C'est tellement cool d'être en congé en fin de semaine. Je trippe tellement que j'ai l'impression que ça fait 2 mois que je n'ai pas été en congé!!
Et puis la température est parfaite : c'est chaud, mais pas trop, juste assez ensoleillé pour me mettre de bonne humeur. Et juste assez chaud pour préparer du bon BBQ dehors :-)
Bon, faut bien dire aussi que ça fait du bien d'être à la maison et de me rapprocher de mon chum : hier soir j'avais acheté des bons fromages pour faire un souper romantique, et ce matin on a traîné au lit jusqu'à 8h30 (ce qui, à première vue, semble tôt, mais du mien, qui se lève à 5h30 chaque matin pour aller travailler, c'est vraiment tard et c'est vraiment du luxe :-)). En tout cas, mon chum qui était d'humeur assez morose ces deux dernières semaines pète le feu aujourd'hui... c'est cool et ça promet bien pour le reste de la fin de semaine!!!
samedi, août 26, 2006
vendredi, août 25, 2006
En perspective...
Je suis de super bonne humeur ce matin. Et pour cause!!
1- on est vendredi
a- vendredi je travaille juste le matin
b- c'est le debut de ma fin de semaine et je ne travaille pas ;-)
2- C'est ma derniere journee de ce stage de gynecologie et je suis pleine de joie a l'idee de changer d'equipe de travail le mois prochain
3- J'ai passee une super bonne nuit et je suis pleine d'energie
4- C'est super tranquille ce matin et je vais pouvoir etudier :-)
Comment une journee pourrait-elle s'annoncer meilleure? Je ne sais pas... jusqu'a maintenant c'est pas mal le meilleur que j'ai eu ces derniers temps!
Seule ombre au tableau : j'ai eu mes regles samedi passe donc toujours pas de bebe en route. Mais bon : n'ai je pas la fin de semaine de conge pour me reposer et etre en forme la semaine prochaine lorsqu'il sera temps de se mettre a l'effort pour y remedier?
Je croise les doigts pour garder cette bonne humeur jusqu'a lundi prochain : ca nous ferait vraiment du bien a moi et a mon chum de passer du temps de qualite ensemble ; disons que les deux dernieres semaines j'ai passe beaucoup plus de temps au travail et que ca s'en ressent... Travailler 12 heures par jour n'est bon pour le moral de personne, a un point tel que mon chum hier me demandait meme si j'avais pas envie de changer de metier!!
On a presque rien fait de vraiment plaisant cet ete... peut-etre qu'une petite escapade surprise lui ferait du bien? Je medite la-dessus pour le reste de la journee...
1- on est vendredi
a- vendredi je travaille juste le matin
b- c'est le debut de ma fin de semaine et je ne travaille pas ;-)
2- C'est ma derniere journee de ce stage de gynecologie et je suis pleine de joie a l'idee de changer d'equipe de travail le mois prochain
3- J'ai passee une super bonne nuit et je suis pleine d'energie
4- C'est super tranquille ce matin et je vais pouvoir etudier :-)
Comment une journee pourrait-elle s'annoncer meilleure? Je ne sais pas... jusqu'a maintenant c'est pas mal le meilleur que j'ai eu ces derniers temps!
Seule ombre au tableau : j'ai eu mes regles samedi passe donc toujours pas de bebe en route. Mais bon : n'ai je pas la fin de semaine de conge pour me reposer et etre en forme la semaine prochaine lorsqu'il sera temps de se mettre a l'effort pour y remedier?
Je croise les doigts pour garder cette bonne humeur jusqu'a lundi prochain : ca nous ferait vraiment du bien a moi et a mon chum de passer du temps de qualite ensemble ; disons que les deux dernieres semaines j'ai passe beaucoup plus de temps au travail et que ca s'en ressent... Travailler 12 heures par jour n'est bon pour le moral de personne, a un point tel que mon chum hier me demandait meme si j'avais pas envie de changer de metier!!
On a presque rien fait de vraiment plaisant cet ete... peut-etre qu'une petite escapade surprise lui ferait du bien? Je medite la-dessus pour le reste de la journee...
vendredi, août 18, 2006
Pleurs
Il n'y a rien que je déteste plus que de me mettre à pleurer à l'hôpital. Pourtant, ça ne manque jamais, depuis que je suis résidente ça m'arrive toujours au moins 1 fois par mois.
Aujourd'hui je peux dire que je m'y serais attendu. J'ai fait une couple de gaffes hier avec les patientes d'oncologie, rien de bien grave qui aurait pu mettre leur vie ou même la qualité de leur soins en danger, mais assez pour faire capoter le médecin traitant. Erreur #1 : Je n'ai pas eu le temps d'aller voir une des patientes avant 10h le matin parce que j'étais occupée à des trucs plus prioritaires (i.e. téter la radiologie pour qu'ils acceptent de drainer ses poumons plein d'eau). Erreur #2 : J'ai demandé une formule sanguine pour une autre patiente parce que celle du matin était dangereusement basse, et en plus de m'assurer que l'ordonnance est écrite dans le dossier je le demande de vive voix à l'infirmière. À 17h30, lorsque je veux vérifier le résultat dans l'ordinateur et que je constate que OH MALHEUR la maudite formule sanguine n'a pas été faite, je panique et je le dis à l'oncologue AVANT d'appeler à l'étage pour régler le problème. BIG MISTAKE!! Elle m'a pris pour une incompétente qui ne sait même pas demander une formule sanguine et elle était vraiment mécontente. Résultat : lorsqu'elle se pointe ce matin pour faire la tournée avec nous à 9h (signe que la confiance est en décroissance, elle ne se pointe jamais aussi tôt le matin pour voir ses patientes), elle me dit «Je dois vous parler, à toi et à X (l'autre résident de deuxième année avec moi)». Faut dire qu'entre moi et X, la chicane est dans l'air depuis qu'on est dans la même équipe sur l'étage de gynéco, c'est à dire depuis un bon 3 semaines. Il ne veut jamais faire la job plate, mais il me dit toujours qu'il va la faire. Résultat : les choses sont soit pas faites, ou faites le surlendemain, ou faites tout croche. Pas fort comme travail d'équipe. J'avais essayé d'en glisser un mot à ma résidente sénior, au cours des 3 dernières semaines, mais visiblement ça n'avait eu aucun résultat.
Donc après avoir révisé la situation de toutes ses patientes, elle prend X avec elle pour aller lui parler à son bureau. Déjà ça ne sent pas bon. Pourquoi vouloir nous parler à l'autre bout de l'hôpital dans son bureau? Personne ne fait ça habituellement. Enfin, 45 minutes plus tard, toujours pas de nouvelle de l'oncologue. OUF, peut-être qu'elle ne veut pas me parler finalement... C'était trop beau pour être vrai finalement... Elle m'appelle à peine 2 minutes plus tard pour me dire «j'ai fini avec X, viens à mon bureau...». J'avais vraiment un pressentiment que ça allait mal se passer. Pourtant, malgré un manque d'intérêt flagrant pour l'oncologie que j'essaie tant bien que mal de camouffler, je ne pense pas que je suis si mauvaise que ça. Je pense que j'ai l'air mauvaise parce que je fais vraiment une mauvaise équipe avec X, puisqu'on est absolument incapable de communiquer ensemble. Enfin... Mon pressentiment était bon, parce que «l'évaluation de mi-stage» (il lui fallait bien une raison crédible de nous taper sur la tête) était tout simplement terrible. Pendant une demie-heure, tout plein de reproches à demi-voilés sur ce que je devrais faire et sur ce que je devrais savoir (sans me dire vraiment clairement sur quoi j'ai vraiment raté mon coup), puis une attaque plus directe pour les derniers quinze minutes. Je trouvais que le 3/4 de ce qu'elle me déblatérait était vraiment injuste, et j'ai vainement essayé de m'expliquer. Mais c'est difficile pour moi d'argumenter en anglais quand je sens que je suis vraiment émotive. Pendant les derniers 5 minutes, je sentais les larmes au bord des yeux, mais j'essayais vraiment de rester forte et de ne pas flancher. Rien n'y fut : à un moment donné, elle a commencé à me demander si elle me faisait de la peine et c'est plus fort que moi, quand quelqu'un commence à me demander si j'ai de la peine ou si ça va et que je suis au bord des larmes, ça ne peut qu'exploser. Si elle s'en était tenue à ses reproches je m'en serais sortie, mais bon, ya rien de plus difficile que de se faire reprocher des trucs pendant 45 minutes (sans exagérer, j'ai regardé combien de temps ça avait pris sur ma montre!), des trucs qu'on trouve exagérés et injustes, puis de se faire dire «mais est-ce que je suis en train de te faire de la peine?» Enfin après ça elle essayait de se justifier en me disant «je te dis ça pour que tu t'améliores, tu pourrais vraiment être une excellente résidente, blablabla». Ben oui, essaies-tu d'insinuer que je suis la pire résidente de deuxième année avec qui tu as travaillé?
Bref, je suis retournée à l'étage après, X était là et n'avait pas l'air dans son assiette. Il me demande comment s'est passée mon évaluation et je lui réponds «très mal, elle n'avait que des choses à me reprocher». Lui qui n'est habituellement pas une personne très émotive me dit que la sienne avait été l'enfer, qu'elle l'avait noirci pendant une demie-heure et qu'elle ne lui avait absolument rien dit de positif. Et il a même ajouté qu'après il se sentait vraiment déprimé et qu'il avait le goût d'aller s'asseoir tout seul dans un coin. Venant de quelqu'un avec qui je ne m'entends vraiment pas, je me dis que ça a vraiment dû être méchant pour qu'il me confie ça!!!
Enfin, dire que je pensais que ce médecin était vraiment gentille. Comme de quoi on peut toujours se tromper sur les gens! Et je me sens vraiment humiliée d'avoir braillé comme un veau devant elle, j'ai dû lui donner l'impression qu'elle avait vraiment raison avec tous les trucs qu'elle me reprochait...
En plus je suis de garde demain. Je devrai donc me taper la tournée des MAUDITES patientes d'oncologie samedi et dimanche. EURK EURK EURK! J'espère qu'il va y avoir BEAUCOUP d'accouchements pour diluer toute cette merde...
Aujourd'hui je peux dire que je m'y serais attendu. J'ai fait une couple de gaffes hier avec les patientes d'oncologie, rien de bien grave qui aurait pu mettre leur vie ou même la qualité de leur soins en danger, mais assez pour faire capoter le médecin traitant. Erreur #1 : Je n'ai pas eu le temps d'aller voir une des patientes avant 10h le matin parce que j'étais occupée à des trucs plus prioritaires (i.e. téter la radiologie pour qu'ils acceptent de drainer ses poumons plein d'eau). Erreur #2 : J'ai demandé une formule sanguine pour une autre patiente parce que celle du matin était dangereusement basse, et en plus de m'assurer que l'ordonnance est écrite dans le dossier je le demande de vive voix à l'infirmière. À 17h30, lorsque je veux vérifier le résultat dans l'ordinateur et que je constate que OH MALHEUR la maudite formule sanguine n'a pas été faite, je panique et je le dis à l'oncologue AVANT d'appeler à l'étage pour régler le problème. BIG MISTAKE!! Elle m'a pris pour une incompétente qui ne sait même pas demander une formule sanguine et elle était vraiment mécontente. Résultat : lorsqu'elle se pointe ce matin pour faire la tournée avec nous à 9h (signe que la confiance est en décroissance, elle ne se pointe jamais aussi tôt le matin pour voir ses patientes), elle me dit «Je dois vous parler, à toi et à X (l'autre résident de deuxième année avec moi)». Faut dire qu'entre moi et X, la chicane est dans l'air depuis qu'on est dans la même équipe sur l'étage de gynéco, c'est à dire depuis un bon 3 semaines. Il ne veut jamais faire la job plate, mais il me dit toujours qu'il va la faire. Résultat : les choses sont soit pas faites, ou faites le surlendemain, ou faites tout croche. Pas fort comme travail d'équipe. J'avais essayé d'en glisser un mot à ma résidente sénior, au cours des 3 dernières semaines, mais visiblement ça n'avait eu aucun résultat.
Donc après avoir révisé la situation de toutes ses patientes, elle prend X avec elle pour aller lui parler à son bureau. Déjà ça ne sent pas bon. Pourquoi vouloir nous parler à l'autre bout de l'hôpital dans son bureau? Personne ne fait ça habituellement. Enfin, 45 minutes plus tard, toujours pas de nouvelle de l'oncologue. OUF, peut-être qu'elle ne veut pas me parler finalement... C'était trop beau pour être vrai finalement... Elle m'appelle à peine 2 minutes plus tard pour me dire «j'ai fini avec X, viens à mon bureau...». J'avais vraiment un pressentiment que ça allait mal se passer. Pourtant, malgré un manque d'intérêt flagrant pour l'oncologie que j'essaie tant bien que mal de camouffler, je ne pense pas que je suis si mauvaise que ça. Je pense que j'ai l'air mauvaise parce que je fais vraiment une mauvaise équipe avec X, puisqu'on est absolument incapable de communiquer ensemble. Enfin... Mon pressentiment était bon, parce que «l'évaluation de mi-stage» (il lui fallait bien une raison crédible de nous taper sur la tête) était tout simplement terrible. Pendant une demie-heure, tout plein de reproches à demi-voilés sur ce que je devrais faire et sur ce que je devrais savoir (sans me dire vraiment clairement sur quoi j'ai vraiment raté mon coup), puis une attaque plus directe pour les derniers quinze minutes. Je trouvais que le 3/4 de ce qu'elle me déblatérait était vraiment injuste, et j'ai vainement essayé de m'expliquer. Mais c'est difficile pour moi d'argumenter en anglais quand je sens que je suis vraiment émotive. Pendant les derniers 5 minutes, je sentais les larmes au bord des yeux, mais j'essayais vraiment de rester forte et de ne pas flancher. Rien n'y fut : à un moment donné, elle a commencé à me demander si elle me faisait de la peine et c'est plus fort que moi, quand quelqu'un commence à me demander si j'ai de la peine ou si ça va et que je suis au bord des larmes, ça ne peut qu'exploser. Si elle s'en était tenue à ses reproches je m'en serais sortie, mais bon, ya rien de plus difficile que de se faire reprocher des trucs pendant 45 minutes (sans exagérer, j'ai regardé combien de temps ça avait pris sur ma montre!), des trucs qu'on trouve exagérés et injustes, puis de se faire dire «mais est-ce que je suis en train de te faire de la peine?» Enfin après ça elle essayait de se justifier en me disant «je te dis ça pour que tu t'améliores, tu pourrais vraiment être une excellente résidente, blablabla». Ben oui, essaies-tu d'insinuer que je suis la pire résidente de deuxième année avec qui tu as travaillé?
Bref, je suis retournée à l'étage après, X était là et n'avait pas l'air dans son assiette. Il me demande comment s'est passée mon évaluation et je lui réponds «très mal, elle n'avait que des choses à me reprocher». Lui qui n'est habituellement pas une personne très émotive me dit que la sienne avait été l'enfer, qu'elle l'avait noirci pendant une demie-heure et qu'elle ne lui avait absolument rien dit de positif. Et il a même ajouté qu'après il se sentait vraiment déprimé et qu'il avait le goût d'aller s'asseoir tout seul dans un coin. Venant de quelqu'un avec qui je ne m'entends vraiment pas, je me dis que ça a vraiment dû être méchant pour qu'il me confie ça!!!
Enfin, dire que je pensais que ce médecin était vraiment gentille. Comme de quoi on peut toujours se tromper sur les gens! Et je me sens vraiment humiliée d'avoir braillé comme un veau devant elle, j'ai dû lui donner l'impression qu'elle avait vraiment raison avec tous les trucs qu'elle me reprochait...
En plus je suis de garde demain. Je devrai donc me taper la tournée des MAUDITES patientes d'oncologie samedi et dimanche. EURK EURK EURK! J'espère qu'il va y avoir BEAUCOUP d'accouchements pour diluer toute cette merde...
vendredi, août 11, 2006
Ma mère : update
J'ai parlé avec ma mère ce soir, et elle commence à vraiment aller bien :-). Maintenant elle marche sans canne sauf quand elle sort dans les endroits publics, et elle a même recommencé à conduire sa voiture!!! (Pour ceux qui sont perdus, au mois de mai elle a perdu connaissance dans une cage d'escalier et elle est tombé par terre sur le palier... et en tombant elle s'est cassé la hanche et le bras droit. Ils ont dû visser sa hanche et mettre une protèse pour son épaule et depuis elle est en réadaptation intensive...) Je suis vraiment contente pour elle!!! À chaque semaine, quand je lui parle, il y a des grosses améliorations. C'est vraiment poche qu'elle est eu cet accident bête, mais au moins la réhabilitation se passe à merveille.
J'ai hâte qu'elle soit vraiment bien, et à ce moment-là je prendrai peut-être une semaine de vacances pour aller au Saguenay. Juste pour le plaisir d'en profiter pour être ensemble, ce qu'on a pas vraiment pu faire depuis son accident. Je suis allée la voir au mois de juin quand j'avais pris une semaine de congé, mais j'ai littéralement passé 3 jours avec elle à l'hôpital à l'accompagner à ses thérapies. Pas des vacances vraiment reposantes et ressourçantes!! Quand je parlais plus tôt de ne pas avoir de vie...
J'ai hâte qu'elle soit vraiment bien, et à ce moment-là je prendrai peut-être une semaine de vacances pour aller au Saguenay. Juste pour le plaisir d'en profiter pour être ensemble, ce qu'on a pas vraiment pu faire depuis son accident. Je suis allée la voir au mois de juin quand j'avais pris une semaine de congé, mais j'ai littéralement passé 3 jours avec elle à l'hôpital à l'accompagner à ses thérapies. Pas des vacances vraiment reposantes et ressourçantes!! Quand je parlais plus tôt de ne pas avoir de vie...
Grosse semaine!
Ça fait 2 semaines que je suis sur le service de gynécologie et je n'ai pas encore pris le "beat". Je n'aime pas vraiment les patientes d'oncologie (avec les cancers), je ne trippe pas vraiment de faire 5 consultations par jour à l'urgence pour des fausses couches (quand tu en vois 3 de suite avec des fausses couches ou des grossesses non viable et que tu te ramasse à expliquer aux trois qu'elles ont perdu leur bébé, c'est pas très trippant pour le moral!), et je ne trippe pas vraiment d'aller à des cliniques d'oncologie où le 3/4 des patientes arrêtent pas de chialer qu'on a pas respecté l'heure de leur rendez-vous (comme si c'était de ma faute et pas celle de la secrétaire qui met tout le monde à la même heure...)
Bref, je trouve ça vraiment difficile. Et surtout pas très gratifiant. Ça n'a jamais été une cachette que j'aime beaucoup mieux l'obstétrique que la gynécologie, mais là c'est plus apparent que jamais. En obstétrique, je trippe comme une malade, en gynéco, je trouve que c'est intéressant mais ça s'arrête là. Au moins j'aime les chirurgies. Alors je me dis que je peux bien endurer le reste.
Pourtant, je sais que je ne devrais pas me plaindre. J'ai eu une place de résidence dans le programme que je voulais, et un jour (dans 4 ans) j'aurai terminé la résidence et je pourrai enfin décider ce que je fais de ma peau. Dans 4 ans je vais enfin être libre. Mais bon, c'est vraiment poche de se lever à 5h chaque jour et de se coucher à 21h30 le soir si je ne veux pas être trop crevée le lendemain matin. C'est vraiment poche de travailler une fin de semaine sur deux. Et c'est vraiment poche de ne plus avoir de vie. Des fois je me rappelle des bons moments de quand j'avais 17-18 ans, et je pense à comment c'était bien "d'avoir une vie". Des trucs aussi banaux qu'aller prendre un café au resto avec des amis, s'inviter à souper, faire des party. À force de travailler tout le temps il se passe deux choses avec les amis : 1- tu perds ceux que tu as et 2- tu n'as aucune chance de t'en faire de nouveaux. C'est même rendu que les seules personnes avec qui j'ai l'occasion de sortir, ce sont les autres résidents de mon programme, mis à part ma meilleure amie et son chum qu'on voit à l'occasion. Et bon, comme je ne m'entends pas plus qu'il faut avec les autres résidents, disons que je ne sors pas vraiment avec eux :-( Des fois je me dis que mon seul espoir c'est que mon chum se fasse des amis pour que je puisse avoir des amis de nouveaux. Mais lui aussi n'est pas très bon pour se faire des amis...
Enfin, première fin de semaine de congé depuis la mi-juillet, je compte bien en profiter. Une sortie vélo avec mon chum ça serait cool :-)
Bref, je trouve ça vraiment difficile. Et surtout pas très gratifiant. Ça n'a jamais été une cachette que j'aime beaucoup mieux l'obstétrique que la gynécologie, mais là c'est plus apparent que jamais. En obstétrique, je trippe comme une malade, en gynéco, je trouve que c'est intéressant mais ça s'arrête là. Au moins j'aime les chirurgies. Alors je me dis que je peux bien endurer le reste.
Pourtant, je sais que je ne devrais pas me plaindre. J'ai eu une place de résidence dans le programme que je voulais, et un jour (dans 4 ans) j'aurai terminé la résidence et je pourrai enfin décider ce que je fais de ma peau. Dans 4 ans je vais enfin être libre. Mais bon, c'est vraiment poche de se lever à 5h chaque jour et de se coucher à 21h30 le soir si je ne veux pas être trop crevée le lendemain matin. C'est vraiment poche de travailler une fin de semaine sur deux. Et c'est vraiment poche de ne plus avoir de vie. Des fois je me rappelle des bons moments de quand j'avais 17-18 ans, et je pense à comment c'était bien "d'avoir une vie". Des trucs aussi banaux qu'aller prendre un café au resto avec des amis, s'inviter à souper, faire des party. À force de travailler tout le temps il se passe deux choses avec les amis : 1- tu perds ceux que tu as et 2- tu n'as aucune chance de t'en faire de nouveaux. C'est même rendu que les seules personnes avec qui j'ai l'occasion de sortir, ce sont les autres résidents de mon programme, mis à part ma meilleure amie et son chum qu'on voit à l'occasion. Et bon, comme je ne m'entends pas plus qu'il faut avec les autres résidents, disons que je ne sors pas vraiment avec eux :-( Des fois je me dis que mon seul espoir c'est que mon chum se fasse des amis pour que je puisse avoir des amis de nouveaux. Mais lui aussi n'est pas très bon pour se faire des amis...
Enfin, première fin de semaine de congé depuis la mi-juillet, je compte bien en profiter. Une sortie vélo avec mon chum ça serait cool :-)
samedi, août 05, 2006
Ethique...
Je suis de garde cette nuit. (C'est rigolo, maintenant que je ne fais plus que 2 gardes par mois je ne peux plus ecrire "je suis encore de garde cette nuit!" Mais bon quand meme j'etais de garde samedi passe, c'est pas si loin que ca). Je suis de garde avec un autre resident de deuxieme annee. Normalement, quand nous sommes de garde, nous sommes toujours un junior avec un senior, comme ca si le junior a un probleme il peut consulter le senior. Mais comme le R2 (resident de deuxieme annee) est comme un junior "senior", nous devons parfois faire des gardes de resident senior. C'est donc ce qui m'arrive ce soir. Normalement, comme je suis avec un autre R2, nous devrions separer le travail a faire de maniere egale, mais le resident avec qui je suis, qui avait ete assigne aleatoirement a la garde "junior", veut absolument faire la garde de junior et me laisser avec les responsabilites du senior toute seule. Difficile a contester car j'ai de l'experience avec les grossesses a risques et il n'en a pas, mais n'empeche que ca me fait capoter rien qu'a y penser. En plus nous sommes de garde avec un medecin disons... pas tres comprehensif et vraiment pas content de voir que j'etais la residente "senior" ce soir. Alors j'ai peur qu'il me parle bete a chaque fois que je dois l'appeler pour l'informer d'une situation ou pour lui poser une question.
Mais bon, avec la responsabilite du resident senior vient aussi la responsabilite des avortements. Je n'aime pas les avortements (bon ok d'accord je suppose que personne ne les aime) et sans etre contre a 100%, disons que ca n'entre pas beaucoup dans mon echelle de valeur. Je ne juge pas les patientes qui optent pour des avortements, mais comme c'est contre mes valeurs habituellement je trouve quelqu'un d'autre pour s'en occuper. Mais bon ce soir j'ai ete prise entre l'arbre et l'ecorce. Cette patiente vient a 20 semaines pour se faire avorter apres que son medecin ait vu des anomalies a l'echographie. Le resident avec qui je travaille est musulman, donc impossible de lui deleguer cette patiente. Alors normalement j'aurais gere le cas avec une de mes etudiantes, en supervisant le tout. Mais cette patiente refuse absolument d'etre vue par une de mes etudiantes, apparemment elle a eu une "mauvaise experience" dans le passe. (Je deteste quand les gens me sortent cette raison pour refuser d'etre vus par mes etudiants, parce que la plupart du temps leur "mauvaise experience" se resume au fait qu'ils ont eu l'impression d'avoir attendu plus longtemps parce qu'ils ont attendus entre le moment ou l'etudiant et le resident les ont vus, donc c'est une raison totalement bidon. Et puis bon tout le monde se plaint qu'on manque de medecin et certaines personnes trouvent le moyen de chialer quand on essaie de former des medecins competents? Ca ne fait pas de sens... enfin...) Donc impossible de faire mettre le medicament pour l'avortement dans le vagin par une de mes etudiantes.
J'ai donc du le faire moi meme :-(. D'un cote je me sentais mal parce que j'ai l'impression que je ne me respecte pas en faisant quelque chose qui est contre mes principes (jusqu'a un certain point), mais de l'autre je veux donner les meilleurs soins possibles a cette patiente parce que ca a surement ete un tres gros choc pour elle de savoir que son bebe avait des anomalies et de prendre la decision d'interrompre la grossesse. D'un certain sens, ce n'est pas ma decision et je me dis que je devrais juste donner les meilleurs soins possible a la patiente comme c'est mon travail, mais de l'autre cote j'accepte de poser des gestes qui vont mener a la mort d'un bebe :-( Difficile a faire quand on essaie de tomber enceinte... vraiment difficile pour le moral...
Donc je l'ai finalement fait, car mon cote "faire ma job le mieux possible" a pris le dessus. Le medecin staff de garde avec moi ce soir n'a pas un cote humain tres developpe... je suppose qu'il se serait occupe de la patiente si j'avais absolument refuse de m'en occuper, mais sa frustration a l'egard des residents aurait probablement transparu dans les soins qu'il aurait donne a cette dame. Du moins je pense...
Enfin... texte detache surement, probablement un peu normal a cette heure avancee de la nuit.
Je vais aller dormir, je dois me relever dans 1h pour remettre le medicament abortif dans le vagin de cette patiente :-(
Mais bon, avec la responsabilite du resident senior vient aussi la responsabilite des avortements. Je n'aime pas les avortements (bon ok d'accord je suppose que personne ne les aime) et sans etre contre a 100%, disons que ca n'entre pas beaucoup dans mon echelle de valeur. Je ne juge pas les patientes qui optent pour des avortements, mais comme c'est contre mes valeurs habituellement je trouve quelqu'un d'autre pour s'en occuper. Mais bon ce soir j'ai ete prise entre l'arbre et l'ecorce. Cette patiente vient a 20 semaines pour se faire avorter apres que son medecin ait vu des anomalies a l'echographie. Le resident avec qui je travaille est musulman, donc impossible de lui deleguer cette patiente. Alors normalement j'aurais gere le cas avec une de mes etudiantes, en supervisant le tout. Mais cette patiente refuse absolument d'etre vue par une de mes etudiantes, apparemment elle a eu une "mauvaise experience" dans le passe. (Je deteste quand les gens me sortent cette raison pour refuser d'etre vus par mes etudiants, parce que la plupart du temps leur "mauvaise experience" se resume au fait qu'ils ont eu l'impression d'avoir attendu plus longtemps parce qu'ils ont attendus entre le moment ou l'etudiant et le resident les ont vus, donc c'est une raison totalement bidon. Et puis bon tout le monde se plaint qu'on manque de medecin et certaines personnes trouvent le moyen de chialer quand on essaie de former des medecins competents? Ca ne fait pas de sens... enfin...) Donc impossible de faire mettre le medicament pour l'avortement dans le vagin par une de mes etudiantes.
J'ai donc du le faire moi meme :-(. D'un cote je me sentais mal parce que j'ai l'impression que je ne me respecte pas en faisant quelque chose qui est contre mes principes (jusqu'a un certain point), mais de l'autre je veux donner les meilleurs soins possibles a cette patiente parce que ca a surement ete un tres gros choc pour elle de savoir que son bebe avait des anomalies et de prendre la decision d'interrompre la grossesse. D'un certain sens, ce n'est pas ma decision et je me dis que je devrais juste donner les meilleurs soins possible a la patiente comme c'est mon travail, mais de l'autre cote j'accepte de poser des gestes qui vont mener a la mort d'un bebe :-( Difficile a faire quand on essaie de tomber enceinte... vraiment difficile pour le moral...
Donc je l'ai finalement fait, car mon cote "faire ma job le mieux possible" a pris le dessus. Le medecin staff de garde avec moi ce soir n'a pas un cote humain tres developpe... je suppose qu'il se serait occupe de la patiente si j'avais absolument refuse de m'en occuper, mais sa frustration a l'egard des residents aurait probablement transparu dans les soins qu'il aurait donne a cette dame. Du moins je pense...
Enfin... texte detache surement, probablement un peu normal a cette heure avancee de la nuit.
Je vais aller dormir, je dois me relever dans 1h pour remettre le medicament abortif dans le vagin de cette patiente :-(
jeudi, juillet 27, 2006
Doula
Une doula est un genre de sage femme qui n'accouche pas les bébés, un genre de "support moral" que les femmes en travail peuvent engager pour les aider à passer à travers le travail et l'accouchement.
Je déteste les doulas, la plupart du temps elles ne font que dire le contraire du médecin.
Aujourd'hui j'ai eu une patiente avec une doula qui m'a fait virer en bourrique. Moi qui suis habituellement la résidente la plus patiente et la plus douce de la salle d'accouchement, je détestais vraiment cette patiente et sa doula. Vraiment pas normal dans mon cas.
Mais bon, quand la doula s'est mise à mentir à la patiente sur les risques et les bénéfices des interventions que je proposais à la patiente pour remédier au fait que son travail ne progressait pas et à insinuer que je n'étais qu'une incompétente, ça a dépassé mes bornes. Et je me déteste quand je me mets à pleurer à l'hôpital pour des niaiseries comme ça. Heureusement qu'un des médecins qui m'aime bien et que les infirmières étaient là pour me ramasser et me remonter le moral... N'empêche, c'est la deuxième fois que ça m'arrive ce mois-ci (premier épisode après la deuxième césarienne avec Dr Folle), je suis trop sensible. Il faut que je m'endurcisse. Mais bon, tout le monde me dit que ça va faire de moi un bon médecin... Qui vivra verra!!!
Je déteste les doulas, la plupart du temps elles ne font que dire le contraire du médecin.
Aujourd'hui j'ai eu une patiente avec une doula qui m'a fait virer en bourrique. Moi qui suis habituellement la résidente la plus patiente et la plus douce de la salle d'accouchement, je détestais vraiment cette patiente et sa doula. Vraiment pas normal dans mon cas.
Mais bon, quand la doula s'est mise à mentir à la patiente sur les risques et les bénéfices des interventions que je proposais à la patiente pour remédier au fait que son travail ne progressait pas et à insinuer que je n'étais qu'une incompétente, ça a dépassé mes bornes. Et je me déteste quand je me mets à pleurer à l'hôpital pour des niaiseries comme ça. Heureusement qu'un des médecins qui m'aime bien et que les infirmières étaient là pour me ramasser et me remonter le moral... N'empêche, c'est la deuxième fois que ça m'arrive ce mois-ci (premier épisode après la deuxième césarienne avec Dr Folle), je suis trop sensible. Il faut que je m'endurcisse. Mais bon, tout le monde me dit que ça va faire de moi un bon médecin... Qui vivra verra!!!
Mal de dents
Depuis vendredi dernier, j'ai vraiment mal à une dent de sagesse qui a poussé dernièrement. Tellement mal que la douleur m'a réveillé au milieu de la nuit...
Mardi dernier, j'ai enfin réussi à voir un dentiste (après 5 jours de souffrances). Il m'a diagnostiqué avec un genre de mini-abcès près de la dent de sagesse en question et m'a prescrit des antibiotiques pour régler le compte de l'abcès.
Mais bon, depuis que j'ai vu le dentiste, la douleur n'a fait qu'empirer. Hier ça me faisait tellement mal que j'avais de la difficulté à avaler ma salive. Ce matin, je n'ai pas pu manger de bagel pour déjeuner tellement ma capacité à mastiquer était limitée!!
Enfin, je suppose qu'après 2 jours l'antibiotique va commencer à faire effet. J'espère juste qu'il ne fera pas trop effet, comme causer une merveilleuse infection à la méchante bactérie C difficile. Parce que depuis le temps que je vis dans un hôpital, je n'ai aucun doute à l'effet que cette bactérie se trouve déjà dans mon colon et qu'elle n'attend que je prenne des antibio pour faire un gros party :-S
À suivre...
Mardi dernier, j'ai enfin réussi à voir un dentiste (après 5 jours de souffrances). Il m'a diagnostiqué avec un genre de mini-abcès près de la dent de sagesse en question et m'a prescrit des antibiotiques pour régler le compte de l'abcès.
Mais bon, depuis que j'ai vu le dentiste, la douleur n'a fait qu'empirer. Hier ça me faisait tellement mal que j'avais de la difficulté à avaler ma salive. Ce matin, je n'ai pas pu manger de bagel pour déjeuner tellement ma capacité à mastiquer était limitée!!
Enfin, je suppose qu'après 2 jours l'antibiotique va commencer à faire effet. J'espère juste qu'il ne fera pas trop effet, comme causer une merveilleuse infection à la méchante bactérie C difficile. Parce que depuis le temps que je vis dans un hôpital, je n'ai aucun doute à l'effet que cette bactérie se trouve déjà dans mon colon et qu'elle n'attend que je prenne des antibio pour faire un gros party :-S
À suivre...
lundi, juillet 24, 2006
Ma fête!
Finalement, notre sortie a été fort agréable hier soir. Teintée de trucs un peu négatifs, mais néanmoins l'impression globale est positive.
Tout d'abord, nous avons été sur le sommet du Mont-St-Hilaire. C'était vraiment cool la vue d'en haut, mais c'était moins cool d'entendre mon chum chialer que c'était trop difficile, que c'était trop abrupt, etc. Ensuite, nous sommes allés manger chez Doval, un petit resto portugais sur le plateau où la bouffe est vraiment écoeurante, puis nous avons fait le détour par Laval pour visiter le nouvel appart de notre couple d'amis et finir la soirée devant une énorme pointe de tarte chez Rockaberry.
J'ai vraiment trippé. Parce que 1- je ne sors jamais alors les rares fois où j'ai la chance de faire une sortie j'en profite au maximum et 2- je ne m'emmerde jamais avec l'amie avec qui j'étais hier soir.
Mais bon, le couple de mon amie a vraiment l'air de tirer de l'aile. Plusieurs fois dans la soirée, on sentait que l'ambiance entre elle et son chum était vraiment lourde. Les couteaux voulaient assez bas et il fallait être sourd pour ne pas entendre tous les sous-entendus que certains de leurs échanges abritaient. Alors disons que malgré tout le plaisir que j'ai pu retirer de ma soirée, je me sentais quand même un peu mal d'être témoin de tout ça. Cette amie est avec son chum depuis vraiment longtemps (6 ans je pense, ce qui est pas mal pour du monde de 25 ans), mais je sais que dernièrement ce n'est plus aussi rose que ça l'a déjà été, et qu'ils parlent de mettre fin à la relation. J'espère que ça n'arrivera pas, car c'est notre seul couple d'ami et j'apprécie beaucoup leur présence, aussi peu souvent nous arrive-t-il de nous voir...
J'ai reçu en cadeau le dernier livre de Diana Gabaldon... j'ai hâte de commencer à le lire :-)
Tout d'abord, nous avons été sur le sommet du Mont-St-Hilaire. C'était vraiment cool la vue d'en haut, mais c'était moins cool d'entendre mon chum chialer que c'était trop difficile, que c'était trop abrupt, etc. Ensuite, nous sommes allés manger chez Doval, un petit resto portugais sur le plateau où la bouffe est vraiment écoeurante, puis nous avons fait le détour par Laval pour visiter le nouvel appart de notre couple d'amis et finir la soirée devant une énorme pointe de tarte chez Rockaberry.
J'ai vraiment trippé. Parce que 1- je ne sors jamais alors les rares fois où j'ai la chance de faire une sortie j'en profite au maximum et 2- je ne m'emmerde jamais avec l'amie avec qui j'étais hier soir.
Mais bon, le couple de mon amie a vraiment l'air de tirer de l'aile. Plusieurs fois dans la soirée, on sentait que l'ambiance entre elle et son chum était vraiment lourde. Les couteaux voulaient assez bas et il fallait être sourd pour ne pas entendre tous les sous-entendus que certains de leurs échanges abritaient. Alors disons que malgré tout le plaisir que j'ai pu retirer de ma soirée, je me sentais quand même un peu mal d'être témoin de tout ça. Cette amie est avec son chum depuis vraiment longtemps (6 ans je pense, ce qui est pas mal pour du monde de 25 ans), mais je sais que dernièrement ce n'est plus aussi rose que ça l'a déjà été, et qu'ils parlent de mettre fin à la relation. J'espère que ça n'arrivera pas, car c'est notre seul couple d'ami et j'apprécie beaucoup leur présence, aussi peu souvent nous arrive-t-il de nous voir...
J'ai reçu en cadeau le dernier livre de Diana Gabaldon... j'ai hâte de commencer à le lire :-)
dimanche, juillet 23, 2006
25 ans...
Je trouve ça vraiment difficile de vieillir. Chaque année c'est la même chose, je n'ai jamais envie que ma fête arrive pour réaliser qu'une autre année de vie est terminée, qu'une autre année ne reviendra jamais.
À chaque année c'est la même chose : j'ai l'impression de passer à côté de la vie, j'ai l'impression de ne rien faire d'intéressant (mis à part mon travail) et de ne partager rien avec personne (mis à part mon mari).
En tout cas, tout ça pour annoncer en grande primeur que cette année ce n'est pas mieux que d'habitude. Je me sens déprimée, j'ai le goût de pleurer et j'ai le goût d'être lundi pour aller travailler. Mes parents m'ont téléphoné tantôt et ils m'ont envoyé une carte cette semaine, mais pas de cadeau :-(. C'est dur pour le moral... Si au moins j'avais été enceinte ça aurait été un beau cadeau!
Enfin, tout ça pour dire qu'après ma déprime annuelle du matin, j'ai reçu une carte électronique de mon amour qui m'a fait vraiment chaud au coeur et qui m'a remonté le moral :-) Ça fait du bien!!
Tout à l'heure, nous sommes aussi supposés aller sur le Mont-St-Hilaire avec une amie et son chum, puis aller souper au restaurant. Ça devrait être agréable! Alors je vais essayer de positiver pour le reste de la journée...
À chaque année c'est la même chose : j'ai l'impression de passer à côté de la vie, j'ai l'impression de ne rien faire d'intéressant (mis à part mon travail) et de ne partager rien avec personne (mis à part mon mari).
En tout cas, tout ça pour annoncer en grande primeur que cette année ce n'est pas mieux que d'habitude. Je me sens déprimée, j'ai le goût de pleurer et j'ai le goût d'être lundi pour aller travailler. Mes parents m'ont téléphoné tantôt et ils m'ont envoyé une carte cette semaine, mais pas de cadeau :-(. C'est dur pour le moral... Si au moins j'avais été enceinte ça aurait été un beau cadeau!
Enfin, tout ça pour dire qu'après ma déprime annuelle du matin, j'ai reçu une carte électronique de mon amour qui m'a fait vraiment chaud au coeur et qui m'a remonté le moral :-) Ça fait du bien!!
Je te regarde, et je te vois, Toi, ma rose,
Offrir chaque jour un peu plus tes pétales radieux au soleil.
Je t’ai connue bouton, aux mille promesses de vie,
Et je te vois chaque jour un peu plus éclore,
Éblouissant mes yeux de la beauté de tes pétales et de ton cœur.
Les promesses, jour après jour, éclosent elles aussi.
D’abord, tu t’es donnée à moi, avec Amour.
Ensuite tu m’as offert ton ventre pour que j’y sème
De petites roses et de petits œillets rieurs.
Et puis tes parfums m’apportent jour après jour la guérison.
Tu m’emplis le cœur si fort que parfois j’ai peine à croire
Qu’il puisse contenir toute cette joie.
Tu m’es précieuse ma rose, au moins aussi précieuse
Qu’une autre rose l’était aux yeux du Petit Prince.
Je prends soin de t’arroser d’amour et de tendresse,
Et quand je le peux j’écarte certaines mauvaises herbes,
Car tu es la vie même au milieu d’un espace de solitude.
Je t’ai toujours aimée, et ton Petit Prince
Est heureux de voir à quel point le fragile petit bouton de rose
Est devenu une belle, douce et radieuse rose épanouïe.
Offrir chaque jour un peu plus tes pétales radieux au soleil.
Je t’ai connue bouton, aux mille promesses de vie,
Et je te vois chaque jour un peu plus éclore,
Éblouissant mes yeux de la beauté de tes pétales et de ton cœur.
Les promesses, jour après jour, éclosent elles aussi.
D’abord, tu t’es donnée à moi, avec Amour.
Ensuite tu m’as offert ton ventre pour que j’y sème
De petites roses et de petits œillets rieurs.
Et puis tes parfums m’apportent jour après jour la guérison.
Tu m’emplis le cœur si fort que parfois j’ai peine à croire
Qu’il puisse contenir toute cette joie.
Tu m’es précieuse ma rose, au moins aussi précieuse
Qu’une autre rose l’était aux yeux du Petit Prince.
Je prends soin de t’arroser d’amour et de tendresse,
Et quand je le peux j’écarte certaines mauvaises herbes,
Car tu es la vie même au milieu d’un espace de solitude.
Je t’ai toujours aimée, et ton Petit Prince
Est heureux de voir à quel point le fragile petit bouton de rose
Est devenu une belle, douce et radieuse rose épanouïe.
Tout à l'heure, nous sommes aussi supposés aller sur le Mont-St-Hilaire avec une amie et son chum, puis aller souper au restaurant. Ça devrait être agréable! Alors je vais essayer de positiver pour le reste de la journée...
N'empêche, 25 ans, je trouve que ça fait vieux.
vendredi, juillet 21, 2006
Dans les toilettes!!!
J'ai vraiment eu une journée cool aujourd'hui à l'hôpital! Habituellement je passe des belles journées, mais c'est rare que c'est aussi trippant qu'aujourd'hui!
À 8h30 ce matin on discute d'un cas au poste des infirmières, quand tout à coup on entend un homme crier suivi d'une infirmière qui hurle "un résident à la chambre 2 STAT!"
Plus rapide que tous les autres, je courre jusqu'à la chambre deux, je rentre en trombe et surprise, personne dans le lit. L'infirmière me dit "elle est dans la salle de bain!". J'attrape des gants et j'entre à toute vitesse. La patiente est à moitié assise sur la toilette et visiblement en train d'accoucher. (Quand les patientes sont complètement dilatées et prête à pousser leur bébé, elles ont l'impression d'avoir envie d'aller à la selle...). Je me mets à genou sur le plancher, je romps les membranes et j'attrape la tête, qui était déjà entièrement sortie. Je fais sortir les deux épaules délicatement et j'attrape ensuite le bébé avant qu'il tombe par terre, le tout avec la pauvre patiente debout, à moitié assise à la toilette! Le tout a dû durer moins de 15 secondes! Alors que je tenais le bébé ils m'ont emmené les instruments qu'on utilise habituellement pour l'accouchement, mais il n'y avait pas de clampe pour le cordon. J'ai alors mis deux pinces en métal, j'ai coupé entre les deux et j'ai donné le bébé à l'infirmière, pour ensuite escorter la patiente jusqu'au lit pour accoucher son placenta dans une position un peu plus agréable!!! Bref, c'était vraiment cool! En plus elle n'a pas déchiré du tout!!! Tout le monde capotait, car c'est un accouchement inhabituel mais c'était vraiment beau à voir en même temps. En tout cas je peux dire que j'ai eu mon heure de gloire :-) Et puis le bébé était vraiment cute!!
Cet après-midi, nous devions aller pour nos cours (on a des cours tous les vendredi après-midi) mais au moment de partir il restait deux césariennes à faire, dont des petits jumeaux de 36 semaines. J'ai donc foxé les cours pour rester faire les césariennes (c'est assez rare d'avoir des césariennes de jumeaux en deuxième année, alors je ne voulais pas perdre ma chance!). Alors j'ai pu accoucher des petits jumeaux cet après-midi! Un petit garçon et une petite fille! Sincèrement, une chance que je suis restée, parce que la patiente a tellement saigné que le "vrai" médecin aurait trouvé ça difficile de dealer avec ça avec un étudiant de médecine pour l'assister :-S
Enfin tout ça pour dire que c'était vraiment trippant. Un des médecins avec qui j'ai fait une césarienne ce matin n'en revenait pas de comment je m'étais beaucoup amélioré depuis l'année passée. C'est vraiment encourageant de se faire dire des choses comme ça. Mais bon je m'en doutais que j'étais meilleure, car hier j'ai réussi à faire une césarienne en 24 minutes et à sortir le bébé en seulement 3 minutes, ce qui aurait été complètement inimaginable il y a à peine 3 semaines!
À 8h30 ce matin on discute d'un cas au poste des infirmières, quand tout à coup on entend un homme crier suivi d'une infirmière qui hurle "un résident à la chambre 2 STAT!"
Plus rapide que tous les autres, je courre jusqu'à la chambre deux, je rentre en trombe et surprise, personne dans le lit. L'infirmière me dit "elle est dans la salle de bain!". J'attrape des gants et j'entre à toute vitesse. La patiente est à moitié assise sur la toilette et visiblement en train d'accoucher. (Quand les patientes sont complètement dilatées et prête à pousser leur bébé, elles ont l'impression d'avoir envie d'aller à la selle...). Je me mets à genou sur le plancher, je romps les membranes et j'attrape la tête, qui était déjà entièrement sortie. Je fais sortir les deux épaules délicatement et j'attrape ensuite le bébé avant qu'il tombe par terre, le tout avec la pauvre patiente debout, à moitié assise à la toilette! Le tout a dû durer moins de 15 secondes! Alors que je tenais le bébé ils m'ont emmené les instruments qu'on utilise habituellement pour l'accouchement, mais il n'y avait pas de clampe pour le cordon. J'ai alors mis deux pinces en métal, j'ai coupé entre les deux et j'ai donné le bébé à l'infirmière, pour ensuite escorter la patiente jusqu'au lit pour accoucher son placenta dans une position un peu plus agréable!!! Bref, c'était vraiment cool! En plus elle n'a pas déchiré du tout!!! Tout le monde capotait, car c'est un accouchement inhabituel mais c'était vraiment beau à voir en même temps. En tout cas je peux dire que j'ai eu mon heure de gloire :-) Et puis le bébé était vraiment cute!!
Cet après-midi, nous devions aller pour nos cours (on a des cours tous les vendredi après-midi) mais au moment de partir il restait deux césariennes à faire, dont des petits jumeaux de 36 semaines. J'ai donc foxé les cours pour rester faire les césariennes (c'est assez rare d'avoir des césariennes de jumeaux en deuxième année, alors je ne voulais pas perdre ma chance!). Alors j'ai pu accoucher des petits jumeaux cet après-midi! Un petit garçon et une petite fille! Sincèrement, une chance que je suis restée, parce que la patiente a tellement saigné que le "vrai" médecin aurait trouvé ça difficile de dealer avec ça avec un étudiant de médecine pour l'assister :-S
Enfin tout ça pour dire que c'était vraiment trippant. Un des médecins avec qui j'ai fait une césarienne ce matin n'en revenait pas de comment je m'étais beaucoup amélioré depuis l'année passée. C'est vraiment encourageant de se faire dire des choses comme ça. Mais bon je m'en doutais que j'étais meilleure, car hier j'ai réussi à faire une césarienne en 24 minutes et à sortir le bébé en seulement 3 minutes, ce qui aurait été complètement inimaginable il y a à peine 3 semaines!
mercredi, juillet 19, 2006
Mois prochain?
Eh oui, elles ont décidé de venir ce matin alors que j'étais en train de faire une césarienne. Elles se sont manifestée par une grosse crampe abdominale qui ne ment pas, et même si j'ai passé une demie-heure à me convaincre que c'était peut-être mes cretons du déjeuner qui ne passaient pas, j'ai dû me rendre à l'évidence lors de ma visite aux toilettes après la césarienne : mes règles étaient là :-(
Donc j'espère que ça va être bon le mois prochain! Je me doutais bien que je n'étais pas enceinte, mais n'empêche que ça fait 2 semaines que j'attendais avec impatience la date d'aujourd'hui pour voir si j'aurais mes règles ou non.
Je donne rendez-vous à mon corps le 19 août prochain, journée prévue pour les prochaines règles. Ce coup-là elles feraient mieux de ne pas se pointer le bout du nez! Parce que ça ne va pas être bon pour le moral de voir une tonne de femmes enceinte par jour si je ne suis pas capable de l'être moi-même!!
Donc j'espère que ça va être bon le mois prochain! Je me doutais bien que je n'étais pas enceinte, mais n'empêche que ça fait 2 semaines que j'attendais avec impatience la date d'aujourd'hui pour voir si j'aurais mes règles ou non.
Je donne rendez-vous à mon corps le 19 août prochain, journée prévue pour les prochaines règles. Ce coup-là elles feraient mieux de ne pas se pointer le bout du nez! Parce que ça ne va pas être bon pour le moral de voir une tonne de femmes enceinte par jour si je ne suis pas capable de l'être moi-même!!
Forceps :-)
Hier j'ai eu la chance de faire mon premier accouchement par forceps. Moment absolument excitant pour tout résident junior en obstétrique, parce que les forceps sont relativement rares, et qu'ils sont habituellement réservés aux résidents séniors.
Quand j'entre dans la chambre de la patiente pour me présenter, j'explique à la patiente que son bébé commence à être fatigué et qu'il ne tolérait plus très bien les contractions, et qu'il était mieux qu'on le sorte de là le plus vite possible, et que pour le faire, nous allions utiliser les forceps. La patiente fait des yeux apeurés, elle me demande si c'est dangereux et si ça va faire mal et si ça allait blesser le bébé. Bon ok, j'avoue que ça doit être assez capotant de se faire dire que notre bébé va devoir sortir avec des forceps, alors j'essayais de trouver une manière "gentille" d'expliquer à la mère comment les forceps fonctionnaient. Je lui ai finalement dit que les forceps étaient comme "des mains de fers" qui allait tenir la tête du bébé pour l'aider à faire son chemin vers l'extérieur. Elle a semblé être rassurée par cette explication, et là elle me dit qu'elle est contente parce qu'elle se sent "entre bonnes mains". C'est vraiment "cute" de se faire dire ça par une patiente, mais en même temps, je me sentais un peu mal parce que c'est un peu con que la patiente s'imagine que je suis un très bon médecin juste parce que j'ai pris le temps de lui expliquer ce qu'on allait faire alors qu'en fait, je ne savais pas du tout comment faire un accouchement avec les forceps.
Le "vrai" médecin a donc placé les forceps pour moi, et j'ai tiré dessus pendant qu'il pesait sur le ventre de la patiente pour l'aider. C'est vraiment spécial parce qu'il faut VRAIMENT tirer fort. En fait, je pense que je n'ai jamais rien tiré aussi fort de toute ma vie. Mais le plus difficile reste de tirer dans la bonne direction pour ne pas tout déchirer sur son passage... parce que ça peut faire un méchant dégât, un bébé sur lequel on tire dans la mauvaise direction... Finalement en 2-3 minutes le bébé était sorti, et il allait quand même bien. Et finalement, la maman n'a pas trop déchiré pour un accouchement par forceps, alors j'ai bien fait ma job :-) et j'étais vraiment fière :-). La patiente était vraiment gentille, et elle n'arrêtait pas de me remercier. Quand on a eu fini de réparer les déchirures, je l'ai félicité d'avoir aussi bien fait ça et je l'ai rassurée que les marques de forceps sur la tête du bébé allaient partir dans 2-3 jours. Elle m'a dit qu'elle était très contente de son accouchement, que ça n'aurait pas pu être mieux, qu'elle se sentait bien entourée et entre de bonnes mains, enfin bref, vraiment gentille et vraiment reconnaissante. C'est vraiment cool et vraiment attendrissant quand les patientes sont comme ça, une seule patiente comme ça et ma journée est faite :-) Pis en plus son bébé était vraiment cute!
Quand j'entre dans la chambre de la patiente pour me présenter, j'explique à la patiente que son bébé commence à être fatigué et qu'il ne tolérait plus très bien les contractions, et qu'il était mieux qu'on le sorte de là le plus vite possible, et que pour le faire, nous allions utiliser les forceps. La patiente fait des yeux apeurés, elle me demande si c'est dangereux et si ça va faire mal et si ça allait blesser le bébé. Bon ok, j'avoue que ça doit être assez capotant de se faire dire que notre bébé va devoir sortir avec des forceps, alors j'essayais de trouver une manière "gentille" d'expliquer à la mère comment les forceps fonctionnaient. Je lui ai finalement dit que les forceps étaient comme "des mains de fers" qui allait tenir la tête du bébé pour l'aider à faire son chemin vers l'extérieur. Elle a semblé être rassurée par cette explication, et là elle me dit qu'elle est contente parce qu'elle se sent "entre bonnes mains". C'est vraiment "cute" de se faire dire ça par une patiente, mais en même temps, je me sentais un peu mal parce que c'est un peu con que la patiente s'imagine que je suis un très bon médecin juste parce que j'ai pris le temps de lui expliquer ce qu'on allait faire alors qu'en fait, je ne savais pas du tout comment faire un accouchement avec les forceps.
Le "vrai" médecin a donc placé les forceps pour moi, et j'ai tiré dessus pendant qu'il pesait sur le ventre de la patiente pour l'aider. C'est vraiment spécial parce qu'il faut VRAIMENT tirer fort. En fait, je pense que je n'ai jamais rien tiré aussi fort de toute ma vie. Mais le plus difficile reste de tirer dans la bonne direction pour ne pas tout déchirer sur son passage... parce que ça peut faire un méchant dégât, un bébé sur lequel on tire dans la mauvaise direction... Finalement en 2-3 minutes le bébé était sorti, et il allait quand même bien. Et finalement, la maman n'a pas trop déchiré pour un accouchement par forceps, alors j'ai bien fait ma job :-) et j'étais vraiment fière :-). La patiente était vraiment gentille, et elle n'arrêtait pas de me remercier. Quand on a eu fini de réparer les déchirures, je l'ai félicité d'avoir aussi bien fait ça et je l'ai rassurée que les marques de forceps sur la tête du bébé allaient partir dans 2-3 jours. Elle m'a dit qu'elle était très contente de son accouchement, que ça n'aurait pas pu être mieux, qu'elle se sentait bien entourée et entre de bonnes mains, enfin bref, vraiment gentille et vraiment reconnaissante. C'est vraiment cool et vraiment attendrissant quand les patientes sont comme ça, une seule patiente comme ça et ma journée est faite :-) Pis en plus son bébé était vraiment cute!
jeudi, juillet 13, 2006
Docteur folle, deuxième partie
Suite de ma mésaventure avec Dr Folle...
J'ai découvert que le chef du département d'obstétrique où je travaille ne peut pas sentir Dr Folle. Et il se trouve qu'elle est très heureuse que Dr Folle ait encore fait des siennes pour lui envoyer une lettre disciplinaire et la remettre à sa place. Donc disons que toute cette mésaventure est en train de devenir assez excitante :-)
Le plan : Le chef du département est en train d'écrire une lettre à Dr Folle lui rappelant ses conneries des 2-3 derniers mois (je ne suis pas la seule victime...). Comme Dr Folle a déjà eu une lettre disciplinaire il y a 2-3 ans l'avertissant que si elle ne modifiait pas son comportement face aux résidents elle allait perdre ses droits d'enseignements, c'est donc ce qui va lui arriver!!! Ce que ça veut dire, en gros, c'est qu'aucun résident ni étudiant en médecine ne s'occupera de ses patientes pour un GROS mois!! Elle devra donc se déplacer à l'hôpital pour faire ses propres examens vaginaux à toute heure du jour et de la nuit. Elle devra aussi demander à un autre médecin de venir l'aider pour ses césariennes. Elle devra voir ses patientes en post-partum. Et le pire : les infirmières vont pouvoir l'appeler à 2h du matin pour avoir une ordonnance de tylénol quand ses patientes auront mal à la tête!!! Je suis morte de rire juste à y penser. Parce que ça va être l'ENFER pour elle!!! Bref, elle devra faire toute la job plate toute seule :-). C'est très jouissif quand on y pense :-)
Le chef du département est très excité par cette sentence. Elle connait Dr Folle depuis le temps lointain où elle était elle-même une résidente, et dans ce temps-là elle faisait déjà bien des vacheries aux résidents. Alors l'autre jour au téléphone elle me racontait le genre de sentence qui avait été imposé à Dr Folle du temps qu'elle était une résidente, et comment Dr Folle en avait bavé. Bref, j'ai vraiment hâte de voir Dr Folle revenir de vacances dans 2 semaines pour voir comment la marde va pogner :-)
Enfin, je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi amusant de se faire intimider, de dénoncer, et de voir la sentence après!! Avoir su, j'aurais dénoncé quand j'avais le résident sénior qui m'intimidait l'année passée, ça aurait sûrement été beau de voir comment le chef du département l'aurait ramassé!!!
J'ai découvert que le chef du département d'obstétrique où je travaille ne peut pas sentir Dr Folle. Et il se trouve qu'elle est très heureuse que Dr Folle ait encore fait des siennes pour lui envoyer une lettre disciplinaire et la remettre à sa place. Donc disons que toute cette mésaventure est en train de devenir assez excitante :-)
Le plan : Le chef du département est en train d'écrire une lettre à Dr Folle lui rappelant ses conneries des 2-3 derniers mois (je ne suis pas la seule victime...). Comme Dr Folle a déjà eu une lettre disciplinaire il y a 2-3 ans l'avertissant que si elle ne modifiait pas son comportement face aux résidents elle allait perdre ses droits d'enseignements, c'est donc ce qui va lui arriver!!! Ce que ça veut dire, en gros, c'est qu'aucun résident ni étudiant en médecine ne s'occupera de ses patientes pour un GROS mois!! Elle devra donc se déplacer à l'hôpital pour faire ses propres examens vaginaux à toute heure du jour et de la nuit. Elle devra aussi demander à un autre médecin de venir l'aider pour ses césariennes. Elle devra voir ses patientes en post-partum. Et le pire : les infirmières vont pouvoir l'appeler à 2h du matin pour avoir une ordonnance de tylénol quand ses patientes auront mal à la tête!!! Je suis morte de rire juste à y penser. Parce que ça va être l'ENFER pour elle!!! Bref, elle devra faire toute la job plate toute seule :-). C'est très jouissif quand on y pense :-)
Le chef du département est très excité par cette sentence. Elle connait Dr Folle depuis le temps lointain où elle était elle-même une résidente, et dans ce temps-là elle faisait déjà bien des vacheries aux résidents. Alors l'autre jour au téléphone elle me racontait le genre de sentence qui avait été imposé à Dr Folle du temps qu'elle était une résidente, et comment Dr Folle en avait bavé. Bref, j'ai vraiment hâte de voir Dr Folle revenir de vacances dans 2 semaines pour voir comment la marde va pogner :-)
Enfin, je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi amusant de se faire intimider, de dénoncer, et de voir la sentence après!! Avoir su, j'aurais dénoncé quand j'avais le résident sénior qui m'intimidait l'année passée, ça aurait sûrement été beau de voir comment le chef du département l'aurait ramassé!!!
lundi, juillet 10, 2006
Dimanche manqué!
Hier, je devais être de garde de 9h à 17h. J'étais folle comme un balai parce que grâce à notre nouveau système de garde, nous ne faisons plus que 2 gardes par mois (deux jours de fin de semaine) et que la garde du dimanche, au lieu d'être une garde de 24 heures, est maintenant une garde de 8 heures!!!
Hier matin, j'avais déjà tout planifié ma soirée. BBQ avec mon chum, petites commissions, finaliser le ménage de fin de semaine, etc. Vraiment contente de pouvoir profiter un peu de ma journée même si je travaillais!
Hier vers l'heure du midi, téléphone de la collègue qui doit venir me remplacer à 17 heures pour me dire qu'elle est malade (et j'entends sa voix enrouée et son nez bouché au téléphone, impossible de croire qu'elle me mène en bateau) et pour me demander par le fait même si j'accepte de la remplacer.
Je ne suis pas capable de dire non, c'est un fait. C'est aussi la collègue dont je me sens la plus proche. Combinaison des deux : je me suis tapée un 24 heures non planifié à l'hôpital :-(
Hier matin, j'avais déjà tout planifié ma soirée. BBQ avec mon chum, petites commissions, finaliser le ménage de fin de semaine, etc. Vraiment contente de pouvoir profiter un peu de ma journée même si je travaillais!
Hier vers l'heure du midi, téléphone de la collègue qui doit venir me remplacer à 17 heures pour me dire qu'elle est malade (et j'entends sa voix enrouée et son nez bouché au téléphone, impossible de croire qu'elle me mène en bateau) et pour me demander par le fait même si j'accepte de la remplacer.
Je ne suis pas capable de dire non, c'est un fait. C'est aussi la collègue dont je me sens la plus proche. Combinaison des deux : je me suis tapée un 24 heures non planifié à l'hôpital :-(
mercredi, juillet 05, 2006
Nouvelle année!
Ça y est, ça fait déjà 3 jours que je suis R2. C'est quoi ça? Ça veut dire que j'ai commencé ma deuxième année de résidence :-). Ça veut aussi dire qu'il me reste encore un gros 4 ans à faire :-(
Disons que ça n'a pas commencé de la meilleure façon qui soit. Lundi matin à 9h, je vais faire une césarienne avec un médecin qui est réputée pour être folle. J'avais pas le goût (je connais sa réputation!) mais bon ce matin-là nous étions seulement deux résidentes de deuxième année (les autres étaient malades...) donc je me suis sacrifiée. C'était l'enfer... le médecin n'arrêtait pas de dire à quelle point j'étais nulle, à quel point j'étais incompétente, à quel point je ne savais pas du tout ce que je faisais, que j'opérais comme une résidente de première année et que ça ne devrait pas être le cas parce que j'étais en deuxième et je vous épargne le reste. Trop conne pour comprendre que même si j'ai fait une vingtaine de césarienne l'automne dernier, c'est quand même loin dans ma tête et j'ai besoin de me faire rafraîchir la mémoire! Trop conne pour comprendre que plus on gueule après quelqu'un, plus cette personne devient stressée et donc encore moins bonne! Trop conne pour comprendre que c'était seulement ma première journée de R2... Pas fort. Mais bon, je savais à quelle point elle est folle, je savais que ça allait être l'enfer avec elle, j'ai réussi à garder mon sang froid pour finir la césarienne avec elle et ne pas trop gruger sur ma confiance en moi.
Le lendemain, scénario d'horreur : Docteur Folle a ENCORE une césarienne de planifiée!! Je suis la résidente assignée pour faire les césariennes toute la semaine! Et en plus c'était une patiente qui avait déjà eu une césarienne (donc tout plein d'adhérences en vue dans le bedon, donc une chirurgie beaucoup plus difficile pour quelqu'un avec peu d'expérience comme moi...). Mais bon, après avoir vainement tenté de convaincre la résidente de quatrième année de faire cette césarienne, j'ai dû me rendre à l'évidence : je devais encore une fois passer à la boucherie. J'essayais de me convaincre que ça ne pouvait être que mieux que la veille puisque maintenant elle connaissait mon "niveau d'incompétence". Comme je peux être nouille des fois... ça a juste été 100 fois pire que la veille... Elle a commencé à me bitcher avant même que j'ai commencé à couper la peau... Et évidemment il y avait une tonne d'adhérences, et les maudits ciseaux ne coupaient pas...
(traduction libre)
Elle : Coupe ici! Je te dis de couper ici! Non mais bébé (c'est comme ça qu'elle m'appelait...) t'es pas capable de couper ou quoi!!!
Moi : Les ciseaux ne coupent pas bien. (je faisais le mouvement de couper avec les ciseaux au bon endroit mais rien n'était coupé...)
Elle : Va plus vite! Vas-tu fini par couper à la fin?
Moi : Les ciseaux ne coupent pas très bien... (je continue d'essayer de couper)
Elle (parlant à l'infirmière) : Non mais ce qu'elle est incompétente!!!
Elle (parlant à l'autre infirmière) : Appelle la résidente sénior! Je ne peux pas opérer avec elle!! Elle ne sait rien faire!
Elle (m''arrachant les ciseaux des mains) : Je vais te montrer bébé...
À ce moment, elle essaie de couper avec les ciseaux. En 3 secondes elle se rend compte que les ciseaux ne coupent pas du tout! Elle les jette donc sur la table, en direction de l'infirmière, et elle attrape l'outil pour cautériser.
Elle : OÙ EST LA RÉSIDENTE SÉNIOR!!
Infirmière : On vient juste de l'appeler, Docteur Folle.
Elle : J'ai besoin d'elle tout de suite! Je ne peux pas opérer avec Ça (parlant de moi)
[...]
La chirurgie se poursuit. Au bout de 5 minutes, la résidente sénior est arrivée. Mais mon calvaire ne s'est pas terminé là car j'ai dû rester pour jouer la deuxième assistante...
Finalement, elle a terminé la chirurgie en disant à la résidente sénior que je ne devrais plus avoir le droit d'opérer parce que j'étais trop nulle, qu'elle n'avait jamais vu autant d'imcompétence, et je vous en passe. Tout ça, je vous le rappelle, avec une patiente qui est réveillée et seulement gelée avec une épidurale.
Le mari de la patiente, en entendant parler Docteur Folle durant la chirurgie, pensait que tout allait mal pour sa femme et a failli s'évanouir.
La pauvre patiente, elle, essayait de demander à Docteur Folle si tout allait bien et ne se faisait répondre que "Toi, la ferme!!"
Les infirmières étaient vraiment outrées par le comportement de Docteur Folle. Il faut dire qu'elles m'aiment bien et qu'elles trouvent que je suis compétente (pour mon niveau de formation). Alors je n'étais pas sortie de la salle d'opération qu'elles avaient déjà appelé le chef du département pour porter plainte contre ce médecin! Et apparemment que lorsque Docteur Folle est sortie de la salle d'opération elle est venue au poste des infirmières pour faire son show et se plaindre de mon incompétence, elles ont toutes pris ma défense! Ça m'a fait chaud au coeur, mais n'empêche que les pointes de Docteur Folle m'ont atteintes quand même...
Disons que ça n'a pas commencé de la meilleure façon qui soit. Lundi matin à 9h, je vais faire une césarienne avec un médecin qui est réputée pour être folle. J'avais pas le goût (je connais sa réputation!) mais bon ce matin-là nous étions seulement deux résidentes de deuxième année (les autres étaient malades...) donc je me suis sacrifiée. C'était l'enfer... le médecin n'arrêtait pas de dire à quelle point j'étais nulle, à quel point j'étais incompétente, à quel point je ne savais pas du tout ce que je faisais, que j'opérais comme une résidente de première année et que ça ne devrait pas être le cas parce que j'étais en deuxième et je vous épargne le reste. Trop conne pour comprendre que même si j'ai fait une vingtaine de césarienne l'automne dernier, c'est quand même loin dans ma tête et j'ai besoin de me faire rafraîchir la mémoire! Trop conne pour comprendre que plus on gueule après quelqu'un, plus cette personne devient stressée et donc encore moins bonne! Trop conne pour comprendre que c'était seulement ma première journée de R2... Pas fort. Mais bon, je savais à quelle point elle est folle, je savais que ça allait être l'enfer avec elle, j'ai réussi à garder mon sang froid pour finir la césarienne avec elle et ne pas trop gruger sur ma confiance en moi.
Le lendemain, scénario d'horreur : Docteur Folle a ENCORE une césarienne de planifiée!! Je suis la résidente assignée pour faire les césariennes toute la semaine! Et en plus c'était une patiente qui avait déjà eu une césarienne (donc tout plein d'adhérences en vue dans le bedon, donc une chirurgie beaucoup plus difficile pour quelqu'un avec peu d'expérience comme moi...). Mais bon, après avoir vainement tenté de convaincre la résidente de quatrième année de faire cette césarienne, j'ai dû me rendre à l'évidence : je devais encore une fois passer à la boucherie. J'essayais de me convaincre que ça ne pouvait être que mieux que la veille puisque maintenant elle connaissait mon "niveau d'incompétence". Comme je peux être nouille des fois... ça a juste été 100 fois pire que la veille... Elle a commencé à me bitcher avant même que j'ai commencé à couper la peau... Et évidemment il y avait une tonne d'adhérences, et les maudits ciseaux ne coupaient pas...
(traduction libre)
Elle : Coupe ici! Je te dis de couper ici! Non mais bébé (c'est comme ça qu'elle m'appelait...) t'es pas capable de couper ou quoi!!!
Moi : Les ciseaux ne coupent pas bien. (je faisais le mouvement de couper avec les ciseaux au bon endroit mais rien n'était coupé...)
Elle : Va plus vite! Vas-tu fini par couper à la fin?
Moi : Les ciseaux ne coupent pas très bien... (je continue d'essayer de couper)
Elle (parlant à l'infirmière) : Non mais ce qu'elle est incompétente!!!
Elle (parlant à l'autre infirmière) : Appelle la résidente sénior! Je ne peux pas opérer avec elle!! Elle ne sait rien faire!
Elle (m''arrachant les ciseaux des mains) : Je vais te montrer bébé...
À ce moment, elle essaie de couper avec les ciseaux. En 3 secondes elle se rend compte que les ciseaux ne coupent pas du tout! Elle les jette donc sur la table, en direction de l'infirmière, et elle attrape l'outil pour cautériser.
Elle : OÙ EST LA RÉSIDENTE SÉNIOR!!
Infirmière : On vient juste de l'appeler, Docteur Folle.
Elle : J'ai besoin d'elle tout de suite! Je ne peux pas opérer avec Ça (parlant de moi)
[...]
La chirurgie se poursuit. Au bout de 5 minutes, la résidente sénior est arrivée. Mais mon calvaire ne s'est pas terminé là car j'ai dû rester pour jouer la deuxième assistante...
Finalement, elle a terminé la chirurgie en disant à la résidente sénior que je ne devrais plus avoir le droit d'opérer parce que j'étais trop nulle, qu'elle n'avait jamais vu autant d'imcompétence, et je vous en passe. Tout ça, je vous le rappelle, avec une patiente qui est réveillée et seulement gelée avec une épidurale.
Le mari de la patiente, en entendant parler Docteur Folle durant la chirurgie, pensait que tout allait mal pour sa femme et a failli s'évanouir.
La pauvre patiente, elle, essayait de demander à Docteur Folle si tout allait bien et ne se faisait répondre que "Toi, la ferme!!"
Les infirmières étaient vraiment outrées par le comportement de Docteur Folle. Il faut dire qu'elles m'aiment bien et qu'elles trouvent que je suis compétente (pour mon niveau de formation). Alors je n'étais pas sortie de la salle d'opération qu'elles avaient déjà appelé le chef du département pour porter plainte contre ce médecin! Et apparemment que lorsque Docteur Folle est sortie de la salle d'opération elle est venue au poste des infirmières pour faire son show et se plaindre de mon incompétence, elles ont toutes pris ma défense! Ça m'a fait chaud au coeur, mais n'empêche que les pointes de Docteur Folle m'ont atteintes quand même...
mardi, juin 27, 2006
Moka
Après l'atmosphère fort lourde d'hier soir, voilà que ce matin je profite de lire mes journaux préférés sur le net avec nulle autre que Moka, la nouvelle petite chatte de ma soeur, couchée sur mes genoux à ronronner.
J'avais oublié le bonheur le plus pur que représente un chaton. Un émerveillement constant devant les nouveautés de la vie, une affection sans limite, un désir d'attention plus fort que tout.
Ce chaton m'étonne. Je ne le connais que depuis hier soir et déjà ce matin il m'accorde sa confiance toute entière. Comme si rien de mauvais ne pouvait l'habiter et comme si rien de mauvais ne pouvait habiter les gens qu'ils côtoient. Peut-être un peu comme un enfant au fond.
La semaine dernière, je me suis surprise à me laisser passionner par la relecture de mes toutes premières archives. Ça m'avait fait réaliser à quel point j'ai vieilli. Et j'en ai eu la preuve ce matin lorsque je n'ai pas ressenti de colère en voyant que mon père ne m'avait pas réveillé / attendu pour partir travailler alors que je lui avais clairement dit hier soir que je voulais aller voir maman à l'hôpital ce matin. Et comme ma mère est hospitalisée à 30 minutes de voiture de là où mes parents restent, c'est un peu choquant :-(
N'empêche, je pense que je vais retourner chez moi demain. Mon chum me manque et il n'y a vraiment pas grand chose à faire ici sans voiture... Et dire qu'il pleut trop pour prendre l'autobus quand on a oublié d'emmener un manteau ou un parapluie...
J'avais oublié le bonheur le plus pur que représente un chaton. Un émerveillement constant devant les nouveautés de la vie, une affection sans limite, un désir d'attention plus fort que tout.
Ce chaton m'étonne. Je ne le connais que depuis hier soir et déjà ce matin il m'accorde sa confiance toute entière. Comme si rien de mauvais ne pouvait l'habiter et comme si rien de mauvais ne pouvait habiter les gens qu'ils côtoient. Peut-être un peu comme un enfant au fond.
La semaine dernière, je me suis surprise à me laisser passionner par la relecture de mes toutes premières archives. Ça m'avait fait réaliser à quel point j'ai vieilli. Et j'en ai eu la preuve ce matin lorsque je n'ai pas ressenti de colère en voyant que mon père ne m'avait pas réveillé / attendu pour partir travailler alors que je lui avais clairement dit hier soir que je voulais aller voir maman à l'hôpital ce matin. Et comme ma mère est hospitalisée à 30 minutes de voiture de là où mes parents restent, c'est un peu choquant :-(
N'empêche, je pense que je vais retourner chez moi demain. Mon chum me manque et il n'y a vraiment pas grand chose à faire ici sans voiture... Et dire qu'il pleut trop pour prendre l'autobus quand on a oublié d'emmener un manteau ou un parapluie...
lundi, juin 26, 2006
Harmonie?
Les derniers jours à la maison ont été empreint d'une harmonie sans tache et d'un acharnement décidé à me rendre enceinte :-)
Et moi, trop niaise pour me contenter de ce bonheur sans mot dans mon chez-moi, il a fallu que je prenne mes quatres petites journées de congé (les seules de l'été) pour venir visiter ma mère à l'hôpital au Saguenay.
C'est l'enfer dans la maison familiale. Mon père est dépressif sur les bords, à moitié en train de sombrer dans le burn-out suite à l'accident de ma mère, et ma soeur, réagissant d'une autre façon, s'isole sur elle-même et n'adresse la parole à mon père que très sommairement.
Donc finalement les deux ont de la difficulté à vivre ensemble, et surtout à s'endurer mutuellement!
Le souper s'est donc passé sur deux plans, moi conversant en alternance avec mon père et ma soeur. Pas très agréable.
Soirée passée avec le paternel comme ma soeur s'était isolée dans sa chambre. Pour couper court au malaise, je propose une promenade au vieux port. La rivière est toujours aussi belle mais j'ai quand même eu droit aux 25 millions de défauts de ma soeur raconté en 45 minutes...
Bref, atmosphère lourde, à couper au couteau et à déprimer un clown. Cette famille a besoin de ma mère pour tourner rond. Mais bon, au moins ma mère prend du mieux à l'hôpital (c'est déjà ça de prit!!)
Demain au menu : anniversaire de ma soeur qui fêtera ses 22 ans. Ma mère doit venir souper au restaurant avec nous, donc ça devrait être un peu plus agréable.
N'empêche que je m'ennuie de mon chum, de ses bras tendre et de notre belle harmonie :-(
J'ai hâte de retourner travailler pour être à la maison... ça commence à être pathétique mon affaire!
Et moi, trop niaise pour me contenter de ce bonheur sans mot dans mon chez-moi, il a fallu que je prenne mes quatres petites journées de congé (les seules de l'été) pour venir visiter ma mère à l'hôpital au Saguenay.
C'est l'enfer dans la maison familiale. Mon père est dépressif sur les bords, à moitié en train de sombrer dans le burn-out suite à l'accident de ma mère, et ma soeur, réagissant d'une autre façon, s'isole sur elle-même et n'adresse la parole à mon père que très sommairement.
Donc finalement les deux ont de la difficulté à vivre ensemble, et surtout à s'endurer mutuellement!
Le souper s'est donc passé sur deux plans, moi conversant en alternance avec mon père et ma soeur. Pas très agréable.
Soirée passée avec le paternel comme ma soeur s'était isolée dans sa chambre. Pour couper court au malaise, je propose une promenade au vieux port. La rivière est toujours aussi belle mais j'ai quand même eu droit aux 25 millions de défauts de ma soeur raconté en 45 minutes...
Bref, atmosphère lourde, à couper au couteau et à déprimer un clown. Cette famille a besoin de ma mère pour tourner rond. Mais bon, au moins ma mère prend du mieux à l'hôpital (c'est déjà ça de prit!!)
Demain au menu : anniversaire de ma soeur qui fêtera ses 22 ans. Ma mère doit venir souper au restaurant avec nous, donc ça devrait être un peu plus agréable.
N'empêche que je m'ennuie de mon chum, de ses bras tendre et de notre belle harmonie :-(
J'ai hâte de retourner travailler pour être à la maison... ça commence à être pathétique mon affaire!
mercredi, juin 21, 2006
Oisiveté
Avez-vous déjà eu mal à la tête d'avoir trop surfé sur internet pendant que vous êtes au travail??
Moi jamais. C'est probablement signe que je n'ai pas assez de choses à faire.
Aujourd'hui nous n'avons pas encore eu de consultations. Tout ce que j'avais à faire était d'aller mettre un rapport de consultation dans le dossier d'une patiente. Ça m'a pris un gros 10 minutes.
Admettons que la journée est longue!!!
Moi jamais. C'est probablement signe que je n'ai pas assez de choses à faire.
Aujourd'hui nous n'avons pas encore eu de consultations. Tout ce que j'avais à faire était d'aller mettre un rapport de consultation dans le dossier d'une patiente. Ça m'a pris un gros 10 minutes.
Admettons que la journée est longue!!!
Grossesse
C'est décidé, je veux vraiment être enceinte.
Je dis "vraiment" parce que ça fait longtemps que je veux être enceinte, mais je n'ai rien fait de très concret pour y arriver. Mais là j'ai décidé que les choses sérieuses commençaient. Parce que toutes les dernières barrières (assez niaiseuses vous aller voir) sont tombées récemment.
1- J'espérais ne pas tomber enceinte avant le mariage pour être certaine de rentrer dans ma (maudite) robe. Résultat : Réussi, j'ai réussi à rentrer dedans sans qu'ils l'agrandissent, même si j'ai dû perdre près de 10 livres le mois avant mon mariage et que j'étais quand même tellement serrée dedans que j'ai presque rien pu manger au souper. Mais bon, comme ils m'ont chargé près de 50$ juste pour arranger une agrafe dans le dos, je suppose qu'ils m'auraient ruiné si j'avais fait agrandir le corsage...
2- J'espérais être en deuxième année de résidence pour ne pas avoir à faire la deuxième année de résidence en revenant d'un congé de maternité (c'est réputé être l'année la plus difficile du programme). Résultat : si je tombe enceinte maintenant, je vais avoir 9 mois de fait, donc il ne me resterait que 3 mois à mon retour de congé de maternité, ce qui me semble beaucoup moins une montagne.
3- Je voulais finir mes traitements d'épilation au laser parce que je ne peux pas les faire si je suis enceinte. Résultat : je vais faire le 5ème traitement (sur 6) dans 2 semaines. Alors il ne me restera vraiment pas beaucoup de poil. Et je pense que je pourrai vivre avec jusqu'à l'accouchement...
4- Je voulais avoir déménagé. Fait depuis janvier dernier.
5- Je voulais avoir pris 3 mois d'acide folique. Fait aussi.
Donc voilà, je ne vois plus ce qui pourrait me bloquer maintenant. Ça fait 6 mois que j'ai arrêté la pilule (j'utilisais le calendrier pour ne pas tomber enceinte), mon chum est super enthousiaste à l'idée d'être père et il est en train de régler ses bibittes intérieures avec un psy "pour ne pas répéter les mêmes erreurs que ses parents ont fait avec lui". Donc tout est sur la bonne voie.
J'ai eu mes règles en fin de semaine et j'espère vraiment que ce sont les dernières pour un bon bout de temps. N'empêche, je ne veux pas trop me stresser avec ça parce que mon chum dit que c'est quand on focusse trop là-dessus que ça ne fonctionne pas...
En fin de semaine j'étais tellement motivée que j'ai tricotté des premiers petits chaussons de bébé... jaune et vert, parce que de toute manière mon chum veut qu'on garde le sexe du bébé secret jusqu'à la naissance (mais bon je suis sûre que je vais être capable de le voir à l'écho... parce que je me suis quand mêmepassé un mois l'été passé à faire des échographies de bébé!!)
J'ai hâte. Et j'espère que ça va vraiment marcher!
Je dis "vraiment" parce que ça fait longtemps que je veux être enceinte, mais je n'ai rien fait de très concret pour y arriver. Mais là j'ai décidé que les choses sérieuses commençaient. Parce que toutes les dernières barrières (assez niaiseuses vous aller voir) sont tombées récemment.
1- J'espérais ne pas tomber enceinte avant le mariage pour être certaine de rentrer dans ma (maudite) robe. Résultat : Réussi, j'ai réussi à rentrer dedans sans qu'ils l'agrandissent, même si j'ai dû perdre près de 10 livres le mois avant mon mariage et que j'étais quand même tellement serrée dedans que j'ai presque rien pu manger au souper. Mais bon, comme ils m'ont chargé près de 50$ juste pour arranger une agrafe dans le dos, je suppose qu'ils m'auraient ruiné si j'avais fait agrandir le corsage...
2- J'espérais être en deuxième année de résidence pour ne pas avoir à faire la deuxième année de résidence en revenant d'un congé de maternité (c'est réputé être l'année la plus difficile du programme). Résultat : si je tombe enceinte maintenant, je vais avoir 9 mois de fait, donc il ne me resterait que 3 mois à mon retour de congé de maternité, ce qui me semble beaucoup moins une montagne.
3- Je voulais finir mes traitements d'épilation au laser parce que je ne peux pas les faire si je suis enceinte. Résultat : je vais faire le 5ème traitement (sur 6) dans 2 semaines. Alors il ne me restera vraiment pas beaucoup de poil. Et je pense que je pourrai vivre avec jusqu'à l'accouchement...
4- Je voulais avoir déménagé. Fait depuis janvier dernier.
5- Je voulais avoir pris 3 mois d'acide folique. Fait aussi.
Donc voilà, je ne vois plus ce qui pourrait me bloquer maintenant. Ça fait 6 mois que j'ai arrêté la pilule (j'utilisais le calendrier pour ne pas tomber enceinte), mon chum est super enthousiaste à l'idée d'être père et il est en train de régler ses bibittes intérieures avec un psy "pour ne pas répéter les mêmes erreurs que ses parents ont fait avec lui". Donc tout est sur la bonne voie.
J'ai eu mes règles en fin de semaine et j'espère vraiment que ce sont les dernières pour un bon bout de temps. N'empêche, je ne veux pas trop me stresser avec ça parce que mon chum dit que c'est quand on focusse trop là-dessus que ça ne fonctionne pas...
En fin de semaine j'étais tellement motivée que j'ai tricotté des premiers petits chaussons de bébé... jaune et vert, parce que de toute manière mon chum veut qu'on garde le sexe du bébé secret jusqu'à la naissance (mais bon je suis sûre que je vais être capable de le voir à l'écho... parce que je me suis quand mêmepassé un mois l'été passé à faire des échographies de bébé!!)
J'ai hâte. Et j'espère que ça va vraiment marcher!
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