Lilypie Third Birthday tickers

lundi, janvier 05, 2009

Lavage des couches lavables

Il y a quelques semaines, j'ai eu un horrible problème de couches qui sentaient vraiment mauvais. Maintenant que tout est rentré dans l'ordre et que j'ai changé pas mal ma routine de lavage, j'ai une réelle amélioration qui continue au fil des semaines!

En plus des couches qui sentaient mauvais, la flanellette était devenue rêche et "collée", ce qui était probablement dû à des résidus de savons. Depuis que j'ai des couches lavables, je les ai toujours lavées avec une petite quantitée de "Claudia's Choice" qui était recommandé sur certains site web. J'ai tenté de changer pour des noix de lavages avec quelques gouttes d'huile essentielle de lavande, avec un peu de bicarbonate de soude, et de plus en plus je vois une amélioration : les couches redeviennent douce! Et elles ne sont plus collées! Et elles semblent aussi propres qu'avant!

Je suis tellement contente d'avoir trouvé cette manière de laver les couches!

Couche à poche : update

Mon chum et moi sommes tombés en amour avec la couche à poche! Et que dire de Cookie qui y était encore au sec après 13 longues heures : sans contredit s'il pouvait parler nous sommes certains qu'il nous appuierait dans ce nouveau choix!

En fait nous aimons tellement le principe que plus ça va, plus je me dis que lorsque les couches actuelles (des préformées) seront trop petites ce serait plaisant d'avoir un kit complet de couches à poche. Et comme la doublure sèche beaucoup plus rapidement je pourrais probablement me contenter de 24 couches au lieu de 30. (et si on aime vraiment j'en fabriquerai quelques unes format mini pour #2 quand j'aurai terminé de convaincre mon chum de dire bye-bye à mon stérilet!)

Quand je m'étais renseignée sur les couches lavables les couches à poche me semblaient les moins attrayantes. C'est fou comme l'expérience peut nous faire changer d'avis.

À venir, le joli petit popotin de Cookie dans sa couche à poche (je suis à l'hôpital présentement et les photos sont à la maison).

jeudi, janvier 01, 2009

Pincement au coeur

Lorsque j'étais plus jeune, chaque année au jour de l'an nous allions fêter dans la famille de mon père le premier janvier dans la soirée. Comme la fête de ma grand-mère paternelle est le 2 janvier, son anniversaire était ensuite célébré à minuit avec gâteau et cadeau. C'était comme avoir 2 partys en un, et comme mon père a une très grosse famille (12 frères et soeurs), j'avais beaucoup de cousins et de cousines avec lesquels j'avais énormément de plaisir. Avec les années les choses ont changé, surtout avec le décès de ma grand-mère, mais la tradition du party le 1er janvier est restée et le plaisir a toujours été au rendez-vous. Que ce soit lors de party avec danse ou lors de réunions familiales avec souper et soirée de jeux de cartes au "31", tout le monde y trouvait son compte.

Malheureusement, depuis que je suis dans le tourbillon des études médicales, le party du jour de l'an s'est ajouté à ma liste des mille et un petits sacrifices que tout étudiant de médecine (et résident) doivent faire. La dernière fois que j'ai assisté à un party du jour de l'an, c'était il y a 6 ans. Si au début ce sacrifice ne me pesait pas; maintenant, à chaque année, je ressens un petit pincement au coeur. Pas assez pour sacrifier les célébrations de Noël avec la famille de ma mère, dont je suis plus proche, mais quand même assez pour semer une petite mélancolie sur ma nuit de garde. N'empêche je m'accroche : demain matin 7 heures je suis en congé jusqu'à dimanche soir! Youhou!!!

Fierté de grands parents

Mes parents, tellement heureux d'avoir un petit fils qui les comble de bonheur, l'ont inscrit pour le cahier des bébés 2008 dans La Presse. C'est rigolo de penser que chaque année, lorsque j'en avais la chance, je regardais ce cahier avec envie, et que maintenant c'est mon fils qui y a sa photo! Évidemment je trouve que c'est le plus joli de tous mais c'est un plaisir aussi de voir qu'il est le seul à porter son prénom :-). J'ai toujours trouvé difficile d'avoir un prénom très commun et d'avoir 2 ou 3 compagnes de classe qui avaient le même prénom que moi et c'est encourageant de voir que mon fils ne sera pas mis face à une situation semblable. C'est vrai qu'il a un prénom rare mais comme c'est facile à écrire et prononcer les gens, une fois la surprise initiale passée s'en accomodent très bien. Reste juste à voir les statistiques de la RRQ pour voir combien d'autres enfants ont eu ce prénom en 2008!

Si ça vous dit vous pouvez aller voir les photos de tous les enfants inscrits ici.

mercredi, décembre 31, 2008

2009 est au pas de la porte!

Bonne et heureuse année 2009 à tous! Je vous souhaite tous ce que vous désirez!!!

De mon côté, même si 2008 fut une bonne année, car il ne pourrait en être autrement puisque mon petit Cookie fait maintenant partie de ma vie, j'espère que 2009 sera encore meilleure.

Je souhaite :
Tomber enceinte pour une deuxième fois (reste à convaincre le papa)
Apprendre à vivre simplement et à mieux profiter des petits plaisirs de la vie
Être plus écolo

Et le plus important : je veux que nous soyons heureux en famille mon chum, Cookie et moi :-)

Je ne vais pas appeler ça des résolutions (d'ailleurs je ne sais pas si j'aie jamais été capable d'en tenir) mais c'est un peu le même principe, en moins brutal.

***

Je travaille ce soir mais honnêtement, j'aime bien travailler le 31 décembre. L'équipe met ses frictions de côté pour fêter, les patientes ne viennent pas pour des niaiseries, et en plus on risque d'accoucher le premier bébé de l'année!!! Et en plus je ne me tape pas les annonces du bye-bye et autres revues de fin d'année parce que mon chum les enregistre et on les écoute le lendemain :-)

mardi, décembre 30, 2008

11 mois

C'était le 11ème "moisiversaire" de Cookie aujourd'hui. C'est dans une humeur très maussade qu'il a franchi ce mois supplémemtaire, au grand désespoir d'une maman crevée par sa nuit de travail (et d'un papa frustré devant la perspective de devoir annuler sa sortie pour aider la maman à s'occuper du Cookie). Dans son immense mal-être (que je soupçonne être secondaire à la percée d'une huitième dent), il a battu un drôle de record : une tétée continue de 2h 15minutes!

Cookie est maintenant un être majoritairement bipède : il se déplace le plus souvent possible debout, souvent avec l'aide des objets environnants mais parfois sel sur une courte distance, se convertissant au "quatre pattes" sur de longues distances sans appui ou lorsqu'il veut aller vite (par exemple retrouver maman dans la salle de lavage ou essayer d'attraper le chat). Bien qu'il soit plus timide qu'avant, il reste très sociable et s'attache rapidement aux nouvelles personnes de son entourage.

Il adore explorer son environnement et est expert pour détecter les nouveautés qui entrent dans la maison. Il partage maintenant toujours nos repas et devient très frustré si maman ose lui servir quelque chose de différent et réagit en refusant d'en manger! Il change pourtant rapidement d'avis si maman goûte son plat et semble l'apprécier, ce qui fait bien rire le papa (et la maman aussi). On essaie d'instaurer des règles de vie ferme sans être trop strict tout en essayant de discipliner gentiment Cookie. Maman n'est pas encore très douée mais papa s'en sort pas trop mal pour le moment.

Cookie a aussi appris à monter l'escalier tout seul, donc il faut user de prudence lorsqu'on est à l'étage (même pour deux minutes) alors que Cookie est en bas. Ses jeux et jouets préférés consistent à braver l'interdit et à mettre dans sa bouche les objets interdits : quel plaisir d'ouvrir une armoire de cuisine et d'en vider le contenu par terre, sans mentionner le goût délicieux des télécommandes et téléphones sans fil de la maison :-)

À la piscine aussi il fait beaucoup de progrès : nous aurons d'ailleurs le plaisir d'y retourner pour une nouvelle session en janvier.

Je jongle maintenant tranquillement avec l'idée que mon bébé est de plus en plus un bambin plein d'énergie et de personnalité qui a de moins en moins besoin de moi (du moins comme il avait besoin de moi avant). Dire que dans un mois nous fêterons son premier anniversaire!!

Entendu chez nous

Mon chum (faché) : Le bébé s'est mis à pleurer et m'a réveillé!!! En plus je faisais un super rêve dans lequel je nageais avec les dauphins! Merde c'était un super rêve!

Mandoline : Est-ce que tu te rends compte que tu es fâché contre Cookie parce qu'il a interrompu ton rêve???!? À 32 ans je pense que tu peux vivre avec ce genre de frustration!!

Mon chum : Euh... ouais, je reconnais, c'est pas fort!

(Faut dire que Cookie a eu une très mauvaise journée aujourd'hui. Combiné à une mauvaise nuit de la maman hier où elle n'a pas pu dormir à l'hôpital, le papa a dû prendre le relais pour laisser la maman dormir un peu, question qu'elle ne tue pas trop de patientes à l'hôpital cette nuit!)

Allaitement : le déclin?

Depuis quelques temps, je me questionne de plus en plus vis-à-vis de l'allaitement et je me demande combien de temps je vais rester sur le pattern actuel, qui a été établi lorsque je suis retournée au travail en mai dernier. Allaitement sur demande à la maison, cododo avec allaitement à volonté et tire-lait comme compagnon de travail ont fait partie de mon quotidien depuis les 8 derniers mois. À quel moment vais-je abandonner mon objectif quotidien de tirer 3 biberons de lait par journée de travail pour Cookie, en plus de tirer un peu de lait supplémentaire la fin de semaine afin de constituer une mini-banque pour les sorties, les journées de garde et les imprévus? À quel moment mon fils cessera de dormir avec moi avec snack bar à volonté?

J'ai de la peine à le réaliser, mais je commence à être de plus en plus impatiente lors des tétées qui durent plus de 30 à 45 minutes. Et j'en ai vraiment marre de la manie de fiston de tenir le deuxième sein pendant qu'il tète le premier, manie que j'essaie de lui faire passer depuis ses 6 mois (visiblement je n'ai pas eu beaucoup de succès là-dessus).

J'ai longtemps cru que j'opterais pour un sevrage naturel pour mon fils. Mais la graine du doute est plantée : je ne suis pas convaincue que j'en aurai envie jusqu'au bout.

dimanche, décembre 28, 2008

Joyeux Noël!

Avec un peu de retard, Joyeux Noël à vous tous!

De notre côté, nous en avons bien profité. J'avais 6 jours de congé alors nous sommes allés dans Charlevoix (j'ai de la famille là-bas) dans un petit "condo" que mes parents avaient loué pour toute la famille.

Le premier Noël de Cookie a été mémorable dans tous les sens du terme. Son père a fait une horrible gastro et est resté cloué au lit la majorité du temps, Cookie a commencé â marcher beaucoup plus (des 1, 2 ou 3 pas de suite qu'il avait commencé à faire il y a un mois il s'est rendu à 8 de suite!!) et a percé sa septième dent, sans parler des tonnes de cadeaux qu'il a reçu. Une chose est sûre, il a fait le bonheur de sa tante, de ses grands-parents, de son parrain et de sa marraine, de sa cousine, de sa mamy et de ses parents, que ce soit en déballant ses cadeaux ou en nous faisant des démonstrations de marche :-)

Dur retour à la réalité ce soir au travail, mais bon je m'accroche plus que 10 nuits de garde et mon mois sera terminé (je travaille de nuit présentement...)

mardi, décembre 23, 2008

Cododo à temps partiel

L'inévitable devait arriver un jour ou l'autre et je savais que la réalité allait finir par me rattraper : j'ai recommencé à travailler de nuit à la mi-décembre. Pour faire une histoire courte, le vrai visage de la médecine n'apparaît qu'aux étudiants que lors de la troisième année : les patients ne sont pas malades de 9 à 5. Les gardes 1 en 4 sont comme la face cachée de la lune, on ne la découvre que lorsqu'on y fait face. Pour moi, elles ont toujours amenées une note amère au métier que j'adore : elles foutent la merde dans mon couple, elles ruinent toute planification de ma vie personnelle, elles me rendent maussade et elles induisent la fatigue chronique.

Il y a deux ans, mon programme de résidence s'est doté d'un nouveau directeur de programme qui a changé la traditionnelle garde 1 en 4 en "mois de nuit". Donc 2 mois par année, je travaille de 17h à 7h, du dimanche au jeudi. Lorsque nous sommes "de jour", nous travaillons généralement de 7h à 17h et nous sommes de garde 2 journée de fin de semaine par période de 4 semaines. C'est grâce à ce concept de "mois de nuit" que j'ai pu retourner au travail lorsque Cookie avait 3 mois, c'est à dire en repoussant mes mois de nuit pour quand il serait un peu plus grand. Mais voilà, il est grand maintenant et je dois le laisser seul pour la nuit.

J'ai donc dû l'habituer à dormir dans sa bassinette. Dire que j'ai choisi ce meuble avec tant d'amour et que j'en suis venu à le détester aussi profondément! Pour faire une transition plus facile, nous avons donc installé la bassinette dans notre chambre et j'ai confectionné un joli drap plat pour me réconcilier avec le meuble :-). Finalement, ça s'est plutôt bien passé : Cookie a été habitué par sa gardienne à s'endormir seul dans son parc lors des siestes à la garderie, donc il a relativement bien accepté la bassinette. Et lorsque je suis à la maison je le prends avec moi dans le lit pour un dodo collé avec maman. N'empêche... c'est pas facile de voir nos petites habitudes prendre le bord. Je m'accroche en me disant qu'au moins notre famille est privilégiée que j'aie un bon emploi, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la crise économique et que dans 18 mois je devrais enfin graduer :-)

Couche à poche - prototype

J'ai sûrement abordé le sujet il y a quelques mois mais pour un petit récapitulatif, Cookie est aux couches lavables depuis l'âge de 12 heures (je regrette ne pas avoir eu le "guts" de lui mettre sa couche de coton dans la salle d'accouchement - je me reprends au deuxième!) et je n'ai jamais regretté ce choix. Durant ma grossesse, après des heures de recherches et de lecture sur le net, j'ai développé un patron de couches préformées en flanellette et je les ai cousues, une par une, avec amour, pour mon petit Cookie. J'avais même fabriqué une douzaine de couvre-couche en polar, ayant lu que ça respirait bien et surtout sachant où acheter du polar et ne sachant pas où trouver son alternative plus imperméable, le PUL. (À l'âge de 4 mois et demi, j'ai acheté une collection de couvre-couches en PUL déjà fait pour la garderie et les couvre-couches de polar ont été remisés pour cause de non-imperméabilité) Les premières couches ont été utilisées jusqu'à ce que Cookie aient environ 7 mois, âge à laquel il avait tellement grandit qu'on lui voyait la craque des fesses lorsqu'on lui mettaient ces couches! J'en ai alors cousu une trentaine d'autre, toujours selon un modèle semblable, mais en utilisant des trucs pour que la couture se fasse plus rapidement et en faisant une finition plus jolie. Ces couches lui font encore très bien et je les adore, malgré le fait que je n'aime pas la nuit qu'il passe 12 heures dans une couche détrempée (et je dois dire aussi que je n'aime pas dormir dans un lit mouillé quand il y a des fuites).

Il y a deux mois, j'ai donc eu un flash : je devrais faire des couches de nuit à Cookie, mais au lieu des préformées je me disais qu'une couche à poche ferait probablement un meilleur travail tout en gardant mon Cookie plus au sec. J'ai exposé l'idée à mon chum qui l'a trouvé intéressante, malgré qu'il n'était pas certain, vu le coût du matériel, que ça vaille la peine de les acheter moi-même au lieu de les acheter toutes faites (comme j'en voulais 4, ça ne nous aurait pas ruinés d'acheter 4 couches toutes faites). Les calculs ont été faits, les couches que je voulais coûtaient une trentaine de dollar chacune et j'ai trouvé sur un site web canadien du matériel qui semblaient être de bonne qualité pour fabriquer mes quatres couches pour une quarantaine de dollar. J'ai donc décidé de me lancer dans le projet de couche à poche "maison".

Je n'ai jamais vu de couche à poche en "vrai", seulement des photos sur internet. Alors la phase de conception a été très longue. J'ai médité pendant des heures sur le sujet. Et la semaine passée, au coeur de la deuxième crise d'érythème fessier de Cookie, je me suis décidée : j'allais utiliser presque le même patron que mes couches préformées deuxième taille (juste de petites améliorations esthétiques). Alors voilà : le résultat est enfin terminé!! Je suis folle de joie et surtout totalement en amour : j'irais presque réveiller Cookie sur le champ pour lui enfiler la couche. Luxe suprême, la couche a un extérieur en PUL bleu et un intérieur en micropolaire bleu immensément doux. Et la doublure a été fabriquée de bamboo biologique.





Je vous en redonne des nouvelles! J'espère fabriquer les cinq autres rapidement (je croyais avoir du matériel pour 4 couches mais finalement j'en ai pour 6!)

samedi, décembre 06, 2008

Infection

Il y a deux semaines, Cookie a fait un érythème fessier vraiment mauvais : à contrecoeur j'ai traité avec une crème à base d'oxyde de zinc (j'ai lu que ce genre d'onguent est mauvais pour les couches lavables et j'avais vraiment peur de ruiner mes couches, surtout que la gardienne lui en beurrait épais sur les fesses) et après 2-3 jours de traitement et des résultats assez spectaculaires, j'ai enfin pu laissé tomber la crème.

Malheureusement, la fin de semaine dernière, j'avais remarqué qu'une toute petite lésion était revenue sur le prépuce de Cookie (il en avait eu une sur le prépuce aussi la première fois). Lundi, j'ai commencé une gastro de la mort (tellement malade que j'ai vomi dans la salle d'opération - pas sur la patiente je vous rassure!!) et mon chum, comble de malheur, a lui aussi eu la gastro quelques heures plus tard. Étant très malades tous les deux (heuresement Cookie a été épargné) et étant difficilement en mesure de prendre soin d'un enfant en bas âge, les soins apportés à Cookie ont été ramenés au strict minimum par impossibilité de faire autrement (surtout que la gardienne refusait de le prendre au cas où il soit contagieux - difficile de la blâmer!), les couches ont été changées moins fréquemment et par mon chum seulement, ma personne étant à peine capable de me tenir debout et trop faible pour faire autre chose qu'allaiter. Résultat : mercredi matin, alors que je me sens mieux, je change la couche de Cookie et je remarque que la plaie au prépuce est plus laide et qu'elle fait maintenant le tour du méat. Je traite intensivement avec la crème d'oxyde de zync et je ne mets pas de couvre-couche pour laisser la peau mieux respirer et pour changer la couche aussitôt qu'elle est mouillée. Jeudi matin, je trouve que c'est légèrement amélioré, mais sans plus. Le papa, qui change la couche de Cookie, aperçoit la lésion et se met à paniquer. Je suis donc investie de la mission d'aller chez son médecin vendredi matin lors du sans rendez-vous (car c'est ouvert seulement entre 8h et 10h le matin).

Vendredi matin : aucun changement. Cap à Montréal pour aller à l'hôpital dans la clinique où Cookie est suivi (ironie du sort : je suis en vacances depuis jeudi. Mais je dois quand même me taper d'aller à l'hôpital où je travaille!!!). L'étudiante qui est à la clinique sans rendez-vous finit par voir Cookie après 3 heures d'attente : elle semble très gênée surtout qu'elle a été sous ma supervision durant 2 mois à la fin de l'été. Le diagnostique tombe lorsque le médecin qui la supervise vient voir le pénis de Cookie : soit un érythème fessier surinfecté (ce que je croyais) ou encore un phimosis. Il prescrit une crème antibiotique mais est déjà prêt à vouloir opérer sur le mini zizi de Cookie. Comme ce n'est pas le médecin de Cookie et que je ne risque pas de le revoir, je me suis tue : pour moi c'est clair que personne ne va toucher au pénis de mon fils sans raison majeure. Je suis contre la circoncision et je compte bien me faire entendre si jamais les méchants médecins persistent dans cette option.

Heureusement après 24h avec la crème antibiotique l'infection s'est beaucoup améliorée. J'espère que ça va continuer sur cette voie!! Comme ça je vais pouvoir profiter de ma semaine de vacances avec Cookie en toute quiétude :-)

Mon chum est convaincu que l'infection est due aux couches lavables : par hasard au moment où l'infection est apparue nos couches sentaient vraiment mauvais dès qu'elles étaient mouillées. J'ai lu sur le blog de Mamzelle Véro le récit de ses couches "qui sentaient le yab" et j'ai appliqué sa recette : les résultats semblent très positifs et le papa a accepté de remettre les couches lavable à Cookie. Vous avez déjà eu un enfant qui a eu une infection avec des couches qui sentaient mauvais??

mercredi, novembre 26, 2008

Je m'accroche!

Après un mois d'enfer à faire un stage très désagréable en gynéco-oncologie (travailler 12 heures par jour avec un bébé de 9 mois ferait rager à peu près n'importe quelle mère que je connais!!), je retrouve le rôle de résidente cheffe de gynécologie avec bonheur : je peux faire des chirurgies intéressantes, j'ai une résidente junior très efficace et avec qui il est agréable de travailler, et en prime je quitte l'hôpital à 17h presque chaque jour, ce qui me permet d'avoir du temps de qualité avec Cookie le soir (ou du moins à peu près). Hier soir, après avoir joué ensemble avec ses blocs magnétiques, nous nous sommes endormis ensemble sur le divan, lui prenant sa tétée du soir et moi écoutant le débat des chefs avec mon chum. Ça faisait longtemps que l'harmonie avait été aussi bonne entre mon fils et moi, du moins dans mon livre à moi.

Cookie est vraiment un enfant extraordinaire : à chaque jour qui passe il m'impressionne davantage et je l'aime toujours plus. La semaine dernière, il a commencé à se tenir debout sans support, tout seul! Quel bonheur de le voir, un jouet dans chaque main, debout au milieu du salon!! Il commence aussi à dire "papa" plusieurs fois par jour et "maman" très occasionnellement. La plupart du temps il jase sans but particulier mais de plus en plus il répète (ou essaie de répéter) ce qu'on lui dit. C'est vraiment cool :-).

Côté bouffe, là aussi je suis impressionnée. Bon d'accord rien ne vaut une bonne tétée, mais pour le reste, presque tout fait son bonheur. Que ce soit un souper recherché lors d'une soirée avec des collègues ou un repas végétarien pas mal grano, il est toujours heureux de manger et a presque toujours bon appétit. Il prend maintenant la bouffe avec ses mains pour se nourrir lui-même, mais lorsque le repas ne s'y prête pas, il accepte bien que papa ou maman le nourrisse à la cuillère. C'est particulièrement rigolo de le voir utiliser ses petites dents pour prendre une bouchée ou pour mastiquer un aliment : il a fait tout un spectacle lors d'un voyage à Québec avec mes collègues lorsqu'il mangeait un mini-croissant comme un grand, c'est à dire en prenant des petites bouchées et en mastiquant le tout par la suite!

Côté social, il commence à être un peu plus gêné en présence de personnes qu'il connaît peu mais habituellement il finit par se dégêner assez rapidement et à avoir du plaisir avec à peu près n'importe qui. C'est vraiment cute lorsque quelqu'un lui parle et qu'il détourne la tête de manière gênée pour ensuite se cacher les yeux dans les vêtements de maman ; pour finalement laisser sa curiosité naturelle l'emporter et regarder de nouveau la personne qui lui parle.

L'allaitement va toujours bien, malgré mes craintes qu'il ne se désintéresse du sein. J'avais lu dans le livre "Le bambin et l'allaitement" de la ligne la lèche que les bambins entre 9 et 14 mois avaient tendance à se désintéresser de l'allaitement et ça m'a toujours un peu inquiété, surtout que j'ai un allaitement à temps partiel depuis qu'il a 3 mois. Pour l'instant, il ne montre aucun signe de désintéressement, si ce n'est qu'il a cessé de pleurer et de crier dès qu'il me voit pour réclamer une tétée (il la demande plus doucement, habituellement dans l'heure qui suit nos retrouvailles, à moins que je ne l'aie laissé pour trop longtemps). Tirer mon lait devient de plus en plus difficile, surtout sur le plan psychologique : je suis vraiment, mais vraiment écoeurée d'être esclave de mon tire-lait à tous les jours. Le stage de gynéco-onco y est pour quelque chose parce que ma production de lait a pas mal diminuée, victime d'un manque de rigueur à tirer mon lait à interval raisonnable durant la journée, horaire surchargé oblige. Malgré tout, je ne peux me résoudre d'arrêter parce que, idéologiquement, ça reste très important pour moi de ne lui donner que du lait maternel jusqu'à la fin de sa première année. Et puis bon, depuis la dernière semaine la production de lait réaugmente un peu, ce que m'encourage à m'accrocher. Ne manque plus que mon tire-lait rende l'âme pour tester de manière très profonde mon engagement à tirer du lait pour la première année de mon Cookie (le tire-lait montrant des signes non-négligeable de fatigue, ce moment ne saurait tarder). Mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour continuer quelque chose qui nous tient viscéralement à coeur, comme racheter un quatrième tire-lait à 300+$?? Définitivement, je reste à la maison pour un an lorsque je deviens maman pour une deuxième fois, juste pour m'éviter cette corvée désagréable de tirer mon lait!!

Cookie et moi avons aussi commencé des cours de piscine ce mois-ci : que de plaisirs!! C'est trop cute de le voir jouer dans l'eau et de sentir son petit corps blotti contre moi lorsqu'il est effrayé ou qu'il trouve l'eau un peu froide. Je suis un peu déçue par contre parce que j'espérais rencontrer d'autres mamans avec des enfants de l'âge de Cookie pour sociabiliser, mais les autres filles ne sont pas très jasantes. Peut-être avec le temps ça viendra, qui sait!!

jeudi, octobre 16, 2008

Déprime

Malgré toutes les joies que m'apportent la maternité, malgré le sourire et les yeux pétillants de mon petit Cookie, je me sens de plus en plus déprimée ces temps-ci. Je vis beaucoup d'insatisfaction au travail (sans rentrer dans les détails une collègue m'a accusée d'intimidation et même si son accusation ne se base sur aucun fait ça me rentre quand même dedans), je suis frustrée de passer la majorité de mon temps à travailler pour des gens qui me traitent comme de la merde (quand ce n'est pas le patron ce sont les patientes qui veulent des "vrais médecins"), et surtout je m'ennuie à mort de mon Cookie durant la journée et durant mes gardes. J'en ai marre de tirer mon lait, j'en ai surtout marre que certaines collègues ne respectent pas mon intimité quand je tire mon lait même si elles savent que c'est ce que je fais dans la chambre de garde parce que je mets une petite note sur la porte. Et surtout, le plus difficile, c'est que je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Et je dois me décider vite parce que je vais graduer dans moins de 2 ans... Un poste en région? Une surspécialisation pour travailler là où je fais ma résidence? Je ne le sais pas et entre les deux mon coeur balance. J'aimerais faire ce qui conviendrait le mieux pour notre famille, surtout pour petit Cookie, mais c'est tellement difficile de prédire les impacts d'un futur emploi sur notre vie! Et je me sens comme si je n'ai pas droit à l'erreur!

L'autre grosse ambivalence de ma vie, c'est que je veux un autre bébé. Là. Maintenant. J'ai envie d'être enceinte, de sentir le bébé bouger, de me sentir plus belle que tout (parce que c'est comme ça que je me sentais lorsque j'étais enceinte de Cookie). Et surtout, je veux un petit frère (quoique je vais prendre la petite soeur aussi) pour Cookie. Je trouve ça triste les enfants uniques. Et je pense que Cookie est beaucoup trop gâté. Situation qui devrait se régulariser un peu lorsqu'ils seront deux. Enfin je crois :-).

Avoir un autre bébé maintenant serait une folie. Je n'ai aucune idée comment je pourrais étudier pour mon examen de fin de résidence avec deux enfants en bas âge. Ou plutôt je n'ai aucune idée de comment je pourrais étudier sans briser mon coeur de maman. Et puis je sais ce que c'est que de travailler enceinte. Ça siphonne toute mon énergie. Juste l'idée d'opérer avec la nausée, la fatigue, le vertige et le reste me répugne. Sans parler de me rendre au travail avec la satanée autobus en traînant une bedaine à terme :-(

Honnêtement je ne sais pas quoi faire. Tellement que ça me ronge de l'intérieur. Et ça m'empêche de profiter de ce que j'ai ici, maintenant.

lundi, octobre 06, 2008

8 mois!

Cookie a eu 8 mois la semaine passée!! Ça va tellement vite...

Il a maintenant 6 dents, deux en bas et quatre en haut. Les deux dernières se sont ajoutées vers l'âge de 7 mois et demi. Ses petites dents sont bien utiles pour mastiquer des trucs plus solides, comme du pain ou des croûtes de pizza (au restaurant!).

Il ne rampe plus du tout : maintenant il se déplace à la vitesse de l'éclair à quatre pattes. Surtout depuis la dernière semaine. Il me suis dans la maison en se déplaçant à quatre pattes derrière moi, c'est vraiment trop mignon. Mais je me doute bien que ça ne durera pas très longtemps parce qu'il est fixé sur quelque chose de plus grandiose encore que de marcher à quatre pattes : être debout et marcher! Aussitôt qu'il aperçoit quelque chose sur lequel il peut se soulever, il n'hésite pas deux secondes et hop! il est debout! Il n'aime plus être assis par terre : pas assez intéressant. Même pour jouer la position debout est préférable! Heureusement que Papy a mis ses talents d'ébénisterie au service de notre famille pour rendre nos escaliers sécuritaires!!!

Il mange aussi des aliments de plus en plus diversifiés : ce mois-ci j'ai introduit les lentilles (vertes et rouges), le quinoa, le millet, et plusieurs fruits et légumes sous forme de recettes pour bébé. Il adore. Jusqu'à maintenant la seule chose qu'il n'aime pas c'est la pomme de terre. Moi qui pensait que tous les enfants aimaient!! Mais bon jusqu'à maintenant rien ne vaut le bon lait de maman (pris sur néné SVP parce que la bouteille devient un peu moins intéressante).

Il aime bien aller au parc aussi : la balançoire est une activité convoitée, mais pas autant que la glissade, de préférence avec maman sur la glissoire des grands! Il rit aux éclats, c'est vraiment trop mignon. Et que dire de son expédition dans le téléphérique à Tremblant la fin de semaine dernière : il était tout sourire tout le long de la montée. C'est vraiment merveilleux de le voir découvrir le monde et de partager des moments avec lui.

vendredi, septembre 05, 2008

Histoire de docteurs

Lundi prochain j'ai un rendez-vous chez le médecin pour Cookie. Et pour la première fois, au lieu de ressentir de l'appréhension, j'ai plutôt hâte de voir ce qu'elle va me dire :-) Je m'explique...

Après l'accouchement, trouver un médecin pour Cookie était la moindre de mes priorités. Je n'avais aucun problème avec l'allaitement, le bébé prenait bien le sein, je l'ai emmené au CLSC pour le faire peser à 10 jours pour remarquer avec grand bonheur qu'il avait repris son poids de naissance. La nécessité d'un suivi médical me semblait assez floue, alors j'ai procrastiné pour trouver un médecin au bébé.

Mon chum ne l'entendait pas de la même façon. Il a commencé à paniquer très sérieusement à ce sujet lorsque Cookie a eu 2 mois, et après m'avoir agressé de façon répétée pendant près de 2 semaines il a finalement pris le problème en charge lui-même et il a fini par trouver un médecin.

Le premier rendez-vous médical de Cookie fut donc à 3 mois. En tant que mère indigne, j'avais aussi négligé de le faire vacciner à 2 mois pile, comme je me disais qu'ils le feraient certainement de toute manière au rendez-vous chez le doc. Le rendez-vous étant tombé pile la première journée de mon retour au travail, peu habituée de m'affirmer dans mon rôle de nouvelle maman et encore enclavée dans un rôle de résidente subordonnée, résignée et travaillante, j'ai laissé le soin à mon chum d'aller avec Cookie pour cette première visite médicale. Je me disais que le père et la mère devraient assumer de manière égale ce genre de tâche, alors disons que je ne me sentais pas plus indigne qu'il le faut.

Sauf que mon chum s'est fait ramasser en pas pour rire par le maudit médecin. Premièrement, malgré que je lui ai dit d'amener une bouteille au cas où le petit aurait faim, il a écouté son instinct de père et a laissé la bouteille à la maison "parce que de toute manière il n'y aurait probablement pas de micro-onde sur place" (bien entendu ma suggestion de le réchauffer un peu avec de l'eau chaude du robinet n'a pas été retenue parce que "trop compliquée". Ah les hommes, aucune débrouillardise!). Évidemment, le médecin était en retard dans ses rendez-vous et mon chum a attendu plus d'une heure, au bout de laquelle le petit était mort de faim et hurlait dans la salle d'attente. Le médecin a demandé à mon chum où était la mère du bébé, et quand ce dernier lui a dit que j'étais au travail, il était bien entendu outré. De surcroît, il n'en revenait pas que mon chum n'ait pas de bouteille de lait avec lui (et je dois lui donner raison là-dessus...) Il a ensuite dit à mon chum d'aller acheter un biberon de l'autre côté de la rue comme il avait des échantillons de formule dans son bureau pour que mon chum puisse nourrir le bébé. Mon chum a répondu que Cookie était un bébé exclusivement allaité et que sa mère était contre les formules pour nourissons. Comme j'étais au travail et que j'abandonnais mon enfant exclusivement allaité aux soins d'un père indigne, le médecin y est allé de commentaires salés sur moi du genre "si la mère du bébé veut l'allaiter, elle devrait arrêter de travailler". Finalement, comme mon chum n'a pas cédé pour la formule, le médecin a eu la décence de le laisser ramener le bébé chez nous, le nourrir et ensuite le ramener pour l'examen. Et je passe sous silence la merde qu'il a fait à mon chum parce que Cookie avait 3 mois et oh malheur pas encore vacciné et que mon chum avait laissé le sacro-saint carnet de vaccination à la maison.

Deuxième visite. J'ai dépassé le stade de "je suis une nouvelle maman au travail qui ne s'affirme pas" et je serais prête mentalement à prendre quelques heures de congé pour accompagner Cookie chez le médecin. Mais je ne peux pas. J'ai trop peur de ce satané médecin que mon chum a décrit en termes très peu élogieux. Alors mon chum y retourne seul. Cookie a pris très peu de poids en 6 semaines, évidemment le foutu médecin dit à mon chum que "c'est la faute de la maman qui ne lui donne pas assez de lait", suggère assez clairement de le supplémenter à la formule pour qu'il gagne du poids, bref mon chum se sent comme un père indigne qui met la vie de son fils en danger en laissant l'allaitement exclusif se poursuivre.

Lorsque mon chum me raconte tout ça, je panique et je suis dans un état d'alerte pendant une semaine entière. Je lis des tonnes d'information sur le gain de poids pendant l'allaitement. Je me rassure un peu mais je dois me rendre à l'évidence : Cookie n'a pas vraiment gagné de poids (200 grammes en 6 semaines) mais paraît tout de même comme un bébé en bonne santé. L'infirmière du CLSC finit par me rassurer que des histoires comme les miennes elle en entend tous les jours, que si mon bébé est joyeux, qu'il dort bien, et qu'il se développe normalement, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je suis alors son conseil, je range le mal de tête qui s'était incrusté depuis la visite médicale et je profite de la vie avec Cookie sans me préoccuper de la quantité de lait qu'il boit. En fait, comme il montre une impatience de plus en plus grandissante à piquer les aliments dans mon assiette, je commence à le faire manger à 5 mois et demi, introduisant d'abord les fruits puis les légumes. J'ai omis les céréales commerciales par choix personnel, parce qu'après maintes recherches sur le sujet je n'ai pas encore compris la nécessité d'un tel aliment hautement transformé et que j'ai conclu que ça avait dû être inclus dans le "protocol" de l'alimentation des bébés suite à des pressions de l'industrie.

6 mois. Mon bébé a un rendez-vous de "contrôle de poids" parce qu'il n'a pas pris assez à la dernière visite. Je décide de prendre mon courage à deux mains et d'y aller moi-même. Après 1h30 d'attente dans la salle d'attente, nous entrons enfin dans une salle d'examen. Après une bonne demie-heure, le médecin fait enfin son apparition. (Entre temps j'ai eu le temps de vérifier le dossier médical de Cookie pour découvrir une note faisant mention de mon chum venant seul aux rendez-vous dans un ton très "mère indigne à l'horizon"; mon chum n'exagérait donc pas lorsqu'il me racontait les visites médicales... )

C'est une femme mi-cinquantaine, le style sévère et vieillot, et un accent anglophone strident. Pas bon. Elle me demande d'abord d'un air bête pourquoi je suis là. Même pas capable de lire ce qu'elle avait noté dans son dossier lors de la dernière visite... Quand je lui rappelle que c'est pour un contrôle de poids, elle m'ordonne en anglais de déshabiller le petit. Malgré qu'il ait un nom on-ne-peut-plus francophone. Certes dans la vie je parle en anglais plus qu'en français, donc ça ne m'indispose pas vraiment sur le plan intellectuel. Mais sur le plan personnel ça m'insulte. Le petit donc déshabillé on le met sur la balance. Résultat : 800g en 4 semaines! Je suis folle de joie :-) De mon côté j'étais rassurée, prête à rhabiller le bébé et à le ramener à la maison. Mais non. Cette conne aurait voulu qu'il prenne encore PLUS de poids. Elle me questionne sur ce qu'il mange. Comme il avait exactement 6 mois, je m'attendais à ce qu'elle me réprimande vu qu'il avait commencé à manger 2 semaines avant son sixième "moisiversaire", mais non : elle me dit, d'un ton méprisant et arrogant, que je ne le nourris pas ASSEZ. Euh... les recommendations de l'OMS??? J'ai eu envie de rétorquer mais ayant une preuve maintenant que ce médecin est incompétent (du moins selon mes critères, comment peux-t'on faire de la pédiatrie et ne pas connaître les recommendations de l'OMS?) j'ai laissé coulé. Elle m'a conseillé de le gaver 3 fois par jour de céréales (les fruits et les légumes ne sont pas assez caloriques selon ses dires, donc des aliments très secondaires), j'ai souris, rhabillé mon bébé, écouté le reste de ses conneries en jurant intérieurement et j'ai quitté. Avec le mal de bloc. Devant tant de connerie. Et devant une telle bitche aussi!!

Je me suis donc prise en main. J'ai parlé au médecin de famille le plus pro-allaitement que je connais et je lui ai demandé de suivre Cookie. Elle a refusé parce qu'elle déménage dans deux mois (je n'en avais aucune idée!) mais elle m'a recommendé d'autres médecins de famille. Dont une fille qui était dans ma classe en médecine. J'ai donc parlé à cette dernière et elle était enchantée à l'idée d'être le médecin de Cookie. J'ai aussi pris un rendez-vous au CLSC pour les vaccins avec l'infirmière qui nous "suit" plus ou moins depuis les cours prénataux.

Voilà. Alors le rendez-vous médical est lundi. Et les vaccins ont été donné jeudi avec 1 mois de retard sur le calendrier habituel. Mais sans que mon chum se fasse traiter de père indigne :-). Je me dis que ça ne peut pas être pire que l'autre bitche, mais honnêtement je suis certaine que ça va être correct. J'ai un bon feeling cette fois-ci et j'ai même hâte d'y aller!

mercredi, septembre 03, 2008

Tomber en bas du lit

En fin de semaine dernière, alors que j'étais alitée, fiévreuse et quelque peu délirante, j'ai rêvé que Cookie était tombé en bas de notre lit et qu'il s'était blessé, puis que mon chum avait demandé le divorce parce que je mettais la sécurité de notre fils en danger en le laissant dormir dans notre lit. Ce rêve pour le moins étrange m'a tiré de mon sommeil juste à temps pour voir mon fils au pied du lit, prêt à rouler vers le sol. Cette même situation s'est répétée quelques heures plus tard, rêve en moins, alors qu'en proie à un étrange pressentiment, j'ai ouvert les yeux pour apercevoir Cookie qui roulait à une vitesse assez impressionnante vers le côté du lit non protégé. Je lui ai attrapé le bras juste avant qu'il n'atterisse sur le sol... de quoi me donner froid dans le dos.

La journée même, j'ai suggéré à mon chum de déposer le matelas directement sur le plancher. Suggestion qui a été refusée de façon claire, nette et précise. Sans possibilité d'argumenter derrière.

Depuis, j'essaie de trouver une autre solution. Bien entendu, mon chum, de manière inconsciente ou non, attend juste le moment où Cookie va enfin intégrer sa chambre, alors je crois qu'il a perçu ce manque de sécurité comme l'alibi parfait pour déplacer Cookie dans sa bassinette. Mais c'est sans tenir compte que Cookie et moi avons encore besoin de dormir ensemble. Pour l'allaitement. Mais aussi pour tout le reste. Comme je travaille le jour, la nuit c'est notre moment mère-fils privilégié, un moment à savourer blottis l'un contre l'autre tendrement.

Bref depuis la fin de semaine je ne dors que sur une oreille. Cookie est "emprisonné" entre mon corps (en diagonale) et le mur pour plus de "sécurité". Mais cette situation ne saurait durer. Je dois trouver une meilleure solution. Ou trouver la bonne monnaie d'échange pour que mon chum accepte l'idée de poser le matelas par terre ;-)

lundi, septembre 01, 2008

2 de plus!

Petit Cookie a fêté ses 7 mois en grand : il a maintenant 2 dents de plus! L'incisive du haut à droite a été la première à se pointer le nez en soirée le vendredi, et celle de gauche a fait sa grande entrée dans la bouche de Cookie le samedi soir. Et je l'ai découvert de la manière la plus délicieuse qui soit, c'est à dire pendant qu'il riait aux éclats :-)

***

Ces derniers jours, nous sommes vraiment une "famille de poqués" comme le dit si bien mon chum! Ce dernier a attrapé un virus vraiment terrible, et il me l'a refilé. Nous avons donc fièvres, maux de gorges, nausées, toux, etc. Il y a longtemps que je me suis sentie si malade. Tellement malade que la plupart du temps je sens que je ne pourrais même pas conduire ma voiture de façon sécuritaire. Sans parler du fait que j'ai dû aller travailler dans cet état hier (dimanche) parce que j'étais de garde et que c'était illusoire de s'imaginer que quelqu'un pourrait me remplacer, surtout pendant une fin de semaine de 3 jours.

La maternité aura tout de même apporté une chose de bon dans ma vie : je mets plus mes limites. Et si je me sens encore comme ça demain matin, too bad so sad mais je reste à la maison pour me reposer. Si je le fais ça sera la deuxième fois depuis le début de ma résidence que je prends un congé maladie (la dernière fois était il y a 2 mois). Merci Cookie pour ces précieux enseignements!!

vendredi, août 29, 2008

7 mois demain!

Petit Cookie aura 7 mois demain! Déjà 7 mois que j'étais en travail et que je le sentais me donner des coups de pieds dans mon bedon pour la dernière fois. De petit poupon tout rose il est devenu un bébé très curieux et explorateur. C'est incroyable comme il grandit (et vieillit) vite (trop vite au goût de sa maman d'ailleurs!)

Il a maintenant 2 dents (les deux incisives du bas, qui sont sorties à un jour d'interval lorsqu'il avait 5 mois et demi), il mange une diversité assez incroyable de fruits et de légumes, il roule du dos au ventre et du ventre au dos et est maintenant capable de ramper un peu partout. Ce qu'il aime par dessus tout, c'est de pouvoir se tenir debout tout-seul, sans papa et maman, soit sur le bord d'une chaise ou sur le bord de son parc. Sans parler de son plaisir à marcher en mettant ses mains dans celles de maman.

Cookie est un bébé très sociable. Il adore la compagnie des autres enfants et ces derniers le lui rendent bien. Il rit aux éclats à tous les jours avec ses amis de la garderie, et il est souvent l'objet d'un concours bien particulier (celui qui fera rire le plus Cookie!!). Il aime aller dans les bras de tout le monde quand il est en forme, mais lorsqu'il est fatigué ou incommodé rien ne peut remplacer les bras (et le sein) de maman. Dans les lieux publics il sourit à tous les étrangers qui lui font de la façon; c'est vraiment très cute!

Il a tellement grandi depuis les derniers mois qu'il est maintenant trop grand pour son siège "coque". Il a maintenant un grand siège auto qui lui permet d'avoir plus de jouet à proximité lors des voyages en voiture (il est très mince pour sa taille). D'ailleurs, le médecin s'inquiétait un peu trop au goût de maman lors du dernier rendez-vous médical, et comme la maman trouve que son Cookie est en parfaite santé et qu'il se développe à un rythme tout à fait normal, elle a trouvé un nouveau médecin qui sera, on l'espère, un peu plus pro-allaitement.

Parlant de l'allaitement, ça va toujours à merveille. Cookie adore toujours autant le "néné" et le demande aussi souvent que possible lorsque maman est à la maison. Que dire des interminables grasses matinées (parfois jusqu'à 10h AM) à dormir en tétant ou des très fréquentes tétées nocturnes! Il est assez intelligent pour en profiter quand je suis là je pense!!! Et c'est très bien parce que ça stimule ma production de lait suffisamment pour que je continue de pomper assez de lait au cours de la journée pour répondre à ses besoins en bouteilles de lait à la garderie.

Petit Cookie, ta maman t'aime très fort et malgré le (trop) peu de temps passé ensemble parfois, je suis fière du chemin qu'on fait tous les deux. Je te souhaite un merveilleux moisiversaire demain et je te promets qu'on va profiter du prochain mois autant que possible :-)

mercredi, août 27, 2008

Update

Ca doit faire un bon deux mois que je n'ai pas écrit, en partie parce que ma vie est trop occupée mais principalement parce que je n'ai pas encore tout à fait accepté ce qui s'est passé depuis les deux derniers mois.

Cookie était avec la maison avec son papa depuis mon retour au travail, et ledit papa n'était pas capable de s'occuper de son fils, physiquement et émotionnellement. Alors deux solutions s'offraient à nous, et comme je refusais de croire que mon chum ne continuerait pas de s'occuper de Cookie à la maison, la solution a été imposée : Cookie s'est retrouvé à la garderie.

Je l'écris et les larmes me montent aux yeux. Mais au moins maintenant je suis capable d'en parler sans sanglotter. Mon coeur de maman est brisé. En fait plus que brisé : il a été passé au tordeur et il en est ressorti en charpie. Chaque fois que je vois Cookie je me sens coupable. Chaque matin quand je quitte une horrible vague de culpabilité monte en moi. Et chaque fois que quelqu'un mentionne mon fils au travail j'ai la nausée à l'idée que je l'ai abandonné.

Au fond de moi-même je sais que je n'avais pas le choix. C'était soit j'acceptais, soit je divorçais. Et si je divorçais mon fils était coupé de son papa, et aurait dû passer encore plus de temps au service de garde parce que maman travaille de trop longues heures chaque jour. L'option de prendre un congé de maternité, même si elle existe sur papier, n'existe pas dans la vraie vie parce que je ne pourrais pas payer toutes les factures et les dettes avec 70% de mon salaire... Alors ça fait deux mois que je me dis que je fais de mon mieux, et que le temps que je passe avec mon fils doit être du temps de qualité où je me consacre à lui le plus possible. Donc aucune concession sur l'allaitement à la demande quand je suis à la maison et sur le cododo.

Malgré tout, je dois reconnaître que la gardienne de Cookie est extraordinaire. Quand je suis aller la rencontrer pour la première fois, et qu'elle m'a dit qu'elle avait allaité son fils pendant 3 ans et qu'elle avait fait du cododo avec ses deux enfants, je me suis sentie rassurée qu'elle allait me respecter. Elle utilise mes couches de coton et mes lingettes lavable, elle lui donne mes biberons de lait maternel et maintenant les purées maison qu'on lui prépare. Et elle s'en occupe avec amour. Et ses deux enfants (4 et 7 ans) sont littéralement en amour avec Cookie. Mais bon... ça ne vaudra jamais la vie qu'aurait eu Cookie si j'étais restée à la maison avec lui.

Et puis malgré ce que les gens peuvent en dire, je ne sais pas comment on peut être heureux en conciliant un travail et un jeune enfant d'âge préscolaire. J'en suis maintenant à un stade où je suis frustrée d'avoir 8 ans d'études universitaires, des dettes à rembourser, et que je ne pourrais pas faire ce dont j'aurais envie sans avoir un arrière goût de culpabilité pour l'autre moitié de ma vie que je laisserais tomber.