Ça y est, je l'ai fait, j'ai franchi cette barrière mentale qui m'empêchait de faire garder Cookie pour passer une soirée en tête à tête avec mon chum.
Vous me direz, c'est une drôle de barrière mentale pour une mère tellement accro au travail qui y est retourné au pas de course alors que Cookie n'avait même pas 6 semaines.
Mais n'empêche, à part mes parents qui avaient gardé Cookie pour mes retrouvailles du secondaire (il avait alors 4 mois) et lors d'une conférence pour mon travail (il avait 9 mois), je ne l'avais jamais laissé avec quelqu'un d'autre que mon chum ou sa gardienne. Je ne me sentais pas prête. Et surtout, je me trouvais terriblement indigne d'imaginer passer ne serait-ce qu'une seule minute sans mon Cookie alors que je n'étais pas en train de sauver la planète à mon sacro-saint travail.
Hier soir j'avais une bonne raison de le faire garder. En fait deux, si on ajoute que ma soeur me supplie presque pour garder Cookie depuis près d'un an. Hier soir c'était notre troisième anniversaire de mariage. Et je me suis dit que mon chum apprécierait d'aller manger des sushis sans entendre un bébé crier (et puis je suis certaine que le père aurait crié en retour quand Cookie aurait jeté ses sushis par terre!!!). Alors hier soir, pour la première fois, Cookie est allé passer la soirée chez matante et sa copine. Deux filles complètement gaga de lui qui ont joué avec lui non-stop toute la soirée. À un point tel qu'à 21h30, il est tombé. Raide endormi!
Seule critique de ma soeur : t'aurais dû nous le laisser plus longtemps. Je crois que c'est une invitation pour réitérer l'expérience :-)
Alors voilà : avec un peu de chance peut-être qu'on pourrait même aller au théâtre le mois prochain...
jeudi, mai 07, 2009
vendredi, mai 01, 2009
15 mois!
Mon Cookie a eu 15 mois hier! Comme ça passe vite... décidément, plus les mois passent, plus je me rends compte que je n'ai vraiment plus de bébé mais bel et bien un petit garçon!


Il vit présentement un "trip de straps". Tout ce qui a une attache quelconque (sa chaise haute, le porte-bébé, son siège auto, etc.) est très intéressant. Il joue avec les attaches, les retourne d'un bord et de l'autre, essaie de les attacher ensemble, tout ça en étant très concentré et très patient! Samedi dernier, quand j'étais de garde, mon chum a fait l'expérience de le laisser jouer dans son siège auto (avec les attaches) sans le restreindre dans le temps. Eh bien après 1h30 minute c'est finalement le papa qui a lancé la serviette et qui n'en pouvait plus d'attendre que Cookie en ait marre!!! Trop rigolo!!
Le mois dernier a été marqué par les "crises de bacon" à répétition. (Monsieur se jette par terre sur le dos et se met à hurler quand on le contrarie... parfois juste à lui dire non sans même le toucher physiquement pour qu'il laisse quelque chose d'interdit!) À la garderie comme à la maison il se donne en spectacle au moins à chaque jour! Chez sa gardienne, il fait même des crises de bacon "calculées" : il commence à hurler debout ou assis, puis se retourne pour vérifier que le tapis est bien derrière sa tête avant de se laisser tomber sur le dos. Si le tapis est plus loin, eh bien il se recule les fesses de quelques pouces avant de se laisser tomber!!! Trop comique!!!
Nous en sommes toujours au point mort pour le language. Ça m'inquiète un peu. C'est normal à son âge de ne pas dire maman et papa? Le plus ironique c'est qu'il le disait à l'occasion (et probablement par hasard) il y a quelques mois mais maintenant c'est le calme plat... Mais comme il semble comprendre ce qu'on lui dit (ou demande) et comme il semble bien entendre, je me dis que je dois juste être patiente et que ça viendra... anyway il a un rendez-vous chez le médecin ce mois-ci alors on pourra vérifier que tout est normal.
Il a parfois des petites tendances à l'autonomie qui sont vraiment cute. Hier soir après que je lui ai enlevé son chandail il a voulu m'imiter et enlever sa camisole. Comme cette dernière est attachée sous sa couche il n'a pas été capable mais c'était vraiment trop cute de le voir faire le bon mouvement et de voir son petit visage interrogateur car visiblement il ne comprenait pas pourquoi la camisole était "bloquée". Il essaie aussi d'enfiler ses chaussons Robeez :-). C'est vraiment mignon parce qu'il comprend que ça va dans ses pieds, mais évidemment il n'est pas capable de passer le pied à travers l'élastique qui tient le chausson... ça me fait toujours sourire de le voir faire. Sans parler qu'il est capable de manger tout seul avec une cuillère à thé (bon ok une quantité non négligeable se retrouve étendu sur sa table, dans sa chaise et par terre, mais une quantité appréciable se rend à son estomac!!
Et pour couronner le tout cette nuit sa huitième dent est apparue! Après 4 mois d'attente! La "jumelle" de l'autre côté était sortie le 26 décembre dernier...
Examen dimanche
Je passe dimanche (dans 2 jours) la deuxième partie de l'examen de qualification du collège des médecins du Canada. Pour tous ceux d'entre vous qui ont la chance de ne pas être dans le milieu médical, c'est un examen que tous les résidents doivent passer pour pouvoir avoir un permis de pratique au Canada. Habituellement on peut le faire dès la deuxième année de résidence, mais dû à ma procrastination intensive, ça fait 2 ans et demi que je repousse le moment de faire l'examen maudit (et comme je n'ai pas besoin de permis avant de graduer en juillet 2010 je ne voyais pas vraiment l'urgence!). Mais bon, maintenant que j'ai jeté 2000$ par les fenêtres pour m'inscrire à ce maudit examen, j'ai toute la pression mentale pour le réussir!
Depuis lundi j'étudie à temps plein (en plus d'avoir jeté mon argent par les fenêtres, je jette aussi une semaine de vacances aux poubelles... encore plus réjouissant!!) mais la plupart des notions que je révise sont assez loin merci dans ma tête! L'examen est conçu pour être général (donc plus pour un médecin de famille) alors après 3 années intensives de gynécologie et d'obstétrique disons que ce n'est pas vraiment l'idéal!
J'ai vraiment hâte que ça soit fini!!! J'avais oublié à quel point c'est stressant d'étudier pour un examen (surtout quand il y a beaucoup d'argent en jeu!!!)
Depuis lundi j'étudie à temps plein (en plus d'avoir jeté mon argent par les fenêtres, je jette aussi une semaine de vacances aux poubelles... encore plus réjouissant!!) mais la plupart des notions que je révise sont assez loin merci dans ma tête! L'examen est conçu pour être général (donc plus pour un médecin de famille) alors après 3 années intensives de gynécologie et d'obstétrique disons que ce n'est pas vraiment l'idéal!
J'ai vraiment hâte que ça soit fini!!! J'avais oublié à quel point c'est stressant d'étudier pour un examen (surtout quand il y a beaucoup d'argent en jeu!!!)
lundi, avril 20, 2009
Fatigue chronique?
Je pense que j'ai vraiment besoin de vacances ces temps-ci...
Hier après-midi, j'ai commencé à angoisser que je devrais revenir travailler aujourd'hui et opérer avec l'urogynécologue de 8h à 18h. J'adore habituellement les cas qu'il fait, mais son attitude en salle d'opération est vraiment dérangeante : panique à la moindre goutte de sang, insultes envers le personnel infirmier, les étudiants en médecine et parfois même l'anesthésiste et le résident, ton de voix arrogant lorsqu'on lui pose une question qui semble stupide à premier abord, etc. Bref, pas toujours très plaisant de travailler avec lui. Chaque cas devient une catastrophe potentielle (dans sa tête, pas nécessairement dans la réalité) et chaque patiente a de "gros" problèmes intrinsèques (ses tissus saignent trop, ses tissus sont trop mous, son anatomie est distordue, elle est trop grosse, etc). Bref, autant que je peux aimer les chirurgies qu'il fait, son attitude, parfois, détruit tout le plaisir que je peux avoir.
Et surprennament, malgré ma timidité galopante, j'ai une grande gueule. Quand j'ai une opinion sur quelque chose, ça sort malgré moi. Alors je vous laisse imaginer le genre de réaction explosive de ce patron lorsque je lui donne mon opinion sur quelque chose et qu'il est de mauvaise humeur ; par exemple:
Patron : Wow Mandoline! As-tu vu la vessie de la patiente! Qu'est-ce qu'elle est pleine d'ecchymose! Je me demande bien pourquoi elle a l'air comme ça?
Moi : La vessie de la patiente a des ecchymoses parce que vous avez forcé le rétracteur dans le vagin à "telle étape" de la chirurgie.
Ouch. Et le pire c'est que quand j'essaie de me fermer la trappe, ça finit par se retourner contre moi la plupart du temps.
J'ai juste le goût de faire du "néné power" (un de nos nom de code pour l'allaitement) et du vélo avec mon Cookie. J'en ai vraiment marre de me donner à 100% pour me faire traiter comme de la merde en retour...
Hier après-midi, j'ai commencé à angoisser que je devrais revenir travailler aujourd'hui et opérer avec l'urogynécologue de 8h à 18h. J'adore habituellement les cas qu'il fait, mais son attitude en salle d'opération est vraiment dérangeante : panique à la moindre goutte de sang, insultes envers le personnel infirmier, les étudiants en médecine et parfois même l'anesthésiste et le résident, ton de voix arrogant lorsqu'on lui pose une question qui semble stupide à premier abord, etc. Bref, pas toujours très plaisant de travailler avec lui. Chaque cas devient une catastrophe potentielle (dans sa tête, pas nécessairement dans la réalité) et chaque patiente a de "gros" problèmes intrinsèques (ses tissus saignent trop, ses tissus sont trop mous, son anatomie est distordue, elle est trop grosse, etc). Bref, autant que je peux aimer les chirurgies qu'il fait, son attitude, parfois, détruit tout le plaisir que je peux avoir.
Et surprennament, malgré ma timidité galopante, j'ai une grande gueule. Quand j'ai une opinion sur quelque chose, ça sort malgré moi. Alors je vous laisse imaginer le genre de réaction explosive de ce patron lorsque je lui donne mon opinion sur quelque chose et qu'il est de mauvaise humeur ; par exemple:
Patron : Wow Mandoline! As-tu vu la vessie de la patiente! Qu'est-ce qu'elle est pleine d'ecchymose! Je me demande bien pourquoi elle a l'air comme ça?
Moi : La vessie de la patiente a des ecchymoses parce que vous avez forcé le rétracteur dans le vagin à "telle étape" de la chirurgie.
Ouch. Et le pire c'est que quand j'essaie de me fermer la trappe, ça finit par se retourner contre moi la plupart du temps.
J'ai juste le goût de faire du "néné power" (un de nos nom de code pour l'allaitement) et du vélo avec mon Cookie. J'en ai vraiment marre de me donner à 100% pour me faire traiter comme de la merde en retour...
samedi, avril 18, 2009
Promotion!
Cookie a eu une belle promotion aujourd'hui! Son siège de voiture fait maintenant face à l'avant! C'était magique de voir ses petits yeux émerveillés et son visage ensoleillé de découvrir les paysages de notre coin de campagne!
J'avoue que j'ai triché un peu, parce que je ne suis pas certaine qu'il fasse 22lbs (poids minimum pour mettre bébé face à l'avant. Certains jours, quand je le pèse avec moi, je n'ai que 21lbs pour lui... mais bon, à 14 mois et demi, j'en ai marre d'attendre! Sans parler qu'il est grand et que ses pieds appuyaient vraiment pas mal sur le dossier du siège arrière avec son siège d'auto face à l'arrière...
Et puis pour continuer dans la veine des premières, nous avons fait aujourd'hui notre première randonnée de vélo mère-fils :-). La remorque dénichée sur "lespac" fait une bonne job, sans parler du mignon casque de vélo pour bébé longuement cherché et enfin trouvé en début d'après-midi! Je ne sais pas si je suis la seule personne en ville à faire du vélo avec un trottineur de 14 mois mais nous avons eu vraiment beaucoup de difficulté à dénicher un casque de vélo assez petit pour Cookie. Ça faisait presque 2 ans que je n'avais pas fait de vélo : ça fait du bien en maudit sur le système! Sans parler que ça flushe un peu les trop longues interrogations intérieures (référer texte précédent!).
J'avoue que j'ai triché un peu, parce que je ne suis pas certaine qu'il fasse 22lbs (poids minimum pour mettre bébé face à l'avant. Certains jours, quand je le pèse avec moi, je n'ai que 21lbs pour lui... mais bon, à 14 mois et demi, j'en ai marre d'attendre! Sans parler qu'il est grand et que ses pieds appuyaient vraiment pas mal sur le dossier du siège arrière avec son siège d'auto face à l'arrière...
Et puis pour continuer dans la veine des premières, nous avons fait aujourd'hui notre première randonnée de vélo mère-fils :-). La remorque dénichée sur "lespac" fait une bonne job, sans parler du mignon casque de vélo pour bébé longuement cherché et enfin trouvé en début d'après-midi! Je ne sais pas si je suis la seule personne en ville à faire du vélo avec un trottineur de 14 mois mais nous avons eu vraiment beaucoup de difficulté à dénicher un casque de vélo assez petit pour Cookie. Ça faisait presque 2 ans que je n'avais pas fait de vélo : ça fait du bien en maudit sur le système! Sans parler que ça flushe un peu les trop longues interrogations intérieures (référer texte précédent!).
vendredi, avril 17, 2009
Panique à bord
Depuis plusieurs semaines, tout se bouscule dans ma tête et je panique à l'idée de voir ma résidence se terminer bientôt (dans à peine plus d'un an). C'est trop rapide. Je ne me sens pas prête. Dans la vie en général et professionnellement.
Pas prête dans la vie en général parce que je n'ai pas envie de changer de milieu de vie et de milieu de travail. Je suis confortable où je suis présentement, Cookie a une gardienne à qui je fais confiance, j'aime notre chalet-maison et son emplacement, et après 2 ans de vie dans ma banlieue je commence à avoir des repaires.
Pas prête professionnellement parce que je commence à paniquer à l'idée de faire les choses seules, sans patron pour me superviser (du moins dans le sens vague du terme), mais surtout parce que je ne peux pas me décider sur la carrière que je veux avoir. Certes pour la plupart des gens une carrière en gynéco-obstétrique reste simpliste (accoucher des bébés et faire des tests pap) mais en réalité plusieurs opportunités s'offrent à moi, dont celle de faire une surspécialisation. Celle en urogynécologie me fait de l'oeil (malgré qu'il ne faut pas me demander comment une passion pour l'incontinence urinaire et les "descente de vessies" peut survenir, je pense que personne à l'extérieur du "monde gynécologique" ne peut me comprendre!!) et depuis des mois je pèse les "pour" et les "contre" d'appliquer pour cette surspécialisation. Avec cette formation complémentaire, c'est la voie dorée pour appliquer sur un poste dans l'hôpital où je suis présentement formée, rester à long terme dans ma petite banlieue sympathique, et aspirer à une longue carrière académique à former plusieurs générations d'étudiants en médecine et de résidents. Bien entendu le poste en milieu universitaire à Montréal n'est pas garanti (et ne le sera jamais), donc je pourrais quand même me ramasser n'importe où au Canada, perspective qui me donne des sueurs froides. Mon autre option est de dire "game over" dans 14 mois et de me trouver un poste en région afin de pratiquer comme obstétricienne-gynécologue "généraliste" (ie qui peut faire un peu de tout en terme de gynéco et d'obstétrique). Bien entendu cette option nous donnerait une meilleure qualité de vie dans l'immédiat, mais pas nécessairement à long terme.
Et puis pour couronner tout ça mon projet de grossesse qui n'aboutit pas. À chaque jour qui passe je suis confrontée à la terrible réalité : mon ovulation n'est pas revenue parce que j'allaite encore trop. Mon mirena est sorti il y a 3 mois maintenant et je n'ai eu aucune vraie menstruation. Donc maintenant je dois appliquer pour faire mon examen (de fin de résidence) en mai 2010 et potentiellement commencer une surspécialisation en juillet 2010 alors que dans la réalité j'espère tomber enceinte, prendre un congé de maternité d'un an et graduer en 2011. Sans parler du stress qui augmente juste à penser à cet examen que je devrai passer lors de la fin de ma résidence (et pour lequel je dois étudier - beaucoup étudier).
Bref certain jours j'aimerais déserter mon cerveau. Le mettre à off. Ou encore trouver un coin où je pourrais me réfugier sans entendre tous ces signaux d'alarmes qui me disent "grouille-toi de te décider, le temps file trop vite et tu vas rater ta chance!"
J'aimerais tellement être une maman à la maison ces temps-ci. Il me semble que s'interroger sur "qu'est-ce que je vais faire pour souper" doit être tellement plus agréable de "qu'est-ce que je vais faire avec ma maudite carrière"! Si seulement je pouvais donner la carrière à mon chum et ne garder que le reste... Malheuresement la job est très gratifiante (Et addictive! C'est tellement satisfaisant d'opérer et de voir le résultat après! Sans parler des jolis petits bébé que j'ai le plaisir de mettre au monde!). Parce que sinon je pense que je n'hésiterais pas très longtemps...
Pas prête dans la vie en général parce que je n'ai pas envie de changer de milieu de vie et de milieu de travail. Je suis confortable où je suis présentement, Cookie a une gardienne à qui je fais confiance, j'aime notre chalet-maison et son emplacement, et après 2 ans de vie dans ma banlieue je commence à avoir des repaires.
Pas prête professionnellement parce que je commence à paniquer à l'idée de faire les choses seules, sans patron pour me superviser (du moins dans le sens vague du terme), mais surtout parce que je ne peux pas me décider sur la carrière que je veux avoir. Certes pour la plupart des gens une carrière en gynéco-obstétrique reste simpliste (accoucher des bébés et faire des tests pap) mais en réalité plusieurs opportunités s'offrent à moi, dont celle de faire une surspécialisation. Celle en urogynécologie me fait de l'oeil (malgré qu'il ne faut pas me demander comment une passion pour l'incontinence urinaire et les "descente de vessies" peut survenir, je pense que personne à l'extérieur du "monde gynécologique" ne peut me comprendre!!) et depuis des mois je pèse les "pour" et les "contre" d'appliquer pour cette surspécialisation. Avec cette formation complémentaire, c'est la voie dorée pour appliquer sur un poste dans l'hôpital où je suis présentement formée, rester à long terme dans ma petite banlieue sympathique, et aspirer à une longue carrière académique à former plusieurs générations d'étudiants en médecine et de résidents. Bien entendu le poste en milieu universitaire à Montréal n'est pas garanti (et ne le sera jamais), donc je pourrais quand même me ramasser n'importe où au Canada, perspective qui me donne des sueurs froides. Mon autre option est de dire "game over" dans 14 mois et de me trouver un poste en région afin de pratiquer comme obstétricienne-gynécologue "généraliste" (ie qui peut faire un peu de tout en terme de gynéco et d'obstétrique). Bien entendu cette option nous donnerait une meilleure qualité de vie dans l'immédiat, mais pas nécessairement à long terme.
Et puis pour couronner tout ça mon projet de grossesse qui n'aboutit pas. À chaque jour qui passe je suis confrontée à la terrible réalité : mon ovulation n'est pas revenue parce que j'allaite encore trop. Mon mirena est sorti il y a 3 mois maintenant et je n'ai eu aucune vraie menstruation. Donc maintenant je dois appliquer pour faire mon examen (de fin de résidence) en mai 2010 et potentiellement commencer une surspécialisation en juillet 2010 alors que dans la réalité j'espère tomber enceinte, prendre un congé de maternité d'un an et graduer en 2011. Sans parler du stress qui augmente juste à penser à cet examen que je devrai passer lors de la fin de ma résidence (et pour lequel je dois étudier - beaucoup étudier).
Bref certain jours j'aimerais déserter mon cerveau. Le mettre à off. Ou encore trouver un coin où je pourrais me réfugier sans entendre tous ces signaux d'alarmes qui me disent "grouille-toi de te décider, le temps file trop vite et tu vas rater ta chance!"
J'aimerais tellement être une maman à la maison ces temps-ci. Il me semble que s'interroger sur "qu'est-ce que je vais faire pour souper" doit être tellement plus agréable de "qu'est-ce que je vais faire avec ma maudite carrière"! Si seulement je pouvais donner la carrière à mon chum et ne garder que le reste... Malheuresement la job est très gratifiante (Et addictive! C'est tellement satisfaisant d'opérer et de voir le résultat après! Sans parler des jolis petits bébé que j'ai le plaisir de mettre au monde!). Parce que sinon je pense que je n'hésiterais pas très longtemps...
dimanche, avril 12, 2009
Pâques en famille
Mes parents ayant fait un long voyage pour venir passer le long week-end Pascal à Montréal, ils voulaient absolument fêter Pâques en famille avec leurs deux filles, les conjoints de ces dernières et bien entendu, le "roi de tous", notre cher petit Cookie.
Pour ma part, cela signifiait juste une journée où je ne pourrais pas me reposer tranquille chez moi... La fatigue accumulée ces dernières semaines à travailler d'arrache-pied (et trop, il faut bien le reconnaître) me poussait à repousser cette invitation, mais bon, avec un peu de bonne volonté j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et j'ai fini par céder à leurs souhaits.
C'était donc la première fête de famille avec la blonde de ma soeur dans le décor. Je ne peux pas dire que je la connais vraiment, puisque je suis du genre plutôt timide et elle aussi, donc par timidité interposée il n'y a pas vraiment eu d'échange entre elle et moi, mais ça me faisait vraiment bizarre de voir ma soeur coller une autre fille durant toute la durée de notre brunch Pascal familial. Additionnons à ça s'occuper d'un Cookie grippé et morveux, donc plutôt chigneux, dans un environnement pas adapté à un trottinneur curieux et une grand-mère qui capotait à chaque fois que son petit fils avait une petite morve en dessous du nez et vous imaginez sans difficulté le résultat sur ma personne un peu surmenée ces derniers temps : un mal de tête carabiné et une envie folle de me sauver chez moi en courant. Malgré tout je suis fière de moi : nous ne nous sommes éclipsés qu'à 17h, moment où mes parents, ma soeur et sa copine allaient souper au restaurant, invitation que nous avons poliment déclinée en invoquant la santé de Cookie.
J'espère qu'avec le temps je me sentirai plus à l'aise avec les choix de vie de ma soeur ; sa copine, malgré sa timidité, semble bien gentille et probablement que dans quelques semaines je me sentirai plus à l'aise à son égard. Je reconnais que ma soeur et elle font des efforts pour qu'on se voisine plus et je sais que je vais faire un effort pour que ça se matérialise, mais ça n'empêche pas que je suis à l'étape du "My God que ça fait bizarre"!!
Pour ma part, cela signifiait juste une journée où je ne pourrais pas me reposer tranquille chez moi... La fatigue accumulée ces dernières semaines à travailler d'arrache-pied (et trop, il faut bien le reconnaître) me poussait à repousser cette invitation, mais bon, avec un peu de bonne volonté j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et j'ai fini par céder à leurs souhaits.
C'était donc la première fête de famille avec la blonde de ma soeur dans le décor. Je ne peux pas dire que je la connais vraiment, puisque je suis du genre plutôt timide et elle aussi, donc par timidité interposée il n'y a pas vraiment eu d'échange entre elle et moi, mais ça me faisait vraiment bizarre de voir ma soeur coller une autre fille durant toute la durée de notre brunch Pascal familial. Additionnons à ça s'occuper d'un Cookie grippé et morveux, donc plutôt chigneux, dans un environnement pas adapté à un trottinneur curieux et une grand-mère qui capotait à chaque fois que son petit fils avait une petite morve en dessous du nez et vous imaginez sans difficulté le résultat sur ma personne un peu surmenée ces derniers temps : un mal de tête carabiné et une envie folle de me sauver chez moi en courant. Malgré tout je suis fière de moi : nous ne nous sommes éclipsés qu'à 17h, moment où mes parents, ma soeur et sa copine allaient souper au restaurant, invitation que nous avons poliment déclinée en invoquant la santé de Cookie.
J'espère qu'avec le temps je me sentirai plus à l'aise avec les choix de vie de ma soeur ; sa copine, malgré sa timidité, semble bien gentille et probablement que dans quelques semaines je me sentirai plus à l'aise à son égard. Je reconnais que ma soeur et elle font des efforts pour qu'on se voisine plus et je sais que je vais faire un effort pour que ça se matérialise, mais ça n'empêche pas que je suis à l'étape du "My God que ça fait bizarre"!!
mardi, avril 07, 2009
Repos SVP
Je ne sais pas si c'est le fait de travailler en ligne pour les 9 derniers jours mais je me sens complètement vidée. Pour la première fois hier soir depuis que je suis une maman, j'avais hâte que Cookie soit au lit pour m'étendre sur le divan et rien faire. Je me sentais vraiment indigne mais la fatigue prend vraiment le dessus sur moi.
Après 1 mois comme résidente chef dans une des salles d'accouchements les plus occupées au Québec, dire que je dois me taper un autre stage de gynéco-oncologie, surspécialité qui n'est pas dans mes préférées en plus d'être extrêmement prenante. Tout ça en plus d'être la résidente chef en gynécologie (ie en charge de toutes les patientes + superviser tout le monde soit étudiants en médecine et résidents junior).
Je pense que je survis en me disant que j'aurai une belle fin de semaine de congé de 4 jours qui m'attends. Plus que 2 jours!!
Après 1 mois comme résidente chef dans une des salles d'accouchements les plus occupées au Québec, dire que je dois me taper un autre stage de gynéco-oncologie, surspécialité qui n'est pas dans mes préférées en plus d'être extrêmement prenante. Tout ça en plus d'être la résidente chef en gynécologie (ie en charge de toutes les patientes + superviser tout le monde soit étudiants en médecine et résidents junior).
Je pense que je survis en me disant que j'aurai une belle fin de semaine de congé de 4 jours qui m'attends. Plus que 2 jours!!
samedi, avril 04, 2009
14 mois
Cookie a maintenant 14 mois! C'est incroyable comment il grandit vite!
Il s'affirme beaucoup plus maintenant et sa personalité ressort de plus en plus! Eh oui Monsieur se fâche quand il n'a pas ce qu'il veut! Ou quand on lui dit de ne pas ouvrir un tiroir ou une armoire! Il se fâche tellement qu'il se laisse tomber par terre sur le dos et qu'il se met à crier/pleurer. Le bon sens nous dit de l'ignorer pour qu'il ne continue pas dans cette mauvaise voie, mais c'est pas toujours facile! Certains jours il semble vraiment manipulateur alors difficile de ne pas éclater de rire devant sa comédie de bambin, mais d'autre jour il se laisse tomber tellement fort que j'ai l'impression qu'il pleure parce qu'il se cogne la tête, alors je dois me retenir de ne pas sauter dessus pour le prendre dans mes bras et le réconforter. Même sa gardienne a remarqué ce nouveau comportement! Et mon chum l'a surnommé "bacon" parce qu'il ressemble véritablement à du bacon qui cuit lorsqu'il fait ses crises!!!
Autrement il est maintenant vraiment solide sur ses jambes! Il marche, il court, il monte et descend l'escalier sans aide (mais toujours sous supervision!). Les mégablocs sont ses jouets préférés, il se promène toujours avec un, deux, voire plusieurs mégabloc dans ses mains et il s'amuse follement à les assembler, les désassembler, les jeter par terre, les faire tomber dans l'escalier, bref, les mégablocs sont extrêmement polyvalents. Même dans le bain ils sont plus populaires que les jouets de bain plus "traditionnels".
Côté langage c'est toujours tranquille... parfois on a l'impression qu'il essaie de dire "papa" et "maman", mais c'est très variable de jours en jours, et notre volonté de parents à l'entendre dire les mots tant convoités nous font probablement interpréter ses blablas d'une manière qui nous fait plaisir. Anyway au nombre de fois que mon chum lui dit de répéter "papa" à chaque jour, je suis confiante que ça va venir bientôt. Du moins pour papa!!!
Il semble toujours autant se plaire à la garderie (enfin - garderie est un grand mot quand on pense que certains jours il est le seul enfant que la gardienne garde!) et il sociabilise beaucoup avec l'autre petit garçon de 2 ans. Bien entendu rien n'est jamais parfait, mais quand j'entends parler d'autres garderies en milieu familial (une de mes amies a un fils de 8 mois dans une garderie et l'enfant passe la majorité de son temps assis dans une chaise haute ou en train de faire une sieste), je ne me plains pas de ma gardienne!
L'allaitement est toujours d'actualité mais je sens que petit à petit l'intérêt diminue de la part de mon petit garçon. Il tète assez souvent, mais beaucoup moins longtemps qu'avant. Parfois même la nuit il ne tète qu'une fois! À la garderie, il ne prend maintenant qu'un biberon par jour et tout semble bien aller, faut dire qu'il se reprend le soir venu pour combler ses besoins de lait!
À chaque jour qui passe, je me sens comblée d'être la mère de Cookie. Dans mon livre, avoir un enfant est vraiment la plus grande richesse qui soit!
Il s'affirme beaucoup plus maintenant et sa personalité ressort de plus en plus! Eh oui Monsieur se fâche quand il n'a pas ce qu'il veut! Ou quand on lui dit de ne pas ouvrir un tiroir ou une armoire! Il se fâche tellement qu'il se laisse tomber par terre sur le dos et qu'il se met à crier/pleurer. Le bon sens nous dit de l'ignorer pour qu'il ne continue pas dans cette mauvaise voie, mais c'est pas toujours facile! Certains jours il semble vraiment manipulateur alors difficile de ne pas éclater de rire devant sa comédie de bambin, mais d'autre jour il se laisse tomber tellement fort que j'ai l'impression qu'il pleure parce qu'il se cogne la tête, alors je dois me retenir de ne pas sauter dessus pour le prendre dans mes bras et le réconforter. Même sa gardienne a remarqué ce nouveau comportement! Et mon chum l'a surnommé "bacon" parce qu'il ressemble véritablement à du bacon qui cuit lorsqu'il fait ses crises!!!
Autrement il est maintenant vraiment solide sur ses jambes! Il marche, il court, il monte et descend l'escalier sans aide (mais toujours sous supervision!). Les mégablocs sont ses jouets préférés, il se promène toujours avec un, deux, voire plusieurs mégabloc dans ses mains et il s'amuse follement à les assembler, les désassembler, les jeter par terre, les faire tomber dans l'escalier, bref, les mégablocs sont extrêmement polyvalents. Même dans le bain ils sont plus populaires que les jouets de bain plus "traditionnels".
Côté langage c'est toujours tranquille... parfois on a l'impression qu'il essaie de dire "papa" et "maman", mais c'est très variable de jours en jours, et notre volonté de parents à l'entendre dire les mots tant convoités nous font probablement interpréter ses blablas d'une manière qui nous fait plaisir. Anyway au nombre de fois que mon chum lui dit de répéter "papa" à chaque jour, je suis confiante que ça va venir bientôt. Du moins pour papa!!!
Il semble toujours autant se plaire à la garderie (enfin - garderie est un grand mot quand on pense que certains jours il est le seul enfant que la gardienne garde!) et il sociabilise beaucoup avec l'autre petit garçon de 2 ans. Bien entendu rien n'est jamais parfait, mais quand j'entends parler d'autres garderies en milieu familial (une de mes amies a un fils de 8 mois dans une garderie et l'enfant passe la majorité de son temps assis dans une chaise haute ou en train de faire une sieste), je ne me plains pas de ma gardienne!
L'allaitement est toujours d'actualité mais je sens que petit à petit l'intérêt diminue de la part de mon petit garçon. Il tète assez souvent, mais beaucoup moins longtemps qu'avant. Parfois même la nuit il ne tète qu'une fois! À la garderie, il ne prend maintenant qu'un biberon par jour et tout semble bien aller, faut dire qu'il se reprend le soir venu pour combler ses besoins de lait!
À chaque jour qui passe, je me sens comblée d'être la mère de Cookie. Dans mon livre, avoir un enfant est vraiment la plus grande richesse qui soit!
Sous le choc
Il y a 2-3 semaines, Cookie et moi sommes allés déjeuner chez ma soeur lors d'un beau dimanche matin ensoleillé. Nous ne nous voyons pas souvent, surtout parce que je suis toujours (ou presque) en train de travailler, mais aussi par paresse et par intérêt mitigé de sa part depuis les derniers 6 mois.
Il y a un mois environ, elle m'a envoyé un courriel me disant qu'elle avait envie de me voir pour me faire part de ce qui se passait dans sa vie récemment. Ma soeur n'est pas une fille très protocolaire donc ce courriel m'a mis la puce à l'oreille que certains doutes que j'avais à son égard étaient probablement fondés.
Depuis toujours, ma soeur n'a jamais eu aucun amoureux sérieux. Mis à part deux semaines quand elle avait 18 ans et 1 mois quand elle avait 20 ans, personne n'a jamais conquis son coeur (du moins à ma connaissance). Depuis les derniers quatre ans, des amies l'ont toujours accompagnée lors des événements importants : mariages, fêtes de famille, party du jour de l'an, etc.
À l'automne dernier, mes parents ont fêté leur 30ème anniversaire de mariage. Une de mes tantes a organisé une grosse fête pour fêter mes parents et deux autres couples dans la famille de mon père qui fêtaient eux aussi un anniversaire de mariage. Ma soeur, bien entendu, est venue accompagnée d'une amie rencontrée dans son milieu de travail qui venait pour être photographe lors de l'événement.
L'ancienne amie qui avait l'habitude de l'accompagner était plus jeune qu'elle (20 ou 21 ans) et était très sociable et enjouée. Nous mettions sur le compte de la jeunesse le fait qu'elle vienne avec ma soeur pour des trucs assez familiaux. Mais cette nouvelle amie était beaucoup plus âgée (28 ans je pense) et plutôt renfermée et timide. Bref, pas le genre de personne qui pourrait apprécier les fêtes de famille d'une famille autre que la sienne. Et surtout pas pour faire 10 heures de route aller-retour pour venir faire la photographe gratuitement sans bénéfice secondaire. Évidemment, la conclusion qui s'imposait s'est ancrée en nous sans qu'on puisse se convaincre du contraire : elle devait être homosexuelle.
J'ai jonglé plusieurs mois avec l'idée de la confronter et de lui poser la question directement, mais je me suis finalement dit que si elle ne voulait pas en parler c'était probablement parce qu'elle n'était pas prête. J'ai sû par la suite que son "amie" l'a accompagné au party du jour de l'an, puis qu'elle devait venir à la fête d'Alaric (elles ne sont pas venues parce que ma soeur était malade).
Après une heure et demie à parler de tout et de rien, elle a fini par lâcher le morceau : elles sont ensemble depuis 8 mois. Même si je le savais au fond de moi, en avoir la confirmation m'a fait l'effet d'un boulet accroché à ma cheville pour me tirer au fond d'un baril plein d'eau. J'ai été capable de ne pas lui laisser savoir comment je me sentais vraiment, pour éviter de la blesser, mais je me suis sentie sous le choc pendant des jours.
Je n'ai rien contre les homosexuels en général alors honnêtement je ne comprends pas ma propre réaction. Je me sens triste et déçue, alors qu'au fond je devrais être heureuse qu'elle soit avec quelqu'un qu'elle aime et qu'elle ait le courage de me le dire en personne. Bref, je suis encore plus sous le choc parce que je n'arrive pas à comprendre ma propre réaction!!!
Il y a un mois environ, elle m'a envoyé un courriel me disant qu'elle avait envie de me voir pour me faire part de ce qui se passait dans sa vie récemment. Ma soeur n'est pas une fille très protocolaire donc ce courriel m'a mis la puce à l'oreille que certains doutes que j'avais à son égard étaient probablement fondés.
Depuis toujours, ma soeur n'a jamais eu aucun amoureux sérieux. Mis à part deux semaines quand elle avait 18 ans et 1 mois quand elle avait 20 ans, personne n'a jamais conquis son coeur (du moins à ma connaissance). Depuis les derniers quatre ans, des amies l'ont toujours accompagnée lors des événements importants : mariages, fêtes de famille, party du jour de l'an, etc.
À l'automne dernier, mes parents ont fêté leur 30ème anniversaire de mariage. Une de mes tantes a organisé une grosse fête pour fêter mes parents et deux autres couples dans la famille de mon père qui fêtaient eux aussi un anniversaire de mariage. Ma soeur, bien entendu, est venue accompagnée d'une amie rencontrée dans son milieu de travail qui venait pour être photographe lors de l'événement.
L'ancienne amie qui avait l'habitude de l'accompagner était plus jeune qu'elle (20 ou 21 ans) et était très sociable et enjouée. Nous mettions sur le compte de la jeunesse le fait qu'elle vienne avec ma soeur pour des trucs assez familiaux. Mais cette nouvelle amie était beaucoup plus âgée (28 ans je pense) et plutôt renfermée et timide. Bref, pas le genre de personne qui pourrait apprécier les fêtes de famille d'une famille autre que la sienne. Et surtout pas pour faire 10 heures de route aller-retour pour venir faire la photographe gratuitement sans bénéfice secondaire. Évidemment, la conclusion qui s'imposait s'est ancrée en nous sans qu'on puisse se convaincre du contraire : elle devait être homosexuelle.
J'ai jonglé plusieurs mois avec l'idée de la confronter et de lui poser la question directement, mais je me suis finalement dit que si elle ne voulait pas en parler c'était probablement parce qu'elle n'était pas prête. J'ai sû par la suite que son "amie" l'a accompagné au party du jour de l'an, puis qu'elle devait venir à la fête d'Alaric (elles ne sont pas venues parce que ma soeur était malade).
Après une heure et demie à parler de tout et de rien, elle a fini par lâcher le morceau : elles sont ensemble depuis 8 mois. Même si je le savais au fond de moi, en avoir la confirmation m'a fait l'effet d'un boulet accroché à ma cheville pour me tirer au fond d'un baril plein d'eau. J'ai été capable de ne pas lui laisser savoir comment je me sentais vraiment, pour éviter de la blesser, mais je me suis sentie sous le choc pendant des jours.
Je n'ai rien contre les homosexuels en général alors honnêtement je ne comprends pas ma propre réaction. Je me sens triste et déçue, alors qu'au fond je devrais être heureuse qu'elle soit avec quelqu'un qu'elle aime et qu'elle ait le courage de me le dire en personne. Bref, je suis encore plus sous le choc parce que je n'arrive pas à comprendre ma propre réaction!!!
jeudi, février 26, 2009
Pas revenue :-(
Elle se fait désirer fortement, mais il faut croire que ce n'est pas suffisant pour qu'elle revienne lorsque je voudrais qu'elle soit de retour.
Mes craintes se confirment, je suis encore en aménorrhée d'allaitement. Pas de fertilité revenue à l'horizon... Le petit saignement que j'ai eu l'autre jour et que j'ai voulu assimiler à une menstruation n'était qu'un saignement réactif au retrait de mon mirena.
J'ai fait un test de grossesse vendredi dernier qui était négatif, et depuis je fais des tests d'ovulation qui, bien entendu, sont négatifs jusqu'à maintenant.
Ma dernière chance d'être dans les patates est d'avoir ovulé dans les 2 semaines précédant mon test de grossesse, mais honnêtement je n'y crois pas du tout.
Alors me voilà face au dilemme tant craint : continuer d'allaiter autant et attendre un peu plus pour la prochaine grossesse ou essayer de diminuer l'allaitement en espérant que la fertilité revienne. C'est un pari à prendre. J'ai toujours dit que je ne voulais pas "sacrifier" Cookie pour un bébé éventuel, et je crois toujours que c'est la meilleure chose à faire. Surtout quand je le vois crier et pleurer pour avoir son néné aussitôt que je reviens du travail. J'ai l'impression de ne pas être assez là pour lui au départ, alors si je lui coupe l'allaitement je me sens comme si je deviendrais vraiment une mère indigne.
N'empêche je voulais tellement les deux! La grossesse et continuer d'allaiter Cookie autant qu'il en a envie! Ça me brise le coeur...
Mes craintes se confirment, je suis encore en aménorrhée d'allaitement. Pas de fertilité revenue à l'horizon... Le petit saignement que j'ai eu l'autre jour et que j'ai voulu assimiler à une menstruation n'était qu'un saignement réactif au retrait de mon mirena.
J'ai fait un test de grossesse vendredi dernier qui était négatif, et depuis je fais des tests d'ovulation qui, bien entendu, sont négatifs jusqu'à maintenant.
Ma dernière chance d'être dans les patates est d'avoir ovulé dans les 2 semaines précédant mon test de grossesse, mais honnêtement je n'y crois pas du tout.
Alors me voilà face au dilemme tant craint : continuer d'allaiter autant et attendre un peu plus pour la prochaine grossesse ou essayer de diminuer l'allaitement en espérant que la fertilité revienne. C'est un pari à prendre. J'ai toujours dit que je ne voulais pas "sacrifier" Cookie pour un bébé éventuel, et je crois toujours que c'est la meilleure chose à faire. Surtout quand je le vois crier et pleurer pour avoir son néné aussitôt que je reviens du travail. J'ai l'impression de ne pas être assez là pour lui au départ, alors si je lui coupe l'allaitement je me sens comme si je deviendrais vraiment une mère indigne.
N'empêche je voulais tellement les deux! La grossesse et continuer d'allaiter Cookie autant qu'il en a envie! Ça me brise le coeur...
mercredi, février 18, 2009
C'est quoi ton problème?
Si seulement Cookie pouvait parler... peut-être qu'il pourrait me le dire!
En fin de semaine dernière, plusieurs épisodes de fièvres pour lesquels je n'ai trouvé aucune raison, et cette semaine, il dort beaucoup plus qu'à l'habitude et lorsqu'il est réveillé, son seul mode d'expression est de pleurer/crier/hurler à la moindre petite chose qui le dérange. Et ma tête de maman ne trouve aucune raison évidente pour expliquer ce mal être qui ronge mon petit Cookie :-(
Un bambin demandant et une maman qui a une semaine difficile au travail = cocktail pas très agréable à vivre pour tout le monde...
J'espère encore voir une dent pointer, au moins je saurais ce qui le ronge!
mardi, février 17, 2009
Oiseau de nuit
Plus que 3 nuits à être de garde pour ensuite revenir à une vie un peu plus normale! Youppi! Quoique je ne peux pas me plaindre parce que c'est relativement tranquille à ce temps-ci de l'année et je dors de 3-5 heures par nuit, ce qui me laisse plus de temps d'éveil avec Cookie à la maison...
Pour vous mettre un peu dans l'atmosphère, disons qu'à l'hôpital ou je travaille présentement la plupart des médecins sont en groupes, sauf 3 ou 4 qui couvrent toutes leurs patientes 24h sur 24, 7 jours sur 7. À priori, on se dit que ça doit être mieux pour les patientes qui ont la "chance" d'avoir un tel docteur, mais quand on est de l'autre côté du miroir c'est totalement différent.
Un médecin de ce groupe a des exigences très particulières. Il est (assez) vieux et a de la difficulté à vivre avec le côté "nocturne" de l'obstétrique, alors il ne veut pas être appelé entre minuit et 6h!! Pire encore, il ne faut jamais qu'il ne manque un accouchement, sinon il nous fait une crise du tonnerre. Alors vous imaginez bien qu'il n'est pas facile de travailler avec un tel individu. (Ah et puis j'oubliais si jamais ses patientes lui font l'affront d'accoucher durant la nuit, elles doivent toutes accoucher en même temps (pour qu'il ne vienne qu'une seule fois à l'hôpital)).
Étant la résidente sénior de garde, il m'incombe de superviser les activités de mon résident junior à la salle d'accouchement et à prendre les décisions qui s'imposent en consultation avec le patron. La nuit dernière, alors que mon résident junior était occupé à faire un accouchement, une infirmière m'appelle pour que je vienne évaluer un tracé. De grosses décélérations à chaque contractions, un col à 6 cm (il faut être à 10 pour pouvoir accoucher), il n'y avait pas de doute possible elle avait besoin d'une césarienne d'urgence. N'empêche que j'ai regardé le tracé un bon 5-10 minutes en me disant que peut-être je pourrais m'asseoir dessus en espérant qu'il s'améliore pour éviter d'appeler le maudit médecin chialeux à deux heures du matin. Lorsque je décide enfin de mettre mes culottes et de me décider pour la césarienne, je prends toutes les précautions d'usage. J'explique à la patiente pourquoi on doit faire la césarienne, je vérifie avec les infirmières qu'on peut aller dans la salle d'op et être prêt dans 15 minutes (vous aurez deviné le médecin reste à 15 minutes de l'hôpital) puis je prends mon courage à deux mains pour appeler Monsieur. Il marmonne quelque chose au téléphone qui ressemble à un acquiescement quand je lui dis que sa patiente va être dans la salle d'op dans 15 minutes, alors on va de l'avant. N'empêche que je me sens frustrée. Je déteste faire des césariennes sur des multipares. Alors juste avant qu'on la mette sur la civière pour la transférer dans la salle d'op, je décide de revérifier son col. Alléluiah! Elle est 9cm!! (en 5 minutes). Donc je mets la césarienne sur la glace, au grand plaisir de tout le monde. La contraction d'après elle est 10cm, et celle d'après elle est prête à pousser.
Le médecin arrive. Entretemps on a monté la table d'accouchement et la patiente pousse. Je lui explique que j'ai cancellé la césarienne parce qu'elle a progressé très rapidement et qu'elle va accoucher rapidement par voie vaginale. Il rentre dans la chambre au moment ou la tête est presque sortie! YES!! Il ne chialera pas (pour une fois!). En plus ses deux autres patientes, comme par miracle, ont été prête à accoucher immédiatement après! Tant mieux on ne le reverrera pas de la nuit ;-)
N'empêche que je commence à en avoir marre de ce genre de connerie. Marre d'être poussée à prendre des décisions pour le bien-être des médecins au lieu du bien-être des patientes. Hier j'étais bien fière de ma chance phénoménale, mais ce genre de situation ne devrait pas arriver. Parce que si l'anecdote du haut est un petit clin d'oeil agréable, le reste du portrait est assez noir. Des patientes prêtes à pousser qui doivent attendre des heures que sa clinique soit terminée, des patientes qui se croisent les jambes pour 10-15 minutes le temps qu'il arrive à l'hôpital, j'en ai vu des conneries. Et dire que les médias parlent de cet hôpital comme "un des préférés des patientes" parce que "on peut y avoir son propre médecin pour y accoucher, 24h sur 24". Je pense qu'à chaque fois que je lis ce genre d'articles ça me prend une bonne semaine pour m'en remettre....
Pour vous mettre un peu dans l'atmosphère, disons qu'à l'hôpital ou je travaille présentement la plupart des médecins sont en groupes, sauf 3 ou 4 qui couvrent toutes leurs patientes 24h sur 24, 7 jours sur 7. À priori, on se dit que ça doit être mieux pour les patientes qui ont la "chance" d'avoir un tel docteur, mais quand on est de l'autre côté du miroir c'est totalement différent.
Un médecin de ce groupe a des exigences très particulières. Il est (assez) vieux et a de la difficulté à vivre avec le côté "nocturne" de l'obstétrique, alors il ne veut pas être appelé entre minuit et 6h!! Pire encore, il ne faut jamais qu'il ne manque un accouchement, sinon il nous fait une crise du tonnerre. Alors vous imaginez bien qu'il n'est pas facile de travailler avec un tel individu. (Ah et puis j'oubliais si jamais ses patientes lui font l'affront d'accoucher durant la nuit, elles doivent toutes accoucher en même temps (pour qu'il ne vienne qu'une seule fois à l'hôpital)).
Étant la résidente sénior de garde, il m'incombe de superviser les activités de mon résident junior à la salle d'accouchement et à prendre les décisions qui s'imposent en consultation avec le patron. La nuit dernière, alors que mon résident junior était occupé à faire un accouchement, une infirmière m'appelle pour que je vienne évaluer un tracé. De grosses décélérations à chaque contractions, un col à 6 cm (il faut être à 10 pour pouvoir accoucher), il n'y avait pas de doute possible elle avait besoin d'une césarienne d'urgence. N'empêche que j'ai regardé le tracé un bon 5-10 minutes en me disant que peut-être je pourrais m'asseoir dessus en espérant qu'il s'améliore pour éviter d'appeler le maudit médecin chialeux à deux heures du matin. Lorsque je décide enfin de mettre mes culottes et de me décider pour la césarienne, je prends toutes les précautions d'usage. J'explique à la patiente pourquoi on doit faire la césarienne, je vérifie avec les infirmières qu'on peut aller dans la salle d'op et être prêt dans 15 minutes (vous aurez deviné le médecin reste à 15 minutes de l'hôpital) puis je prends mon courage à deux mains pour appeler Monsieur. Il marmonne quelque chose au téléphone qui ressemble à un acquiescement quand je lui dis que sa patiente va être dans la salle d'op dans 15 minutes, alors on va de l'avant. N'empêche que je me sens frustrée. Je déteste faire des césariennes sur des multipares. Alors juste avant qu'on la mette sur la civière pour la transférer dans la salle d'op, je décide de revérifier son col. Alléluiah! Elle est 9cm!! (en 5 minutes). Donc je mets la césarienne sur la glace, au grand plaisir de tout le monde. La contraction d'après elle est 10cm, et celle d'après elle est prête à pousser.
Le médecin arrive. Entretemps on a monté la table d'accouchement et la patiente pousse. Je lui explique que j'ai cancellé la césarienne parce qu'elle a progressé très rapidement et qu'elle va accoucher rapidement par voie vaginale. Il rentre dans la chambre au moment ou la tête est presque sortie! YES!! Il ne chialera pas (pour une fois!). En plus ses deux autres patientes, comme par miracle, ont été prête à accoucher immédiatement après! Tant mieux on ne le reverrera pas de la nuit ;-)
N'empêche que je commence à en avoir marre de ce genre de connerie. Marre d'être poussée à prendre des décisions pour le bien-être des médecins au lieu du bien-être des patientes. Hier j'étais bien fière de ma chance phénoménale, mais ce genre de situation ne devrait pas arriver. Parce que si l'anecdote du haut est un petit clin d'oeil agréable, le reste du portrait est assez noir. Des patientes prêtes à pousser qui doivent attendre des heures que sa clinique soit terminée, des patientes qui se croisent les jambes pour 10-15 minutes le temps qu'il arrive à l'hôpital, j'en ai vu des conneries. Et dire que les médias parlent de cet hôpital comme "un des préférés des patientes" parce que "on peut y avoir son propre médecin pour y accoucher, 24h sur 24". Je pense qu'à chaque fois que je lis ce genre d'articles ça me prend une bonne semaine pour m'en remettre....
lundi, février 16, 2009
La petite ligne - suite et fin
Pas possible... ce que mon chum a pris pour une petite ligne mauve n'était même pas sur la fenêtre de résultat!!! J'ai trop ri quand j'ai vu ce dont il me parlait au téléphone hier soir!
Dans la même veine, j'ai finalement répété un test hier soir après ma sixième consultation à l'urgence, test qui s'est avéré très négatif! Mais bon toujours pas de règles à l'horizon donc je garde espoir!!
Dans la même veine, j'ai finalement répété un test hier soir après ma sixième consultation à l'urgence, test qui s'est avéré très négatif! Mais bon toujours pas de règles à l'horizon donc je garde espoir!!
Les petites lignes mauves
Je lisais le blog de Mamzelle Véro tout à l'heure pour me rendre compte que je n'étais pas la seule folle à regarder un test de grossesse sous tous ses angles pour m'assurer que le test qui est, au premier abord, totalement négatif, ne serait pas tout bonnement à peine positif dû au faible niveau d'hormone de grossesse présente dans mes urines. Et oui, il m'est arrivé de croire voir le temps de quelques secondes une deuxième ligne mauve sur certains tests, pour ensuite me rendre à la raison et comprendre que mon cerveau inventait une très pâle ligne à force de fixer intensément la fenêtre de résultat de mon test de grossesse.
Je suis présentement à 29 jours depuis mes "menstruations" (je ne sais pas si on peut appeler "menstruation" le petit saignement que j'ai eu 2 jours après le retrait de mon mirena) et je suis totalement sur le qui-vive. La moindre crampe abdominale pourrait être un déclenchement de règles alors je cours aux toilettes m'assurer qu'il n'y a toujours rien (la crampe passe au bout de 2 minutes alors ça doit être mon cerveau qui me joue des tours), le petit brûlement aux seins que je ressens me fait espérer la bonne nouvelle tant attendue (alors qu'honnêtement c'est probablement mon Cookie malade qui tète autant qu'un nouveau-né qui me crée une légère irritation!), sans parler de la moindre nausée ou du moindre sentiment d'avoir la tête qui tourne qui me donne la conviction que je suis enceinte.
Aujourd'hui, alors que je racontais mes "simili-symptômes" à mon chum, il s'emballe et commence à me dire que je devrais faire un test de grossesse. Je lui rétorque (juste pour faire l'avocat du diable) qu'on avait décidé que je me sente "vraiment" enceinte ou que je sois une semaine en retard pour faire le test, puis je finis par céder. Évidemment le test, au premier abord, est tout à fait négatif.
Mais c'était aussi le cas pour ma première grossesse! J'étais pour jeter le test après un séjour de 2 heures sur le comptoir de la salle de bain lorsque j'ai vu le test dans un certain angle de lumière qui semblait positif! Après confirmation avec un deuxième test moins cheap, nous étions bel et bien certains que j'étais enceinte. Alors maintenant, un test qui est à priori négatif passe plusieurs heures sur le coin du comptoir et est consulté maintes et maintes fois, jusqu'à ce que je finisse par me résoudre à le jeter pour cause de négativité évidente.
Alors le test (fait vers 13h) était, au premier abord, totalement négatif. Vers 14h, 15h et 16h (juste avant de partir travailler), le test a été scrupté sous tous ses angles. Négatif. Négatif. Négatif. Mais n'empêche, je n'ai pas mes menstruations, je suis potentiellement 1 jour en retard (potentiellement car je ne sais pas comment est mon cycle depuis mon accouchement à cause du mirena) donc je suis incapable de jeter le maudit test. Alors il reste sur le coin du comptoir.
Mon chum, il faut croire, fait aussi le même manège dans son coin et dans mon dos. Vers 19h, alors que je suis à l'urgence en train de réviser une consultation de gynéco avec mon étudiante, mon téléphone (de travail) sonne et mon chum est au bout du fil (il a le numéro pour les urgences). But de l'appel : mon chum est convaincu que le test de grossesse abandonné sur le coin du comptoir est positif et il m'appelle pour m'annoncer la bonne nouvelle... Mon étudiante me regarde d'un regard interrogateur alors je réponds à mon chum que la chose est probablement possible et qu'on répètera l'investigation dans 48 heures pour en avoir le coeur net. Mais maintenant je m'interroge : est-ce qu'un homme peut être pris, lui-aussi, du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur un test de grossesse? Je croyais ce genre d'affectation entièrement féminine!
Alors peut-être devrais-je refaire un test plus rapidement que dans 48 heures. Peut-être pourrais-je profiter de mon passage à l'urgence (mon étudiante est en train de faire une cinquième consultation de gynécologie présentement) tout à l'heure pour prendre un test de grossesse et le faire dans l'intimité de ma chambre de garde. Juste au cas ou un homme ne peut pas souffrir du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur test de grossesse négatif? La tentation est vraiment très forte!!!
Je suis présentement à 29 jours depuis mes "menstruations" (je ne sais pas si on peut appeler "menstruation" le petit saignement que j'ai eu 2 jours après le retrait de mon mirena) et je suis totalement sur le qui-vive. La moindre crampe abdominale pourrait être un déclenchement de règles alors je cours aux toilettes m'assurer qu'il n'y a toujours rien (la crampe passe au bout de 2 minutes alors ça doit être mon cerveau qui me joue des tours), le petit brûlement aux seins que je ressens me fait espérer la bonne nouvelle tant attendue (alors qu'honnêtement c'est probablement mon Cookie malade qui tète autant qu'un nouveau-né qui me crée une légère irritation!), sans parler de la moindre nausée ou du moindre sentiment d'avoir la tête qui tourne qui me donne la conviction que je suis enceinte.
Aujourd'hui, alors que je racontais mes "simili-symptômes" à mon chum, il s'emballe et commence à me dire que je devrais faire un test de grossesse. Je lui rétorque (juste pour faire l'avocat du diable) qu'on avait décidé que je me sente "vraiment" enceinte ou que je sois une semaine en retard pour faire le test, puis je finis par céder. Évidemment le test, au premier abord, est tout à fait négatif.
Mais c'était aussi le cas pour ma première grossesse! J'étais pour jeter le test après un séjour de 2 heures sur le comptoir de la salle de bain lorsque j'ai vu le test dans un certain angle de lumière qui semblait positif! Après confirmation avec un deuxième test moins cheap, nous étions bel et bien certains que j'étais enceinte. Alors maintenant, un test qui est à priori négatif passe plusieurs heures sur le coin du comptoir et est consulté maintes et maintes fois, jusqu'à ce que je finisse par me résoudre à le jeter pour cause de négativité évidente.
Alors le test (fait vers 13h) était, au premier abord, totalement négatif. Vers 14h, 15h et 16h (juste avant de partir travailler), le test a été scrupté sous tous ses angles. Négatif. Négatif. Négatif. Mais n'empêche, je n'ai pas mes menstruations, je suis potentiellement 1 jour en retard (potentiellement car je ne sais pas comment est mon cycle depuis mon accouchement à cause du mirena) donc je suis incapable de jeter le maudit test. Alors il reste sur le coin du comptoir.
Mon chum, il faut croire, fait aussi le même manège dans son coin et dans mon dos. Vers 19h, alors que je suis à l'urgence en train de réviser une consultation de gynéco avec mon étudiante, mon téléphone (de travail) sonne et mon chum est au bout du fil (il a le numéro pour les urgences). But de l'appel : mon chum est convaincu que le test de grossesse abandonné sur le coin du comptoir est positif et il m'appelle pour m'annoncer la bonne nouvelle... Mon étudiante me regarde d'un regard interrogateur alors je réponds à mon chum que la chose est probablement possible et qu'on répètera l'investigation dans 48 heures pour en avoir le coeur net. Mais maintenant je m'interroge : est-ce qu'un homme peut être pris, lui-aussi, du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur un test de grossesse? Je croyais ce genre d'affectation entièrement féminine!
Alors peut-être devrais-je refaire un test plus rapidement que dans 48 heures. Peut-être pourrais-je profiter de mon passage à l'urgence (mon étudiante est en train de faire une cinquième consultation de gynécologie présentement) tout à l'heure pour prendre un test de grossesse et le faire dans l'intimité de ma chambre de garde. Juste au cas ou un homme ne peut pas souffrir du syndrôme d'hallucination de ligne mauve inexistante sur test de grossesse négatif? La tentation est vraiment très forte!!!
dimanche, février 15, 2009
Nos samedis matins en famille
Mon moment préféré de la semaine (lorsque je ne suis pas de garde) est sans contredit le samedi matin.
Toute la famille est levée vers 7h afin de se préparer pour le cours de natation de Cookie. Après une douche rapide, Cookie et moi nous nous habillons alors que mon chum s'occupe des animaux. Nous montons ensuite dans la voiture et mon chum nous reconduit à la piscine municipale. Après un blitz au vestiaire pour nous changer (nous sommes toujours en retard, peu importe nos bonnes intentions!), nous allons dans l'eau pour y barbotter sous l'oeil bienveillant de mon chum qui s'enthousiaste de chaque nouveau geste de Cookie dans l'eau. La monitrice est souriante, Cookie et maman ont beaucoup de plaisir à être ensemble, bref c'est à chaque fois un moment extraordinaire.
La natation terminée, Cookie et moi devons nous rhabiller (pas facile avec un jeune bambin!) puis nous rejoignons mon chum qui nous attend dans une auto réchauffée à la porte SVP! Un vrai service VIP :-). Nous prenons ensuite quelque chose au service à l'auto d'un restaurant rapide pour déjeuner tout en nous dirigeant vers Montréal pour le groupe de discussion biblique de mon chum. Durant les deux heures de ce groupe biblique, Cookie et moi allons magasiner, souvent fouiner dans des friperies pour enfant ou des trucs du genre. Nous allons ensuite chercher mon chum et on rentre tous ensemble à la maison. Il va sans dire que le reste de la journée est très agréable puisque tout le monde est ressourcé des activités de l'avant-midi :-). Ce n'est rien d'extraordinaire, mais comme on est bien en famille! (soupir)
Je trouve ça vraiment super de profiter de ces petits moments avec Cookie. Il grandit tellement vite, et je trouve que je passe à côté de beaucoup à cause de mon travail trop accaparant, alors je veux vraiment réserver le temps qui reste pour qu'on passe du temps de qualité ensemble.
Cookie a l'air très heureux de sa vie actuelle et je ne crois pas qu'il me reprochera un jour d'être retournée travailler à temps plein quand il avait 3 mois. Mais je pense que mon coeur de maman a été pas mal écorché et ça me force à prendre plus conscience des moments que je passe avec mon fils.
Toute la famille est levée vers 7h afin de se préparer pour le cours de natation de Cookie. Après une douche rapide, Cookie et moi nous nous habillons alors que mon chum s'occupe des animaux. Nous montons ensuite dans la voiture et mon chum nous reconduit à la piscine municipale. Après un blitz au vestiaire pour nous changer (nous sommes toujours en retard, peu importe nos bonnes intentions!), nous allons dans l'eau pour y barbotter sous l'oeil bienveillant de mon chum qui s'enthousiaste de chaque nouveau geste de Cookie dans l'eau. La monitrice est souriante, Cookie et maman ont beaucoup de plaisir à être ensemble, bref c'est à chaque fois un moment extraordinaire.
La natation terminée, Cookie et moi devons nous rhabiller (pas facile avec un jeune bambin!) puis nous rejoignons mon chum qui nous attend dans une auto réchauffée à la porte SVP! Un vrai service VIP :-). Nous prenons ensuite quelque chose au service à l'auto d'un restaurant rapide pour déjeuner tout en nous dirigeant vers Montréal pour le groupe de discussion biblique de mon chum. Durant les deux heures de ce groupe biblique, Cookie et moi allons magasiner, souvent fouiner dans des friperies pour enfant ou des trucs du genre. Nous allons ensuite chercher mon chum et on rentre tous ensemble à la maison. Il va sans dire que le reste de la journée est très agréable puisque tout le monde est ressourcé des activités de l'avant-midi :-). Ce n'est rien d'extraordinaire, mais comme on est bien en famille! (soupir)
Je trouve ça vraiment super de profiter de ces petits moments avec Cookie. Il grandit tellement vite, et je trouve que je passe à côté de beaucoup à cause de mon travail trop accaparant, alors je veux vraiment réserver le temps qui reste pour qu'on passe du temps de qualité ensemble.
Cookie a l'air très heureux de sa vie actuelle et je ne crois pas qu'il me reprochera un jour d'être retournée travailler à temps plein quand il avait 3 mois. Mais je pense que mon coeur de maman a été pas mal écorché et ça me force à prendre plus conscience des moments que je passe avec mon fils.
dimanche, février 08, 2009
Ça recommence....
... dans exactement 1h et 25 minutes.
Deux semaines de gardes de nuit.
Mon chum le prend sereinement et accepte de garder Cookie à la maison durant la journée pour que je puisse passer un peu de temps avec lui quand je ne dors pas et pour pouvoir l'allaiter à la demande, ma gardienne a accepté de garder mon fils de 16h à 19h30 pour donner un peu de temps d'étude à mon chum et Cookie semble en pleine forme.
Ça devrait donc bien se passer. Du moins je croise les doigts! Mais j'ai déjà hâte que ça soit terminé!!!
Deux semaines de gardes de nuit.
Mon chum le prend sereinement et accepte de garder Cookie à la maison durant la journée pour que je puisse passer un peu de temps avec lui quand je ne dors pas et pour pouvoir l'allaiter à la demande, ma gardienne a accepté de garder mon fils de 16h à 19h30 pour donner un peu de temps d'étude à mon chum et Cookie semble en pleine forme.
Ça devrait donc bien se passer. Du moins je croise les doigts! Mais j'ai déjà hâte que ça soit terminé!!!
samedi, février 07, 2009
Sur deux pattes!
Ça y est, mon fils a définitivement abandonné le mode de transport à quatre pattes. Maintenant ce n'est que sur ses deux pieds ou rien, tout le temps! En deux semaines à peine la transition s'est faite, chaque jour en marchant de plus en plus et en diminuant les déplacements à quatre pattes. Je suis presque nostalgique de le voir "courir" à quatre pattes dans la cuisine ou le salon pour attraper un chat ou pour essayer d'ouvrir les armoires pour la millième fois!
Toutes les étapes vont trop vite. Alors que cette semaine, pour la première fois depuis des mois, je me sentais vraiment sereine en allant travailler, alors que j'avais l'impression qu'enfin je cessais de passer à côté de quelque chose, cette fin de semaine ça me rattrape et j'ai l'impression que Cookie progresse dans mon dos. Je l'ai vu marcher à quatre pattes pour la dernière fois sans même m'en rendre compte. C'est définitivement pas facile sur le moral d'être une maman au travail, surtout quand on est émotive comme moi!
vendredi, février 06, 2009
Impatience
Pas facile pour une perfectionniste comme moi de laisser aller les choses, d'apprécier le moment présent et de lâcher prise.
À peine 3 semaines que mon mirena est sorti que déjà j'angoisse que je ne tomberai pas enceinte dans la minute qui suit. Preuve de cette impatience immense, j'ai commandé des tests d'ovulation sur ebay lors de ma dernière garde en me disant que si je n'ovulais pas (à cause de l'allaitement) au moins je cesserais d'espérer tomber enceinte rapidement.
C'est tellement moi, vouloir tout, tout de suite, le plus rapidement possible (du moins, une fois que je l'ai décidé). Mon chum dit que c'est parce que j'ai toujours eu tout ce que j'ai voulu de la vie assez rapidement. Mais il me semble que je serais tellement plus heureuse si je pouvais être plus zen, si je pouvais me laisser porter par la vague...
Et puis plus ça me prend de temps tomber enceinte plus j'aurai de stages derrière moi lorsque je partirai en congé de maternité... ce qui signifie moins de temps à me faire dicter ma vie avec deux jeunes enfants à la maison :-)
À peine 3 semaines que mon mirena est sorti que déjà j'angoisse que je ne tomberai pas enceinte dans la minute qui suit. Preuve de cette impatience immense, j'ai commandé des tests d'ovulation sur ebay lors de ma dernière garde en me disant que si je n'ovulais pas (à cause de l'allaitement) au moins je cesserais d'espérer tomber enceinte rapidement.
C'est tellement moi, vouloir tout, tout de suite, le plus rapidement possible (du moins, une fois que je l'ai décidé). Mon chum dit que c'est parce que j'ai toujours eu tout ce que j'ai voulu de la vie assez rapidement. Mais il me semble que je serais tellement plus heureuse si je pouvais être plus zen, si je pouvais me laisser porter par la vague...
Et puis plus ça me prend de temps tomber enceinte plus j'aurai de stages derrière moi lorsque je partirai en congé de maternité... ce qui signifie moins de temps à me faire dicter ma vie avec deux jeunes enfants à la maison :-)
lundi, février 02, 2009
Premier anniversaire!
Cookie a eu un très bel anniversaire, et même s'il ne s'en rappelle probablement déjà plus, papa et maman, eux, s'en rappelleront longtemps.
J'avais eu l'idée d'aller fêter avec Parrain et Marraine dans le temps des fêtes puisqu'ils semblaient si triste de ne pas voir leur filleul plus souvent (avant Noël ils l'avaient vu fin avril... donc tout un bail!). Mais bon, comme on est à 5 heures de route c'est pas toujours facile de voir la famille régulièrement, surtout avec un jeune bébé! Lorsque j'ai proposé à Marraine qu'on organise la fête chez elle, elle était aux petits oiseaux. De plus, il y a une "maison de tourisme" à 2 maisons de chez Marraine où nous avions logé à Noël et où nous voulions retourner pour la fête d'Alaric. C'est tellement agréable d'être un peu "chez soi" à deux pas de la famille sans les envahir directement dans leur maison. Pour moi c'est le meilleur des deux mondes. Bien sûr il fallait partager le condo loué avec mes parents, mais c'est tout de même un moindre mal.
Bref monsieur a eu deux jours de célébrations. Vendredi nous avons fait un souper "pré-fête" avec Parrain-Marraine, Grands-Parents, papa-maman et cousine (avec une amie). Samedi nous avons passé l'après-midi à faire le gâteau et à jaser, mon chum, Marraine et moi, tandis que les grands-parents faisaient faire des tours de traineau à leur petit fils. Au souper, se sont ajoutés aux convives de la veille une soeur de ma mère et son mari. Ma grand-mère avait été invitée mais a décliné, et ma soeur était trop malade pour venir. Marraine avait préparé une méga lasagne avec salade césar et croûtons à l'ail, et pour dessert le gâteau concocté par maman accompagné de crème glacée. Cookie s'est régalé, et que dire de son visage extasié quand nous lui avons chanté Bonne Fête, puis lorsqu'il s'est goinfré de gâteau. Inoubliable :-)
Je suis vraiment heureuse parce que je voulais peu pour la fête d'Alaric, et tout ce que j'avais demandé a été respecté. Un gâteau fait-maison, un repas simple mais savoureux et aucun cadeau inutile (l'argent pour son compte d'épargne-étude n'a pas convaincu Grand-Mère pour qui le matériel est trop important mais les autres ont adhérés à l'idée, Grand-Mère voulait absolument lui offrir "sa première paire de bottines pour marcher" alors on lui enverra la facture la journée où on lui achètera des chaussures). Et puis Marraine s'est retenue d'acheter trop de décorations polluantes pour décorer la maison en vue de la fête :-)
Et puis il va sans dire que le clou de la fête était Cookie qui marchait allègrement entre les convives et qui voulait "néné" presque chaque fois qu'il se cognait par terre... évidemment j'ai eu droit au "quand est-ce que tu vas le sevrer" mais j'ai été capable de leur faire comprendre que le sevrage ne viendrait pas tout de suite et qu'il n'avait aucune raison de s'y précipiter puisque les deux parties en cause apprécient beaucoup cette relation particulière. Je pense que seul mon père était vraiment choqué quand mon chum a essayé de lui expliquer que Cookie ne montrait aucun signe d'intérêt pour le sevrage et que nous ne comptions pas l'encourager dans cette voie! Mais honnêtement c'était vraiment cute de voir mon chum en millitant de l'allaitement!!

S'abonner à :
Messages (Atom)

