Finalement, notre sortie a été fort agréable hier soir. Teintée de trucs un peu négatifs, mais néanmoins l'impression globale est positive.
Tout d'abord, nous avons été sur le sommet du Mont-St-Hilaire. C'était vraiment cool la vue d'en haut, mais c'était moins cool d'entendre mon chum chialer que c'était trop difficile, que c'était trop abrupt, etc. Ensuite, nous sommes allés manger chez Doval, un petit resto portugais sur le plateau où la bouffe est vraiment écoeurante, puis nous avons fait le détour par Laval pour visiter le nouvel appart de notre couple d'amis et finir la soirée devant une énorme pointe de tarte chez Rockaberry.
J'ai vraiment trippé. Parce que 1- je ne sors jamais alors les rares fois où j'ai la chance de faire une sortie j'en profite au maximum et 2- je ne m'emmerde jamais avec l'amie avec qui j'étais hier soir.
Mais bon, le couple de mon amie a vraiment l'air de tirer de l'aile. Plusieurs fois dans la soirée, on sentait que l'ambiance entre elle et son chum était vraiment lourde. Les couteaux voulaient assez bas et il fallait être sourd pour ne pas entendre tous les sous-entendus que certains de leurs échanges abritaient. Alors disons que malgré tout le plaisir que j'ai pu retirer de ma soirée, je me sentais quand même un peu mal d'être témoin de tout ça. Cette amie est avec son chum depuis vraiment longtemps (6 ans je pense, ce qui est pas mal pour du monde de 25 ans), mais je sais que dernièrement ce n'est plus aussi rose que ça l'a déjà été, et qu'ils parlent de mettre fin à la relation. J'espère que ça n'arrivera pas, car c'est notre seul couple d'ami et j'apprécie beaucoup leur présence, aussi peu souvent nous arrive-t-il de nous voir...
J'ai reçu en cadeau le dernier livre de Diana Gabaldon... j'ai hâte de commencer à le lire :-)
lundi, juillet 24, 2006
dimanche, juillet 23, 2006
25 ans...
Je trouve ça vraiment difficile de vieillir. Chaque année c'est la même chose, je n'ai jamais envie que ma fête arrive pour réaliser qu'une autre année de vie est terminée, qu'une autre année ne reviendra jamais.
À chaque année c'est la même chose : j'ai l'impression de passer à côté de la vie, j'ai l'impression de ne rien faire d'intéressant (mis à part mon travail) et de ne partager rien avec personne (mis à part mon mari).
En tout cas, tout ça pour annoncer en grande primeur que cette année ce n'est pas mieux que d'habitude. Je me sens déprimée, j'ai le goût de pleurer et j'ai le goût d'être lundi pour aller travailler. Mes parents m'ont téléphoné tantôt et ils m'ont envoyé une carte cette semaine, mais pas de cadeau :-(. C'est dur pour le moral... Si au moins j'avais été enceinte ça aurait été un beau cadeau!
Enfin, tout ça pour dire qu'après ma déprime annuelle du matin, j'ai reçu une carte électronique de mon amour qui m'a fait vraiment chaud au coeur et qui m'a remonté le moral :-) Ça fait du bien!!
Tout à l'heure, nous sommes aussi supposés aller sur le Mont-St-Hilaire avec une amie et son chum, puis aller souper au restaurant. Ça devrait être agréable! Alors je vais essayer de positiver pour le reste de la journée...
À chaque année c'est la même chose : j'ai l'impression de passer à côté de la vie, j'ai l'impression de ne rien faire d'intéressant (mis à part mon travail) et de ne partager rien avec personne (mis à part mon mari).
En tout cas, tout ça pour annoncer en grande primeur que cette année ce n'est pas mieux que d'habitude. Je me sens déprimée, j'ai le goût de pleurer et j'ai le goût d'être lundi pour aller travailler. Mes parents m'ont téléphoné tantôt et ils m'ont envoyé une carte cette semaine, mais pas de cadeau :-(. C'est dur pour le moral... Si au moins j'avais été enceinte ça aurait été un beau cadeau!
Enfin, tout ça pour dire qu'après ma déprime annuelle du matin, j'ai reçu une carte électronique de mon amour qui m'a fait vraiment chaud au coeur et qui m'a remonté le moral :-) Ça fait du bien!!
Je te regarde, et je te vois, Toi, ma rose,
Offrir chaque jour un peu plus tes pétales radieux au soleil.
Je t’ai connue bouton, aux mille promesses de vie,
Et je te vois chaque jour un peu plus éclore,
Éblouissant mes yeux de la beauté de tes pétales et de ton cœur.
Les promesses, jour après jour, éclosent elles aussi.
D’abord, tu t’es donnée à moi, avec Amour.
Ensuite tu m’as offert ton ventre pour que j’y sème
De petites roses et de petits œillets rieurs.
Et puis tes parfums m’apportent jour après jour la guérison.
Tu m’emplis le cœur si fort que parfois j’ai peine à croire
Qu’il puisse contenir toute cette joie.
Tu m’es précieuse ma rose, au moins aussi précieuse
Qu’une autre rose l’était aux yeux du Petit Prince.
Je prends soin de t’arroser d’amour et de tendresse,
Et quand je le peux j’écarte certaines mauvaises herbes,
Car tu es la vie même au milieu d’un espace de solitude.
Je t’ai toujours aimée, et ton Petit Prince
Est heureux de voir à quel point le fragile petit bouton de rose
Est devenu une belle, douce et radieuse rose épanouïe.
Offrir chaque jour un peu plus tes pétales radieux au soleil.
Je t’ai connue bouton, aux mille promesses de vie,
Et je te vois chaque jour un peu plus éclore,
Éblouissant mes yeux de la beauté de tes pétales et de ton cœur.
Les promesses, jour après jour, éclosent elles aussi.
D’abord, tu t’es donnée à moi, avec Amour.
Ensuite tu m’as offert ton ventre pour que j’y sème
De petites roses et de petits œillets rieurs.
Et puis tes parfums m’apportent jour après jour la guérison.
Tu m’emplis le cœur si fort que parfois j’ai peine à croire
Qu’il puisse contenir toute cette joie.
Tu m’es précieuse ma rose, au moins aussi précieuse
Qu’une autre rose l’était aux yeux du Petit Prince.
Je prends soin de t’arroser d’amour et de tendresse,
Et quand je le peux j’écarte certaines mauvaises herbes,
Car tu es la vie même au milieu d’un espace de solitude.
Je t’ai toujours aimée, et ton Petit Prince
Est heureux de voir à quel point le fragile petit bouton de rose
Est devenu une belle, douce et radieuse rose épanouïe.
Tout à l'heure, nous sommes aussi supposés aller sur le Mont-St-Hilaire avec une amie et son chum, puis aller souper au restaurant. Ça devrait être agréable! Alors je vais essayer de positiver pour le reste de la journée...
N'empêche, 25 ans, je trouve que ça fait vieux.
vendredi, juillet 21, 2006
Dans les toilettes!!!
J'ai vraiment eu une journée cool aujourd'hui à l'hôpital! Habituellement je passe des belles journées, mais c'est rare que c'est aussi trippant qu'aujourd'hui!
À 8h30 ce matin on discute d'un cas au poste des infirmières, quand tout à coup on entend un homme crier suivi d'une infirmière qui hurle "un résident à la chambre 2 STAT!"
Plus rapide que tous les autres, je courre jusqu'à la chambre deux, je rentre en trombe et surprise, personne dans le lit. L'infirmière me dit "elle est dans la salle de bain!". J'attrape des gants et j'entre à toute vitesse. La patiente est à moitié assise sur la toilette et visiblement en train d'accoucher. (Quand les patientes sont complètement dilatées et prête à pousser leur bébé, elles ont l'impression d'avoir envie d'aller à la selle...). Je me mets à genou sur le plancher, je romps les membranes et j'attrape la tête, qui était déjà entièrement sortie. Je fais sortir les deux épaules délicatement et j'attrape ensuite le bébé avant qu'il tombe par terre, le tout avec la pauvre patiente debout, à moitié assise à la toilette! Le tout a dû durer moins de 15 secondes! Alors que je tenais le bébé ils m'ont emmené les instruments qu'on utilise habituellement pour l'accouchement, mais il n'y avait pas de clampe pour le cordon. J'ai alors mis deux pinces en métal, j'ai coupé entre les deux et j'ai donné le bébé à l'infirmière, pour ensuite escorter la patiente jusqu'au lit pour accoucher son placenta dans une position un peu plus agréable!!! Bref, c'était vraiment cool! En plus elle n'a pas déchiré du tout!!! Tout le monde capotait, car c'est un accouchement inhabituel mais c'était vraiment beau à voir en même temps. En tout cas je peux dire que j'ai eu mon heure de gloire :-) Et puis le bébé était vraiment cute!!
Cet après-midi, nous devions aller pour nos cours (on a des cours tous les vendredi après-midi) mais au moment de partir il restait deux césariennes à faire, dont des petits jumeaux de 36 semaines. J'ai donc foxé les cours pour rester faire les césariennes (c'est assez rare d'avoir des césariennes de jumeaux en deuxième année, alors je ne voulais pas perdre ma chance!). Alors j'ai pu accoucher des petits jumeaux cet après-midi! Un petit garçon et une petite fille! Sincèrement, une chance que je suis restée, parce que la patiente a tellement saigné que le "vrai" médecin aurait trouvé ça difficile de dealer avec ça avec un étudiant de médecine pour l'assister :-S
Enfin tout ça pour dire que c'était vraiment trippant. Un des médecins avec qui j'ai fait une césarienne ce matin n'en revenait pas de comment je m'étais beaucoup amélioré depuis l'année passée. C'est vraiment encourageant de se faire dire des choses comme ça. Mais bon je m'en doutais que j'étais meilleure, car hier j'ai réussi à faire une césarienne en 24 minutes et à sortir le bébé en seulement 3 minutes, ce qui aurait été complètement inimaginable il y a à peine 3 semaines!
À 8h30 ce matin on discute d'un cas au poste des infirmières, quand tout à coup on entend un homme crier suivi d'une infirmière qui hurle "un résident à la chambre 2 STAT!"
Plus rapide que tous les autres, je courre jusqu'à la chambre deux, je rentre en trombe et surprise, personne dans le lit. L'infirmière me dit "elle est dans la salle de bain!". J'attrape des gants et j'entre à toute vitesse. La patiente est à moitié assise sur la toilette et visiblement en train d'accoucher. (Quand les patientes sont complètement dilatées et prête à pousser leur bébé, elles ont l'impression d'avoir envie d'aller à la selle...). Je me mets à genou sur le plancher, je romps les membranes et j'attrape la tête, qui était déjà entièrement sortie. Je fais sortir les deux épaules délicatement et j'attrape ensuite le bébé avant qu'il tombe par terre, le tout avec la pauvre patiente debout, à moitié assise à la toilette! Le tout a dû durer moins de 15 secondes! Alors que je tenais le bébé ils m'ont emmené les instruments qu'on utilise habituellement pour l'accouchement, mais il n'y avait pas de clampe pour le cordon. J'ai alors mis deux pinces en métal, j'ai coupé entre les deux et j'ai donné le bébé à l'infirmière, pour ensuite escorter la patiente jusqu'au lit pour accoucher son placenta dans une position un peu plus agréable!!! Bref, c'était vraiment cool! En plus elle n'a pas déchiré du tout!!! Tout le monde capotait, car c'est un accouchement inhabituel mais c'était vraiment beau à voir en même temps. En tout cas je peux dire que j'ai eu mon heure de gloire :-) Et puis le bébé était vraiment cute!!
Cet après-midi, nous devions aller pour nos cours (on a des cours tous les vendredi après-midi) mais au moment de partir il restait deux césariennes à faire, dont des petits jumeaux de 36 semaines. J'ai donc foxé les cours pour rester faire les césariennes (c'est assez rare d'avoir des césariennes de jumeaux en deuxième année, alors je ne voulais pas perdre ma chance!). Alors j'ai pu accoucher des petits jumeaux cet après-midi! Un petit garçon et une petite fille! Sincèrement, une chance que je suis restée, parce que la patiente a tellement saigné que le "vrai" médecin aurait trouvé ça difficile de dealer avec ça avec un étudiant de médecine pour l'assister :-S
Enfin tout ça pour dire que c'était vraiment trippant. Un des médecins avec qui j'ai fait une césarienne ce matin n'en revenait pas de comment je m'étais beaucoup amélioré depuis l'année passée. C'est vraiment encourageant de se faire dire des choses comme ça. Mais bon je m'en doutais que j'étais meilleure, car hier j'ai réussi à faire une césarienne en 24 minutes et à sortir le bébé en seulement 3 minutes, ce qui aurait été complètement inimaginable il y a à peine 3 semaines!
mercredi, juillet 19, 2006
Mois prochain?
Eh oui, elles ont décidé de venir ce matin alors que j'étais en train de faire une césarienne. Elles se sont manifestée par une grosse crampe abdominale qui ne ment pas, et même si j'ai passé une demie-heure à me convaincre que c'était peut-être mes cretons du déjeuner qui ne passaient pas, j'ai dû me rendre à l'évidence lors de ma visite aux toilettes après la césarienne : mes règles étaient là :-(
Donc j'espère que ça va être bon le mois prochain! Je me doutais bien que je n'étais pas enceinte, mais n'empêche que ça fait 2 semaines que j'attendais avec impatience la date d'aujourd'hui pour voir si j'aurais mes règles ou non.
Je donne rendez-vous à mon corps le 19 août prochain, journée prévue pour les prochaines règles. Ce coup-là elles feraient mieux de ne pas se pointer le bout du nez! Parce que ça ne va pas être bon pour le moral de voir une tonne de femmes enceinte par jour si je ne suis pas capable de l'être moi-même!!
Donc j'espère que ça va être bon le mois prochain! Je me doutais bien que je n'étais pas enceinte, mais n'empêche que ça fait 2 semaines que j'attendais avec impatience la date d'aujourd'hui pour voir si j'aurais mes règles ou non.
Je donne rendez-vous à mon corps le 19 août prochain, journée prévue pour les prochaines règles. Ce coup-là elles feraient mieux de ne pas se pointer le bout du nez! Parce que ça ne va pas être bon pour le moral de voir une tonne de femmes enceinte par jour si je ne suis pas capable de l'être moi-même!!
Forceps :-)
Hier j'ai eu la chance de faire mon premier accouchement par forceps. Moment absolument excitant pour tout résident junior en obstétrique, parce que les forceps sont relativement rares, et qu'ils sont habituellement réservés aux résidents séniors.
Quand j'entre dans la chambre de la patiente pour me présenter, j'explique à la patiente que son bébé commence à être fatigué et qu'il ne tolérait plus très bien les contractions, et qu'il était mieux qu'on le sorte de là le plus vite possible, et que pour le faire, nous allions utiliser les forceps. La patiente fait des yeux apeurés, elle me demande si c'est dangereux et si ça va faire mal et si ça allait blesser le bébé. Bon ok, j'avoue que ça doit être assez capotant de se faire dire que notre bébé va devoir sortir avec des forceps, alors j'essayais de trouver une manière "gentille" d'expliquer à la mère comment les forceps fonctionnaient. Je lui ai finalement dit que les forceps étaient comme "des mains de fers" qui allait tenir la tête du bébé pour l'aider à faire son chemin vers l'extérieur. Elle a semblé être rassurée par cette explication, et là elle me dit qu'elle est contente parce qu'elle se sent "entre bonnes mains". C'est vraiment "cute" de se faire dire ça par une patiente, mais en même temps, je me sentais un peu mal parce que c'est un peu con que la patiente s'imagine que je suis un très bon médecin juste parce que j'ai pris le temps de lui expliquer ce qu'on allait faire alors qu'en fait, je ne savais pas du tout comment faire un accouchement avec les forceps.
Le "vrai" médecin a donc placé les forceps pour moi, et j'ai tiré dessus pendant qu'il pesait sur le ventre de la patiente pour l'aider. C'est vraiment spécial parce qu'il faut VRAIMENT tirer fort. En fait, je pense que je n'ai jamais rien tiré aussi fort de toute ma vie. Mais le plus difficile reste de tirer dans la bonne direction pour ne pas tout déchirer sur son passage... parce que ça peut faire un méchant dégât, un bébé sur lequel on tire dans la mauvaise direction... Finalement en 2-3 minutes le bébé était sorti, et il allait quand même bien. Et finalement, la maman n'a pas trop déchiré pour un accouchement par forceps, alors j'ai bien fait ma job :-) et j'étais vraiment fière :-). La patiente était vraiment gentille, et elle n'arrêtait pas de me remercier. Quand on a eu fini de réparer les déchirures, je l'ai félicité d'avoir aussi bien fait ça et je l'ai rassurée que les marques de forceps sur la tête du bébé allaient partir dans 2-3 jours. Elle m'a dit qu'elle était très contente de son accouchement, que ça n'aurait pas pu être mieux, qu'elle se sentait bien entourée et entre de bonnes mains, enfin bref, vraiment gentille et vraiment reconnaissante. C'est vraiment cool et vraiment attendrissant quand les patientes sont comme ça, une seule patiente comme ça et ma journée est faite :-) Pis en plus son bébé était vraiment cute!
Quand j'entre dans la chambre de la patiente pour me présenter, j'explique à la patiente que son bébé commence à être fatigué et qu'il ne tolérait plus très bien les contractions, et qu'il était mieux qu'on le sorte de là le plus vite possible, et que pour le faire, nous allions utiliser les forceps. La patiente fait des yeux apeurés, elle me demande si c'est dangereux et si ça va faire mal et si ça allait blesser le bébé. Bon ok, j'avoue que ça doit être assez capotant de se faire dire que notre bébé va devoir sortir avec des forceps, alors j'essayais de trouver une manière "gentille" d'expliquer à la mère comment les forceps fonctionnaient. Je lui ai finalement dit que les forceps étaient comme "des mains de fers" qui allait tenir la tête du bébé pour l'aider à faire son chemin vers l'extérieur. Elle a semblé être rassurée par cette explication, et là elle me dit qu'elle est contente parce qu'elle se sent "entre bonnes mains". C'est vraiment "cute" de se faire dire ça par une patiente, mais en même temps, je me sentais un peu mal parce que c'est un peu con que la patiente s'imagine que je suis un très bon médecin juste parce que j'ai pris le temps de lui expliquer ce qu'on allait faire alors qu'en fait, je ne savais pas du tout comment faire un accouchement avec les forceps.
Le "vrai" médecin a donc placé les forceps pour moi, et j'ai tiré dessus pendant qu'il pesait sur le ventre de la patiente pour l'aider. C'est vraiment spécial parce qu'il faut VRAIMENT tirer fort. En fait, je pense que je n'ai jamais rien tiré aussi fort de toute ma vie. Mais le plus difficile reste de tirer dans la bonne direction pour ne pas tout déchirer sur son passage... parce que ça peut faire un méchant dégât, un bébé sur lequel on tire dans la mauvaise direction... Finalement en 2-3 minutes le bébé était sorti, et il allait quand même bien. Et finalement, la maman n'a pas trop déchiré pour un accouchement par forceps, alors j'ai bien fait ma job :-) et j'étais vraiment fière :-). La patiente était vraiment gentille, et elle n'arrêtait pas de me remercier. Quand on a eu fini de réparer les déchirures, je l'ai félicité d'avoir aussi bien fait ça et je l'ai rassurée que les marques de forceps sur la tête du bébé allaient partir dans 2-3 jours. Elle m'a dit qu'elle était très contente de son accouchement, que ça n'aurait pas pu être mieux, qu'elle se sentait bien entourée et entre de bonnes mains, enfin bref, vraiment gentille et vraiment reconnaissante. C'est vraiment cool et vraiment attendrissant quand les patientes sont comme ça, une seule patiente comme ça et ma journée est faite :-) Pis en plus son bébé était vraiment cute!
jeudi, juillet 13, 2006
Docteur folle, deuxième partie
Suite de ma mésaventure avec Dr Folle...
J'ai découvert que le chef du département d'obstétrique où je travaille ne peut pas sentir Dr Folle. Et il se trouve qu'elle est très heureuse que Dr Folle ait encore fait des siennes pour lui envoyer une lettre disciplinaire et la remettre à sa place. Donc disons que toute cette mésaventure est en train de devenir assez excitante :-)
Le plan : Le chef du département est en train d'écrire une lettre à Dr Folle lui rappelant ses conneries des 2-3 derniers mois (je ne suis pas la seule victime...). Comme Dr Folle a déjà eu une lettre disciplinaire il y a 2-3 ans l'avertissant que si elle ne modifiait pas son comportement face aux résidents elle allait perdre ses droits d'enseignements, c'est donc ce qui va lui arriver!!! Ce que ça veut dire, en gros, c'est qu'aucun résident ni étudiant en médecine ne s'occupera de ses patientes pour un GROS mois!! Elle devra donc se déplacer à l'hôpital pour faire ses propres examens vaginaux à toute heure du jour et de la nuit. Elle devra aussi demander à un autre médecin de venir l'aider pour ses césariennes. Elle devra voir ses patientes en post-partum. Et le pire : les infirmières vont pouvoir l'appeler à 2h du matin pour avoir une ordonnance de tylénol quand ses patientes auront mal à la tête!!! Je suis morte de rire juste à y penser. Parce que ça va être l'ENFER pour elle!!! Bref, elle devra faire toute la job plate toute seule :-). C'est très jouissif quand on y pense :-)
Le chef du département est très excité par cette sentence. Elle connait Dr Folle depuis le temps lointain où elle était elle-même une résidente, et dans ce temps-là elle faisait déjà bien des vacheries aux résidents. Alors l'autre jour au téléphone elle me racontait le genre de sentence qui avait été imposé à Dr Folle du temps qu'elle était une résidente, et comment Dr Folle en avait bavé. Bref, j'ai vraiment hâte de voir Dr Folle revenir de vacances dans 2 semaines pour voir comment la marde va pogner :-)
Enfin, je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi amusant de se faire intimider, de dénoncer, et de voir la sentence après!! Avoir su, j'aurais dénoncé quand j'avais le résident sénior qui m'intimidait l'année passée, ça aurait sûrement été beau de voir comment le chef du département l'aurait ramassé!!!
J'ai découvert que le chef du département d'obstétrique où je travaille ne peut pas sentir Dr Folle. Et il se trouve qu'elle est très heureuse que Dr Folle ait encore fait des siennes pour lui envoyer une lettre disciplinaire et la remettre à sa place. Donc disons que toute cette mésaventure est en train de devenir assez excitante :-)
Le plan : Le chef du département est en train d'écrire une lettre à Dr Folle lui rappelant ses conneries des 2-3 derniers mois (je ne suis pas la seule victime...). Comme Dr Folle a déjà eu une lettre disciplinaire il y a 2-3 ans l'avertissant que si elle ne modifiait pas son comportement face aux résidents elle allait perdre ses droits d'enseignements, c'est donc ce qui va lui arriver!!! Ce que ça veut dire, en gros, c'est qu'aucun résident ni étudiant en médecine ne s'occupera de ses patientes pour un GROS mois!! Elle devra donc se déplacer à l'hôpital pour faire ses propres examens vaginaux à toute heure du jour et de la nuit. Elle devra aussi demander à un autre médecin de venir l'aider pour ses césariennes. Elle devra voir ses patientes en post-partum. Et le pire : les infirmières vont pouvoir l'appeler à 2h du matin pour avoir une ordonnance de tylénol quand ses patientes auront mal à la tête!!! Je suis morte de rire juste à y penser. Parce que ça va être l'ENFER pour elle!!! Bref, elle devra faire toute la job plate toute seule :-). C'est très jouissif quand on y pense :-)
Le chef du département est très excité par cette sentence. Elle connait Dr Folle depuis le temps lointain où elle était elle-même une résidente, et dans ce temps-là elle faisait déjà bien des vacheries aux résidents. Alors l'autre jour au téléphone elle me racontait le genre de sentence qui avait été imposé à Dr Folle du temps qu'elle était une résidente, et comment Dr Folle en avait bavé. Bref, j'ai vraiment hâte de voir Dr Folle revenir de vacances dans 2 semaines pour voir comment la marde va pogner :-)
Enfin, je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi amusant de se faire intimider, de dénoncer, et de voir la sentence après!! Avoir su, j'aurais dénoncé quand j'avais le résident sénior qui m'intimidait l'année passée, ça aurait sûrement été beau de voir comment le chef du département l'aurait ramassé!!!
lundi, juillet 10, 2006
Dimanche manqué!
Hier, je devais être de garde de 9h à 17h. J'étais folle comme un balai parce que grâce à notre nouveau système de garde, nous ne faisons plus que 2 gardes par mois (deux jours de fin de semaine) et que la garde du dimanche, au lieu d'être une garde de 24 heures, est maintenant une garde de 8 heures!!!
Hier matin, j'avais déjà tout planifié ma soirée. BBQ avec mon chum, petites commissions, finaliser le ménage de fin de semaine, etc. Vraiment contente de pouvoir profiter un peu de ma journée même si je travaillais!
Hier vers l'heure du midi, téléphone de la collègue qui doit venir me remplacer à 17 heures pour me dire qu'elle est malade (et j'entends sa voix enrouée et son nez bouché au téléphone, impossible de croire qu'elle me mène en bateau) et pour me demander par le fait même si j'accepte de la remplacer.
Je ne suis pas capable de dire non, c'est un fait. C'est aussi la collègue dont je me sens la plus proche. Combinaison des deux : je me suis tapée un 24 heures non planifié à l'hôpital :-(
Hier matin, j'avais déjà tout planifié ma soirée. BBQ avec mon chum, petites commissions, finaliser le ménage de fin de semaine, etc. Vraiment contente de pouvoir profiter un peu de ma journée même si je travaillais!
Hier vers l'heure du midi, téléphone de la collègue qui doit venir me remplacer à 17 heures pour me dire qu'elle est malade (et j'entends sa voix enrouée et son nez bouché au téléphone, impossible de croire qu'elle me mène en bateau) et pour me demander par le fait même si j'accepte de la remplacer.
Je ne suis pas capable de dire non, c'est un fait. C'est aussi la collègue dont je me sens la plus proche. Combinaison des deux : je me suis tapée un 24 heures non planifié à l'hôpital :-(
mercredi, juillet 05, 2006
Nouvelle année!
Ça y est, ça fait déjà 3 jours que je suis R2. C'est quoi ça? Ça veut dire que j'ai commencé ma deuxième année de résidence :-). Ça veut aussi dire qu'il me reste encore un gros 4 ans à faire :-(
Disons que ça n'a pas commencé de la meilleure façon qui soit. Lundi matin à 9h, je vais faire une césarienne avec un médecin qui est réputée pour être folle. J'avais pas le goût (je connais sa réputation!) mais bon ce matin-là nous étions seulement deux résidentes de deuxième année (les autres étaient malades...) donc je me suis sacrifiée. C'était l'enfer... le médecin n'arrêtait pas de dire à quelle point j'étais nulle, à quel point j'étais incompétente, à quel point je ne savais pas du tout ce que je faisais, que j'opérais comme une résidente de première année et que ça ne devrait pas être le cas parce que j'étais en deuxième et je vous épargne le reste. Trop conne pour comprendre que même si j'ai fait une vingtaine de césarienne l'automne dernier, c'est quand même loin dans ma tête et j'ai besoin de me faire rafraîchir la mémoire! Trop conne pour comprendre que plus on gueule après quelqu'un, plus cette personne devient stressée et donc encore moins bonne! Trop conne pour comprendre que c'était seulement ma première journée de R2... Pas fort. Mais bon, je savais à quelle point elle est folle, je savais que ça allait être l'enfer avec elle, j'ai réussi à garder mon sang froid pour finir la césarienne avec elle et ne pas trop gruger sur ma confiance en moi.
Le lendemain, scénario d'horreur : Docteur Folle a ENCORE une césarienne de planifiée!! Je suis la résidente assignée pour faire les césariennes toute la semaine! Et en plus c'était une patiente qui avait déjà eu une césarienne (donc tout plein d'adhérences en vue dans le bedon, donc une chirurgie beaucoup plus difficile pour quelqu'un avec peu d'expérience comme moi...). Mais bon, après avoir vainement tenté de convaincre la résidente de quatrième année de faire cette césarienne, j'ai dû me rendre à l'évidence : je devais encore une fois passer à la boucherie. J'essayais de me convaincre que ça ne pouvait être que mieux que la veille puisque maintenant elle connaissait mon "niveau d'incompétence". Comme je peux être nouille des fois... ça a juste été 100 fois pire que la veille... Elle a commencé à me bitcher avant même que j'ai commencé à couper la peau... Et évidemment il y avait une tonne d'adhérences, et les maudits ciseaux ne coupaient pas...
(traduction libre)
Elle : Coupe ici! Je te dis de couper ici! Non mais bébé (c'est comme ça qu'elle m'appelait...) t'es pas capable de couper ou quoi!!!
Moi : Les ciseaux ne coupent pas bien. (je faisais le mouvement de couper avec les ciseaux au bon endroit mais rien n'était coupé...)
Elle : Va plus vite! Vas-tu fini par couper à la fin?
Moi : Les ciseaux ne coupent pas très bien... (je continue d'essayer de couper)
Elle (parlant à l'infirmière) : Non mais ce qu'elle est incompétente!!!
Elle (parlant à l'autre infirmière) : Appelle la résidente sénior! Je ne peux pas opérer avec elle!! Elle ne sait rien faire!
Elle (m''arrachant les ciseaux des mains) : Je vais te montrer bébé...
À ce moment, elle essaie de couper avec les ciseaux. En 3 secondes elle se rend compte que les ciseaux ne coupent pas du tout! Elle les jette donc sur la table, en direction de l'infirmière, et elle attrape l'outil pour cautériser.
Elle : OÙ EST LA RÉSIDENTE SÉNIOR!!
Infirmière : On vient juste de l'appeler, Docteur Folle.
Elle : J'ai besoin d'elle tout de suite! Je ne peux pas opérer avec Ça (parlant de moi)
[...]
La chirurgie se poursuit. Au bout de 5 minutes, la résidente sénior est arrivée. Mais mon calvaire ne s'est pas terminé là car j'ai dû rester pour jouer la deuxième assistante...
Finalement, elle a terminé la chirurgie en disant à la résidente sénior que je ne devrais plus avoir le droit d'opérer parce que j'étais trop nulle, qu'elle n'avait jamais vu autant d'imcompétence, et je vous en passe. Tout ça, je vous le rappelle, avec une patiente qui est réveillée et seulement gelée avec une épidurale.
Le mari de la patiente, en entendant parler Docteur Folle durant la chirurgie, pensait que tout allait mal pour sa femme et a failli s'évanouir.
La pauvre patiente, elle, essayait de demander à Docteur Folle si tout allait bien et ne se faisait répondre que "Toi, la ferme!!"
Les infirmières étaient vraiment outrées par le comportement de Docteur Folle. Il faut dire qu'elles m'aiment bien et qu'elles trouvent que je suis compétente (pour mon niveau de formation). Alors je n'étais pas sortie de la salle d'opération qu'elles avaient déjà appelé le chef du département pour porter plainte contre ce médecin! Et apparemment que lorsque Docteur Folle est sortie de la salle d'opération elle est venue au poste des infirmières pour faire son show et se plaindre de mon incompétence, elles ont toutes pris ma défense! Ça m'a fait chaud au coeur, mais n'empêche que les pointes de Docteur Folle m'ont atteintes quand même...
Disons que ça n'a pas commencé de la meilleure façon qui soit. Lundi matin à 9h, je vais faire une césarienne avec un médecin qui est réputée pour être folle. J'avais pas le goût (je connais sa réputation!) mais bon ce matin-là nous étions seulement deux résidentes de deuxième année (les autres étaient malades...) donc je me suis sacrifiée. C'était l'enfer... le médecin n'arrêtait pas de dire à quelle point j'étais nulle, à quel point j'étais incompétente, à quel point je ne savais pas du tout ce que je faisais, que j'opérais comme une résidente de première année et que ça ne devrait pas être le cas parce que j'étais en deuxième et je vous épargne le reste. Trop conne pour comprendre que même si j'ai fait une vingtaine de césarienne l'automne dernier, c'est quand même loin dans ma tête et j'ai besoin de me faire rafraîchir la mémoire! Trop conne pour comprendre que plus on gueule après quelqu'un, plus cette personne devient stressée et donc encore moins bonne! Trop conne pour comprendre que c'était seulement ma première journée de R2... Pas fort. Mais bon, je savais à quelle point elle est folle, je savais que ça allait être l'enfer avec elle, j'ai réussi à garder mon sang froid pour finir la césarienne avec elle et ne pas trop gruger sur ma confiance en moi.
Le lendemain, scénario d'horreur : Docteur Folle a ENCORE une césarienne de planifiée!! Je suis la résidente assignée pour faire les césariennes toute la semaine! Et en plus c'était une patiente qui avait déjà eu une césarienne (donc tout plein d'adhérences en vue dans le bedon, donc une chirurgie beaucoup plus difficile pour quelqu'un avec peu d'expérience comme moi...). Mais bon, après avoir vainement tenté de convaincre la résidente de quatrième année de faire cette césarienne, j'ai dû me rendre à l'évidence : je devais encore une fois passer à la boucherie. J'essayais de me convaincre que ça ne pouvait être que mieux que la veille puisque maintenant elle connaissait mon "niveau d'incompétence". Comme je peux être nouille des fois... ça a juste été 100 fois pire que la veille... Elle a commencé à me bitcher avant même que j'ai commencé à couper la peau... Et évidemment il y avait une tonne d'adhérences, et les maudits ciseaux ne coupaient pas...
(traduction libre)
Elle : Coupe ici! Je te dis de couper ici! Non mais bébé (c'est comme ça qu'elle m'appelait...) t'es pas capable de couper ou quoi!!!
Moi : Les ciseaux ne coupent pas bien. (je faisais le mouvement de couper avec les ciseaux au bon endroit mais rien n'était coupé...)
Elle : Va plus vite! Vas-tu fini par couper à la fin?
Moi : Les ciseaux ne coupent pas très bien... (je continue d'essayer de couper)
Elle (parlant à l'infirmière) : Non mais ce qu'elle est incompétente!!!
Elle (parlant à l'autre infirmière) : Appelle la résidente sénior! Je ne peux pas opérer avec elle!! Elle ne sait rien faire!
Elle (m''arrachant les ciseaux des mains) : Je vais te montrer bébé...
À ce moment, elle essaie de couper avec les ciseaux. En 3 secondes elle se rend compte que les ciseaux ne coupent pas du tout! Elle les jette donc sur la table, en direction de l'infirmière, et elle attrape l'outil pour cautériser.
Elle : OÙ EST LA RÉSIDENTE SÉNIOR!!
Infirmière : On vient juste de l'appeler, Docteur Folle.
Elle : J'ai besoin d'elle tout de suite! Je ne peux pas opérer avec Ça (parlant de moi)
[...]
La chirurgie se poursuit. Au bout de 5 minutes, la résidente sénior est arrivée. Mais mon calvaire ne s'est pas terminé là car j'ai dû rester pour jouer la deuxième assistante...
Finalement, elle a terminé la chirurgie en disant à la résidente sénior que je ne devrais plus avoir le droit d'opérer parce que j'étais trop nulle, qu'elle n'avait jamais vu autant d'imcompétence, et je vous en passe. Tout ça, je vous le rappelle, avec une patiente qui est réveillée et seulement gelée avec une épidurale.
Le mari de la patiente, en entendant parler Docteur Folle durant la chirurgie, pensait que tout allait mal pour sa femme et a failli s'évanouir.
La pauvre patiente, elle, essayait de demander à Docteur Folle si tout allait bien et ne se faisait répondre que "Toi, la ferme!!"
Les infirmières étaient vraiment outrées par le comportement de Docteur Folle. Il faut dire qu'elles m'aiment bien et qu'elles trouvent que je suis compétente (pour mon niveau de formation). Alors je n'étais pas sortie de la salle d'opération qu'elles avaient déjà appelé le chef du département pour porter plainte contre ce médecin! Et apparemment que lorsque Docteur Folle est sortie de la salle d'opération elle est venue au poste des infirmières pour faire son show et se plaindre de mon incompétence, elles ont toutes pris ma défense! Ça m'a fait chaud au coeur, mais n'empêche que les pointes de Docteur Folle m'ont atteintes quand même...
mardi, juin 27, 2006
Moka
Après l'atmosphère fort lourde d'hier soir, voilà que ce matin je profite de lire mes journaux préférés sur le net avec nulle autre que Moka, la nouvelle petite chatte de ma soeur, couchée sur mes genoux à ronronner.
J'avais oublié le bonheur le plus pur que représente un chaton. Un émerveillement constant devant les nouveautés de la vie, une affection sans limite, un désir d'attention plus fort que tout.
Ce chaton m'étonne. Je ne le connais que depuis hier soir et déjà ce matin il m'accorde sa confiance toute entière. Comme si rien de mauvais ne pouvait l'habiter et comme si rien de mauvais ne pouvait habiter les gens qu'ils côtoient. Peut-être un peu comme un enfant au fond.
La semaine dernière, je me suis surprise à me laisser passionner par la relecture de mes toutes premières archives. Ça m'avait fait réaliser à quel point j'ai vieilli. Et j'en ai eu la preuve ce matin lorsque je n'ai pas ressenti de colère en voyant que mon père ne m'avait pas réveillé / attendu pour partir travailler alors que je lui avais clairement dit hier soir que je voulais aller voir maman à l'hôpital ce matin. Et comme ma mère est hospitalisée à 30 minutes de voiture de là où mes parents restent, c'est un peu choquant :-(
N'empêche, je pense que je vais retourner chez moi demain. Mon chum me manque et il n'y a vraiment pas grand chose à faire ici sans voiture... Et dire qu'il pleut trop pour prendre l'autobus quand on a oublié d'emmener un manteau ou un parapluie...
J'avais oublié le bonheur le plus pur que représente un chaton. Un émerveillement constant devant les nouveautés de la vie, une affection sans limite, un désir d'attention plus fort que tout.
Ce chaton m'étonne. Je ne le connais que depuis hier soir et déjà ce matin il m'accorde sa confiance toute entière. Comme si rien de mauvais ne pouvait l'habiter et comme si rien de mauvais ne pouvait habiter les gens qu'ils côtoient. Peut-être un peu comme un enfant au fond.
La semaine dernière, je me suis surprise à me laisser passionner par la relecture de mes toutes premières archives. Ça m'avait fait réaliser à quel point j'ai vieilli. Et j'en ai eu la preuve ce matin lorsque je n'ai pas ressenti de colère en voyant que mon père ne m'avait pas réveillé / attendu pour partir travailler alors que je lui avais clairement dit hier soir que je voulais aller voir maman à l'hôpital ce matin. Et comme ma mère est hospitalisée à 30 minutes de voiture de là où mes parents restent, c'est un peu choquant :-(
N'empêche, je pense que je vais retourner chez moi demain. Mon chum me manque et il n'y a vraiment pas grand chose à faire ici sans voiture... Et dire qu'il pleut trop pour prendre l'autobus quand on a oublié d'emmener un manteau ou un parapluie...
lundi, juin 26, 2006
Harmonie?
Les derniers jours à la maison ont été empreint d'une harmonie sans tache et d'un acharnement décidé à me rendre enceinte :-)
Et moi, trop niaise pour me contenter de ce bonheur sans mot dans mon chez-moi, il a fallu que je prenne mes quatres petites journées de congé (les seules de l'été) pour venir visiter ma mère à l'hôpital au Saguenay.
C'est l'enfer dans la maison familiale. Mon père est dépressif sur les bords, à moitié en train de sombrer dans le burn-out suite à l'accident de ma mère, et ma soeur, réagissant d'une autre façon, s'isole sur elle-même et n'adresse la parole à mon père que très sommairement.
Donc finalement les deux ont de la difficulté à vivre ensemble, et surtout à s'endurer mutuellement!
Le souper s'est donc passé sur deux plans, moi conversant en alternance avec mon père et ma soeur. Pas très agréable.
Soirée passée avec le paternel comme ma soeur s'était isolée dans sa chambre. Pour couper court au malaise, je propose une promenade au vieux port. La rivière est toujours aussi belle mais j'ai quand même eu droit aux 25 millions de défauts de ma soeur raconté en 45 minutes...
Bref, atmosphère lourde, à couper au couteau et à déprimer un clown. Cette famille a besoin de ma mère pour tourner rond. Mais bon, au moins ma mère prend du mieux à l'hôpital (c'est déjà ça de prit!!)
Demain au menu : anniversaire de ma soeur qui fêtera ses 22 ans. Ma mère doit venir souper au restaurant avec nous, donc ça devrait être un peu plus agréable.
N'empêche que je m'ennuie de mon chum, de ses bras tendre et de notre belle harmonie :-(
J'ai hâte de retourner travailler pour être à la maison... ça commence à être pathétique mon affaire!
Et moi, trop niaise pour me contenter de ce bonheur sans mot dans mon chez-moi, il a fallu que je prenne mes quatres petites journées de congé (les seules de l'été) pour venir visiter ma mère à l'hôpital au Saguenay.
C'est l'enfer dans la maison familiale. Mon père est dépressif sur les bords, à moitié en train de sombrer dans le burn-out suite à l'accident de ma mère, et ma soeur, réagissant d'une autre façon, s'isole sur elle-même et n'adresse la parole à mon père que très sommairement.
Donc finalement les deux ont de la difficulté à vivre ensemble, et surtout à s'endurer mutuellement!
Le souper s'est donc passé sur deux plans, moi conversant en alternance avec mon père et ma soeur. Pas très agréable.
Soirée passée avec le paternel comme ma soeur s'était isolée dans sa chambre. Pour couper court au malaise, je propose une promenade au vieux port. La rivière est toujours aussi belle mais j'ai quand même eu droit aux 25 millions de défauts de ma soeur raconté en 45 minutes...
Bref, atmosphère lourde, à couper au couteau et à déprimer un clown. Cette famille a besoin de ma mère pour tourner rond. Mais bon, au moins ma mère prend du mieux à l'hôpital (c'est déjà ça de prit!!)
Demain au menu : anniversaire de ma soeur qui fêtera ses 22 ans. Ma mère doit venir souper au restaurant avec nous, donc ça devrait être un peu plus agréable.
N'empêche que je m'ennuie de mon chum, de ses bras tendre et de notre belle harmonie :-(
J'ai hâte de retourner travailler pour être à la maison... ça commence à être pathétique mon affaire!
mercredi, juin 21, 2006
Oisiveté
Avez-vous déjà eu mal à la tête d'avoir trop surfé sur internet pendant que vous êtes au travail??
Moi jamais. C'est probablement signe que je n'ai pas assez de choses à faire.
Aujourd'hui nous n'avons pas encore eu de consultations. Tout ce que j'avais à faire était d'aller mettre un rapport de consultation dans le dossier d'une patiente. Ça m'a pris un gros 10 minutes.
Admettons que la journée est longue!!!
Moi jamais. C'est probablement signe que je n'ai pas assez de choses à faire.
Aujourd'hui nous n'avons pas encore eu de consultations. Tout ce que j'avais à faire était d'aller mettre un rapport de consultation dans le dossier d'une patiente. Ça m'a pris un gros 10 minutes.
Admettons que la journée est longue!!!
Grossesse
C'est décidé, je veux vraiment être enceinte.
Je dis "vraiment" parce que ça fait longtemps que je veux être enceinte, mais je n'ai rien fait de très concret pour y arriver. Mais là j'ai décidé que les choses sérieuses commençaient. Parce que toutes les dernières barrières (assez niaiseuses vous aller voir) sont tombées récemment.
1- J'espérais ne pas tomber enceinte avant le mariage pour être certaine de rentrer dans ma (maudite) robe. Résultat : Réussi, j'ai réussi à rentrer dedans sans qu'ils l'agrandissent, même si j'ai dû perdre près de 10 livres le mois avant mon mariage et que j'étais quand même tellement serrée dedans que j'ai presque rien pu manger au souper. Mais bon, comme ils m'ont chargé près de 50$ juste pour arranger une agrafe dans le dos, je suppose qu'ils m'auraient ruiné si j'avais fait agrandir le corsage...
2- J'espérais être en deuxième année de résidence pour ne pas avoir à faire la deuxième année de résidence en revenant d'un congé de maternité (c'est réputé être l'année la plus difficile du programme). Résultat : si je tombe enceinte maintenant, je vais avoir 9 mois de fait, donc il ne me resterait que 3 mois à mon retour de congé de maternité, ce qui me semble beaucoup moins une montagne.
3- Je voulais finir mes traitements d'épilation au laser parce que je ne peux pas les faire si je suis enceinte. Résultat : je vais faire le 5ème traitement (sur 6) dans 2 semaines. Alors il ne me restera vraiment pas beaucoup de poil. Et je pense que je pourrai vivre avec jusqu'à l'accouchement...
4- Je voulais avoir déménagé. Fait depuis janvier dernier.
5- Je voulais avoir pris 3 mois d'acide folique. Fait aussi.
Donc voilà, je ne vois plus ce qui pourrait me bloquer maintenant. Ça fait 6 mois que j'ai arrêté la pilule (j'utilisais le calendrier pour ne pas tomber enceinte), mon chum est super enthousiaste à l'idée d'être père et il est en train de régler ses bibittes intérieures avec un psy "pour ne pas répéter les mêmes erreurs que ses parents ont fait avec lui". Donc tout est sur la bonne voie.
J'ai eu mes règles en fin de semaine et j'espère vraiment que ce sont les dernières pour un bon bout de temps. N'empêche, je ne veux pas trop me stresser avec ça parce que mon chum dit que c'est quand on focusse trop là-dessus que ça ne fonctionne pas...
En fin de semaine j'étais tellement motivée que j'ai tricotté des premiers petits chaussons de bébé... jaune et vert, parce que de toute manière mon chum veut qu'on garde le sexe du bébé secret jusqu'à la naissance (mais bon je suis sûre que je vais être capable de le voir à l'écho... parce que je me suis quand mêmepassé un mois l'été passé à faire des échographies de bébé!!)
J'ai hâte. Et j'espère que ça va vraiment marcher!
Je dis "vraiment" parce que ça fait longtemps que je veux être enceinte, mais je n'ai rien fait de très concret pour y arriver. Mais là j'ai décidé que les choses sérieuses commençaient. Parce que toutes les dernières barrières (assez niaiseuses vous aller voir) sont tombées récemment.
1- J'espérais ne pas tomber enceinte avant le mariage pour être certaine de rentrer dans ma (maudite) robe. Résultat : Réussi, j'ai réussi à rentrer dedans sans qu'ils l'agrandissent, même si j'ai dû perdre près de 10 livres le mois avant mon mariage et que j'étais quand même tellement serrée dedans que j'ai presque rien pu manger au souper. Mais bon, comme ils m'ont chargé près de 50$ juste pour arranger une agrafe dans le dos, je suppose qu'ils m'auraient ruiné si j'avais fait agrandir le corsage...
2- J'espérais être en deuxième année de résidence pour ne pas avoir à faire la deuxième année de résidence en revenant d'un congé de maternité (c'est réputé être l'année la plus difficile du programme). Résultat : si je tombe enceinte maintenant, je vais avoir 9 mois de fait, donc il ne me resterait que 3 mois à mon retour de congé de maternité, ce qui me semble beaucoup moins une montagne.
3- Je voulais finir mes traitements d'épilation au laser parce que je ne peux pas les faire si je suis enceinte. Résultat : je vais faire le 5ème traitement (sur 6) dans 2 semaines. Alors il ne me restera vraiment pas beaucoup de poil. Et je pense que je pourrai vivre avec jusqu'à l'accouchement...
4- Je voulais avoir déménagé. Fait depuis janvier dernier.
5- Je voulais avoir pris 3 mois d'acide folique. Fait aussi.
Donc voilà, je ne vois plus ce qui pourrait me bloquer maintenant. Ça fait 6 mois que j'ai arrêté la pilule (j'utilisais le calendrier pour ne pas tomber enceinte), mon chum est super enthousiaste à l'idée d'être père et il est en train de régler ses bibittes intérieures avec un psy "pour ne pas répéter les mêmes erreurs que ses parents ont fait avec lui". Donc tout est sur la bonne voie.
J'ai eu mes règles en fin de semaine et j'espère vraiment que ce sont les dernières pour un bon bout de temps. N'empêche, je ne veux pas trop me stresser avec ça parce que mon chum dit que c'est quand on focusse trop là-dessus que ça ne fonctionne pas...
En fin de semaine j'étais tellement motivée que j'ai tricotté des premiers petits chaussons de bébé... jaune et vert, parce que de toute manière mon chum veut qu'on garde le sexe du bébé secret jusqu'à la naissance (mais bon je suis sûre que je vais être capable de le voir à l'écho... parce que je me suis quand mêmepassé un mois l'été passé à faire des échographies de bébé!!)
J'ai hâte. Et j'espère que ça va vraiment marcher!
mardi, juin 20, 2006
Pas fort...
Mardi dernier, alors que mon chum restait à la maison à cause d'une "grosse" cellulite à la main (i.e. infection des tissus sous la peau) qui l'empêchait d'aller travailler, je lui avais donc demandé d'aller porter du linge chez le nettoyeur et d'aller poster des lettres. Jusque là rien de trop compliqué à mon humble avis...
Premier arrêt : le nettoyeur. La madame dit à mon chum que comme il y a quelques poils de chats sur les vêtements, il devrait payer un supplément de 5$!!! Mon chum, au lieu de se dire que c'est voleur et de ramener les vêtements pour qu'on les dépoile nous même à prix gratos, se dit que si je voulais envoyer les vêtements avec les poils de chats chez le nettoyeur, c'est que je savais sûrement ce que je faisais, donc il n'a rien dit et a laissé le linge là-bas...
Deuxième arrêt : la boîte à lettre, ou il a dompé toute ma pile de lettres. Seul problème, une de ces enveloppes contenait mon contrat, les papiers d'impôt et mon questionnaire médical pour la job (il faut refaire toutes ces maudites paperasseries une fois par année parce que même si je suis inscrite dans un programme pour 5 ans, je n'ai un contrat que pour une seule année à la fois...). Donc ces papiers étaient dans une enveloppe de format peu courant et pesait assez lourd. Évidemment, il fallait aller la faire peser au bureau de poste pour faire mettre des timbres dessus... ce que mon cher homme n'a pas fait!!!
Ok, j'aurais pu pardonner qu'il n'ait pas vu qu'il n'y avait pas de timbre. Mais le fait est qu'il a vérifié toutes les enveloppes une par une et il a vu celle-là aussi... Il m'a dit qu'il avait remarqué que je n'avais pas mis d'adresse de retour et que je n'avais pas mis de timbre, mais selon lui, comme ça avait l'air d'une enveloppe "administrative", il s'est dit que ça devait sûrement être port payé, et bon, si je n'avais pas mis d'adresse de retour je savais sûrement ce que je faisais alors sans se poser plus de question il a dompé cette enveloppe avec les autres dans la boîte à lettre!!!
Maintenant le pire : comment j'ai pu me douter qu'il a fait une chose pareille...
Il y a deux semaines, une lettre m'est revenue à la maison parce que non-timbrée. Je ne me souvenais pas d'avoir posté ça, alors je me suis dit que mon chum, dans un élan de bonté, avait dû prendre mon courrier et le poster pour me rendre service, et comme cette enveloppe était la seule non timbrée il a dû penser sans vérifier que j'avais mis des timbres sur toutes les enveloppes...
Mais là, le mardi matin, après être partie au travail, j'ai eu un flash-back de la lettre qui est revenue non timbrée et je voyais la grosse enveloppe brune contenant mon contrat de travail que je lui avais demandé de poster qui n'avais pas de timbre et sur laquelle je ne me souvenais pas avoir écrit mon adresse de retour. Un doute immense s'est emparé de moi à l'effet qu'il allait peut-être, oh malheur, poster le tout sans vérifier et que j'allais perdre mon contrat à tout jamais... J'ai essayé de téléphoner à la maison, mais comme il n'y avait pas de réponse, je me suis rassurée qu'évidemment, j'étais en train de sous-estimer mon chum, qu'il était quand même trop intelligent pour poster une grosse enveloppe comme ça sans timbre.
Le soir, lorsque j'arrive à la maison, le courrier est disparu. Je demande à mon chum s'il l'a posté, réponse affirmative. Il ajoute, sans que je ne pose aucune question, qu'il a remarqué que la grosse enveloppe n'avait pas d'adresse de retour et que je n'avais pas mis de timbre, puis rétorque qu'il s'est dit que je savais sûrement ce que je faisais et qu'il l'avait posté comme ça...
J'ai éclaté en sanglot. Je le trouvais même trop con d'avoir fait ça pour lui gueuler dessus. Je pense que j'ai pleuré pendant un gros 10-15 minutes, couchée sur le divan, en pensant à mon contrat qui devait être perdu quelque part dans les trippes de postes canada, sans aucune adresse de retour pour me revenir. (Sans mentionner que cette "aventure" se déroulait le 13 juin dernier et que ce nouveau contrat doit entrer en vigueur le premier juillet, donc très bientôt!). Ensuite Monsieur revient me voir et commence à m'accuser que tout ce qui arrive est de ma faute parce que je ne lui avais pas dit qu'il fallait affranchir l'enveloppe. Voilà le fin mot de l'histoire "c'est de ma faute parce que je ne lui avais pas dit", même s'il l'avait remarqué et n'a rien fait pour corriger la situation... PAS FORT!!! Et même pas assez intelligent pour reconnaître son erreur et s'excuser... Pfffff....
Sincèrement j'ai fini par lui pardonner vendredi quand je suis allée aux bureaux administratifs de l'hôpital et que j'ai dit à la dame que j'avais perdu mon contrat et mes papiers d'impôts. Elle a été assez gentille pour me réimprimer un nouveau contrat, me donner des nouveaux papiers d'impôts et un nouveau questionnaire médical, tout ça sans avoir l'air bête, ce que je considère assez extraordinaire de la part d'une secrétaire!!Et ouf, elle ne m'a pas demandé comment j'ai perdu mes papiers, parce que je pense que j'aurais eu l'air niaiseuse de lui expliquer que mon mari les avait posté sans mettre de timbre dessus et sans écrire d'adresse de retour! N'empêche, j'avais passé deux heures à remplir toute cette paparasserie de merde...
Premier arrêt : le nettoyeur. La madame dit à mon chum que comme il y a quelques poils de chats sur les vêtements, il devrait payer un supplément de 5$!!! Mon chum, au lieu de se dire que c'est voleur et de ramener les vêtements pour qu'on les dépoile nous même à prix gratos, se dit que si je voulais envoyer les vêtements avec les poils de chats chez le nettoyeur, c'est que je savais sûrement ce que je faisais, donc il n'a rien dit et a laissé le linge là-bas...
Deuxième arrêt : la boîte à lettre, ou il a dompé toute ma pile de lettres. Seul problème, une de ces enveloppes contenait mon contrat, les papiers d'impôt et mon questionnaire médical pour la job (il faut refaire toutes ces maudites paperasseries une fois par année parce que même si je suis inscrite dans un programme pour 5 ans, je n'ai un contrat que pour une seule année à la fois...). Donc ces papiers étaient dans une enveloppe de format peu courant et pesait assez lourd. Évidemment, il fallait aller la faire peser au bureau de poste pour faire mettre des timbres dessus... ce que mon cher homme n'a pas fait!!!
Ok, j'aurais pu pardonner qu'il n'ait pas vu qu'il n'y avait pas de timbre. Mais le fait est qu'il a vérifié toutes les enveloppes une par une et il a vu celle-là aussi... Il m'a dit qu'il avait remarqué que je n'avais pas mis d'adresse de retour et que je n'avais pas mis de timbre, mais selon lui, comme ça avait l'air d'une enveloppe "administrative", il s'est dit que ça devait sûrement être port payé, et bon, si je n'avais pas mis d'adresse de retour je savais sûrement ce que je faisais alors sans se poser plus de question il a dompé cette enveloppe avec les autres dans la boîte à lettre!!!
Maintenant le pire : comment j'ai pu me douter qu'il a fait une chose pareille...
Il y a deux semaines, une lettre m'est revenue à la maison parce que non-timbrée. Je ne me souvenais pas d'avoir posté ça, alors je me suis dit que mon chum, dans un élan de bonté, avait dû prendre mon courrier et le poster pour me rendre service, et comme cette enveloppe était la seule non timbrée il a dû penser sans vérifier que j'avais mis des timbres sur toutes les enveloppes...
Mais là, le mardi matin, après être partie au travail, j'ai eu un flash-back de la lettre qui est revenue non timbrée et je voyais la grosse enveloppe brune contenant mon contrat de travail que je lui avais demandé de poster qui n'avais pas de timbre et sur laquelle je ne me souvenais pas avoir écrit mon adresse de retour. Un doute immense s'est emparé de moi à l'effet qu'il allait peut-être, oh malheur, poster le tout sans vérifier et que j'allais perdre mon contrat à tout jamais... J'ai essayé de téléphoner à la maison, mais comme il n'y avait pas de réponse, je me suis rassurée qu'évidemment, j'étais en train de sous-estimer mon chum, qu'il était quand même trop intelligent pour poster une grosse enveloppe comme ça sans timbre.
Le soir, lorsque j'arrive à la maison, le courrier est disparu. Je demande à mon chum s'il l'a posté, réponse affirmative. Il ajoute, sans que je ne pose aucune question, qu'il a remarqué que la grosse enveloppe n'avait pas d'adresse de retour et que je n'avais pas mis de timbre, puis rétorque qu'il s'est dit que je savais sûrement ce que je faisais et qu'il l'avait posté comme ça...
J'ai éclaté en sanglot. Je le trouvais même trop con d'avoir fait ça pour lui gueuler dessus. Je pense que j'ai pleuré pendant un gros 10-15 minutes, couchée sur le divan, en pensant à mon contrat qui devait être perdu quelque part dans les trippes de postes canada, sans aucune adresse de retour pour me revenir. (Sans mentionner que cette "aventure" se déroulait le 13 juin dernier et que ce nouveau contrat doit entrer en vigueur le premier juillet, donc très bientôt!). Ensuite Monsieur revient me voir et commence à m'accuser que tout ce qui arrive est de ma faute parce que je ne lui avais pas dit qu'il fallait affranchir l'enveloppe. Voilà le fin mot de l'histoire "c'est de ma faute parce que je ne lui avais pas dit", même s'il l'avait remarqué et n'a rien fait pour corriger la situation... PAS FORT!!! Et même pas assez intelligent pour reconnaître son erreur et s'excuser... Pfffff....
Sincèrement j'ai fini par lui pardonner vendredi quand je suis allée aux bureaux administratifs de l'hôpital et que j'ai dit à la dame que j'avais perdu mon contrat et mes papiers d'impôts. Elle a été assez gentille pour me réimprimer un nouveau contrat, me donner des nouveaux papiers d'impôts et un nouveau questionnaire médical, tout ça sans avoir l'air bête, ce que je considère assez extraordinaire de la part d'une secrétaire!!Et ouf, elle ne m'a pas demandé comment j'ai perdu mes papiers, parce que je pense que j'aurais eu l'air niaiseuse de lui expliquer que mon mari les avait posté sans mettre de timbre dessus et sans écrire d'adresse de retour! N'empêche, j'avais passé deux heures à remplir toute cette paparasserie de merde...
jeudi, juin 15, 2006
Violence gratuite
Ce soir, nous marchions tranquillement, mon chum et moi, sur le trottoir d'une rue dans notre quartier. Il était 21 heures, la température était parfaite, la tension des derniers jours étaient un peu retombée. Je me sentais bien malgré une journée de travail merdique.
Un homme arrive face à nous, sur le trottoir, en vélo. On ne se tasse pas vraiment, j'avais dans l'idée que comme il était en vélo il allait nous céder le passage et aller dans la rue, surtout qu'on était juste devant un endroit où le trottoir était au niveau de la rue pour permettre les gens d'aller en voiture dans le stationnement d'un commerce... Ben non! Il crie "tasse-toi grosse tapette" à mon chum!
Une vraie douche froide! Non mais qu'est-ce qu'on avait fait à cet homme pour qu'il crie des méchancetés à mon chum, comme ça, gratuitement? Enfin... après ça mon chum était crispé, je sentais la violence qui bouillonnait à l'intérieur, bref le petit moment magique a explosé pour quelque chose de complètement gratuit :-(
Et moi aussi je me sentais blessée après... c'est comme si peu importe où on est, on ne peut jamais se protéger de la connerie des autres, on n'est jamais à l'abri de la méchanceté d'autrui...
Un homme arrive face à nous, sur le trottoir, en vélo. On ne se tasse pas vraiment, j'avais dans l'idée que comme il était en vélo il allait nous céder le passage et aller dans la rue, surtout qu'on était juste devant un endroit où le trottoir était au niveau de la rue pour permettre les gens d'aller en voiture dans le stationnement d'un commerce... Ben non! Il crie "tasse-toi grosse tapette" à mon chum!
Une vraie douche froide! Non mais qu'est-ce qu'on avait fait à cet homme pour qu'il crie des méchancetés à mon chum, comme ça, gratuitement? Enfin... après ça mon chum était crispé, je sentais la violence qui bouillonnait à l'intérieur, bref le petit moment magique a explosé pour quelque chose de complètement gratuit :-(
Et moi aussi je me sentais blessée après... c'est comme si peu importe où on est, on ne peut jamais se protéger de la connerie des autres, on n'est jamais à l'abri de la méchanceté d'autrui...
mercredi, juin 14, 2006
Chicane dans l'air
Je ne sais pas ce qui se passe ce temps-ci, mais mon chum et moi on passe notre temps à se chicaner pour des niaiseries.
Il me semble qu'on était encore pas mal amoureux avant le mariage et même après? Qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'on en vienne à argumenter à chaque jour sur des sujets stériles?? Et à se dire des trucs blessants?
Moi j'ai l'impression que mon chum est moins gentil et plus méchant que d'habitude, lui me dit que c'est moi qui lui cherche des poux et qui trouve toujours quelque chose à lui reprocher.
Après qu'on se soit bien chicané, il ne comprend pas que je n'ai pas envie d'aller me coucher tôt et de faire l'amour. Quand je lui dis sans détour pourquoi je n'ai pas envie (après s'être fait gosser toute la soirée et d'avoir été sur le bord des larmes une couple de fois), il me rétorque que ce n'est pas comme ça que je vais tomber enceinte...
Peut-être que je suis en syndrome pré-menstruel et que je vois les choses pire qu'elles sont, mais n'empêche que ça me blesse vraiment que monsieur argumente tout le temps et qu'il me dise des trucs blessants.
Mais bon, j'essaie de se rattacher au fait qu'on s'aime et qu'on va sûrement être capable de passer au travers des obstacles comme d'habitude...
Il me semble qu'on était encore pas mal amoureux avant le mariage et même après? Qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'on en vienne à argumenter à chaque jour sur des sujets stériles?? Et à se dire des trucs blessants?
Moi j'ai l'impression que mon chum est moins gentil et plus méchant que d'habitude, lui me dit que c'est moi qui lui cherche des poux et qui trouve toujours quelque chose à lui reprocher.
Après qu'on se soit bien chicané, il ne comprend pas que je n'ai pas envie d'aller me coucher tôt et de faire l'amour. Quand je lui dis sans détour pourquoi je n'ai pas envie (après s'être fait gosser toute la soirée et d'avoir été sur le bord des larmes une couple de fois), il me rétorque que ce n'est pas comme ça que je vais tomber enceinte...
Peut-être que je suis en syndrome pré-menstruel et que je vois les choses pire qu'elles sont, mais n'empêche que ça me blesse vraiment que monsieur argumente tout le temps et qu'il me dise des trucs blessants.
Mais bon, j'essaie de se rattacher au fait qu'on s'aime et qu'on va sûrement être capable de passer au travers des obstacles comme d'habitude...
mardi, juin 13, 2006
Fin de semaine dans le nord!!
Finalement, alors que j'avais une envie folle de passer une petite fin de semaine tranquille avec mon amour à la maison, je me suis laissée tenter par une invitation pour aller dans le nord :-)
Une de mes amies s'est acheté l'an passé un chalet sur le bord d'un lac dans Lanaudière. Nous y sommes allés pour la première fois il y a deux semaines, et nous avions vraiment trippé. Le lac est beau, mon amie et son chum sont vraiment d'agréable compagnie et le chalet est vraiment "cute". C'est un peu vieillot, parfait pour un look chalet, mais tout de même très fonctionnel. Et il y a en masse de place pour coucher, ils ont 4 chambres à coucher!!!
Alors quand on s'est parlé vendredi soir et qu'elle nous a réinviter à aller faire un tour, on ne pouvait presque pas refuser!! Cette fois-ci, nous avons même eu la chance d'aller faire un tour en chaloupe sur le lac : vraiment cool :-). Surtout pour des gens, comme nous, qui n'ont pas beaucoup de moyens et qui n'ont que très rarement la chance de sortir du béton grisâtre de Montréal...
En tout cas, tout ça pour dire que j'ai vraiment passé une belle fin de semaine...
Une de mes amies s'est acheté l'an passé un chalet sur le bord d'un lac dans Lanaudière. Nous y sommes allés pour la première fois il y a deux semaines, et nous avions vraiment trippé. Le lac est beau, mon amie et son chum sont vraiment d'agréable compagnie et le chalet est vraiment "cute". C'est un peu vieillot, parfait pour un look chalet, mais tout de même très fonctionnel. Et il y a en masse de place pour coucher, ils ont 4 chambres à coucher!!!
Alors quand on s'est parlé vendredi soir et qu'elle nous a réinviter à aller faire un tour, on ne pouvait presque pas refuser!! Cette fois-ci, nous avons même eu la chance d'aller faire un tour en chaloupe sur le lac : vraiment cool :-). Surtout pour des gens, comme nous, qui n'ont pas beaucoup de moyens et qui n'ont que très rarement la chance de sortir du béton grisâtre de Montréal...
En tout cas, tout ça pour dire que j'ai vraiment passé une belle fin de semaine...
Pureté!!
vendredi, juin 09, 2006
Air bête
Question existentielle du jour : pourquoi la majorité des secrétaires et autres employés de bureau sont-ils bêtes quand on s'adresse à eux? Et pourquoi semblent-ils encore plus bête lorsqu'on leur parle poliment?
Ce matin, le médecin qui me supervise me demande d'aller au laboratoire pour aller chercher des spécimens de sang d'une patiente qu'elle voulait regarder au microscope cet après-midi. Je trouve tous les renseignements sur la patiente et les dates auxquelles les examens ont été fait pour ensuite me rendre au laboratoire. Je demande alors poliment à la madame qui est là ou je pouvais trouver ces spécimens... Elle commence à m'engueuler (carrément!!!) et me dire que je ne peux pas entrer et demander les spécimens comme ça, qu'il faut que j'appelle plusieurs heures voire jours à l'avance. Je lui dis qu'on en a pas besoin immédiatement, juste pour l'après-midi (il est 9h le matin). Elle rétorque que de toute manière, ils n'ont pas assez de personnel pour faire ça, blablablablabla pendant un gros 2 minutes pour quelque chose dont je suis loin d'être responsable. Finalement je lui laisse les infos sur un bout de papier et j'espère qu'elle fasse sa job comme il faut...
Sincèrement, c'est pas mieux avec la secrétaire de mon département. Elle est probablement payée plus cher que moi à se pogner le beigne à la journée longue, et aussitôt qu'on lui pose une question (du genre : quel papier je dois remplir pour demander mes vacances?), elle se fâche qu'on ne sache pas la réponse...
Des fois j'en ai vraiment assez de cet job de merde. Je passe mon temps à me faire gueuler dessus sans aucune raison par les médecins "patrons", les secrétaires, les réceptionistes et les infirmières. J'ai vraiment hâte d'avoir terminé... et dire qu'il me reste encore 4 ans de cette bullshit à endurer avant d'être gynécologue... :-(
Ce matin, le médecin qui me supervise me demande d'aller au laboratoire pour aller chercher des spécimens de sang d'une patiente qu'elle voulait regarder au microscope cet après-midi. Je trouve tous les renseignements sur la patiente et les dates auxquelles les examens ont été fait pour ensuite me rendre au laboratoire. Je demande alors poliment à la madame qui est là ou je pouvais trouver ces spécimens... Elle commence à m'engueuler (carrément!!!) et me dire que je ne peux pas entrer et demander les spécimens comme ça, qu'il faut que j'appelle plusieurs heures voire jours à l'avance. Je lui dis qu'on en a pas besoin immédiatement, juste pour l'après-midi (il est 9h le matin). Elle rétorque que de toute manière, ils n'ont pas assez de personnel pour faire ça, blablablablabla pendant un gros 2 minutes pour quelque chose dont je suis loin d'être responsable. Finalement je lui laisse les infos sur un bout de papier et j'espère qu'elle fasse sa job comme il faut...
Sincèrement, c'est pas mieux avec la secrétaire de mon département. Elle est probablement payée plus cher que moi à se pogner le beigne à la journée longue, et aussitôt qu'on lui pose une question (du genre : quel papier je dois remplir pour demander mes vacances?), elle se fâche qu'on ne sache pas la réponse...
Des fois j'en ai vraiment assez de cet job de merde. Je passe mon temps à me faire gueuler dessus sans aucune raison par les médecins "patrons", les secrétaires, les réceptionistes et les infirmières. J'ai vraiment hâte d'avoir terminé... et dire qu'il me reste encore 4 ans de cette bullshit à endurer avant d'être gynécologue... :-(
jeudi, juin 08, 2006
Ma mère...
Finalement, je ne devrais pas trop me plaindre de ce nouveau stage qui me laisse beaucoup de temps libre dans une journée... parce que dès le mois prochain, quand je serai de retour en gynéco-obstétrique, je vais sûrement passer mes journées à courir partout!!
Me voilà donc encore toute seule dans notre joli petit bureau de résidents à attendre qu'un service de l'hôpital consulte notre service d'hématologie. Toutefois, plus les minutes passent et plus la chance d'avoir une consultation diminue, parce qu'habituellement la décision de consulter un service se prend le matin. Mais bon, il y a toujours des exceptions...
Et bon, comme je devrais avoir devant moi assez de temps pour écrire un texte assez long, je vais en profiter pour raconter la deuxième brique qui nous est tombé sur la tête il y a maintenant presque 3 semaines...
1 semaine après notre retour de notre voyage de noce (qui fut merveilleux en passant :-)), mes parents devaient venir déménager ma soeur, qui retourne passer l'été à Chicoutimi. Ils ne venaient que pour 1 nuit et je les avais convaincu de venir coucher chez moi au lieu d'aller à l'hôtel (mes parents ont toujours peur de déranger) comme ça ma mère pourrait voir notre nouvel appart (nous avons déménagé en décembre dernier dans un 5 1/2... le gros luxe à côté de notre ancien 3 1/2 avec une pièce double!!).
Donc voilà, le déménagement était presque terminé et mon père et ma soeur montaient l'escalier pour aller chercher les derniers meubles, quand ma mère les suivait derrière. Tout à coup, sans raison apparente, ma mère est tombée sur le palier entre les deux escaliers. Ma soeur, qui a vu ma mère tomber, dit qu'elle n'a eu aucun réflexe pour se protéger, qu'elle est tombée comme quelqu'un qui a perdu connaissance. Ma soeur descend à toute vitesse pour voir si ma mère est correcte. Elle semble un peu sonnée et elle dit qu'elle a beaucoup de douleur à l'épaule droite. Mon père veut qu'elle se lève debout mais elle dit qu'elle n'est pas capable. Ma soeur appelle donc l'ambulance qui vient la chercher assez rapidement pour l'amener à l'hôpital.
Vers 13h, je reçois un appel de ma soeur. Elle pleure tellement ça lui prend 2 minutes juste pour me dire que ma mère est tombée et qu'elle est à l'hôpital. Elle est vraiment très bouleversée et elle me dit que c'est de sa faute si maman est tombée, que si elle n'était pas venu pour l'aider à déménager ça ne se serait jamais produit...
14h, on fini par arriver à l'hôpital, et ma mère est aux rayons X. Elle fait un effort pour nous sourire mais on voit bien qu'elle a mal. Mon père est convaincu que ma mère ne s'est que "déboîté" l'épaule et qu'elle va être mieux très rapidement. Mais moi je vois ma mère qui se tient le bras de la même manière que je le faisais quand je me suis cassée le coude, et je trouve que l'épaule a l'air drôlement enflée, ce qui me laisse assez perplexe et me permet de douter fortement de l'hypothèse de mon père. Finalement, le médecin de l'urgence est venu nous voir et le diagnostique est tombé : fracture du bras. Mon père commence à capoter, ma mère nous dit qu'elle s'en doutait, et moi (en tant que médecin) je m'inquiète de savoir ou est la fracture exactement... Le médecin de l'urgence, comprenant que je suis médecin aussi, a commencé à m'exposer les options (comme si le fait d'être médecin faisait de moi le chef de la famille...) et à me laisser le choix qu'elle reparte et qu'elle fasse un suivi avec un orthopédiste de Chicoutimi ou qu'elle dorme à l'hôpital pour voir leur orthopédiste le lendemain matin. Je dis à ma mère qu'elle est mieux de rester à l'hôpital et de se reposer là-bas, qu'elle va trouver ça loin venir chez moi dans cet état-là. Elle dit qu'elle veut se reposer, alors on quitte pour la soirée...
Mon père, d'une nature assez anxieuse, a capoté pour le reste de la soirée. Mon chum et moi avons essayé de le réassurer tant bien que mal, mais ça n'a pas donné gros de résultats.
Le lendemain matin, ma mère appelle chez moi alors que nous devions quitter pour aller la voir à l'hôpital : elle pleure et elle me dit qu'elle a aussi la hanche cassée. Elle vient juste de voir l'orthopédiste et il vient de lui dire qu'il va l'opérer en fin d'avant-midi pour la hanche...
On se rend donc à l'hôpital pour la voir : son moral est pas si mal et elle nous dit que son médecin est jeune et beau ;-). Ma soeur, apprenant la nouvelle que ma mère va rester à l'hôpital, ne veut plus retourner à Chicoutimi... Par gentillesse je l'invite chez moi vu que son appart était déjà tout vidé... Disons que mon chum n'était pas très chaud à l'idée mais il a quand même l'esprit de famille, alors il n'a rien dit.
Mon père, de son côté, devait retourner à Chicoutimi avec la van louée pour le déménagement de ma soeur, alors il est rentré seul le dimanche soir.
Finalement le bras de ma mère aussi a eu besoin d'une chirurgie, et une grosse : l'os était en plusieurs petits fragments qu'ils ne pouvaient pas réparer, alors ils ont dû lui mettre une prothèse...
Et bon, tout ça peut sembler bien dramatique mais il y a plus encore : ma mère n'a que 49 ans. Elle est encore toute jeune. C'est pas normal de tomber par terre et de se casser le bras en mille miettes et de se casser la hanche. C'est le genre de chose qui arrive à une femme de 70 ans qui a beaucoup d'ostéoporose. Eh bien c'est là qu'est la clé de l'énigme...
Il y a trois ans, le médecin de famille de ma mère l'a envoyé passer une densité osseuse, qui est un test qu'on fait pour détecter l'ostéoporose. Le test était positif : elle faisait déjà de l'ostéoporose à 46 ans. Il lui a prescrit des suppléments de calcium et de vitamine D, plus du fosamax qu'on prescrit pour ne pas que l'os continue de se détériorer.
Elle a décidé que c'était trop de médicaments pour elle et qu'elle aimait mieux se traiter avec des méthodes "naturelle" à la place. Elle a donc commencé à boire un ou deux verre de lait de soya par jour(parce que ça sonne plus naturel que du lait de vache, donc ça doit être meilleur pour la santé...) et à manger plus de produits laitiers. Enfin bref malgré son changement de diète elle ne prenait pas assez de calcium et surtout, elle ne prenait pas le médicament pour empêcher à l'os de se détériorer encore plus...
J'ai toujours su que ma mère était à risque de faire de l'ostéoporose, parce que ma grand-mère en fait, et j'ai souvent dit au cours des trois dernières années à ma mère qu'elle devrait faire une densité osseuse pour s'assurer qu'elle n'en faisait pas. Ma soeur, qui étudie en ergothérapie, lui en avait aussi parlé quand elle avait eu des cours sur l'ostéoporose. Tout ça pour dire que ma mère a eu amplement d'indices qu'elle devait faire quelque chose à propos de l'ostéoporose.
Bien entendu, elle a été assez intelligente pour ne pas le dire à personne. Sauf à sa soeur qui, elle aussi, est pro-produits naturels, et elle avait fait promettre à sa soeur de ne pas en parler à personne.
Le dimanche matin, avant sa chirurgie pour la hanche, elle me dit naïvement : "Tu sais Mandoline, mon médecin de famille m'avait diagnostiquée il y a trois ans avec l'ostéoporose. Il m'avait prescrit du Fosamax mais je ne l'ai pas pris parce que je voulais me traiter naturellement avec du lait de soya. Est-ce que tu penses que ça aurait fait une différence si j'avais pris le médicament?"
Qu'est-ce que tu veux répondre à ça... Comment dire à sa mère 30 minutes avant qu'elle se fasse opérer qu'elle est vraiment conne et qu'elle a vraiment cherché son malheur toute seule... اa ne se dit pas, donc je ne l'ai pas dit. Je lui ai dit que nous ne saurions jamais si tout ça serait arrivé même en prenant le fosamax (même si je suis sûre à 99% au fond de moi-même que ça ne serait pas arrivé, ou que les conséquences auraient été beaucoup plus limitées).
Enfin, finalement elle est restée presque deux semaines hospitalisée à Montréal, puis elle a pu être transférée dans un centre de réadaptation au Saguenay. Là, au moins, mon père peut aller la voir tous les jours, et ma soeur (qui est finalement restée une très longue semaine chez nous) va la voir à tous les 2-3 jours. Une de ses belles-soeurs préférées est infirmière dans ce centre, alors elle la voit tous les jours. Donc maintenant l'ouragan est sorti de ma vie. Mais ça n'a vraiment pas été facile quand elle était à Montréal, dans un hôpital à 1h de transport en commun de chez moi, avec des horaires de travail qui finissaient vers 18h chaque soir. Et comme quand ma soeur est partie j'étais son seul support, je n'avais pas beaucoup le choix d'y aller à chaque jour pour lui apporter les trucs qu'elle avait besoin pour sa physio, pour l'aider à faire sa toilette, etc. Ouf... pas évident... Et mon chum a trouvé ça vraiment difficile d'avoir à partager notre appart avec ma soeur et/ou mon père (dépendamment des jours) sur une période d'une dizaine de jours.
Me voilà donc encore toute seule dans notre joli petit bureau de résidents à attendre qu'un service de l'hôpital consulte notre service d'hématologie. Toutefois, plus les minutes passent et plus la chance d'avoir une consultation diminue, parce qu'habituellement la décision de consulter un service se prend le matin. Mais bon, il y a toujours des exceptions...
Et bon, comme je devrais avoir devant moi assez de temps pour écrire un texte assez long, je vais en profiter pour raconter la deuxième brique qui nous est tombé sur la tête il y a maintenant presque 3 semaines...
1 semaine après notre retour de notre voyage de noce (qui fut merveilleux en passant :-)), mes parents devaient venir déménager ma soeur, qui retourne passer l'été à Chicoutimi. Ils ne venaient que pour 1 nuit et je les avais convaincu de venir coucher chez moi au lieu d'aller à l'hôtel (mes parents ont toujours peur de déranger) comme ça ma mère pourrait voir notre nouvel appart (nous avons déménagé en décembre dernier dans un 5 1/2... le gros luxe à côté de notre ancien 3 1/2 avec une pièce double!!).
Donc voilà, le déménagement était presque terminé et mon père et ma soeur montaient l'escalier pour aller chercher les derniers meubles, quand ma mère les suivait derrière. Tout à coup, sans raison apparente, ma mère est tombée sur le palier entre les deux escaliers. Ma soeur, qui a vu ma mère tomber, dit qu'elle n'a eu aucun réflexe pour se protéger, qu'elle est tombée comme quelqu'un qui a perdu connaissance. Ma soeur descend à toute vitesse pour voir si ma mère est correcte. Elle semble un peu sonnée et elle dit qu'elle a beaucoup de douleur à l'épaule droite. Mon père veut qu'elle se lève debout mais elle dit qu'elle n'est pas capable. Ma soeur appelle donc l'ambulance qui vient la chercher assez rapidement pour l'amener à l'hôpital.
Vers 13h, je reçois un appel de ma soeur. Elle pleure tellement ça lui prend 2 minutes juste pour me dire que ma mère est tombée et qu'elle est à l'hôpital. Elle est vraiment très bouleversée et elle me dit que c'est de sa faute si maman est tombée, que si elle n'était pas venu pour l'aider à déménager ça ne se serait jamais produit...
14h, on fini par arriver à l'hôpital, et ma mère est aux rayons X. Elle fait un effort pour nous sourire mais on voit bien qu'elle a mal. Mon père est convaincu que ma mère ne s'est que "déboîté" l'épaule et qu'elle va être mieux très rapidement. Mais moi je vois ma mère qui se tient le bras de la même manière que je le faisais quand je me suis cassée le coude, et je trouve que l'épaule a l'air drôlement enflée, ce qui me laisse assez perplexe et me permet de douter fortement de l'hypothèse de mon père. Finalement, le médecin de l'urgence est venu nous voir et le diagnostique est tombé : fracture du bras. Mon père commence à capoter, ma mère nous dit qu'elle s'en doutait, et moi (en tant que médecin) je m'inquiète de savoir ou est la fracture exactement... Le médecin de l'urgence, comprenant que je suis médecin aussi, a commencé à m'exposer les options (comme si le fait d'être médecin faisait de moi le chef de la famille...) et à me laisser le choix qu'elle reparte et qu'elle fasse un suivi avec un orthopédiste de Chicoutimi ou qu'elle dorme à l'hôpital pour voir leur orthopédiste le lendemain matin. Je dis à ma mère qu'elle est mieux de rester à l'hôpital et de se reposer là-bas, qu'elle va trouver ça loin venir chez moi dans cet état-là. Elle dit qu'elle veut se reposer, alors on quitte pour la soirée...
Mon père, d'une nature assez anxieuse, a capoté pour le reste de la soirée. Mon chum et moi avons essayé de le réassurer tant bien que mal, mais ça n'a pas donné gros de résultats.
Le lendemain matin, ma mère appelle chez moi alors que nous devions quitter pour aller la voir à l'hôpital : elle pleure et elle me dit qu'elle a aussi la hanche cassée. Elle vient juste de voir l'orthopédiste et il vient de lui dire qu'il va l'opérer en fin d'avant-midi pour la hanche...
On se rend donc à l'hôpital pour la voir : son moral est pas si mal et elle nous dit que son médecin est jeune et beau ;-). Ma soeur, apprenant la nouvelle que ma mère va rester à l'hôpital, ne veut plus retourner à Chicoutimi... Par gentillesse je l'invite chez moi vu que son appart était déjà tout vidé... Disons que mon chum n'était pas très chaud à l'idée mais il a quand même l'esprit de famille, alors il n'a rien dit.
Mon père, de son côté, devait retourner à Chicoutimi avec la van louée pour le déménagement de ma soeur, alors il est rentré seul le dimanche soir.
Finalement le bras de ma mère aussi a eu besoin d'une chirurgie, et une grosse : l'os était en plusieurs petits fragments qu'ils ne pouvaient pas réparer, alors ils ont dû lui mettre une prothèse...
Et bon, tout ça peut sembler bien dramatique mais il y a plus encore : ma mère n'a que 49 ans. Elle est encore toute jeune. C'est pas normal de tomber par terre et de se casser le bras en mille miettes et de se casser la hanche. C'est le genre de chose qui arrive à une femme de 70 ans qui a beaucoup d'ostéoporose. Eh bien c'est là qu'est la clé de l'énigme...
Il y a trois ans, le médecin de famille de ma mère l'a envoyé passer une densité osseuse, qui est un test qu'on fait pour détecter l'ostéoporose. Le test était positif : elle faisait déjà de l'ostéoporose à 46 ans. Il lui a prescrit des suppléments de calcium et de vitamine D, plus du fosamax qu'on prescrit pour ne pas que l'os continue de se détériorer.
Elle a décidé que c'était trop de médicaments pour elle et qu'elle aimait mieux se traiter avec des méthodes "naturelle" à la place. Elle a donc commencé à boire un ou deux verre de lait de soya par jour(parce que ça sonne plus naturel que du lait de vache, donc ça doit être meilleur pour la santé...) et à manger plus de produits laitiers. Enfin bref malgré son changement de diète elle ne prenait pas assez de calcium et surtout, elle ne prenait pas le médicament pour empêcher à l'os de se détériorer encore plus...
J'ai toujours su que ma mère était à risque de faire de l'ostéoporose, parce que ma grand-mère en fait, et j'ai souvent dit au cours des trois dernières années à ma mère qu'elle devrait faire une densité osseuse pour s'assurer qu'elle n'en faisait pas. Ma soeur, qui étudie en ergothérapie, lui en avait aussi parlé quand elle avait eu des cours sur l'ostéoporose. Tout ça pour dire que ma mère a eu amplement d'indices qu'elle devait faire quelque chose à propos de l'ostéoporose.
Bien entendu, elle a été assez intelligente pour ne pas le dire à personne. Sauf à sa soeur qui, elle aussi, est pro-produits naturels, et elle avait fait promettre à sa soeur de ne pas en parler à personne.
Le dimanche matin, avant sa chirurgie pour la hanche, elle me dit naïvement : "Tu sais Mandoline, mon médecin de famille m'avait diagnostiquée il y a trois ans avec l'ostéoporose. Il m'avait prescrit du Fosamax mais je ne l'ai pas pris parce que je voulais me traiter naturellement avec du lait de soya. Est-ce que tu penses que ça aurait fait une différence si j'avais pris le médicament?"
Qu'est-ce que tu veux répondre à ça... Comment dire à sa mère 30 minutes avant qu'elle se fasse opérer qu'elle est vraiment conne et qu'elle a vraiment cherché son malheur toute seule... اa ne se dit pas, donc je ne l'ai pas dit. Je lui ai dit que nous ne saurions jamais si tout ça serait arrivé même en prenant le fosamax (même si je suis sûre à 99% au fond de moi-même que ça ne serait pas arrivé, ou que les conséquences auraient été beaucoup plus limitées).
Enfin, finalement elle est restée presque deux semaines hospitalisée à Montréal, puis elle a pu être transférée dans un centre de réadaptation au Saguenay. Là, au moins, mon père peut aller la voir tous les jours, et ma soeur (qui est finalement restée une très longue semaine chez nous) va la voir à tous les 2-3 jours. Une de ses belles-soeurs préférées est infirmière dans ce centre, alors elle la voit tous les jours. Donc maintenant l'ouragan est sorti de ma vie. Mais ça n'a vraiment pas été facile quand elle était à Montréal, dans un hôpital à 1h de transport en commun de chez moi, avec des horaires de travail qui finissaient vers 18h chaque soir. Et comme quand ma soeur est partie j'étais son seul support, je n'avais pas beaucoup le choix d'y aller à chaque jour pour lui apporter les trucs qu'elle avait besoin pour sa physio, pour l'aider à faire sa toilette, etc. Ouf... pas évident... Et mon chum a trouvé ça vraiment difficile d'avoir à partager notre appart avec ma soeur et/ou mon père (dépendamment des jours) sur une période d'une dizaine de jours.
mercredi, juin 07, 2006
Après mariage...
Le problème, quand ça fait trop longtemps que je n'écris pas, est que je me sens comme si j'avais une très grosse boule au fond de la gorge et que j'ai besoin de la raconter pour la faire passer.
Le problème, lorsque ça fait longtemps que je n'ai pas écris, est que je n'ai pas donné, au fil des jours, le contexte qui entoure cette grosse boule d'émotion au fond de la gorge.
Le problème, c'est que depuis la dernière fois que j'ai écris, c'est qu'il y a eu des choses merveilleuses et des choses vraiment terribles, alors si je mets le tout ensemble, ça va faire un mélange probablement assez indigeste.
Alors j'hésite entre tout raconter, quitte à ce que ça prenne beaucoup de temps et d'espace sur ce blog, ou alors y aller de quelques petits trucs quotidien et raconter le tout un petit peu à la fois.
Et bon, à force de peu écrire on a que très peu de lecteur, alors je ne ressens pas le même plaisir
à écrire qu'à l'époque lorsque j'avais mon journal et que je l'updatais à chaque jour. Et puis bon aujourd'hui avec l'avalanche des blogs, un blog n'en est qu'un parmi tant d'autres.
Au lieu de tergiverser peut-être que je devrais dire comment, après 2-3 mois de silence, je réussis à me retrouver ici à écrire.
D'abord j'ai commencé un nouveau stage hier, un stage d'hématologie, qui se déroule dans un service ou il n'y a que des consultations. S'il n'y a aucune consultation dans l'hôpital à un moment X, nous nous assoyons dans notre bureau (ou ailleurs dans l'hôpital) et nous pouvons perdre notre temps comme nous en avons envie. Ce qui est bien en soit, puisque j'ai moins l'impression d'être un bourreau de travail, mais c'est ennuyeux parce que ma tolérance à l'oisiveté au travail est assez limitée (lire : je m'emmerde très rapidement et j'ai juste hâte de retourner à la maison...). Donc me voilà à ne rien faire, cet après-midi, toute seule dans ce bureau équipé d'un bel ordi et d'internet, à attendre que quelque chose se passe. Et comme ça fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines que j'ai envie de venir poster sur ce blog, j'ai décidé d'en profiter. Et puis comme depuis que j'ai ce blog mon chum (pardon! mon mari!!) n'en sait rien, j'essaie d'éviter d'écrire un post à la maison quand il a une grande chance de le découvrir. Pas que j'aie nécessairement rien à lui cacher, mais plutôt que je n'ai pas envie de discuter nécessairement de tout ce que j'écris avec lui.
Présentement à la maison c’est assez difficile. Pas difficile avec mon chum, heureusement, mais plutôt dans le contexte dans lequel on vit. Depuis le mariage, faut dire qu’on a quelques briques qui nous sommes tombées sur la tête…
Tout d’abord, comme je crois que j’en avais déjà parlé, la famille de mon chum est vraiment « spéciale ». Je voudrais écrire « folle » mais je pense que ça serait un jugement un peu gros. J’ai déjà raconté brièvement notre voyage en Bretagne en juin 2005, qui, même s’il s’était somme toute assez bien déroulé, nous avait fait goûter à la « folie » de la mère de mon chum pas mal… Bien entendu, elle n’a pas manqué de laisser sa marque sur notre mariage… Marque quand même assez légère parce que nous avons eu un mariage vraiment extraordinaire (ah!!! Soupir… c’est déjà loin derrière…) mais quand même assez marquante pour blesser mon amour. Plus le temps passe et plus je la déteste, et plus j’approche le point de non-retour à son égard (en fait je l’ai probablement déjà atteint…). Enfin bref, elle voulait venir visiter notre appartement lors de son passage à Montréal et je n’en avais pas envie. Malgré toute ma timidité, quand je ne veux pas quelque chose, je ne le ferai pas, alors j’ai tenu mon bout contre mon chum (qui lui voulait lui faire visiter pour éviter qu’elle fasse une crise). اa peut sembler un peu cruel de lui empêcher de visiter notre appartement, mais il faut garder en tête que lorsque nous étions chez elle, elle ne s’est pas gênée pour fouiller dans nos affaires, et que dans sa tête, nous sommes « les enfants », donc nous n’avons aucun droit et elle peut faire ce qui lui plaît, même si ça implique des choses qui sont plus ou moins acceptable à mes yeux. Donc je n’avais pas envie d’avoir la belle-mère qui fouille dans mes armoires et qui fume dans mon salon, et comme je savais que mon chum ne serait pas capable de mettre de limites à sa mère, j’ai donc coupé court et refusé qu’elle visite. (Et de toute manière, l’appart était pas mal en désordre et donc ça ne me tentait pas vraiment qu’elle le voie dans cet état…).
La belle-mère avait manifesté à mon chum le désir de visiter notre appartement la journée de son arrivée, et à ce moment mon chum lui avait répondu que ça devrait être correct mais qu’il devait m’en parler avant. Évidemment, j’ai répondu que je refusais, j’ai expliqué mes raisons et d’un commun accord nous avons finalement décidé qu’elle ne viendrait pas chez nous. Deux jours plus tard, alors qu’elle l’appelle, elle lui laisse savoir qu’elle viendrait visiter notre appartement le lendemain matin, qui se trouvait à être la veille de notre départ pour Chicoutimi (ou nous nous sommes mariés). Mon chum lui dit alors que j’ai refusé qu’elle visite parce que c’est trop en désordre (ce qui n’était qu’une partie de la vérité). Elle commence alors à engueuler mon chum au téléphone et à lui dire que je n’étais qu’une « conne » et que je n’étais « pas humaine », et que décidément je ne tenais pas de ma mère qui elle est si gentille et a tellement hâte de la voir (ma mère lui a téléphoné une fois par politesse avant le mariage et décidément la belle-mère a eu une haute opinion d’elle…). Elle menace aussi mon chum d’appeler ma mère pour qu’elle nous fasse entendre raison, et elle exige que je la rappelle pour justifier mon refus qu’elle visite. De plus, elle dit à mon chum qu’elle ne viendra pas au mariage si elle ne visite pas. Bref, complètement surréaliste et plein de chantage affectif. Et cet appel se produit juste avant que mon chum aille à son dernier examen final (bonne dose de stress pour mon pauvre amour L). Après son examen, il me raconte tout ça et me supplie de changer d’idée pour la visite de sa mère. Je m’excuse, mais imaginer que je vais changer d’idée et inviter quelqu’un chez moi après une poignée d’excuses, il n’en était pas question, donc je tiens mon bout. J’essaie d’expliquer à mon chum que ce n’est pas en cédant à son chantage affectif qu’on va être capable d’attirer le respect. Il rappelle donc ses parents pour leur dire que je n’ai pas changé d’idée et qu’ils ne pourront pas visiter. Quand sa mère l’a entendu, elle a commencé à gueuler des insultes au téléphone (encore!!!) et j’étais à côté de mon chum… Je n’entendais pas ce qu’elle disait mais le ton et l’intensité de sa voix étaient drôlement impressionnants… Je l’écoutais et je tremblais de peur… je ne sais pas ce qui m’a retenu de raccrocher le téléphone et de mettre fin à cette situation vraiment surréaliste. Enfin bref, mon chum l’écoute en tremblant de peur et promet de rediscuter avec moi. Après qu’il se mette à pleurer devant moi en me disant que si je refuse de les laisser visiter les conséquences seront vraiment atroces, que ses parents allaient le « détruire » si nous résistions plus, j’étais tellement bouleversée que j’ai fini par céder en mettant 3 conditions : qu’ils s’excusent pour les insultes qu’ils avaient dites à mon sujet, que mon chum les surveille pour ne pas qu’ils fouillent dans les gardes-robes, armoires, etc. et que je ne sois pas présente. Mon chum me dit que c’est impossible, qu’ils ne se sont jamais excusés de la vie et qu’ils ne le feront jamais, et il continue de pleurer et de capoter qu’ils vont le détruire si je refuse. Finalement j’accepte à reculons parce que je ne savais plus comment rassurer mon chum. Il les rappelle à leur hôtel et là, ils n’ont jamais répondu. Et comme il a rappelé 10 minutes après avoir raccroché, nous sommes certains qu’ils étaient encore dans la chambre.
J’ai convaincu mon chum de ne pas les rappeler le lendemain, et d’attendre qu’ils appellent. Ils étaient frustrés, ont voulu « punir » mon chum et donc n’ont pas rappelé. Ce soir-là, ils étaient supposés faire un souper de famille (avec le frère et l’oncle de mon chum qui s’étaient eux aussi déplacés au Québec). Ils ont dit aux autres membres de la famille que mon chum avait annulé le souper, pour leur faire croire que mon chum n’était pas intéressé de les voir (ce qui, évidemment, est faux… quand ta famille vient de France pour te voir tu as envie de les voir).
Bref le dimanche, quand on est parti pour Chicoutimi, nous n’avions eu aucune nouvelle d’eux. Ils n’ont pas appelé le lundi non plus chez mes parents.
Le mardi, vers la fin de l’après-midi, son père téléphone et dit à mon chum : il y a eu un malentendu mais nous allons oublier ça, faisant une référence indirecte au fait que mon chum a été « pas correct » avec eux et qu’ils étaient prêts à pardonner. Alors que ce sont eux qui nous ont insultés et fait de la merde… c’est rare que la personne qui fait de la merde est celle qui pardonne par la suite… Enfin mon chum ne dit rien, il veut éviter une esclandre la journée de la cérémonie. Nous avons réussi à les éviter jusqu’à la journée du mariage, faisant exception du moment ou mes parents les avaient invité à prendre un café chez eux alors que nous étions présents. Mais bon, évidemment devant mes parents ils n’ont pas osé dire un mot plus haut que l’autre…
Le samedi 6 mai, jour béni de notre mariage, ils avaient l’air bizarre. Alors que tout le monde avait l’air heureux et joyeux, ils avaient l’air d’être à un enterrement. Mais bon on passe, c’est vraiment pas la fin du monde… ہ la sortie de l’église, la maudite belle-mère me « saute » carrément dessus pour m’embrasser et me féliciter. Disons que ce n’est vraiment pas une des premières personnes que j’avais envie d’embrasser à la sortie de l’église mais bon, politesse oblige, je lui donne deux becs. Là, madame me dit qu’elle en veut quatre (parce que la tradition en bretagne est apparemment de donner 4 becs au lieu de deux) et là, je refuse poliment mais fermement en lui disant que j’ai d’autres gens à voir et que au Québec, on ne donne que deux becs. Et donc je la plante là, vraiment en colère… (elle, pas moi)
Elle ne m’a pas reparlé du reste de la soirée et elle ne m’a pas regardé non plus. Sincèrement je n’en avais rien à foutre même si ça manquait vraiment de savoir-vivre. Le lendemain matin, au brunch, les parents de mon chum ne nous regardaient pas et ne nous ont pas parlé, même quand on s’est assis à leur table ou quelques uns de mes oncles et tantes étaient assis aussi. Avant de quitter, j’ai dit à mon chum qu’il faudrait aller dire au revoir à ses parents, question de politesse. Ils ont refusé de me donner des becs (incroyable mais vrai pour des Français!!!) mais je me suis bien vengé quand je leur ai dit d’un air angélique que je les remerciais de s’être déplacé pour le mariage, que c’était très gentil pour mon chum. Le monsieur m’a répondu d’un air vraiment frustré qu’ils n’avaient jamais envisagé de ne pas venir, ce à quoi j’ai répondu que c’était loin pour eux. Nous sommes partis ensuite. Mon chum est ensuite allé dire au revoir à son oncle, qui était vraiment très fâché que mon chum ne lui ait pas consacré plus de temps et qu’ils n’avaient même pas pu partager un repas (petit rappel : ce sont les parents de mon chum qui se sont arrangé pour mon chum ne soupe pas avec eux, mais évidemment ils ne l’ont jamais dit à l’oncle!!!). Mon chum lui a alors expliqué ce qui c’était passé, et quand il a entendu la version des faits de mon chum, il était très fâché contre sa sœur…
Bref, quand mon chum a réalisé que ses parents avaient « gaché » le voyage de son oncle (parce qu’il y avait d’autres trucs qu’ils ont fait à l’oncle mais que je vous épargne pour raccourcir un peu ce texte), il était vraiment dégoûter. Avant le mariage, il m’avait promis qu’il allait mettre un terme à la relation avec ses parents quand il a réalisé que leur façon d’agir avec moi et nous me blessait (entre autres après les insultes qu’ils ont dites à mon égard juste avant qu’on se marie), mais là il était vraiment décidé à couper les ponts avec eux.
Quand nous sommes revenus à Montréal le soir même, il y avait 5 messages « blancs » sur notre répondeur (la personne a écouté tout le message téléphonique et a raccroché 2 secondes après la tonalité). Quand nous sommes revenus de notre voyage de noce, une semaine plus tard, nous en avions une dizaine, tous laissés avant 16h (donc, potentiellement venant de la France, tenant compte du décallage horaire). La semaine d’après, nous en avons eu une bonne vingtaine, au rythme de 4-5 par jour, en moyenne. Malheureusement nous n’étions pas abonnés à l’afficheur et nous n’avons pas pu savoir à 100% qui s’était, mais nous suspections que c’était la méchante belle-mère. Par la suite elle a laissé un message sur notre répondeur, demandant à mon chum de la rappeler à une heure X pour lui donner des nouvelles « des photos du mariage ». La fin de semaine suivante elle a rappelé, mais nous n’étions pas là et mon père y était (autre longue histoire…). Mon père a répondu, et elle était bien insultée que « les enfants » (i.e. nous) n’étaient pas là.
Bref, mon chum a l’air assez ferme dans son intention de couper la relation avec ses parents. Je ne sais pas si c’est pour le mieux, mais une chose est certaine, s’il maintient la relation il faudrait qu’il mette ses limites, et il est absolument incapable de le faire pour le moment. Je suppose qu’après 30 ans de «brainwash» ça peut s’expliquer…
Malgré tout c’est tendu à la maison : on s’est abonné à l’afficheur et à l’affichage des appels confidentiels pour s’assurer qu’on n’aurait pas à répondre s’ils nous téléphonent, et mon chum a barré leur adresse courriel : théoriquement on devrait avoir la paix. Mais bon, je suppose que c’est difficile de mettre fin à une relation, même aussi malsaine que celle-là, et il se pose plusieurs questions. Cette semaine, il avait même peur que nos enfants coupent les liens plus facilement avec nous puisqu’il avait fait de même avec les siens… Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre de questions et de réflexions qui l’assaillent…
Le problème, lorsque ça fait longtemps que je n'ai pas écris, est que je n'ai pas donné, au fil des jours, le contexte qui entoure cette grosse boule d'émotion au fond de la gorge.
Le problème, c'est que depuis la dernière fois que j'ai écris, c'est qu'il y a eu des choses merveilleuses et des choses vraiment terribles, alors si je mets le tout ensemble, ça va faire un mélange probablement assez indigeste.
Alors j'hésite entre tout raconter, quitte à ce que ça prenne beaucoup de temps et d'espace sur ce blog, ou alors y aller de quelques petits trucs quotidien et raconter le tout un petit peu à la fois.
Et bon, à force de peu écrire on a que très peu de lecteur, alors je ne ressens pas le même plaisir
à écrire qu'à l'époque lorsque j'avais mon journal et que je l'updatais à chaque jour. Et puis bon aujourd'hui avec l'avalanche des blogs, un blog n'en est qu'un parmi tant d'autres.
Au lieu de tergiverser peut-être que je devrais dire comment, après 2-3 mois de silence, je réussis à me retrouver ici à écrire.
D'abord j'ai commencé un nouveau stage hier, un stage d'hématologie, qui se déroule dans un service ou il n'y a que des consultations. S'il n'y a aucune consultation dans l'hôpital à un moment X, nous nous assoyons dans notre bureau (ou ailleurs dans l'hôpital) et nous pouvons perdre notre temps comme nous en avons envie. Ce qui est bien en soit, puisque j'ai moins l'impression d'être un bourreau de travail, mais c'est ennuyeux parce que ma tolérance à l'oisiveté au travail est assez limitée (lire : je m'emmerde très rapidement et j'ai juste hâte de retourner à la maison...). Donc me voilà à ne rien faire, cet après-midi, toute seule dans ce bureau équipé d'un bel ordi et d'internet, à attendre que quelque chose se passe. Et comme ça fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines que j'ai envie de venir poster sur ce blog, j'ai décidé d'en profiter. Et puis comme depuis que j'ai ce blog mon chum (pardon! mon mari!!) n'en sait rien, j'essaie d'éviter d'écrire un post à la maison quand il a une grande chance de le découvrir. Pas que j'aie nécessairement rien à lui cacher, mais plutôt que je n'ai pas envie de discuter nécessairement de tout ce que j'écris avec lui.
Présentement à la maison c’est assez difficile. Pas difficile avec mon chum, heureusement, mais plutôt dans le contexte dans lequel on vit. Depuis le mariage, faut dire qu’on a quelques briques qui nous sommes tombées sur la tête…
Tout d’abord, comme je crois que j’en avais déjà parlé, la famille de mon chum est vraiment « spéciale ». Je voudrais écrire « folle » mais je pense que ça serait un jugement un peu gros. J’ai déjà raconté brièvement notre voyage en Bretagne en juin 2005, qui, même s’il s’était somme toute assez bien déroulé, nous avait fait goûter à la « folie » de la mère de mon chum pas mal… Bien entendu, elle n’a pas manqué de laisser sa marque sur notre mariage… Marque quand même assez légère parce que nous avons eu un mariage vraiment extraordinaire (ah!!! Soupir… c’est déjà loin derrière…) mais quand même assez marquante pour blesser mon amour. Plus le temps passe et plus je la déteste, et plus j’approche le point de non-retour à son égard (en fait je l’ai probablement déjà atteint…). Enfin bref, elle voulait venir visiter notre appartement lors de son passage à Montréal et je n’en avais pas envie. Malgré toute ma timidité, quand je ne veux pas quelque chose, je ne le ferai pas, alors j’ai tenu mon bout contre mon chum (qui lui voulait lui faire visiter pour éviter qu’elle fasse une crise). اa peut sembler un peu cruel de lui empêcher de visiter notre appartement, mais il faut garder en tête que lorsque nous étions chez elle, elle ne s’est pas gênée pour fouiller dans nos affaires, et que dans sa tête, nous sommes « les enfants », donc nous n’avons aucun droit et elle peut faire ce qui lui plaît, même si ça implique des choses qui sont plus ou moins acceptable à mes yeux. Donc je n’avais pas envie d’avoir la belle-mère qui fouille dans mes armoires et qui fume dans mon salon, et comme je savais que mon chum ne serait pas capable de mettre de limites à sa mère, j’ai donc coupé court et refusé qu’elle visite. (Et de toute manière, l’appart était pas mal en désordre et donc ça ne me tentait pas vraiment qu’elle le voie dans cet état…).
La belle-mère avait manifesté à mon chum le désir de visiter notre appartement la journée de son arrivée, et à ce moment mon chum lui avait répondu que ça devrait être correct mais qu’il devait m’en parler avant. Évidemment, j’ai répondu que je refusais, j’ai expliqué mes raisons et d’un commun accord nous avons finalement décidé qu’elle ne viendrait pas chez nous. Deux jours plus tard, alors qu’elle l’appelle, elle lui laisse savoir qu’elle viendrait visiter notre appartement le lendemain matin, qui se trouvait à être la veille de notre départ pour Chicoutimi (ou nous nous sommes mariés). Mon chum lui dit alors que j’ai refusé qu’elle visite parce que c’est trop en désordre (ce qui n’était qu’une partie de la vérité). Elle commence alors à engueuler mon chum au téléphone et à lui dire que je n’étais qu’une « conne » et que je n’étais « pas humaine », et que décidément je ne tenais pas de ma mère qui elle est si gentille et a tellement hâte de la voir (ma mère lui a téléphoné une fois par politesse avant le mariage et décidément la belle-mère a eu une haute opinion d’elle…). Elle menace aussi mon chum d’appeler ma mère pour qu’elle nous fasse entendre raison, et elle exige que je la rappelle pour justifier mon refus qu’elle visite. De plus, elle dit à mon chum qu’elle ne viendra pas au mariage si elle ne visite pas. Bref, complètement surréaliste et plein de chantage affectif. Et cet appel se produit juste avant que mon chum aille à son dernier examen final (bonne dose de stress pour mon pauvre amour L). Après son examen, il me raconte tout ça et me supplie de changer d’idée pour la visite de sa mère. Je m’excuse, mais imaginer que je vais changer d’idée et inviter quelqu’un chez moi après une poignée d’excuses, il n’en était pas question, donc je tiens mon bout. J’essaie d’expliquer à mon chum que ce n’est pas en cédant à son chantage affectif qu’on va être capable d’attirer le respect. Il rappelle donc ses parents pour leur dire que je n’ai pas changé d’idée et qu’ils ne pourront pas visiter. Quand sa mère l’a entendu, elle a commencé à gueuler des insultes au téléphone (encore!!!) et j’étais à côté de mon chum… Je n’entendais pas ce qu’elle disait mais le ton et l’intensité de sa voix étaient drôlement impressionnants… Je l’écoutais et je tremblais de peur… je ne sais pas ce qui m’a retenu de raccrocher le téléphone et de mettre fin à cette situation vraiment surréaliste. Enfin bref, mon chum l’écoute en tremblant de peur et promet de rediscuter avec moi. Après qu’il se mette à pleurer devant moi en me disant que si je refuse de les laisser visiter les conséquences seront vraiment atroces, que ses parents allaient le « détruire » si nous résistions plus, j’étais tellement bouleversée que j’ai fini par céder en mettant 3 conditions : qu’ils s’excusent pour les insultes qu’ils avaient dites à mon sujet, que mon chum les surveille pour ne pas qu’ils fouillent dans les gardes-robes, armoires, etc. et que je ne sois pas présente. Mon chum me dit que c’est impossible, qu’ils ne se sont jamais excusés de la vie et qu’ils ne le feront jamais, et il continue de pleurer et de capoter qu’ils vont le détruire si je refuse. Finalement j’accepte à reculons parce que je ne savais plus comment rassurer mon chum. Il les rappelle à leur hôtel et là, ils n’ont jamais répondu. Et comme il a rappelé 10 minutes après avoir raccroché, nous sommes certains qu’ils étaient encore dans la chambre.
J’ai convaincu mon chum de ne pas les rappeler le lendemain, et d’attendre qu’ils appellent. Ils étaient frustrés, ont voulu « punir » mon chum et donc n’ont pas rappelé. Ce soir-là, ils étaient supposés faire un souper de famille (avec le frère et l’oncle de mon chum qui s’étaient eux aussi déplacés au Québec). Ils ont dit aux autres membres de la famille que mon chum avait annulé le souper, pour leur faire croire que mon chum n’était pas intéressé de les voir (ce qui, évidemment, est faux… quand ta famille vient de France pour te voir tu as envie de les voir).
Bref le dimanche, quand on est parti pour Chicoutimi, nous n’avions eu aucune nouvelle d’eux. Ils n’ont pas appelé le lundi non plus chez mes parents.
Le mardi, vers la fin de l’après-midi, son père téléphone et dit à mon chum : il y a eu un malentendu mais nous allons oublier ça, faisant une référence indirecte au fait que mon chum a été « pas correct » avec eux et qu’ils étaient prêts à pardonner. Alors que ce sont eux qui nous ont insultés et fait de la merde… c’est rare que la personne qui fait de la merde est celle qui pardonne par la suite… Enfin mon chum ne dit rien, il veut éviter une esclandre la journée de la cérémonie. Nous avons réussi à les éviter jusqu’à la journée du mariage, faisant exception du moment ou mes parents les avaient invité à prendre un café chez eux alors que nous étions présents. Mais bon, évidemment devant mes parents ils n’ont pas osé dire un mot plus haut que l’autre…
Le samedi 6 mai, jour béni de notre mariage, ils avaient l’air bizarre. Alors que tout le monde avait l’air heureux et joyeux, ils avaient l’air d’être à un enterrement. Mais bon on passe, c’est vraiment pas la fin du monde… ہ la sortie de l’église, la maudite belle-mère me « saute » carrément dessus pour m’embrasser et me féliciter. Disons que ce n’est vraiment pas une des premières personnes que j’avais envie d’embrasser à la sortie de l’église mais bon, politesse oblige, je lui donne deux becs. Là, madame me dit qu’elle en veut quatre (parce que la tradition en bretagne est apparemment de donner 4 becs au lieu de deux) et là, je refuse poliment mais fermement en lui disant que j’ai d’autres gens à voir et que au Québec, on ne donne que deux becs. Et donc je la plante là, vraiment en colère… (elle, pas moi)
Elle ne m’a pas reparlé du reste de la soirée et elle ne m’a pas regardé non plus. Sincèrement je n’en avais rien à foutre même si ça manquait vraiment de savoir-vivre. Le lendemain matin, au brunch, les parents de mon chum ne nous regardaient pas et ne nous ont pas parlé, même quand on s’est assis à leur table ou quelques uns de mes oncles et tantes étaient assis aussi. Avant de quitter, j’ai dit à mon chum qu’il faudrait aller dire au revoir à ses parents, question de politesse. Ils ont refusé de me donner des becs (incroyable mais vrai pour des Français!!!) mais je me suis bien vengé quand je leur ai dit d’un air angélique que je les remerciais de s’être déplacé pour le mariage, que c’était très gentil pour mon chum. Le monsieur m’a répondu d’un air vraiment frustré qu’ils n’avaient jamais envisagé de ne pas venir, ce à quoi j’ai répondu que c’était loin pour eux. Nous sommes partis ensuite. Mon chum est ensuite allé dire au revoir à son oncle, qui était vraiment très fâché que mon chum ne lui ait pas consacré plus de temps et qu’ils n’avaient même pas pu partager un repas (petit rappel : ce sont les parents de mon chum qui se sont arrangé pour mon chum ne soupe pas avec eux, mais évidemment ils ne l’ont jamais dit à l’oncle!!!). Mon chum lui a alors expliqué ce qui c’était passé, et quand il a entendu la version des faits de mon chum, il était très fâché contre sa sœur…
Bref, quand mon chum a réalisé que ses parents avaient « gaché » le voyage de son oncle (parce qu’il y avait d’autres trucs qu’ils ont fait à l’oncle mais que je vous épargne pour raccourcir un peu ce texte), il était vraiment dégoûter. Avant le mariage, il m’avait promis qu’il allait mettre un terme à la relation avec ses parents quand il a réalisé que leur façon d’agir avec moi et nous me blessait (entre autres après les insultes qu’ils ont dites à mon égard juste avant qu’on se marie), mais là il était vraiment décidé à couper les ponts avec eux.
Quand nous sommes revenus à Montréal le soir même, il y avait 5 messages « blancs » sur notre répondeur (la personne a écouté tout le message téléphonique et a raccroché 2 secondes après la tonalité). Quand nous sommes revenus de notre voyage de noce, une semaine plus tard, nous en avions une dizaine, tous laissés avant 16h (donc, potentiellement venant de la France, tenant compte du décallage horaire). La semaine d’après, nous en avons eu une bonne vingtaine, au rythme de 4-5 par jour, en moyenne. Malheureusement nous n’étions pas abonnés à l’afficheur et nous n’avons pas pu savoir à 100% qui s’était, mais nous suspections que c’était la méchante belle-mère. Par la suite elle a laissé un message sur notre répondeur, demandant à mon chum de la rappeler à une heure X pour lui donner des nouvelles « des photos du mariage ». La fin de semaine suivante elle a rappelé, mais nous n’étions pas là et mon père y était (autre longue histoire…). Mon père a répondu, et elle était bien insultée que « les enfants » (i.e. nous) n’étaient pas là.
Bref, mon chum a l’air assez ferme dans son intention de couper la relation avec ses parents. Je ne sais pas si c’est pour le mieux, mais une chose est certaine, s’il maintient la relation il faudrait qu’il mette ses limites, et il est absolument incapable de le faire pour le moment. Je suppose qu’après 30 ans de «brainwash» ça peut s’expliquer…
Malgré tout c’est tendu à la maison : on s’est abonné à l’afficheur et à l’affichage des appels confidentiels pour s’assurer qu’on n’aurait pas à répondre s’ils nous téléphonent, et mon chum a barré leur adresse courriel : théoriquement on devrait avoir la paix. Mais bon, je suppose que c’est difficile de mettre fin à une relation, même aussi malsaine que celle-là, et il se pose plusieurs questions. Cette semaine, il avait même peur que nos enfants coupent les liens plus facilement avec nous puisqu’il avait fait de même avec les siens… Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre de questions et de réflexions qui l’assaillent…
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