. Finalement, le médecin de l'urgence est venu nous voir et le diagnostique est tombé : fracture du bras. Mon père commence à capoter, ma mère nous dit qu'elle s'en doutait, et moi (en tant que médecin) je m'inquiète de savoir ou est la fracture exactement... Le médecin de l'urgence, comprenant que je suis médecin aussi, a commencé à m'exposer les options (comme si le fait d'être médecin faisait de moi le chef de la famille...) et à me laisser le choix qu'elle reparte et qu'elle fasse un suivi avec un orthopédiste de Chicoutimi ou qu'elle dorme à l'hôpital pour voir leur orthopédiste le lendemain matin. Je dis à ma mère qu'elle est mieux de rester à l'hôpital et de se reposer là-bas, qu'elle va trouver ça loin venir chez moi dans cet état-là. Elle dit qu'elle veut se reposer, alors on quitte pour la soirée...

Mon père, d'une nature assez anxieuse, a capoté pour le reste de la soirée. Mon chum et moi avons essayé de le réassurer tant bien que mal, mais ça n'a pas donné gros de résultats.

Le lendemain matin, ma mère appelle chez moi alors que nous devions quitter pour aller la voir à l'hôpital : elle pleure et elle me dit qu'elle a aussi la hanche cassée. Elle vient juste de voir l'orthopédiste et il vient de lui dire qu'il va l'opérer en fin d'avant-midi pour la hanche...

On se rend donc à l'hôpital pour la voir : son moral est pas si mal et elle nous dit que son médecin est jeune et beau ;-). Ma soeur, apprenant la nouvelle que ma mère va rester à l'hôpital, ne veut plus retourner à Chicoutimi... Par gentillesse je l'invite chez moi vu que son appart était déjà tout vidé... Disons que mon chum n'était pas très chaud à l'idée mais il a quand même l'esprit de famille, alors il n'a rien dit.

Mon père, de son côté, devait retourner à Chicoutimi avec la van louée pour le déménagement de ma soeur, alors il est rentré seul le dimanche soir.

Finalement le bras de ma mère aussi a eu besoin d'une chirurgie, et une grosse : l'os était en plusieurs petits fragments qu'ils ne pouvaient pas réparer, alors ils ont dû lui mettre une prothèse...

Et bon, tout ça peut sembler bien dramatique mais il y a plus encore : ma mère n'a que 49 ans. Elle est encore toute jeune. C'est pas normal de tomber par terre et de se casser le bras en mille miettes et de se casser la hanche. C'est le genre de chose qui arrive à une femme de 70 ans qui a beaucoup d'ostéoporose. Eh bien c'est là qu'est la clé de l'énigme...

Il y a trois ans, le médecin de famille de ma mère l'a envoyé passer une densité osseuse, qui est un test qu'on fait pour détecter l'ostéoporose. Le test était positif : elle faisait déjà de l'ostéoporose à 46 ans. Il lui a prescrit des suppléments de calcium et de vitamine D, plus du fosamax qu'on prescrit pour ne pas que l'os continue de se détériorer.

Elle a décidé que c'était trop de médicaments pour elle et qu'elle aimait mieux se traiter avec des méthodes "naturelle" à la place. Elle a donc commencé à boire un ou deux verre de lait de soya par jour(parce que ça sonne plus naturel que du lait de vache, donc ça doit être meilleur pour la santé...) et à manger plus de produits laitiers. Enfin bref malgré son changement de diète elle ne prenait pas assez de calcium et surtout, elle ne prenait pas le médicament pour empêcher à l'os de se détériorer encore plus...

J'ai toujours su que ma mère était à risque de faire de l'ostéoporose, parce que ma grand-mère en fait, et j'ai souvent dit au cours des trois dernières années à ma mère qu'elle devrait faire une densité osseuse pour s'assurer qu'elle n'en faisait pas. Ma soeur, qui étudie en ergothérapie, lui en avait aussi parlé quand elle avait eu des cours sur l'ostéoporose. Tout ça pour dire que ma mère a eu amplement d'indices qu'elle devait faire quelque chose à propos de l'ostéoporose.

Bien entendu, elle a été assez intelligente pour ne pas le dire à personne. Sauf à sa soeur qui, elle aussi, est pro-produits naturels, et elle avait fait promettre à sa soeur de ne pas en parler à personne.

Le dimanche matin, avant sa chirurgie pour la hanche, elle me dit naïvement : "Tu sais Mandoline, mon médecin de famille m'avait diagnostiquée il y a trois ans avec l'ostéoporose. Il m'avait prescrit du Fosamax mais je ne l'ai pas pris parce que je voulais me traiter naturellement avec du lait de soya. Est-ce que tu penses que ça aurait fait une différence si j'avais pris le médicament?"

Qu'est-ce que tu veux répondre à ça... Comment dire à sa mère 30 minutes avant qu'elle se fasse opérer qu'elle est vraiment conne et qu'elle a vraiment cherché son malheur toute seule... اa ne se dit pas, donc je ne l'ai pas dit. Je lui ai dit que nous ne saurions jamais si tout ça serait arrivé même en prenant le fosamax (même si je suis sûre à 99% au fond de moi-même que ça ne serait pas arrivé, ou que les conséquences auraient été beaucoup plus limitées).

Enfin, finalement elle est restée presque deux semaines hospitalisée à Montréal, puis elle a pu être transférée dans un centre de réadaptation au Saguenay. Là, au moins, mon père peut aller la voir tous les jours, et ma soeur (qui est finalement restée une très longue semaine chez nous) va la voir à tous les 2-3 jours. Une de ses belles-soeurs préférées est infirmière dans ce centre, alors elle la voit tous les jours. Donc maintenant l'ouragan est sorti de ma vie. Mais ça n'a vraiment pas été facile quand elle était à Montréal, dans un hôpital à 1h de transport en commun de chez moi, avec des horaires de travail qui finissaient vers 18h chaque soir. Et comme quand ma soeur est partie j'étais son seul support, je n'avais pas beaucoup le choix d'y aller à chaque jour pour lui apporter les trucs qu'elle avait besoin pour sa physio, pour l'aider à faire sa toilette, etc. Ouf... pas évident... Et mon chum a trouvé ça vraiment difficile d'avoir à partager notre appart avec ma soeur et/ou mon père (dépendamment des jours) sur une période d'une dizaine de jours.

mercredi, juin 07, 2006

Après mariage...

Le problème, quand ça fait trop longtemps que je n'écris pas, est que je me sens comme si j'avais une très grosse boule au fond de la gorge et que j'ai besoin de la raconter pour la faire passer.

Le problème, lorsque ça fait longtemps que je n'ai pas écris, est que je n'ai pas donné, au fil des jours, le contexte qui entoure cette grosse boule d'émotion au fond de la gorge.

Le problème, c'est que depuis la dernière fois que j'ai écris, c'est qu'il y a eu des choses merveilleuses et des choses vraiment terribles, alors si je mets le tout ensemble, ça va faire un mélange probablement assez indigeste.

Alors j'hésite entre tout raconter, quitte à ce que ça prenne beaucoup de temps et d'espace sur ce blog, ou alors y aller de quelques petits trucs quotidien et raconter le tout un petit peu à la fois.

Et bon, à force de peu écrire on a que très peu de lecteur, alors je ne ressens pas le même plaisir
à écrire qu'à l'époque lorsque j'avais mon journal et que je l'updatais à chaque jour. Et puis bon aujourd'hui avec l'avalanche des blogs, un blog n'en est qu'un parmi tant d'autres.

Au lieu de tergiverser peut-être que je devrais dire comment, après 2-3 mois de silence, je réussis à me retrouver ici à écrire.

D'abord j'ai commencé un nouveau stage hier, un stage d'hématologie, qui se déroule dans un service ou il n'y a que des consultations. S'il n'y a aucune consultation dans l'hôpital à un moment X, nous nous assoyons dans notre bureau (ou ailleurs dans l'hôpital) et nous pouvons perdre notre temps comme nous en avons envie. Ce qui est bien en soit, puisque j'ai moins l'impression d'être un bourreau de travail, mais c'est ennuyeux parce que ma tolérance à l'oisiveté au travail est assez limitée (lire : je m'emmerde très rapidement et j'ai juste hâte de retourner à la maison...). Donc me voilà à ne rien faire, cet après-midi, toute seule dans ce bureau équipé d'un bel ordi et d'internet, à attendre que quelque chose se passe. Et comme ça fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines que j'ai envie de venir poster sur ce blog, j'ai décidé d'en profiter. Et puis comme depuis que j'ai ce blog mon chum (pardon! mon mari!!) n'en sait rien, j'essaie d'éviter d'écrire un post à la maison quand il a une grande chance de le découvrir. Pas que j'aie nécessairement rien à lui cacher, mais plutôt que je n'ai pas envie de discuter nécessairement de tout ce que j'écris avec lui.

Présentement à la maison c’est assez difficile. Pas difficile avec mon chum, heureusement, mais plutôt dans le contexte dans lequel on vit. Depuis le mariage, faut dire qu’on a quelques briques qui nous sommes tombées sur la tête…

Tout d’abord, comme je crois que j’en avais déjà parlé, la famille de mon chum est vraiment « spéciale ». Je voudrais écrire « folle » mais je pense que ça serait un jugement un peu gros. J’ai déjà raconté brièvement notre voyage en Bretagne en juin 2005, qui, même s’il s’était somme toute assez bien déroulé, nous avait fait goûter à la « folie » de la mère de mon chum pas mal… Bien entendu, elle n’a pas manqué de laisser sa marque sur notre mariage… Marque quand même assez légère parce que nous avons eu un mariage vraiment extraordinaire (ah!!! Soupir… c’est déjà loin derrière…) mais quand même assez marquante pour blesser mon amour. Plus le temps passe et plus je la déteste, et plus j’approche le point de non-retour à son égard (en fait je l’ai probablement déjà atteint…). Enfin bref, elle voulait venir visiter notre appartement lors de son passage à Montréal et je n’en avais pas envie. Malgré toute ma timidité, quand je ne veux pas quelque chose, je ne le ferai pas, alors j’ai tenu mon bout contre mon chum (qui lui voulait lui faire visiter pour éviter qu’elle fasse une crise). اa peut sembler un peu cruel de lui empêcher de visiter notre appartement, mais il faut garder en tête que lorsque nous étions chez elle, elle ne s’est pas gênée pour fouiller dans nos affaires, et que dans sa tête, nous sommes « les enfants », donc nous n’avons aucun droit et elle peut faire ce qui lui plaît, même si ça implique des choses qui sont plus ou moins acceptable à mes yeux. Donc je n’avais pas envie d’avoir la belle-mère qui fouille dans mes armoires et qui fume dans mon salon, et comme je savais que mon chum ne serait pas capable de mettre de limites à sa mère, j’ai donc coupé court et refusé qu’elle visite. (Et de toute manière, l’appart était pas mal en désordre et donc ça ne me tentait pas vraiment qu’elle le voie dans cet état…).

La belle-mère avait manifesté à mon chum le désir de visiter notre appartement la journée de son arrivée, et à ce moment mon chum lui avait répondu que ça devrait être correct mais qu’il devait m’en parler avant. Évidemment, j’ai répondu que je refusais, j’ai expliqué mes raisons et d’un commun accord nous avons finalement décidé qu’elle ne viendrait pas chez nous. Deux jours plus tard, alors qu’elle l’appelle, elle lui laisse savoir qu’elle viendrait visiter notre appartement le lendemain matin, qui se trouvait à être la veille de notre départ pour Chicoutimi (ou nous nous sommes mariés). Mon chum lui dit alors que j’ai refusé qu’elle visite parce que c’est trop en désordre (ce qui n’était qu’une partie de la vérité). Elle commence alors à engueuler mon chum au téléphone et à lui dire que je n’étais qu’une « conne » et que je n’étais « pas humaine », et que décidément je ne tenais pas de ma mère qui elle est si gentille et a tellement hâte de la voir (ma mère lui a téléphoné une fois par politesse avant le mariage et décidément la belle-mère a eu une haute opinion d’elle…). Elle menace aussi mon chum d’appeler ma mère pour qu’elle nous fasse entendre raison, et elle exige que je la rappelle pour justifier mon refus qu’elle visite. De plus, elle dit à mon chum qu’elle ne viendra pas au mariage si elle ne visite pas. Bref, complètement surréaliste et plein de chantage affectif. Et cet appel se produit juste avant que mon chum aille à son dernier examen final (bonne dose de stress pour mon pauvre amour L). Après son examen, il me raconte tout ça et me supplie de changer d’idée pour la visite de sa mère. Je m’excuse, mais imaginer que je vais changer d’idée et inviter quelqu’un chez moi après une poignée d’excuses, il n’en était pas question, donc je tiens mon bout. J’essaie d’expliquer à mon chum que ce n’est pas en cédant à son chantage affectif qu’on va être capable d’attirer le respect. Il rappelle donc ses parents pour leur dire que je n’ai pas changé d’idée et qu’ils ne pourront pas visiter. Quand sa mère l’a entendu, elle a commencé à gueuler des insultes au téléphone (encore!!!) et j’étais à côté de mon chum… Je n’entendais pas ce qu’elle disait mais le ton et l’intensité de sa voix étaient drôlement impressionnants… Je l’écoutais et je tremblais de peur… je ne sais pas ce qui m’a retenu de raccrocher le téléphone et de mettre fin à cette situation vraiment surréaliste. Enfin bref, mon chum l’écoute en tremblant de peur et promet de rediscuter avec moi. Après qu’il se mette à pleurer devant moi en me disant que si je refuse de les laisser visiter les conséquences seront vraiment atroces, que ses parents allaient le « détruire » si nous résistions plus, j’étais tellement bouleversée que j’ai fini par céder en mettant 3 conditions : qu’ils s’excusent pour les insultes qu’ils avaient dites à mon sujet, que mon chum les surveille pour ne pas qu’ils fouillent dans les gardes-robes, armoires, etc. et que je ne sois pas présente. Mon chum me dit que c’est impossible, qu’ils ne se sont jamais excusés de la vie et qu’ils ne le feront jamais, et il continue de pleurer et de capoter qu’ils vont le détruire si je refuse. Finalement j’accepte à reculons parce que je ne savais plus comment rassurer mon chum. Il les rappelle à leur hôtel et là, ils n’ont jamais répondu. Et comme il a rappelé 10 minutes après avoir raccroché, nous sommes certains qu’ils étaient encore dans la chambre.

J’ai convaincu mon chum de ne pas les rappeler le lendemain, et d’attendre qu’ils appellent. Ils étaient frustrés, ont voulu « punir » mon chum et donc n’ont pas rappelé. Ce soir-là, ils étaient supposés faire un souper de famille (avec le frère et l’oncle de mon chum qui s’étaient eux aussi déplacés au Québec). Ils ont dit aux autres membres de la famille que mon chum avait annulé le souper, pour leur faire croire que mon chum n’était pas intéressé de les voir (ce qui, évidemment, est faux… quand ta famille vient de France pour te voir tu as envie de les voir).

Bref le dimanche, quand on est parti pour Chicoutimi, nous n’avions eu aucune nouvelle d’eux. Ils n’ont pas appelé le lundi non plus chez mes parents.

Le mardi, vers la fin de l’après-midi, son père téléphone et dit à mon chum : il y a eu un malentendu mais nous allons oublier ça, faisant une référence indirecte au fait que mon chum a été « pas correct » avec eux et qu’ils étaient prêts à pardonner. Alors que ce sont eux qui nous ont insultés et fait de la merde… c’est rare que la personne qui fait de la merde est celle qui pardonne par la suite… Enfin mon chum ne dit rien, il veut éviter une esclandre la journée de la cérémonie. Nous avons réussi à les éviter jusqu’à la journée du mariage, faisant exception du moment ou mes parents les avaient invité à prendre un café chez eux alors que nous étions présents. Mais bon, évidemment devant mes parents ils n’ont pas osé dire un mot plus haut que l’autre…

Le samedi 6 mai, jour béni de notre mariage, ils avaient l’air bizarre. Alors que tout le monde avait l’air heureux et joyeux, ils avaient l’air d’être à un enterrement. Mais bon on passe, c’est vraiment pas la fin du monde… ہ la sortie de l’église, la maudite belle-mère me « saute » carrément dessus pour m’embrasser et me féliciter. Disons que ce n’est vraiment pas une des premières personnes que j’avais envie d’embrasser à la sortie de l’église mais bon, politesse oblige, je lui donne deux becs. Là, madame me dit qu’elle en veut quatre (parce que la tradition en bretagne est apparemment de donner 4 becs au lieu de deux) et là, je refuse poliment mais fermement en lui disant que j’ai d’autres gens à voir et que au Québec, on ne donne que deux becs. Et donc je la plante là, vraiment en colère… (elle, pas moi)

Elle ne m’a pas reparlé du reste de la soirée et elle ne m’a pas regardé non plus. Sincèrement je n’en avais rien à foutre même si ça manquait vraiment de savoir-vivre. Le lendemain matin, au brunch, les parents de mon chum ne nous regardaient pas et ne nous ont pas parlé, même quand on s’est assis à leur table ou quelques uns de mes oncles et tantes étaient assis aussi. Avant de quitter, j’ai dit à mon chum qu’il faudrait aller dire au revoir à ses parents, question de politesse. Ils ont refusé de me donner des becs (incroyable mais vrai pour des Français!!!) mais je me suis bien vengé quand je leur ai dit d’un air angélique que je les remerciais de s’être déplacé pour le mariage, que c’était très gentil pour mon chum. Le monsieur m’a répondu d’un air vraiment frustré qu’ils n’avaient jamais envisagé de ne pas venir, ce à quoi j’ai répondu que c’était loin pour eux. Nous sommes partis ensuite. Mon chum est ensuite allé dire au revoir à son oncle, qui était vraiment très fâché que mon chum ne lui ait pas consacré plus de temps et qu’ils n’avaient même pas pu partager un repas (petit rappel : ce sont les parents de mon chum qui se sont arrangé pour mon chum ne soupe pas avec eux, mais évidemment ils ne l’ont jamais dit à l’oncle!!!). Mon chum lui a alors expliqué ce qui c’était passé, et quand il a entendu la version des faits de mon chum, il était très fâché contre sa sœur…

Bref, quand mon chum a réalisé que ses parents avaient « gaché » le voyage de son oncle (parce qu’il y avait d’autres trucs qu’ils ont fait à l’oncle mais que je vous épargne pour raccourcir un peu ce texte), il était vraiment dégoûter. Avant le mariage, il m’avait promis qu’il allait mettre un terme à la relation avec ses parents quand il a réalisé que leur façon d’agir avec moi et nous me blessait (entre autres après les insultes qu’ils ont dites à mon égard juste avant qu’on se marie), mais là il était vraiment décidé à couper les ponts avec eux.

Quand nous sommes revenus à Montréal le soir même, il y avait 5 messages « blancs » sur notre répondeur (la personne a écouté tout le message téléphonique et a raccroché 2 secondes après la tonalité). Quand nous sommes revenus de notre voyage de noce, une semaine plus tard, nous en avions une dizaine, tous laissés avant 16h (donc, potentiellement venant de la France, tenant compte du décallage horaire). La semaine d’après, nous en avons eu une bonne vingtaine, au rythme de 4-5 par jour, en moyenne. Malheureusement nous n’étions pas abonnés à l’afficheur et nous n’avons pas pu savoir à 100% qui s’était, mais nous suspections que c’était la méchante belle-mère. Par la suite elle a laissé un message sur notre répondeur, demandant à mon chum de la rappeler à une heure X pour lui donner des nouvelles « des photos du mariage ». La fin de semaine suivante elle a rappelé, mais nous n’étions pas là et mon père y était (autre longue histoire…). Mon père a répondu, et elle était bien insultée que « les enfants » (i.e. nous) n’étaient pas là.

Bref, mon chum a l’air assez ferme dans son intention de couper la relation avec ses parents. Je ne sais pas si c’est pour le mieux, mais une chose est certaine, s’il maintient la relation il faudrait qu’il mette ses limites, et il est absolument incapable de le faire pour le moment. Je suppose qu’après 30 ans de «brainwash» ça peut s’expliquer…

Malgré tout c’est tendu à la maison : on s’est abonné à l’afficheur et à l’affichage des appels confidentiels pour s’assurer qu’on n’aurait pas à répondre s’ils nous téléphonent, et mon chum a barré leur adresse courriel : théoriquement on devrait avoir la paix. Mais bon, je suppose que c’est difficile de mettre fin à une relation, même aussi malsaine que celle-là, et il se pose plusieurs questions. Cette semaine, il avait même peur que nos enfants coupent les liens plus facilement avec nous puisqu’il avait fait de même avec les siens… Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre de questions et de réflexions qui l’assaillent…

samedi, mars 25, 2006

Je suis peut-être plus sociable qu'avant?

Hier soir, c'était la fête de Pascale, une de mes amies du secondaire, la même justement qui sera ma demoiselle d'honneur. Pour fêter ses 25 ans, elles avaient invité plusieurs amies pour souper au restaurant en sa compagnie. Évidemment, sur 11 invitées, je n'en connaissais pas une seule. Parce que les autres amies sont des gens qu'elle a rencontré soit au cégep, soit à l'université et donc que je n'ai aucune chance de connaître. Mais bon, Pascale est vraiment une très bonne amie pour moi et je l'aime vraiment beaucoup, alors j'avais vraiment le goût de faire un effort pour aller à sa fête même si je ne connaissais personne d'autre qu'elle, même si habituellement, je fuis ce genre de soirée comme la peste (le groupe (12) était un peu trop gros pour moi et je ne connaissais personne, ce qui constitue des obstacles quasi insurmontables pour une personne avec une timidité gallopante comme moi...)

Mais bon, finalement j'ai eu du fun! Finalement ses autres amies étaient très gentilles. Finalement je me suis amusée dans une soirée que je voyais venir comme un calvaire! Peut-être qu'à force d'être médecin et qu'à force de faire du social avec toutes les personnes je m'améliore dans ma timidité...

vendredi, mars 24, 2006

8 de plus!

C'est cool! Les réponses continuent de rentrer pour le mariage! Aujourd'hui j'ai reçu 4 nouvelles enveloppes, et les 4 contenaient des réponses positives :-). Je trippe vraiment... Deux de mes oncles ont confirmés qu'ils venaient accompagnés, une de mes cousine (aussi accompagnée) et finalement un couple d'amis de mon chum qui restent à Paris!! J'en reviens pas! C'est vraiment trippant qu'ils viennent d'aussi loin pour assister à notre mariage! Et c'est tellement gentil aussi... Ils avaient écrit un petit mot au dos de leur carte où ils décrivaient leur planification de voyage en détail... ils vont presque faire un mini-tour du Québec!! En tout cas ça me fait vraiment tripper de recevoir les réponses pour le mariage... J'y pense même la journée au travail ;-).

jeudi, mars 23, 2006

2 personnes de plus!

J'ai reçu un nouveau carton réponse pour mon mariage : un de mes grand-oncles va venir!! C'est cool, 2 personnes de plus s'ajoutent à ma liste d'invités...

Sinon ce soir je suis allée avec ma soeur pour essayer sa robe de demoiselle d'honneur... le modèle lui va vraiment bien!! Elle et Pascale vont vraiment être très jolies!!!

J'ai eu la confirmation pour le bed-and-breakfast que j'ai réservé à Jasper pour notre voyage de noce, c'est une très jolie chambre avec vue panoramique sur les rocheuses... J'ai hâte!

Tout va vraiment très vite... samedi il ne restera que 6 semaines avant le mariage!!

mercredi, mars 22, 2006

Réponses pour le mariage

C'est vraiment cool! Aujourd'hui j'ai reçu mes deux première réponses aux invitations que j'ai envoyé pour mon mariage. Une d'une cousine qui va venir (yé!) et une autre d'un oncle qui va venir aussi (yé!). Plus une de mes amies qui est venue porter directement la réponse dans ma boîte aux lettre et qui va venir aussi avec son chum!

Donc présentement 6 personnes ont confirmé leur présence à mon mariage. Sans compter mes parents et ma soeur (4 personnes), les soeurs de ma mère et leurs enfants (7 personnes), les parents de mon chum (2 personnes), le frère de mon chum (2 autres), son oncle (1), sa tante (1) et une de mes amies qui est demoiselle d'honneur (1). Donc nous serons au moins 24. Mon père pense qu'il y aura environ 85 personnes qui vont venir, moi je viserais plus la centaine. Nous verrons :-).

J'avais décidé que ne voulais pas trop parler du fait que j'essaie d'être enceinte autour de moi pour ne pas sentir la pression, mais je me suis vendue un peu contre mon gré. Vendredi dernier, lors d'une conférence de gynéco, j'étais avec une de mes collègues et suite à une conférence sur les nouveautés en terme de contraception, elle commence à me demander quelle méthode j'utilise... Moi bien innocemment je réponds que je n'utilise rien, ce à quoi elle rétorque "tu veux dire que t'utilise des condoms?". Je lui réponds sur le coup "ben non, c'est que j'essaie d'être enceinte!" mais bon, je me dis que j'aurais probablement pas dû... Je pense qu'elle va rester discrète (je lui ai demandé de garder ça pour elle), mais j'espère juste que ça ne va pas s'ébruiter. À 25 résidents dans le programme, je pense que les potins peuvent faire le tour assez rapidement...

Sinon ya juste avec Pascale (une de mes très bonnes amies du secondaire, qui sera aussi une demoiselle d'honneur à mon mariage) que j'en ai parlé. Mais bon, elle aussi en parle à mots couverts depuis quelque mois, alors c'est pas la même chose. Tout de même, je veux attendre d'être enceinte de 12 semaines avant de l'annoncer à plein de monde : j'ai pas envie d'appeler tout le monde quand j'ai un test positif pour finalement faire une fausse couche 4 semaines plus tard :-(.

Enfin... me reste juste à faire le bébé et à me trouver un gynéco... une autre affaire compliquée ça surtout quand on travaille avec plein de gynéco...

mercredi, mars 15, 2006

Acide folique

Plus ça va, plus on s'enligne pour avoir un bébé et c'est vraiment cool. La semaine passée, je suis allée m'acheter une bouteille d'acide folique (vitamine qui aide à diminuer le nombre de malformation du système nerveux chez le fétus) et j'ai commencé à en prendre. Pour moi c'est clair : si je commence à prendre ça, c'est que je suis vraiment décidée que c'est le bon temps pour avoir un joli bedon tout rond. Anyway maintenant qu'on a le 5 1/2 avec une chambre de bébé, maintenant que j'ai une job à temps plein et maintenant qu'on va être mariés très bientôt, on peut dire que les conditions gagnantes seront remplies :-)

J'espère vraiment avoir une fille. J'essaie de me convaincre que l'important c'est d'avoir un bébé en santé et surtout, une grossesse sans complications (je ne me vois pas couchée sur un lit au repos pendant des semaines, voire des mois... surtout sans pouvoir aller travailler!!) mais c'est plus fort que moi, je visualise toujours une fille. Je pense que je me suis toujours dit que mon premier bébé serait une fille, et là j'ai presque peur d'avoir un garçon. La preuve : le prénom qu'on donnera à notre première fille est choisi depuis plusieurs années mais nous ne sommes jamais capable de s'entendre sur un prénom de garçon. Soit c'est trop commun, soit c'est pas joli, soit c'est pas assez si ou ça... bref j'ai l'impression que tous les prénoms de garçon sont moches :-(. Seul espoir à l'horizon : n'avoir que des filles ;-). Mais n'empêche, je suis convaincue que je passerais à côté de quelque chose si je n'avais pas de fils...

J'ai vraiment hâte d'être enceinte pour pouvoir acheter des trucs de bébé. Je vais récupérer le berceau en bois chez ma grand-mère pour mettre le bébé dedans quand il va être très petit, et je vais l'installer à côté de mon lit pour pouvoir l'allaiter durant la nuit sans trop me réveiller. Pour la chambre, j'aimerais bien avoir une jolie bassinette en bois verni et un petit chiffonnier assorti, mais bon, il va falloir regarder le budget que je peux mettre là-dedans parce que je me suis rendue compte que les trucs de bébé ça monte vite et ça coûte cher!! La poussette, la chaise haute, les vêtements, la garderie, les congés à mon travail... tout ça va coûter assez cher merci, je le sens. Mais bon comme dit mon chum, si on veut vraiment en avoir 5, il faut commencer à les avoir maintenant sinon on va encore avoir un bébé aux couches quand j'aurai 40 et lui 45!!

Enfin... tout ça c'est en espérant que je n'aie pas de problème de fertilité :-(. C'est fou le nombre d'angoisse que j'ai parce que je suis en gynéco, je suis convaincue qu'à force de voir les pires cas on a en tête que ça pourrait nous arriver et ça ne peut que jouer contre nous...

jeudi, janvier 19, 2006

Obésité

Des fois, je ne comprends pas mon chum. Là, depuis les dernières semaines, il me dit qu'il veut maigrir pour le mariage, qu'il a envie d'être plus désirable et plus joli, et qu'il est tanné d'être gros. Moi, blonde très envieuse d'un chum joli et mince, m'offre instantannément pour l'aider et pour le supporter. Ensemble on parle de stratégies et on essaie de faire un plan d'action qui consiste en autre chose que de le mettre au régime sec.

Une des solutions qu'on avait discuté consistait à couper le nombre de sandwich qu'il mange. Monsieur était rendu, en novembre et décembre dernier, qu'il mangeait plusieurs sandwich par jour, des fois même il se faisait un sandwich comme collation!!! Et bon, pour mon chum un sandwich ça a BEAUCOUP de mayonnaise (tellement que lorsqu'il me faisait un de ses sandwich comme lunch, la mayonnaise me tombait sur le coeur :-S), beaucoup de viande et beaucoup de fromage. Bref, pas très santé, surtout quand on en mange à chaque fois qu'on ressent une fringale...

Là ce soir, il est tout fier de me dire qu'il est allé faire l'épicerie aujourd'hui... Qu'est-ce que je retrouve dans le frigo? 3 maudits paquets de viande à sandwich, 2 paquets de fromage qu'il "collationnait" beaucoup trop en août et septembre, et des maudits pains sous-marin (pour faire les sandwichs). Je me sentais assez en colère quand j'ai vu ces cochonneries dans mon frigo, mais bon je sais que quand je pète une coche c'est pire, alors j'avais réussi à me calmer...

Bon plus tard dans la soirée, je surmonte mon angoisse existentielle sur mon compte de banque pour aller voir combien il me reste... pour découvrir que Monsieur mon chum a été manger 3 fois au restaurant au cours des 3 derniers jours... 3 fois un immense subway 12 pouces avec un trio. Je vous épargne les sacres qui me sont venus en tête et qui sont sortis de ma bouche, faut bien l'avouer, quand j'ai vu ces trois inscriptions immondes sur mon compte. Non mais on s'est entendu je ne sais pas combien de fois qu'on allait pas manger au resto, et voilà que monsieur se lâche à coeur joie. Sans parler des deux fois la semaine passée où il s'est commandé de la pizza... Sincèrement, dans ces temps-là, je regrette vraiment d'avoir un compte conjoint et je regrette vraiment de faire finance commune avec mon chum. Sérieusement, ça me fait chier à mort d'aller me forcer le cul pendant 70 heures par semaine en moyenne pour gagner 500$ par semaine, pour ensuite me les faire siphonner par mon chum qui est trop vache pour se faire un lunch le midi et qui va se bourrer la fraise au subway. Non mais sincèrement, il ne pourrait pas acheter un sandwich à 1,99$ à l'épicerie à la place, s'il est vraiment trop vache pour se faire un lunch? Vraiment, j'en ai marre de ça...

Dire que je me prive de dîner à la cafétéria parce que ça coûte bien trop cher (genre 3 à 5$ pour un petit sandwich nono) pendant que Monsieur va se bourrer la fraise au subway à 10$ la shoot. Pis lui il ne travaille pas toute la journée évidemment... Je comprends que des fois on peut être pris, mais trois fois de suite, j'appelle plutôt ça être vache.

Des fois je me demande si je fais vraiment la bonne chose en me mariant avec lui. Je me demande si cette façon qu'il a de dépenser des sommes exagérées dans la bouffe ne vont pas faire de moi une personne totalement détestable, du moins pour lui. Peut-être que c'est irréconciliable?

Des fois je me demande aussi si c'est pas juste moi qui capote trop. Peut-être que dans le fond, capoter pour les 70$ de bouffe cochonnerie qu'il a dépensé ces deux dernières semaines ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan et que je m'énerve le poil des jambes avec pas grand chose? Mais bon, est-ce que je suis la seule à réaliser que nous venons de déménager dans un appartement qui, tout de même, nous coûte 200$ de plus par mois, sans parler des dépenses d'installations inhérentes? Est-ce que je suis la seule à réaliser qu'il faut faire attention à notre argent parce que sinon on va continuer à s'endetter à tous les mois? Et évidemment ce n'est pas demain la veille que je vais être une vraie gynécologne avec le vrai salaire qu'il va avec, alors qu'il faut vivre avec la situation de maintenant? Me semble que s'il veut dépenser plus que ce que je gagne, il a juste à arrêter d'aller à l'école et à aller travailler!

Enfin, j'espère juste que je vais être dépompée avant qu'il arrive. Et le pire, c'est qu'il m'a caché qu'il avait fait tous ces repas au restaurant, probablement en espérant que je ne regarderais pas les dépenses sur le compte...

J'en ai marre de toutes ces conneries. J'ai vraiment hâte qu'il se décide VRAIMENT à maigrir et qu'il se décide VRAIMENT à respecter le budget. Et qu'il arrête de bouffer (au sens propre) mon salaire dûrement gagné. De préférence avant le mariage, SVP, pour que je puisse dire "oui je le veux" sans avoir aucun doute :-(

mercredi, janvier 18, 2006

Ça n'a pas de sens...

Des fois je pense que je suis vraiment naïve. Je n'ai jamais imaginé qu'une de mes patientes pourrait mourir d'un truc que j'imaginais absolument bénin. Et pourtant ça risque d'arriver.

Une des patientes que nous avons opéré hier est aux soins intensifs entre la vie et la mort. Quand je l'ai appris ce matin, j'étais vraiment sous le choc. Selon mes yeux de médecin tout neuf, la chirurgie s'était bien passée, la patiente était en très bonne santé, donc il n'y avait aucune raison imaginable pour que la période post-opératoire se passe mal.

Mais là je redescends de mon petit nuage tout rose et je découvre que tout n'est pas parfait dans le meilleur des mondes. Toute la journée je me suis demandée si j'avais pu faire quelque erreur que ce soit qui auraient pu avoir un quelconque rapport avec la tragique destinée de cette patiente. Cet après-midi, encore sous le choc, je discutais du cas avec ma résidente sénior et elle me faisait réaliser qu'aucune chirurgie n'est bénigne. Elle me disait que les chances de mourir d'une hystérectomie sont de 0.1%, soit une patiente sur mille. Comme on fait une dizaine d'hystérectomies par mois (dans l'hôpital où je suis présentement), ça veut dire qu'il faut opérer pendant 2 ans avant de rencontrer quelqu'un qui va en mourir. N'empêche que je trouve que ça revient souvent, une fois par deux ans. Jamais j'aurais cru qu'une opération aussi courante et aussi simple puisse être aussi mortelle...

Apparemment que notre patiente a moins de 5% de chance de survie... j'espère quand même qu'elle fera partie du 99.9% des patientes opérées qui s'en sortent...

jeudi, janvier 12, 2006

Journée de merde

Pourquoi certains jours sont bons et d'autres pourris? Sincèrement, des fois je ne comprends pas pourquoi certains jours me semblent tellement parfaits et d'autres, comme aujourd'hui, me semblent d'un ennui et d'un embêtement sans nom.

Cet après-midi, à 14h51 exactement, j'ai eu ce sentiment de lassitude infini qui m'a saisi à la gorge. J'étais à la clinique de gynéco en train d'écrire le dossier d'un patient et je n'en finissais pas d'écrire ma note de 10 lignes. C'est comme si je n'avais pas assez d'énergie pour réfléchir à ce que je devais écrire pour terminer cette note. C'est comme si écrire le plan de traitement pour cette patiente était une tâche impossible à accomplir... Sincèrement, je ne sais pas pourquoi je me sentais comme ça, mais je sais que je déteste me sentir comme ça.

En plus, rien ne faisait de la journée d'aujourd'hui une journée plus merdique que les autres. Peut-être est-ce seulement moi qui est plus fatiguée que d'habitude?

Pour en rajouter, je dois passer la soirée toute seule parce que mon chum est parti à son cours. Non mais sincèrement, c'est quoi l'idée de mettre des cours le soir aux étudiants qui sont inscrits à l'université à temps plein? Je trouve que c'est vraiment merdique... À chaque session c'est comme ça, il a au moins 2 soirées de cours. Comme si on ne perdait pas assez de temps avec toutes les gardes que je fais...

Enfin, je devrais peut-être souper et puis étudier tranquillement ce soir, ça me reposerait peut-être... quoique je dois préparer nos bagages pour la fin de semaine à Chicoutimi :-(. Vraiment, c'est une journée de merde...

mercredi, janvier 11, 2006

Niaiserie fédérale

"On va créer 1000 médecins familial"
Citation de Paul Martin entendue au débat des chefs hier soir.

Je ne savais pas qu'on pouvait "créer" des médecins. Quelqu'un peut m'expliquer comment???

Peut-être que dans la prochaine campagne électorale ils vont vouloir créer des infirmières... et donc peut-être qu'enfin on pourrait être capable d'arriver à un résultat intéressant avec notre système de santé!

Dire que j'ai déjà considéré voter libéral... je me demande comment j'ai pu avoir une telle idée!!

Complication post-op...

Le service de gynéco où je travaille présentement est reconnu pour être un service très calme. Tellement calme que la plupart du temps, on se tourne les pouces à ne rien faire, on n'est pas consulté tous les jours, et parfois nous n'avons qu'une ou deux patientes d'admise à l'étage. Et on n'a qu'une journée et demi de salle d'op par semaine.

Cet après-midi était notre demie-journée hebdomadaire de chirurgie d'un jour. 3 petits cas bénins étaient inscrits à notre horaire, des trucs tellement ordinaires que ma résidente sénior m'a laissé y aller toute seule. Notre premier cas est par hystéroscopie, qui est une petite caméra avec des instruments qu'on insère dans l'utérus. On peut voir dans l'utérus grâce à une solution liquide qui entre dans l'utérus par la caméra et qui est réaspiré ensuite. Normalement, peu de liquide est absorbé par la patiente et la majorité du liquide est suctionné à l'extérieur. Mais bon, pour une raison inconnue, personne n'a monitoré la quantité de liquide qui entrait et qui sortait (pour voir si ça correspondait) pendant la chirurgie. Je ne sais pas quelle est la procédure habituelle, à savoir si les infirmières monitorent normalement ce genre de choses, mais bon, après une heure et + de "gossage" dans l'utérus de la patiente, l'opération était terminée. Mais certainement pas les soucis pour moi!!!

En effet, notre patiente avait absorbé 7 L de liquide durant l'opération!! Imaginez l'équivalent de 7 pintes de lait dans vos vaisseaux sanguins et dans votre ventre... c'est énorme! Surtout quand on sait que la quantité normale de sang d'une personne est d'environ 5 litres!! Bref, j'avais vraiment peur que la patiente ne soit pas correcte (du genre comateuse) quand on allait la réveiller!!! Finalement elle était juste confuse (quoique c'était quand même inquiétant) parce que le taux de sel dans son sang était pas mal bas (du genre pas mal dilué!!). Bref, disons qu'elle nous a gardé pas mal occupés et pas mal inquiets tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée. Je suis finalement partie de l'hôpital vers 19h30 quand elle allait relativement mieux (et puis bon je ne devais même pas être de garde ce soir, ça devait être ma résidente sénior qui devait couvrir, puisque j'ai été de garde 12 jours sur les 14 derniers jours....). Mais bon, j'espère vraiment qu'elle va être correcte demain matin!

mardi, janvier 10, 2006

2005 est fini :-(

2005 est terminé. Je suis triste. Je l'ai bien aimé, cette année. Je savais que ce serait mon année et effectivement ce fut une très bonne année. J'ai réussi à être acceptée en gynéco, j'ai trippé comme une malade dans mon travail, j'ai préparé plein de trucs pour mon mariage, j'ai eu mon diplôme de médecine, je me suis réconciliée avec ma soeur, j'ai passé Noël avec ma famille (la dernière fois remontait à 2000...), j'ai fait + de 20 césariennes dont une de jumeaux et finalement j'ai déménagé dans un super appart qui me fait tripper (de toute manière, qui ne tripperait pas en passant d'un 3 1/2 à un 5 1/2??)

La question inhérente au fait que 2005 soit terminée est de savoir si 2006 sera mieux? C'est sûr qu'il y aura le mariage, et peut-être qu'il y aura un bébé. Et il y aura une augmentation de salaire aussi, donc on sera moins dans la marde pour le cash. Et puis on devrait faire du ski cet hiver. Et je devrais devenir une assez bonne chirurgienne. Donc logiquement 2006 devrait être encore meilleure que 2005, alors peut-être qu'au fond je devrais être heureuse que 2006 soit arrivée et que 2005 soit terminée, malgré qu'elle m'ait apporté vraiment beaucoup de bonheur...

Autrement, je travaille beaucoup moins ces temps-ci, ce qui est vraiment super parce que ça me permet de passer plus de temps avec mon chum et ça me laisse le temps d'arranger mon nouvel appart aussi! Je fais de la gynéco présentement, c'est plaisant parce que je fais plein de choses nouvelles (et j'en reviens pas comment les staffs (i.e. les vrais médecins) sont intéressés à me montrer des choses, c'est le jour et la nuit en comparaison à quand j'étais étudiante...). Juste aujourd'hui, j'ai fait de la chirurgie laparoscopique pour la première fois. C'était vraiment cool, le médecin était pas mal patient avec moi (heureusement parce que j'étais vraiment poche au début!) et il m'a laissé faire plein de choses.

lundi, octobre 03, 2005

J'ai survécu...

Finalement, j'ai survécu à ma première garde aux soins intensifs et j'ai survécu à la rencontre avec la directrice de mon programme de résidence.

La garde a été très occupée mais aussi très palpitante! J'ai pu poser une intraveineuse spéciale qu'on appelle une "voie centrale", c'est une intraveineuse posée dans les grosses veines du cou. J'ai réussi à la mettre du premier coup, alors j'étais vraiment très fière de moi! Aussi, j'ai posé une "voie artérielle", qui est un cathéter dans une artère du bras. C'est pas évident de faire ça parce que ça fait mal au patient et donc il essaie de bouger son bras et aussi parce que l'artère se contracte quand on la touche avec l'aiguille sans entrer directement dedans, ce qui fait que c'est un truc assez difficile à faire. Et comme les infirmières ne posent pas ces deux types de cathéters, il faut donc apprendre à les poser en tant que médecin. C'est cool, j'ai fait les deux pour la première fois pendant ma première garde et en plus j'ai réussi :-). Tout de même, ça a été assez occupé donc j'ai dû dormir l'équivalent d'une heure pendant toute la nuit, et comme je devais rester éveillée jusqu'à 17h le lendemain au moins (parce que j'avais des cours tout l'après-midi), ça a été assez difficile sur le système!

Et puis la rencontre avec ma directrice de programme m'a vraiment brassée. Elle m'a "dévictimisée" beaucoup, elle m'a fait comprendre que c'est un peu de ma faute ce qui s'est passé, elle m'a dit que je devais mieux me défendre dans le futur et elle m'a fait prendre conscience de pas mal d'affaires. C'était vraiment humiliant parce que je pleurais en face d'elle et j'étais pas capable d'arrêter, et elle continuait de parler comme si de rien n'était ou presque, mais bon, je suppose qu'elle a dû en voir des pires que ça, alors finalement je pense que je me suis remise assez facilement de cette plaie sur mon orgueil ;-). Donc vendredi soir je me suis déniaisée, j'ai arrêté de pleurer sur ce qui s'est passé avec ce gros con et j'ai décidé que j'avais fini de pleurer sur mon sort (dans un sens plus général). Alors j'ai téléphoné à ma soeur et je me suis planifié une sortie avec elle, et puis j'ai aussi appelé une de mes bonnes amies de Chicoutimi (qui reste maintenant à Montréal mais bon, pour moi ça sera toujours une amie de Chicoutimi parce que c'est vraiment là-bas qu'on était souvent ensemble) pour prendre de ses nouvelles et pour l'inviter à faire quelque chose cette semaine. Deux sorties en moins d'une semaine avec quelqu'un autre que mon chum, c'est vraiment un miracle (ou presque).

Je dis que c'est un miracle parce que disons que les amis ne courrent pas les rues ces temps-ci, et on dirait que j'ai vraiment pas le tour de garder les rares que je puisse avoir. J'ai vraiment perdu toute confiance en moi par rapport à ma capacité d'avoir, d'intéresser et surtout de garder des amis. À chaque fois que j'ai envie de les appeler, j'ai une crise d'angoisse en regardant le téléphone, j'ai peur qu'ils ne se souviennent plus de moi et j'ai peur d'être rejetée je pense. Avec ma soeur c'est plus facile parce que c'est ma soeur, même si on n'a pas été très proche ces dernières années on a quand même grandi ensemble et on partage beaucoup de choses (euh, plutôt beaucoup de gens dans notre entourage!) donc j'ai pas vraiment peur qu'elle ne se souvienne plus de moi ou qu'elle me rejette. Mais bon, si je ne me force pas à faire quelques pas envers ceux que je considère comme mes amis, ils n'auront aucun moyen de savoir que je les estime beaucoup et que je tiens à eux, donc en ce sens je sais bien que je me nuis.

mercredi, septembre 28, 2005

Je n'ai pas hâte à vendredi :-(

Dans 2 jours, je suis supposée rencontrer la directrice de mon programme de résidence par rapport à ce qui s'est passé dans ma vie ces deux derniers mois dans mon stage d'obstétrique.

Je n'ai jamais voulu dénoncer cette situation : j'avais bien trop peur d'avoir une mauvaise réputation parmi mes collègues et surtout, je savais que si je dénonçais j'allais éclater en sanglots, et c'est bien la dernière chose que j'avais envie qu'il m'arrive devant la responsable du département d'obstétrique de l'hôpital où je faisais mon stage.

Deux de mes collègues étaient au courant de la situation : une autre résidente de première année de qui je suis assez proche sans qu'on soit pour autant de grandes amies. C'était la personne en qui j'avais le plus confiance pour raconter ce qui était en train de m'arriver parce que je savais que ça lui était déjà arrivé en tant qu'étudiante en médecine et je savais qu'elle pourrait me dire si c'était vraiment de l'intimidation ou si c'était juste moi qui s'habituait mal à mes nouvelles responsabilités et qui était tellement nulle que c'était justifié qu'on me traite comme ça (quoique au fond même si j'étais nulle à ce point, ça ne justifierait en rien qu'on me traite comme une merde...). L'autre résidente qui travaillait avec moi dans la salle d'accouchement l'a su aussi parce qu'à un moment donné, elle m'a vu, toute rouge, alors que j'étais revenue travailler après avoir pleuré une bonne demie-heure dans les toilettes suite à une conversation particulièrement agressive avec le résident sénior. Je n'avais rien voulu lui raconter le jour même, mais évidemment le lendemain elle est revenue à la charge et je lui ai raconté ce qui c'était passé la veille. C'est finalement la première, celle de première année, qui était tellement dégoûtée de ce que je lui ai raconté qui en a parlé à une résidente de 5ème année, qui elle était dégoûté que ce résident traîte tout le monde comme de la merde (parce que bien entendu je n'étais pas la première à qui il faisait ça, je ne suis que l'énième sur une liste apparemment assez longue). Enfin bref, je crois que c'est cette résidente de 5ème année qui en a parlé à la directrice du programme, laquelle n'a pas trouvé mieux à faire que de me convoquer à son bureau demain après-midi, avant nos 2 heures hebdomadaires de cours.

C'est con mais j'ai peur de me faire blâmer. De me faire blâmer parce que je n'ai pas dénoncé une situation que je savais parfaitement inacceptable en mon fort intérieur. Je me sens comme une petite fille qui sait qui va se faire chicaner, mais qui n'a pas pu faire autrement parce qu'elle se sentait prise entre l'arbre et l'écorce et qu'entre deux maux elle a choisi le moindre. Je sais que j'aurais dû dénoncer cette situation, mais l'idée de passer encore plusieurs semaines avec mon "bourreau" qui, après dénonciation, aurait eu une "vraie" raison de m'en vouloir et d'être méchant, était totalement impensable. Je me demande comment j'ai fait pour survivre 2 mois dans cette salle d'accouchement, sachant que quand il n'était pas sur mon dos j'étais vraiment parano, dès que je sentais quelqu'un s'approcher de moi je sentais mon coeur battre à tout rompre de peur que ce soit lui et qu'il me tombe dessus, dès que je prenais une décision j'avais peur qu'il vienne me détruire en me disant combien cette décision était inapropriée. Et comme il m'avait confié la tâche ingrate de "contrôler la salle d'accouchement", je devenais parano vis-à-vis des autres résidents parce que j'avais peur qu'ils fassent mal leur travail et que je me retrouve blâmée pour ça (et comme les autres résidents était en 2ème année de médecine de famille, donc qu'ils étaient résidents depuis plus d'un an, ils n'appréciaient pas du tout se faire mener par le bout du nez par moi, résidente totalement inexpérimentée de première année d'obstétrique). Bref, j'ai vraiment peur de me "faire chicaner" par la directrice de programme

J'ai peur

Ma première garde en tant que résidente aux soins intensifs est demain soir. J'ai tellement peur de ne pas être à la hauteur que je me demande comment je vais faire pour dormir cette nuit. J'ai bien essayé d'étudier des trucs qui pourraient m'être utiles demain soir, mais on dirait que rien ne veut rentrer... ou plutôt que je n'ai pas assez de temps pour apprendre tout ce que je voudrais savoir. Autant je me sens en contrôle dans une salle d'accouchement, autant je me sens démunie dans un environnement comme les soins intensifs. Je sens que ce n'est vraiment pas ma place... Vivement que ce mois soit terminé!

Vivement que je puisse accoucher des petites mamans heureuses de nouveau... c'est bien mieux que de s'occuper de gens qui vont décéder rapidement la plupart du temps :-(

lundi, septembre 26, 2005

Vieilleries

Pour ceux qui sont intéressés à lire mes (très longues et détaillées) archives, je vous invite à le faire à l'adresse suivante : http://journaldemandoline.free.fr

Bonne lecture aux intéressés!
Ça fait 2-3 mois que je me dis que je devrais me remettre à l'écriture, que, comme dit mon chum, "la vie de merde d'une résidente pourrait peut-être intéresser les gens". Parce que c'est une vie de merde et une vie merveilleusement palpitante à la fois, ça c'est sûr.

Bon, après presque un an d'absence, c'est vrai que je pourrais (et que je devrais, peut-être) vous inonder de tous les changements qui sont survenus dans ma petite vie de médecin bien ordinaire. Parce que oui, je ne suis plus une petite étudiante merdique, je suis un vrai docteur maintenant (humm.... ça sonne un peu narciscique je sais, mais je vous assure que je ne le suis pas du tout). Ce que je préfère dans le fait d'être un vrai médecin maintenant, c'est que je peux enfin dire aux gens, "Bonjour, je suis Docteur S.". Et quand tu dis aux gens que tu es un médecin, ils ont beaucoup plus confiance. Donc ça diminue l'anxiété des gens et ils te font confiance rapidement, alors le travail va beaucoup, beaucoup plus vite et surtout, c'est plus efficace! Parce que en étant un vrai médecin maintenant, je peux signer mes prescriptions moi-même (depuis le temps que je rêvais de pouvoir prescrire du tylénol, gravol et autres médicaments aussi "dangereux" par moi-même, je vous jure que c'est une vraie jouissance chaque fois!) et je peux aussi prendre quelques décisions toute seule, sans en parler à personne. Mais bon, j'essaie de ne pas m'enfler la tête comme certain de mes collègues font, parce qu'être médecin, c'est un métier comme un autre, ya pas vraiment de raison de se penser meilleur que les autres je trouve!!!

Et bon pour les (très nombreux je suis sûre (je blague évidemment;-))) curieux qui veulent tout savoir des derniers développements de ma vie j'irai dans l'ordre le plus important : je ne suis pas encore enceinte, je me marie en mai prochain et j'ai finalement eu ma place en obstétrique-gynécologie, comme quoi je ne suis pas si nulle que je le croyais et que certaines personnes ont cru en moi! Pour ceux qui veulent plus de détails, je me marie à Chicoutimi et je tombe enceinte juste après, c'est promis. Pour encore plus croustillant, il faut m'écrire un courriel :-)

Trève de plaisanterie, j'ai vraiment traversé des moments difficiles ces deux derniers mois... J'ai été la victime de ce qu'on appelle dans mon milieu de "l'intimidation", ma mère qualifiait mon expérience de "harcèlement", enfin tous ces mots pour décrire une situation qui ne pouvait que me détruire et me réduire à néant. Je ne sais pas pourquoi, comment tout ça est arrivé, mais une chose est certaine, c'est que ce maudit résident qui m'a fait une vie de merde pendant ces deux mois, je ne suis pas près de l'oublier. Et je n'ai certainement pas fini d'en entendre parler de cette maudite histoire : la directrice de mon programme a eu vent de ce qui s'est passé et elle m'a convoqué à son bureau vendredi "pour qu'on en parle". Merde, la dernière chose dont j'ai envie, c'est de parler de ce truc. À chaque fois que j'en parle, je viens les yeux dans l'eau. À chaque fois que j'y pense, j'ai le goût d'éclater en sanglots. À chaque fois que je pense à ce maudit résident qui m'a rabaissée, humiliée, et détruite sans aucune raison, j'ai le goût de me replier sur moi-même et de rester toute seule jusqu'à temps que j'aie fini de panser ces blessures beaucoup trop profondes. Je me sens vraiment trop nulle de m'être laissée intimider, rabaisser et humilier par ce résident qui a besoin de détruire les autres pour se sentir meilleur. Heureusement c'est un résident qui est dans sa cinquième année, donc qui finit en juin prochain, et par conséquent je ne devrais pas avoir à retravailler avec lui d'ici à ce qu'il finisse sa résidence (du moins, jusqu'à présent je n'ai aucun autre stage qui est planifié au même endroit et dans le même service que lui, ce qui est une chance énorme). Enfin, trève d'intimidation, j'en reparlerai une autre fois si ça adonne...

Là je commence un nouveau stage loin de ce con... alors je croise les doigts pour retrouver la confiance perdue!