Ça fait presque 4 semaines que je l'attends. Si avant d'avoir Cookie 4 semaines ce n'était rien dans ma vie, c'est maintenant une éternité. Alors j'ai très hâte. Et j'ai l'impression de l'attendre depuis tellement longtemps qu'elle ne viendra jamais.
Évidemment, je fais allusion à ma fin de semaine de congé :-). Un VRAI congé. Chez moi, dans ma maison. Deux jours à profiter de Cookie, à pouvoir l'allaiter 24h sur 24, à ne pas (trop) penser à mon maudit tire-lait et aux patientes trop demandantes.
...
Je pense que je n'étais pas prête à abandonner ma vie "d'avant" lorsque j'ai accouché de Cookie. Encore aujourd'hui, je suis trop attachée à l'idée d'aller travailler et d'aller prendre soin des autres. La seule différence c'est que maintenant le doute s'insinue. Un doute insidieux à savoir si finir ma résidence le plus vite possible était vraiment la meilleure solution. Si cet excès d'ambition en vaut la chandelle. À force de me faire dire que "je n'aime pas mon bébé pour être déjà de retour au travail", je commence à me poser des questions. Et je commence à souhaiter que tout le monde oublie qu'il y a 5 mois à peine je travaillais avec ma bedaine de 39 semaines :-(
Je pensais que j'aurais du support de la part de mon chum quand j'allais retourner travailler. Je n'avais jamais réalisé qu'il allait trouver ça aussi difficile de s'occuper de Cookie tous les jours pendant que je suis à l'hôpital. Je me sens tellement seule dans mes belles ambitions. Oui je peux encore graduer en juin 2010 mais à quel prix?
Autant j'adore être une maman, autant je déteste me sentir déchirée de la sorte. J'ai juste envie d'être heureuse. Et le pire c'est que je ne suis pas convaincue que je serais heureuse en restant à la maison à temps plein avec Cookie.
...
Il faut se focusser sur le positif : une belle fin de semaine de congé avec Cookie :-). Et la fin de semaine qui suivra : une autre fin de semaine de congé avec Cookie. Plus deux congé fériés qui s'en viennent.
mercredi, juin 11, 2008
lundi, juin 02, 2008
Douces nuits
À part une rapide montée de lait il y a environ 1 mois sur la question, je n'ai jamais vraiment abordé le sujet des nuits passées avec mon petit Cookie.
Lorsque j'étais enceinte, je n'ai jamais considéré dormir avec mon bébé. Je n'ai même jamais su (ou pensé) qu'on pouvait faire une telle chose. Je croyais naïvement que les mamans qui parlaient de cododo faisaient référence à un bébé qui dormait dans leur chambre dans un petit lit posé à côté d'elles.
Dans ma famille, la plupart des bébés dormaient généralement dans la chambre des parents pour les premières semaines, dans un joli petit berceau ancestral (que j'avais récupéré pour Cookie). Pour moi, il allait de soi qu'un bébé que j'ai trimballé pendant 9 mois dans mon ventre n'allait pas se séparer de moi instantanément à sa naissance (et je ne le souhaitais pas non plus!!). Dans mon esprit il allait donc dormir la nuit dans son petit berceau posé à côté de mon lit et j'allais l'avoir dans les bras ou dans une écharpe de portage le reste du temps. J'étais tellement convaincu que mon fils allaient passer de longues heures dans son joli berceau que j'ai cousu avec amour une jolie petite literie faite sur mesure pour notre berceau ancestral.
À l'hôpital cependant j'ai vite déchanté. Avec ma déchirure qui faisait horriblement mal, j'avais beaucoup de difficulté à me déplacer. M'asseoir dans le lit pour allaiter le bébé était vraiment pénible, sans parler que je devais me lever/relever pour prendre/remettre bébé dans son petit berceau de plastique. Étant de nature paresseuse et surtout ayant envie de hurler de douleur à cause de la maudite déchirure, les étapes "prendre bébé dans son berceau" et "l'y reposer une fois repu", surtout que bébé ne s'endormait pas nécessairement instantanément lorsqu'on le posait et qu'il fallait parfois que je retourne le cherche après que je me sois remise dans mon lit, causant des douleurs additionnelles, m'ont incité à adopter une tactique pour limiter une douleur que je trouvais franchement insupportable, ie laisser bébé dans mon lit. Comme c'était interdit de dormir avec bébé à l'hôpital, je faisais semblant de l'allaiter quand une infirmière entrait dans ma chambre durant la nuit.
À mon retour à la maison, comme le berceau était au même niveau que mon lit, je disais que ça serait plus facile... erreur! Je devais encore me lever et me déplacer pour prendre bébé et l'allaiter, ce qui causait des douleurs assez insupportable là où j'avais déchiré. La facilité s'est encore avéré être une bonne conseillère et j'ai vite mis bébé à dormir contre moi dans le lit pour retrouver mes forces plus rapidement.
Lorsque Cookie a eu deux semaines, mes douleurs périnéales étant moins importantes et mon chum ayant envie d'intimité avec sa blonde, les pressions pour que je remette Cookie dans le berceau ont commencé. Mais il était trop tard. J'étais déjà accro au cododo. Il n'y a rien de plus trippant de mettre le sein dans la bouche de ton bébé quand il pleure la nuit sans avoir à se lever, à ouvrir la lumière, à l'attraper et à le mettre au sein (sans parler qu'il ne faut pas s'endormir pendant l'allaitemant parce qu'il faut ensuite le remettre dans son lit!!). Sans parler du plaisir de voir la petite tête angélique de Cookie qui dort paisiblement contre mon sein! J'ai donc persisté à dormir avec mon fils malgré le désaccord de mon chum et surtout malgré les "pressions" de la part de ma famille de le mettre à dormir dans son berceau.
Depuis que je suis retournée au travail, comme mon chum reste avec Cookie durant la journée, je ne le vois que peu le soir comme il s'endort généralement vers 19h. Mais comme je le garde dans mes bras durant la soirée et que je dors avec lui la nuit, son contact physique avec moi reste assez important. Il en profite pour téter beaucoup la nuit et pour boire plus souvent, ce qui me réconforte et me fait croire que je ne suis pas une mère si indigne d'être retournée travailler à temps plein avec un poupon de 3 mois à la maison.
J'ai dit à mon chum que bébé dormirait dans son lit lorsqu'il ferait ses nuits, tout en me disant que ça prendrait sûrement longtemps avant que bébé n'ait pas envie de téter la nuit, ayant le sein de maman à portée de bouche durant 8-9 heures d'affilée! Et puis bon quand ça ne me conviendra plus ou que mon chum se sentira trop dérangé par cette pratique, il sera toujours temps de réorganiser notre façon de passer la nuit!
N'empêche... ce que j'aime nos douces nuits à Cookie et moi! Le cododo est une de mes plus belles découvertes de la maternité :-)
Et vous savez quoi? Même la grand-mère outrée a sauté la clôture la fin de semaine dernière en dormant avec son petit fils lorsque qu'elle le gardait!! Elle n'avouera jamais qu'elle y a pris goût, mais je savoure quand même ma petite victoire...
Lorsque j'étais enceinte, je n'ai jamais considéré dormir avec mon bébé. Je n'ai même jamais su (ou pensé) qu'on pouvait faire une telle chose. Je croyais naïvement que les mamans qui parlaient de cododo faisaient référence à un bébé qui dormait dans leur chambre dans un petit lit posé à côté d'elles.
Dans ma famille, la plupart des bébés dormaient généralement dans la chambre des parents pour les premières semaines, dans un joli petit berceau ancestral (que j'avais récupéré pour Cookie). Pour moi, il allait de soi qu'un bébé que j'ai trimballé pendant 9 mois dans mon ventre n'allait pas se séparer de moi instantanément à sa naissance (et je ne le souhaitais pas non plus!!). Dans mon esprit il allait donc dormir la nuit dans son petit berceau posé à côté de mon lit et j'allais l'avoir dans les bras ou dans une écharpe de portage le reste du temps. J'étais tellement convaincu que mon fils allaient passer de longues heures dans son joli berceau que j'ai cousu avec amour une jolie petite literie faite sur mesure pour notre berceau ancestral.
À l'hôpital cependant j'ai vite déchanté. Avec ma déchirure qui faisait horriblement mal, j'avais beaucoup de difficulté à me déplacer. M'asseoir dans le lit pour allaiter le bébé était vraiment pénible, sans parler que je devais me lever/relever pour prendre/remettre bébé dans son petit berceau de plastique. Étant de nature paresseuse et surtout ayant envie de hurler de douleur à cause de la maudite déchirure, les étapes "prendre bébé dans son berceau" et "l'y reposer une fois repu", surtout que bébé ne s'endormait pas nécessairement instantanément lorsqu'on le posait et qu'il fallait parfois que je retourne le cherche après que je me sois remise dans mon lit, causant des douleurs additionnelles, m'ont incité à adopter une tactique pour limiter une douleur que je trouvais franchement insupportable, ie laisser bébé dans mon lit. Comme c'était interdit de dormir avec bébé à l'hôpital, je faisais semblant de l'allaiter quand une infirmière entrait dans ma chambre durant la nuit.
À mon retour à la maison, comme le berceau était au même niveau que mon lit, je disais que ça serait plus facile... erreur! Je devais encore me lever et me déplacer pour prendre bébé et l'allaiter, ce qui causait des douleurs assez insupportable là où j'avais déchiré. La facilité s'est encore avéré être une bonne conseillère et j'ai vite mis bébé à dormir contre moi dans le lit pour retrouver mes forces plus rapidement.
Lorsque Cookie a eu deux semaines, mes douleurs périnéales étant moins importantes et mon chum ayant envie d'intimité avec sa blonde, les pressions pour que je remette Cookie dans le berceau ont commencé. Mais il était trop tard. J'étais déjà accro au cododo. Il n'y a rien de plus trippant de mettre le sein dans la bouche de ton bébé quand il pleure la nuit sans avoir à se lever, à ouvrir la lumière, à l'attraper et à le mettre au sein (sans parler qu'il ne faut pas s'endormir pendant l'allaitemant parce qu'il faut ensuite le remettre dans son lit!!). Sans parler du plaisir de voir la petite tête angélique de Cookie qui dort paisiblement contre mon sein! J'ai donc persisté à dormir avec mon fils malgré le désaccord de mon chum et surtout malgré les "pressions" de la part de ma famille de le mettre à dormir dans son berceau.
Depuis que je suis retournée au travail, comme mon chum reste avec Cookie durant la journée, je ne le vois que peu le soir comme il s'endort généralement vers 19h. Mais comme je le garde dans mes bras durant la soirée et que je dors avec lui la nuit, son contact physique avec moi reste assez important. Il en profite pour téter beaucoup la nuit et pour boire plus souvent, ce qui me réconforte et me fait croire que je ne suis pas une mère si indigne d'être retournée travailler à temps plein avec un poupon de 3 mois à la maison.
J'ai dit à mon chum que bébé dormirait dans son lit lorsqu'il ferait ses nuits, tout en me disant que ça prendrait sûrement longtemps avant que bébé n'ait pas envie de téter la nuit, ayant le sein de maman à portée de bouche durant 8-9 heures d'affilée! Et puis bon quand ça ne me conviendra plus ou que mon chum se sentira trop dérangé par cette pratique, il sera toujours temps de réorganiser notre façon de passer la nuit!
N'empêche... ce que j'aime nos douces nuits à Cookie et moi! Le cododo est une de mes plus belles découvertes de la maternité :-)
Et vous savez quoi? Même la grand-mère outrée a sauté la clôture la fin de semaine dernière en dormant avec son petit fils lorsque qu'elle le gardait!! Elle n'avouera jamais qu'elle y a pris goût, mais je savoure quand même ma petite victoire...
jeudi, mai 29, 2008
Graduation
Hier Cookie et moi sommes allés à la graduation de ma soeur. Après 3 ans de travail acharné, cette dernière a bien mérité son diplôme d'ergothérapeute. Je suis tellement fière d'elle!
Mais bon, comme j'avais mon propre souper de graduation la veille (pas tant pour moi parce qu'il me reste encore 2 ans de résidence mais pour ceux qui finissent cette année) et que vous sommes sortis après, disons que je ne me sentais pas fraîche et dispose quand Cookie m'a réveillée vers 6h. N'empêche, en trois ans de résidence, c'était la première fois que je prenais une journée de congé, comme ça, dans le milieu de la semaine. Habituellement je prends mes semaines de vacances, et je me fais payer le reste des journées de congé. N'empêche, depuis la naissance de Cookie, j'aime mieux passer du temps avec lui que de me faire un peu plus d'argent. Alors j'étais bien excitée pour la graduation de ma soeur et presque autant à l'idée que je me "payais" une journée de congé avec mon fils.
Malgré toute la fatigue à force de porter Cookie dans mes bras, nous avons passé une belle journée. Débutée par un déjeuner au resto à l'hôtel où mes parents logeaient, elle s'est continuée par une petite cérémonie sans prétention dans le pavillon où ma soeur avait ses cours. Et en après-midi, la cérémonie "officielle" de remise des diplômes, trop longue à mon goût mais tout de même assez émouvante, s'est conclue par une méga séance de photos dans le campus plein de verdure de McGill. En soirée, nous sommes allés dans un petit resto grec sur St-Denis où nous nous sommes bien régalés! Et Cookie m'a fait le cadeau de dormir dans son siège auto alors que je dégustais mon repas, attention bien délicate puisque habituellement je dois l'avoir au sein continuellement, surtout quand je vais au restaurant!!
Pour cette fin de semaine, beaucoup de temps mère-fils à l'horizon puisque je suis en congé et que je retourne dans ma ville natale pour rien de moins que mes retrouvailles du secondaire! Pas vraiment envie de me taper le 10 heures de route aller-retour mais comme ça n'arrive qu'une fois je peux bien faire un effort! Surtout que ma meilleure amie fait le voyage avec moi :-) Mon chum, qui n'en peut plus de supporter l'attitude ingrate de mes parents à son égard, restera pour sa part à la maison pour avancer dans ses études. Faut dire que Cookie le monopolise pas mal ces temps-ci, alors je pense qu'il savourera cette fin de semaine en solo!
Mais bon, comme j'avais mon propre souper de graduation la veille (pas tant pour moi parce qu'il me reste encore 2 ans de résidence mais pour ceux qui finissent cette année) et que vous sommes sortis après, disons que je ne me sentais pas fraîche et dispose quand Cookie m'a réveillée vers 6h. N'empêche, en trois ans de résidence, c'était la première fois que je prenais une journée de congé, comme ça, dans le milieu de la semaine. Habituellement je prends mes semaines de vacances, et je me fais payer le reste des journées de congé. N'empêche, depuis la naissance de Cookie, j'aime mieux passer du temps avec lui que de me faire un peu plus d'argent. Alors j'étais bien excitée pour la graduation de ma soeur et presque autant à l'idée que je me "payais" une journée de congé avec mon fils.
Malgré toute la fatigue à force de porter Cookie dans mes bras, nous avons passé une belle journée. Débutée par un déjeuner au resto à l'hôtel où mes parents logeaient, elle s'est continuée par une petite cérémonie sans prétention dans le pavillon où ma soeur avait ses cours. Et en après-midi, la cérémonie "officielle" de remise des diplômes, trop longue à mon goût mais tout de même assez émouvante, s'est conclue par une méga séance de photos dans le campus plein de verdure de McGill. En soirée, nous sommes allés dans un petit resto grec sur St-Denis où nous nous sommes bien régalés! Et Cookie m'a fait le cadeau de dormir dans son siège auto alors que je dégustais mon repas, attention bien délicate puisque habituellement je dois l'avoir au sein continuellement, surtout quand je vais au restaurant!!
Pour cette fin de semaine, beaucoup de temps mère-fils à l'horizon puisque je suis en congé et que je retourne dans ma ville natale pour rien de moins que mes retrouvailles du secondaire! Pas vraiment envie de me taper le 10 heures de route aller-retour mais comme ça n'arrive qu'une fois je peux bien faire un effort! Surtout que ma meilleure amie fait le voyage avec moi :-) Mon chum, qui n'en peut plus de supporter l'attitude ingrate de mes parents à son égard, restera pour sa part à la maison pour avancer dans ses études. Faut dire que Cookie le monopolise pas mal ces temps-ci, alors je pense qu'il savourera cette fin de semaine en solo!
Allaitement au travail, tome 2
Presque 1 mois après être retournée au travail à temps complet, je peux dire que ma routine de tire-lait est maintenant bien établie! Les bonnes journées je tire mon lait 4 fois, les moins bonnes 2 fois, mais pour l'instant ma production de lait a survécu à mon retour au travail!! Je suis même dans le "positif" avec 3 biberons de plus dans le congélo qu'il y a un mois :-).
Mais bon, il faut dire que ma nouvelle pompe n'y est pas pour rien. C'est vraiment une des meilleures acquisitions que j'ai faite de ma vie je pense!!! Elle peut tirer du lait des deux seins en même temps, et elle peut s'installer de manière à ce que j'aie les deux mains de libre pour faire autre chose (grâce à un système d'attaches qui se fixent au soutien-gorge). C'est merveilleux! Le lait est tiré rapidement (une séance typique au travail dure de 10 à 15 minutes) et sans douleur. En bref, le seul côté négatif est que je commence à être vraiment écoeurée passer de 30 à 60 minutes par jour à adminer la beauté de la salle de bain de la chambre de garde (seul endroit "tranquille" où je peux tirer mon lait...). Malgré tous les sacrifices ça en vaut tellement la peine pour donner le meilleur à Cookie!
N'empêche... il aura 4 mois demain, donc plus que 2 mois à l'allaiter exclusivement. Ça passe trop vite... je n'ai tellement pas hâte de devoir lui donner autre chose à manger :-(
Mais bon, il faut dire que ma nouvelle pompe n'y est pas pour rien. C'est vraiment une des meilleures acquisitions que j'ai faite de ma vie je pense!!! Elle peut tirer du lait des deux seins en même temps, et elle peut s'installer de manière à ce que j'aie les deux mains de libre pour faire autre chose (grâce à un système d'attaches qui se fixent au soutien-gorge). C'est merveilleux! Le lait est tiré rapidement (une séance typique au travail dure de 10 à 15 minutes) et sans douleur. En bref, le seul côté négatif est que je commence à être vraiment écoeurée passer de 30 à 60 minutes par jour à adminer la beauté de la salle de bain de la chambre de garde (seul endroit "tranquille" où je peux tirer mon lait...). Malgré tous les sacrifices ça en vaut tellement la peine pour donner le meilleur à Cookie!
N'empêche... il aura 4 mois demain, donc plus que 2 mois à l'allaiter exclusivement. Ça passe trop vite... je n'ai tellement pas hâte de devoir lui donner autre chose à manger :-(
mercredi, mai 21, 2008
Travail
Je suis en train de faire un stage qui m'horripille profondément. Je déteste l'infertilité. Je déteste les cliniques interminables qui ne terminent jamais. Et par dessus tout je déteste les patients qui pensent qu'ils connaissent tout alors qu'il n'y comprennent rien (quelqu'un devrait leur dire que ce qu'on trouve sur internet n'est pas toujours nécessairement vrai).
Cette frustration vis-à-vis de mon stage engendre de la frustration dans mon couple. Mon chum, fâché que je sois retournée au travail, nourrit sa frustration de mon insatisfaction et en profite (probablement inconsciemment) pour me faire manger de la merde à la maison.
Ça me fait de la peine. C'est vraiment plus difficile que je le pensais de concillier la carrière et la famille. J'espère juste que ça va s'améliorer avec mon chum, parce que je suis convaincue que ça ne peut qu'être mauvais pour Cookie qu'il y ait des tensions entre nous.
Des fois je me dis qu'il a vraiment raison et que je suis vraiment une mère très indigne...
Cette frustration vis-à-vis de mon stage engendre de la frustration dans mon couple. Mon chum, fâché que je sois retournée au travail, nourrit sa frustration de mon insatisfaction et en profite (probablement inconsciemment) pour me faire manger de la merde à la maison.
Ça me fait de la peine. C'est vraiment plus difficile que je le pensais de concillier la carrière et la famille. J'espère juste que ça va s'améliorer avec mon chum, parce que je suis convaincue que ça ne peut qu'être mauvais pour Cookie qu'il y ait des tensions entre nous.
Des fois je me dis qu'il a vraiment raison et que je suis vraiment une mère très indigne...
dimanche, mai 18, 2008
Malade :-(
C'est la première fois que Cookie est malade. Son papa a commencé un gros rhume/bronchite il y a une semaine, et malgré qu'il a tout fait pour essayer d'empêcher la contamination, notre petit Cookie a commencé à tousser hier matin. Chaque fois qu'il tousse ça me brise le coeur...
Pas facile d'être une maman! Mais bon heureusement que malgré tout le moral reste bon (pour le petit ange du moins!!)
Pas facile d'être une maman! Mais bon heureusement que malgré tout le moral reste bon (pour le petit ange du moins!!)
dimanche, mai 11, 2008
Fête des mères
Je viens de découvrir une joie de plus à la maternité : la fête des mère!!
Non seulement j'ai le plaisir de vivre chaque jour des moments privilégiés avec mon fils, mais en plus je me suis faite fêter comme une reine par mon chum aujourd'hui!! Au menu jolie carte avec des mots d'amour qui m'ont fait fondre le coeur, mais en plus un iPod tout neuf avec un disque de Pierre Lapointe! Je n'en demandais pas tant... en fait je ne m'attendais à rien du tout ; la surprise fut donc de taille :-)
Que demander de plus... j'ai un chum merveilleux et un fiston qui me comble de bonheur!
Bonne fête des mères à vous aussi!!
samedi, mai 10, 2008
Pourquoi s'enfarger dans les fleurs du tapis?
Je l'affirme haut et fort : je dors avec mon fils depuis sa naissance.
J'en ai marre du jugement des gens là-dessus. Parce que si je ne dormais pas avec lui mes nuits seraient invivable. Et que je ne pourrais pas retourner au travail. Et que même en restant à la maison je serais fatiguée et irritable. Parce que je ne vois pas pourquoi je devrais me priver de dormir en allaitant pour des raisons de principes ridicules.
Tout le monde me répète ad-nauseam : "tu ne pourras plus le sortir de ton lit!!" ou "t'as pas peur de l'écraser?" ou encore "oh boy!!" en levant les yeux au ciel. Mais merde, ne me demandez pas comment je fais pour m'en sortir avec un bébé de trois mois en allaitant et en travaillant 50 heures par semaines. Je ne suis pas bionique. Tout simplement je ne m'emmerde pas dans des principes que je trouve ridicule.
Idem pour le bain. Qui a décrété qu'un bébé devrait prendre un bain tous les jours? Cette tâche horripillante me bouffait une demie-heure par jour... jusqu'à ce que je découvre que je pouvais prendre bébé avec moi dans la douche et que je pouvais l'y laver en prenant 5 minutes de plus. Plus besoin de remplir/vider un bain stupide qui n'arrêtait pas de se renverser dans mon chemin entre la salle de bain et la table de la cuisine.
Vive les mamans libérées des principes ridicules :-)
J'en ai marre du jugement des gens là-dessus. Parce que si je ne dormais pas avec lui mes nuits seraient invivable. Et que je ne pourrais pas retourner au travail. Et que même en restant à la maison je serais fatiguée et irritable. Parce que je ne vois pas pourquoi je devrais me priver de dormir en allaitant pour des raisons de principes ridicules.
Tout le monde me répète ad-nauseam : "tu ne pourras plus le sortir de ton lit!!" ou "t'as pas peur de l'écraser?" ou encore "oh boy!!" en levant les yeux au ciel. Mais merde, ne me demandez pas comment je fais pour m'en sortir avec un bébé de trois mois en allaitant et en travaillant 50 heures par semaines. Je ne suis pas bionique. Tout simplement je ne m'emmerde pas dans des principes que je trouve ridicule.
Idem pour le bain. Qui a décrété qu'un bébé devrait prendre un bain tous les jours? Cette tâche horripillante me bouffait une demie-heure par jour... jusqu'à ce que je découvre que je pouvais prendre bébé avec moi dans la douche et que je pouvais l'y laver en prenant 5 minutes de plus. Plus besoin de remplir/vider un bain stupide qui n'arrêtait pas de se renverser dans mon chemin entre la salle de bain et la table de la cuisine.
Vive les mamans libérées des principes ridicules :-)
jeudi, mai 08, 2008
Allaitement au travail
C'est naturel d'allaiter mais allaiter ne vient pas naturellement, je l'ai appris assez rapidement quand j'ai eu Cookie. Du moment où je l'ai mis au sein la première fois, alors qu'il n'avait que quelques minutes de vie au moment où j'ai vraiment apprécié allaiter mon fils, il y a eu un bon 2 semaines. Heureusement, mes efforts ont été récompensés dans le sens que l'allaitement est, dans mon esprit, sans contredit une des plus belles choses de la maternité. J'adore allaiter mon fils et voir ses petits yeux me regarder d'un air béat, sans parler des moments où il laisse le sein pour me faire un grand sourire et reprendre sa tétée ensuite :-)
Mais bon, comme j'avais décidé de retourner au travail après 2 mois d'arrêt (i.e. quand Cookie avait 6 semaines), j'ai dû commencer à pomper mon lait assez rapidement pour lui donner durant mon absence. Je ne vous dis pas comment j'ai eu mal au coeur quand mon fils a pris le biberon pour la première fois... je pensais que j'allais éclater en sanglot :-(. Mais bon, au moins j'essayais de me rassurer en me disant que c'était du lait maternel. Comme j'allais au travail seulement pour des demi-journées de temps en temps, tirer du lait était assez facile. Je pouvais laisser mes seins s'engorger sans risquer que ma production de lait diminue puisque mon fils compensait ensuite et que je ne le faisais pas tous les jours.
Mais là c'est différent. Depuis dimanche que je pars toute la journée et je dois tirer mon lait à intervalle aussi régulier que possible au travail. Et ça ne fite vraiment pas avec le genre de travail que je fais... Dimanche j'étais de garde toute seule et c'était vraiment super occupé, donc vers 14h j'ai envoyé mon étudiante dîner et moi je me suis dépêchée de tirer du lait pour diminuer mon engorgement. À 18h30 quand je suis arrivée chez moi j'ai pu tirer tout mon lait, mais je ne vous dis pas la fatigue d'avoir passé la journée sans manger (pas eu le temps à cause que j'ai tiré mon lait...), sans compter la peur que la production diminue à cause que je n'ai pas tiré assez souvent. Lundi meilleur scénario, j'ai tiré à 10h et à 16h30 (mieux mais pas idéal), mardi j'ai tiré un peu à 11h30 et beaucoup à 15h30 (pas terrible mais j'ai opéré toute la journée, donc impossible de quitter l'opération en plein milieu pour aller tirer mon lait...), et hier fut ma meilleure journée avec 11h et 14h30.
Je parlais avec une de mes collègues il y a deux semaines qui me racontait son expérience de tirer son lait au travail : elle n'a pas fait long feu malgré sa motivation parce que sa production de lait a diminué dramatiquement et son bébé s'est sevré :-(. Elle dit que c'est le stress du travail qui a causé la diminution de sa production. Évidemment, je meurs de trouille que la même chose m'arrive. J'ai peur de manquer de lait pour Cookie. Parce que je travaille trop. Et parce que j'ai de la difficulté à trouver du temps pour tirer mon lait. Et aujourd'hui c'était la catastrophe parce que j'ai oublié une partie de mon tire-lait à la maison. Heureusement je n'avais rien à l'horaire cet après-midi, alors mon chum est venu me chercher à mi-chemin entre l'hôpital et la maison (habituellement je vais travailler avec les transports en commun, mais comme je reste sur la rive-sud c'est vraiment très long). Il a été assez gentil pour m'emmener la partie manquante de mon tire-lait et j'ai donc pu tirer mon lait après 8h d'attente. Et honnêtement, j'ai eu moins de lait qu'à l'habitude. Donc j'ai peur que la diminution de production ait déjà commencée!
Je veux vraiment allaiter jusqu'à 1 an (si mon fils veut aller jusque là). Et c'est quelque chose que je ne veux pas sacrifier pour le trip de retourner travailler. Alors je pense que si je ne peux pas m'organiser avec le tire-lait au travail, je devrai revenir à la maison avec un congé maternité, en espérant que ça puisse se faire...
J'ai commandé un nouveau tire-lait ultrapuissant qui tire les deux seins en même temps. Il paraît que c'est mieux pour stimuler la production. Sans compter que je pourrai tirer mon lait en deux fois moins de temps. Dire que je ne voulais pas de ce type de tire-lait au départ pour ne pas me sentir comme une vache à lait... qu'est-ce que je peux avoir de ces idées préconçues ridicules parfois!!
Mais bon, comme j'avais décidé de retourner au travail après 2 mois d'arrêt (i.e. quand Cookie avait 6 semaines), j'ai dû commencer à pomper mon lait assez rapidement pour lui donner durant mon absence. Je ne vous dis pas comment j'ai eu mal au coeur quand mon fils a pris le biberon pour la première fois... je pensais que j'allais éclater en sanglot :-(. Mais bon, au moins j'essayais de me rassurer en me disant que c'était du lait maternel. Comme j'allais au travail seulement pour des demi-journées de temps en temps, tirer du lait était assez facile. Je pouvais laisser mes seins s'engorger sans risquer que ma production de lait diminue puisque mon fils compensait ensuite et que je ne le faisais pas tous les jours.
Mais là c'est différent. Depuis dimanche que je pars toute la journée et je dois tirer mon lait à intervalle aussi régulier que possible au travail. Et ça ne fite vraiment pas avec le genre de travail que je fais... Dimanche j'étais de garde toute seule et c'était vraiment super occupé, donc vers 14h j'ai envoyé mon étudiante dîner et moi je me suis dépêchée de tirer du lait pour diminuer mon engorgement. À 18h30 quand je suis arrivée chez moi j'ai pu tirer tout mon lait, mais je ne vous dis pas la fatigue d'avoir passé la journée sans manger (pas eu le temps à cause que j'ai tiré mon lait...), sans compter la peur que la production diminue à cause que je n'ai pas tiré assez souvent. Lundi meilleur scénario, j'ai tiré à 10h et à 16h30 (mieux mais pas idéal), mardi j'ai tiré un peu à 11h30 et beaucoup à 15h30 (pas terrible mais j'ai opéré toute la journée, donc impossible de quitter l'opération en plein milieu pour aller tirer mon lait...), et hier fut ma meilleure journée avec 11h et 14h30.
Je parlais avec une de mes collègues il y a deux semaines qui me racontait son expérience de tirer son lait au travail : elle n'a pas fait long feu malgré sa motivation parce que sa production de lait a diminué dramatiquement et son bébé s'est sevré :-(. Elle dit que c'est le stress du travail qui a causé la diminution de sa production. Évidemment, je meurs de trouille que la même chose m'arrive. J'ai peur de manquer de lait pour Cookie. Parce que je travaille trop. Et parce que j'ai de la difficulté à trouver du temps pour tirer mon lait. Et aujourd'hui c'était la catastrophe parce que j'ai oublié une partie de mon tire-lait à la maison. Heureusement je n'avais rien à l'horaire cet après-midi, alors mon chum est venu me chercher à mi-chemin entre l'hôpital et la maison (habituellement je vais travailler avec les transports en commun, mais comme je reste sur la rive-sud c'est vraiment très long). Il a été assez gentil pour m'emmener la partie manquante de mon tire-lait et j'ai donc pu tirer mon lait après 8h d'attente. Et honnêtement, j'ai eu moins de lait qu'à l'habitude. Donc j'ai peur que la diminution de production ait déjà commencée!
Je veux vraiment allaiter jusqu'à 1 an (si mon fils veut aller jusque là). Et c'est quelque chose que je ne veux pas sacrifier pour le trip de retourner travailler. Alors je pense que si je ne peux pas m'organiser avec le tire-lait au travail, je devrai revenir à la maison avec un congé maternité, en espérant que ça puisse se faire...
J'ai commandé un nouveau tire-lait ultrapuissant qui tire les deux seins en même temps. Il paraît que c'est mieux pour stimuler la production. Sans compter que je pourrai tirer mon lait en deux fois moins de temps. Dire que je ne voulais pas de ce type de tire-lait au départ pour ne pas me sentir comme une vache à lait... qu'est-ce que je peux avoir de ces idées préconçues ridicules parfois!!
samedi, mai 03, 2008
Trois mois
Cookie a eu 3 mois cette semaine! Il grandit tellement vite mon fils! J'essaie d'en profiter le plus possible mais je trouve que ça va beaucoup trop vite :-(
Ça fait bizarre de penser qu'il y a un peu plus de 3 mois, j'étais encore enceinte avec cette énorme bedaine de 42 semaines. Et que maintenant j'ai un beau petit bébé, très éveillé, qui me sourit et me rend tellement heureuse. Parce que sans contredits, la maternité est la plus belle chose qui me soit arrivée.
La moitié du chemin est maintenant derrière moi pour ce qui est de l'allaitement exclusif. Et je pense qu'avant même que je m'en rende compte, mon bébé sera prêt à goûter aux aliments. Je vais être tellement triste lorsque ce sera le temps du sevrage, allaiter est une des choses qui me tient le plus à coeur... Mais bon, je me dis que jusqu'à ce qu'il ait un an c'est bon, après on verra!
Demain je suis de garde et lundi je reprends le travail à temps plein... de quoi me sentir déprimée. Comme si tout à coup je n'avais plus envie de retourner, comme si le travail semble fade à côté du plaisir de passer du temps avec mon fils...
Ça fait bizarre de penser qu'il y a un peu plus de 3 mois, j'étais encore enceinte avec cette énorme bedaine de 42 semaines. Et que maintenant j'ai un beau petit bébé, très éveillé, qui me sourit et me rend tellement heureuse. Parce que sans contredits, la maternité est la plus belle chose qui me soit arrivée.
La moitié du chemin est maintenant derrière moi pour ce qui est de l'allaitement exclusif. Et je pense qu'avant même que je m'en rende compte, mon bébé sera prêt à goûter aux aliments. Je vais être tellement triste lorsque ce sera le temps du sevrage, allaiter est une des choses qui me tient le plus à coeur... Mais bon, je me dis que jusqu'à ce qu'il ait un an c'est bon, après on verra!
Demain je suis de garde et lundi je reprends le travail à temps plein... de quoi me sentir déprimée. Comme si tout à coup je n'avais plus envie de retourner, comme si le travail semble fade à côté du plaisir de passer du temps avec mon fils...
mardi, avril 29, 2008
Poussée de croissance?
Depuis une semaine, Cookie est devenu un bébé pleurnichard, insatisfait et difficile...
La fin de semaine dernière, en quête de moments agréables en famille, mon chum et moi décidons d'aller déjeûner chez Tutti Frutti. Tout se déroulait à merveille jusqu'à ce que notre petit ange commence à faire la moue dans son siège. Je le prends sur moi et comme il se tortille et commence à pleurer (comme lorsqu'il a faim), je lui donne le sein. Il le rejette violemment et commence à hurler!! Nous avons été plein de fois à l'extérieur avec lui et il n'avait jamais fait ça!!Mon chum suggère que la couche est pleine... rien à faire, même avec la couche sèche il hurle encore!! Je le remets sur le sein en me disant intérieurement que je devrais probablement aller m'asseoir dans l'auto si ça continue comme ça. Il a fini par se calmer et j'ai pu avaler mon déjeûner, mais ce n'était qu'un prélude pour ce qui attendait et qui continue encore aujourd'hui... Monsieur est sur mon sein presque la moitié du temps sinon il hurle!!
Il nous a fait un truc semblable à un mois... peut-être est-ce une nouvelle poussée de croissance? Quoi qu'il en soit j'espère que ça va s'améliorer avant que je retourne travailler à temps plein!
La fin de semaine dernière, en quête de moments agréables en famille, mon chum et moi décidons d'aller déjeûner chez Tutti Frutti. Tout se déroulait à merveille jusqu'à ce que notre petit ange commence à faire la moue dans son siège. Je le prends sur moi et comme il se tortille et commence à pleurer (comme lorsqu'il a faim), je lui donne le sein. Il le rejette violemment et commence à hurler!! Nous avons été plein de fois à l'extérieur avec lui et il n'avait jamais fait ça!!Mon chum suggère que la couche est pleine... rien à faire, même avec la couche sèche il hurle encore!! Je le remets sur le sein en me disant intérieurement que je devrais probablement aller m'asseoir dans l'auto si ça continue comme ça. Il a fini par se calmer et j'ai pu avaler mon déjeûner, mais ce n'était qu'un prélude pour ce qui attendait et qui continue encore aujourd'hui... Monsieur est sur mon sein presque la moitié du temps sinon il hurle!!
Il nous a fait un truc semblable à un mois... peut-être est-ce une nouvelle poussée de croissance? Quoi qu'il en soit j'espère que ça va s'améliorer avant que je retourne travailler à temps plein!
mercredi, avril 23, 2008
Jasette
Mon coeur de maman a été comblé hier :-). Après une demie journée vraiment chiante au travail èa reviser des tonnes de dossiers poussiéreux (je fais de la recherche présentement pour faire moins d'heures et passer plus de temps à la maison), j'étais toute heureuse de retrouver mon fils et lui aussi visiblement! Nous sommes allés nous promener sur le bord du lac St-Louis et il n'arrêtait pas de me jaser "ARHHE" "GHEU" sans compter qu'il en remettait plus lorsque je lui répondais, le tout interrompu de grands sourires qui me faisaient fondre le coeur.
Depuis que j'ai Cookie, ce sont les trucs les plus simples qui me rendent le plus heureuse. Regarder mon fils allaiter et voir ses grands yeux me fixer admirativement, jaser avec lui le matin lorsqu'il se réveille, faire une sieste blottis l'un contre l'autre, le changer de couche et le faire sourire en lui caressant le ventre, le mettre sous le jet d'eau dans la douche et le regarder fermer les yeux et la bouche pour ensuite sourire lorsque je le mets contre moi. Je trouve que Cookie est le plus beau, le plus gentil et le plus merveilleux des bébés! Mais bon, je me doute bien que je vais déchanter à l'adolescence, peut-être même avant!!! N'empêche, j'en profite quand ça passe parce que chacun de ces moments sont uniques...
Depuis que j'ai Cookie, ce sont les trucs les plus simples qui me rendent le plus heureuse. Regarder mon fils allaiter et voir ses grands yeux me fixer admirativement, jaser avec lui le matin lorsqu'il se réveille, faire une sieste blottis l'un contre l'autre, le changer de couche et le faire sourire en lui caressant le ventre, le mettre sous le jet d'eau dans la douche et le regarder fermer les yeux et la bouche pour ensuite sourire lorsque je le mets contre moi. Je trouve que Cookie est le plus beau, le plus gentil et le plus merveilleux des bébés! Mais bon, je me doute bien que je vais déchanter à l'adolescence, peut-être même avant!!! N'empêche, j'en profite quand ça passe parce que chacun de ces moments sont uniques...
mardi, avril 22, 2008
Il se tourne!
Cookie passe maintenant sans difficulté du ventre au dos! Ce matin, alors que j'essaie de le mettre sur le ventre, monsieur se retourne sur le dos! Croyant à un coup de chance, je le réinstalle sur le ventre... bref il s'est retourné 4 ou 5 fois de suite sur le dos! En maman un peu trop gaga, j'ai couru chercher la caméra pour filmer le tout :-)
Quand son papa sort de la douche, je lui annonce la bonne nouvelle toute excitée en décrétant que fiston lui fera une démonstration, mais je découvre avec stupéfaction que Cookie avait déjà montré cette habileté à son père il y a quelque jour... dans mon dos :-(
N'empêche, je suis fière de mon fils! Mais il grandit bien trop vite...
Quand son papa sort de la douche, je lui annonce la bonne nouvelle toute excitée en décrétant que fiston lui fera une démonstration, mais je découvre avec stupéfaction que Cookie avait déjà montré cette habileté à son père il y a quelque jour... dans mon dos :-(
N'empêche, je suis fière de mon fils! Mais il grandit bien trop vite...
vendredi, avril 18, 2008
Journée ensoleillée!
C'est par une belle journée comme hier que je regrette presque de retourner à temps plein travailler début mai...
Hier, alors qu'il faisait un gros 22 degré sur les environs de Montréal, nous sommes allés nous promener, mon chum, Cookie (mon fils) et moi sur le bord de l'eau, avec la poussette. Ça ne fait que 2 semaines qu'on peut vraiment promener le bébé en poussette, qu'il est assez grand pour être assis directement dedans (i.e. sans le mettre dans le siège d'auto cliqué sur la poussette), alors c'est encore une nouveauté pour nous :-). Le paysage était magnifique, mon chum et moi avons pu discuter de tout et de rien, et Cookie dormait comme un ange bercé par la promenade. Des fois je me dis que si j'avais pris un plus long congé, c'est effectivement maintenant que je commencerais à en profiter vraiment...
Autre nouveauté, on peut maintenant mettre le bébé dans le snugli face vers l'avant pour le promener : papa trippe tellement qu'il réclame Cookie pour aller prendre une marche dehors!
Cette fin de semaine, on va chez ma grand-mère pour lui présenter Cookie. Ça va être la première fois qu'il va rencontrer sa mamy, et en même temps il va en profiter pour aller voir parrain et marraine (qui sont une de mes tantes et son chum). J'ai hâte :-)
Hier, alors qu'il faisait un gros 22 degré sur les environs de Montréal, nous sommes allés nous promener, mon chum, Cookie (mon fils) et moi sur le bord de l'eau, avec la poussette. Ça ne fait que 2 semaines qu'on peut vraiment promener le bébé en poussette, qu'il est assez grand pour être assis directement dedans (i.e. sans le mettre dans le siège d'auto cliqué sur la poussette), alors c'est encore une nouveauté pour nous :-). Le paysage était magnifique, mon chum et moi avons pu discuter de tout et de rien, et Cookie dormait comme un ange bercé par la promenade. Des fois je me dis que si j'avais pris un plus long congé, c'est effectivement maintenant que je commencerais à en profiter vraiment...
Autre nouveauté, on peut maintenant mettre le bébé dans le snugli face vers l'avant pour le promener : papa trippe tellement qu'il réclame Cookie pour aller prendre une marche dehors!
Cette fin de semaine, on va chez ma grand-mère pour lui présenter Cookie. Ça va être la première fois qu'il va rencontrer sa mamy, et en même temps il va en profiter pour aller voir parrain et marraine (qui sont une de mes tantes et son chum). J'ai hâte :-)
jeudi, avril 17, 2008
Retour au travail
Ça fait tout drôle d'écrire sur mon retour au travail quand j'ai fini le post sur mon accouchement hier...
Bonne chose ou mauvaise chose (seul l'avenir me le dira), je suis de retour au travail depuis que mon fils a 6 semaines. Certes à temps partiel jusqu'au début de mai, mais de retour quand même. Les 6 premières semaines ont été juste assez pour s'adapter à mon nouveau rôle de maman (que j'adore), pour que les douleurs associées à mon accouchement s'estompent, pour apprendre à allaiter et entrer dans la routine d'avoir un bébé et les tâches qui s'y rattachent (lavage de couches et des vêtements, donner le bain, changer les couches, etc.). Et maintenant, en plus des soucis du travail qui sont revenus (les gardes, lire mes livres d'obstétrique et de gynécologie, assister aux réunions du département...) je dois maintenant vivre avec le (maudit) pompage de lait et la pensée toujours sous-jaçente que mon fils n'est peut-être pas bien sans moi, même s'il a la chance de se faire garder par son papa.
Même si sur le plan personnel je suis contente de ma décision, car c'est très valorisant d'aller au travail et de me sentir à nouveau "moi-même", i.e. comme j'étais avant d'accoucher, je me sens tout de même terriblement égoïste par rapport à mon fils. Je suis chanceuse, c'est un enfant tranquille et attachant, et son papa s'en occupe merveilleusement bien, mais il persiste toujours un doute dans mon esprit à savoir que je ne fais pas quelque chose de foncièrement "mal".
N'empêche, j'ai tellement hâte au 5 mai pour voir des patientes, opérer, et voir mes collègues tous les jours. Mon chum a probablement raison, je dois être workaholic...
Bonne chose ou mauvaise chose (seul l'avenir me le dira), je suis de retour au travail depuis que mon fils a 6 semaines. Certes à temps partiel jusqu'au début de mai, mais de retour quand même. Les 6 premières semaines ont été juste assez pour s'adapter à mon nouveau rôle de maman (que j'adore), pour que les douleurs associées à mon accouchement s'estompent, pour apprendre à allaiter et entrer dans la routine d'avoir un bébé et les tâches qui s'y rattachent (lavage de couches et des vêtements, donner le bain, changer les couches, etc.). Et maintenant, en plus des soucis du travail qui sont revenus (les gardes, lire mes livres d'obstétrique et de gynécologie, assister aux réunions du département...) je dois maintenant vivre avec le (maudit) pompage de lait et la pensée toujours sous-jaçente que mon fils n'est peut-être pas bien sans moi, même s'il a la chance de se faire garder par son papa.
Même si sur le plan personnel je suis contente de ma décision, car c'est très valorisant d'aller au travail et de me sentir à nouveau "moi-même", i.e. comme j'étais avant d'accoucher, je me sens tout de même terriblement égoïste par rapport à mon fils. Je suis chanceuse, c'est un enfant tranquille et attachant, et son papa s'en occupe merveilleusement bien, mais il persiste toujours un doute dans mon esprit à savoir que je ne fais pas quelque chose de foncièrement "mal".
N'empêche, j'ai tellement hâte au 5 mai pour voir des patientes, opérer, et voir mes collègues tous les jours. Mon chum a probablement raison, je dois être workaholic...
mardi, février 12, 2008
Enfin là!!
Bébé est enfin né... 15 jours après sa date prévue!! Monsieur s'est donc pointé le bout du nez le 30 janvier 2008 à 00:33, après plus de 24 heures de travail... vraiment pas facile comme travail et accouchement par contre...
Vendredi le 25 janvier, comme j'avais décidé d'annuler mon induction, mon médecin voulait que je vienne faire un monitoring et une échographie pour s'assurer que bébé allait bien. J'ai négotié pour avoir seulement l'échographie et faire le monitoring seulement si quelque chose était anormal à l'écho et il a accepté. Donc le vendredi bébé était pétant de santé et mon médecin l'a mesuré juste "pour le fun" : un gros bébé entre 8lbs11oz et 9lbs6oz. Vraiment dans ma bulle, j'ai répliqué que bébé n'était pas aussi gros que ça c'est certain, que je pesais 7lbs à la naissance moi-même et que j'avais pris seulement 20lbs dans ma grossesse, donc impossible d'avoir quelque chose de plus gros que 8lbs. Mon médecin a trouvé ça bien drôle et a rétorqué qu'on verrait quand bébé allait sortir. Il m'avait réexaminé et m'a dit que mon col avait pas mal changé depuis le mardi (3 jours avant), donc il était confiant que je puisse aller en travail spontané.
Lundi 28 janvier, toujours rien. J'ai braillé presque toute la fin de semaine que je n'étais pas capable d'aller en travail toute seule, que j'allais me faire induire à 42 semaines et que j'avais attendu tout ce temps-là pour rien... Mais bon, mon bébé bouge pas beaucoup, je me stresse un peu mais je me rassure parce que lorsque je le stimule beaucoup il répond quand même assez bien. Une de mes amies m'appelle vers 18h pour voir si tout va bien et pour vérifier si mon bébé bouge bien (elle connaît assez ma tendance à minimiser ce qui devrait m'inquiéter). Elle m'a fait capoter en me rappelant tous les cas de mort intrautérine qu'elle avait vu dernièrement et me dit que franchement, je devrais aller à l'hôpital au moins pour faire un monitoring (ce que je ne voulais pas faire parce que je savais très bien que peu importe le résultat ils allaient vouloir que je reste pour me faire induire). À 20h j'ai tout de même décidé d'y aller parce que bébé ne bougeait franchement plus et que je commençais à capoter en ruminant tout ce que mon amie m'avait dit... Le monitoring n'était pas très rassurant au départ et la résidente de garde voulait que je reste pour me faire induire. Comme je n'étais pas d'accord, elle voulait appeler mon médecin pour que lui décide quoi faire. Finalement, après 45 minutes de monitoring, bébé s'est réveillé et a commencé à bouger beaucoup beaucoup, alors je demande à l'infirmière de rappeler la résidente pour lui dire que tout va bien et que je dois m'en aller. J'ai finalement attendu jusqu'à 23h, toujours pas de nouvelle de la résidente, je trouvais qu'il était un peu trop tard pour appeler moi-même mon médecin, alors je dis à mon chum que si d'ici 15 minutes je n'ai pas de nouvelles de personne on s'en va, surtout que j'étais convaincue que je commençais à être en travail spontané!! Je suis donc partie à 23h15 de mon plein gré chez moi...
J'avais une tonne de contractions et à 4h du matin j'ai dit à mon chum que je voulais retourner, question de ne pas être prise dans le trafic du matin! On a quitté vers 5h, le temps de prendre ma douche et de mettre la dernière touche aux bagages... J'ai remis les pieds dans la salle d'accouchement à 5h45 et ils m'ont donné une chambre directement (anyway même si je n'étais pas assez en travail à 42 semaines je devais me faire induire). La résidente de garde (la même que la veille) était vraiment frustrée contre moi que je sois partie contre son "avis médical". Elle me l'a bien fait sentir en m'examinant brutalement :-(
Vers 7h30 mon médecin s'est pointé et il m'a examiné : j'étais à un gros 4 cm! Au même moment, il a rompu les membranes de mon bébé. J'étais vraiment encouragée que tout allait bien progresser et que j'allais pouvoir peut-être accoucher sans même avoir d'épidurale! Il m'a aussi dit de ne pas rester dans le lit : bon conseil puisque la douleur était beaucoup plus supportable une fois assise ou debout. J'ai continué à me bercer au rythme des contractions jusqu'à 10h30, moment où mon médecin est réapparu. Il m'a réexaminé, et à ma grande déception il me dit que c'est encore 4 cm, mais que la tête de mon bébé est maintenant moins bien appliquée au col et que la position de ce dernier est moins favorable (voulant aller en occiput postérieur direct, c'est à dire un bébé qui regarde le plafond au lieu de regarder le plancher). J'étais déçue mais je ne me laisse pas démonter et je lui dis de me prescrire du syntocinon, le médicament qu'on donne pour stimuler les contractions. Mon médecin me demande si je suis bien certaine de ne pas vouloir d'épidurale avant qu'on commence le synto, mais je rétorque que ce n'est pas nécessaire.
Mon chum, qui avait oublié ma valise à la maison, est reparti environ au même moment que mon infirmière a commencé le synto. (Elle aussi m'a informé que l'anesthésiste était dans la salle d'op et donc pas disponible pour une épidurale. Je lui dit de procéder quand même avec le synto.) Elle a commencé à 2 mili-unité et la douleur associées aux contractions diminuent. J'étais donc confiante de pouvoir continuer à dealer avec ma douleur. Elle augmente ensuite à 4 et là, tout de suite, je vois une grosse différence. Les contractions, qui étaient très douloureuses mais tout de même tolérables, sont passées à extrêmement douloureuses et presque intolérables. Elle me demande si je veux quelque chose pour la douleur, mais je refuse toujours en vraie tête de cochon. Elle augmente donc à 6. Au bout de 2 contractions, je pense que je vais m'évanouir. La douleur est tellement forte que j'ai l'impression que mon dos est dans un étau de métal qui serre de plus en plus quand la contraction gagne en intensité. Je suis debout à côté du lit, me tenant au bord dudit lit pour ne pas tomber, et je me demande ce que je vais faire. J'avais tellement mal que je ne pouvais pas atteindre le bouton pour appeler l'infirmière... Je finis par me dire qu'elle va probablement revenir bientôt et qu'au pis aller elle va me trouver évanouie par terre. Lorsqu'elle rentre dans la chambre, peut-être au bout de 10 minutes (qui m'ont paru 1 heure), elle me redemande si je veux quelque chose pour la douleur. Évidemment que oui!! L'anesthésiste est toujours dans la salle d'op, alors je lui demande du fentanyl intravéneux (un genre de morphine). Seul problème, il faut être dans le lit pour l'administrer et j'avais tellement mal que je ne pouvais plus m'y mettre, dans le maudit lit!
Ma mémoire des événements qui ont suivi est assez mauvaise. Je n'étais plus capable d'avoir le contrôle et je criais avec la douleur. C'est comme si j'avais tellement mal que je ne peux plus me souvenir avec précision de ce qui s'est passé! L'infirmière a fini par me donner le fentanyl et à me faire mettre dans le lit, et finalement l'anesthésiste est venu me faire une épidurale combiné avec une rachidienne pour que la douleur disparaisse rapidement. Effectivement, 3 minutes plus tard, toute la douleur était disparue... c'était presque magique!
Mon chum a fini par revenir avec ma valise 1h30 après être parti. Une de mes bonnes amies est venue me voir pour me jaser un peu et m'emmener des trucs à boire. Mon infirmière pouvait enfin augmenter le synto sans que je souffre le martyre. Tout allait bien jusqu'à temps que le coeur de mon bébé se mette à décélérer jusqu'à 70. Je pèse sur le bouton pour appeler l'infirmière et je mentionne que mon bébé décélère à 70. Elle arrive rapidement accompagnée du résident junior (mon amie, qui travaillait à la salle d'accouchement cette journée-là, était dans une césarienne...). Le pauvre gars était visiblement mal à l'aise de devoir s'occuper de moi (je le comprends!) et il commence à capoter qu'il allait peut-être devoir m'examiner! Finalement le coeur finit par remonter sans que le résident ait besoin de m'examiner, à son grand soulagement! Vers 13h30 mon médecin revient m'examiner, je suis à 5-6cm et mon bébé ne regarde plus directement le plafond (ouf!). Le seul problème c'est que sa position est encore loin d'être idéale et que ça me cause beaucoup de douleur au dos. Donc l'épidurale a toujours besoin d'être supplémentée pour que je puisse tolérer la douleur (et je pense aussi que ma tolérance diminuait beaucoup du fait que j'étais très fatiguée). Vers 16h00, nouvelle visite de mon médecin qui me dit que je suis maintenant à 7cm et que la tête du bébé a bien descendue. J'ai enfin vraiment espoir que tout ce travail aboutisse à quelque chose. Mais je ne peux plus vider ma vessie et il doit me mettre un cathéter de foley pour la vider :-(
Seule ombre au tableau, je suis vraiment crevée. Tellement crevée que je me demande comment je vais faire pour aller jusqu'à la fin. Je jase avec mon chum, mais honnêtement je sens à chaque minute qui passe que je n'en peux plus. J'ai juste envie de pleurer, de pleurer et encore de pleurer jusqu'à ce que ce cauchemar se finisse. Mon amie revient me jaser vers 19h30, ça me change les idées et ça me remonte un peu le moral... Et puis vers 20h une infirmière que j'apprécie beaucoup arrive pour s'occuper de moi! Ça me rassure de savoir que ce sera elle qui sera là pour l'accouchement et je me relaxe un peu. Vers 20h30, nouvelle visite de mon doc qui me dit que je suis à 9,5 cm et que la tête est vraiment basse! ENFIN!
J'essaie donc de dormir pour avoir un peu de forces pour pousser le bébé. J'essaie d'oublier le fait que je ne produis plus d'urine (malgré que mon amie m'ait prescrit plusieurs "bolus" dans mon soluté), que mon bébé regarde toujours dans une mauvaise direction et que j'ai besoin d'une tonne de supplémentation dans mon épidurale pour endurer la maudite douleur au dos qui me tue, et je me concentre sur "il va enfin sortir bientôt, et par la bonne porte".
Je me réveille intermittement durant mon sommeil et plus ça va, plus je sens que le bébé est bas. C'est cool, je me dis que ce cauchemar aura véritablement une fin plus heureuse qu'une césarienne. Vers 22h30, je me réveille en sursaut avec une douleur atroce... ça fait tellement mal que je ne peux même pas me retenir de pleurer (et de crier aussi :-( ). Mon médecin revient, il me dit que je suis à 10 cm et que je suis à +2 et que le bébé serait "accouchable" avec un instrument. YOUPPI! Pas de césarienne c'est certain :-). On me met plus d'anesthésiant dans l'épidurale et la maudite douleur finit par partir complètement.
Mon amie et mon infirmière m'installent donc pour pousser. Mais bon, avec la dose de cheval d'anesthésiant qu'ils m'ont donné, je ne sens absolument rien... donc pas facile de pousser comme il faut. J'essaie de visualiser dans ma tête comment il faut faire (pour l'avoir expliqué à des centaines de patientes, je me dis que je devrais être capable de le faire "comme il faut" même si je ne sens rien du tout...). Au bout d'une vingtaine de minutes de poussées, c'est toujours pas terrible comme progression, mais je me sens plus encouragée parce que les effets de l'anesthésie se dissipent un tout petit peu et que je sens beaucoup mieux (donc plus facile de pousser...). Le seul problème, c'est qu'à chaque contraction je sens un peu plus... donc au bout d'une vingtaine de minutes ça fait vraiment mal et la douleur m'empêche de pousser correctement... et comme la douleur me donne mal au coeur, la nausée elle aussi m'empêche de bien pousser. Je finis par vomir, je pousse un peu mieux, mais à un moment la douleur redevient insurmontable. Je demande à mon infirmière d'aller chercher une autre dose supplémentaire pour mon épidurale tout en sachant que ma limite de tolérance à cette douleur atroce était presque atteinte.
Malheureusement, le maudit cathéter d'épidurale (le petit tuyau qui amène le médicament dans le dos) a cassé. Et on a pas pu le remettre ensemble. En 2 ans et demi de résidence, je n'ai jamais vu quelque chose du genre arriver. Mon amie non plus, et mon infirmière non plus. Donc pas possible de mettre plus de médicament dans l'épidurale. Avec une douleur qui n'arrêtait pas d'augmenter et qui devint rapidement insupportable. Tellement que je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé à partir de là. Je me souviens que je criais et que je vomissais de douleur, mais je ne saurais dire combien de temps ça a duré. À un moment donné j'ai entendu la voix de l'anesthésiste dire à mon médecin de bien me tenir parce que j'allais peut-être sauter au plafond en sentant l'aiguille entrer dans mon dos (pour une autre épidurale). J'ai réalisé que la douleur allait s'arrêter bientôt, j'ai été capable de reprendre le contrôle et j'ai répliqué à l'anesthésiste que je ne bougerais certainement pas. Il m'a fait une rachidienne combiné à une épidurale et deux minutes plus tard la douleur n'existait plus. Mais j'avais vraiment peur que ça "dégèle" à nouveau...
L'anesthésiste m'a dit que la rachidienne allait durer 30 à 45 minutes, et je savais très bien que l'épidurale, qui pourrait prendre le relai après, ne me donnerait jamais un aussi bon contrôle de la douleur qu'avec la rachidienne. Je me suis dit que j'allais sortir ce bébé dans les 30 prochaines minutes, sinon on allait le sortir avec des forceps parce que je n'en pouvais plus. Il était minuit. À minuit 33 il est né! Par ma seule volonté de pousser. J'étais vraiment gelée mais j'ai tout de même senti passer la tête et les épaules... c'était vraiment bizarre comme sensation... Ils ont mis le bébé sur ma poitrine après qu'il soit né, mais je pense que ça m'a pris 1-2 minutes avant d'être capable de le regarder et de le toucher. J'étais tellement "sous le choc" de l'accouchement, je pense que je ne voulais même plus avoir de bébé! Mais bon il s'est mis à hurler et ça m'a fait réagir... J'ai essayé de le mettre au sein sans succès alors je lui ai mis un doigt dans la bouche qu'il a tété avec soulagement.
Après avoir accouché le placenta, je demande à mon médecin qu'est-ce que j'ai comme déchirure. Je pense que son hésitation à me répondre m'en a plus dit que ce qu'il m'a expliqué... Bref une très mauvaise déchirure :-(. Mon bébé est né avec la main dans le cou, et son coude a tout déchiré sur son passage... Anyway, il a réparé tout ça pendant une bonne demie-heure, mais à la fin je commençais à ressentir vraiment beaucoup de douleur. J'ai réussi à le tolérer jusqu'à ce que mon médecin parte, et après ça a recommencé à être vraiment insupportable : nausées horribles et douleur indescriptible au périnée. J'ai demandé du gravol à mon infirmière mais ce n'était pas assez ; l'anesthésiste a dû revenir et m'a injecté un bon cocktail dans mon épidurale. J'ai commencé à me sentir mieux vers 2h du matin et là j'ai enfin pu allaiter mon fils!!
Vendredi le 25 janvier, comme j'avais décidé d'annuler mon induction, mon médecin voulait que je vienne faire un monitoring et une échographie pour s'assurer que bébé allait bien. J'ai négotié pour avoir seulement l'échographie et faire le monitoring seulement si quelque chose était anormal à l'écho et il a accepté. Donc le vendredi bébé était pétant de santé et mon médecin l'a mesuré juste "pour le fun" : un gros bébé entre 8lbs11oz et 9lbs6oz. Vraiment dans ma bulle, j'ai répliqué que bébé n'était pas aussi gros que ça c'est certain, que je pesais 7lbs à la naissance moi-même et que j'avais pris seulement 20lbs dans ma grossesse, donc impossible d'avoir quelque chose de plus gros que 8lbs. Mon médecin a trouvé ça bien drôle et a rétorqué qu'on verrait quand bébé allait sortir. Il m'avait réexaminé et m'a dit que mon col avait pas mal changé depuis le mardi (3 jours avant), donc il était confiant que je puisse aller en travail spontané.
Lundi 28 janvier, toujours rien. J'ai braillé presque toute la fin de semaine que je n'étais pas capable d'aller en travail toute seule, que j'allais me faire induire à 42 semaines et que j'avais attendu tout ce temps-là pour rien... Mais bon, mon bébé bouge pas beaucoup, je me stresse un peu mais je me rassure parce que lorsque je le stimule beaucoup il répond quand même assez bien. Une de mes amies m'appelle vers 18h pour voir si tout va bien et pour vérifier si mon bébé bouge bien (elle connaît assez ma tendance à minimiser ce qui devrait m'inquiéter). Elle m'a fait capoter en me rappelant tous les cas de mort intrautérine qu'elle avait vu dernièrement et me dit que franchement, je devrais aller à l'hôpital au moins pour faire un monitoring (ce que je ne voulais pas faire parce que je savais très bien que peu importe le résultat ils allaient vouloir que je reste pour me faire induire). À 20h j'ai tout de même décidé d'y aller parce que bébé ne bougeait franchement plus et que je commençais à capoter en ruminant tout ce que mon amie m'avait dit... Le monitoring n'était pas très rassurant au départ et la résidente de garde voulait que je reste pour me faire induire. Comme je n'étais pas d'accord, elle voulait appeler mon médecin pour que lui décide quoi faire. Finalement, après 45 minutes de monitoring, bébé s'est réveillé et a commencé à bouger beaucoup beaucoup, alors je demande à l'infirmière de rappeler la résidente pour lui dire que tout va bien et que je dois m'en aller. J'ai finalement attendu jusqu'à 23h, toujours pas de nouvelle de la résidente, je trouvais qu'il était un peu trop tard pour appeler moi-même mon médecin, alors je dis à mon chum que si d'ici 15 minutes je n'ai pas de nouvelles de personne on s'en va, surtout que j'étais convaincue que je commençais à être en travail spontané!! Je suis donc partie à 23h15 de mon plein gré chez moi...
J'avais une tonne de contractions et à 4h du matin j'ai dit à mon chum que je voulais retourner, question de ne pas être prise dans le trafic du matin! On a quitté vers 5h, le temps de prendre ma douche et de mettre la dernière touche aux bagages... J'ai remis les pieds dans la salle d'accouchement à 5h45 et ils m'ont donné une chambre directement (anyway même si je n'étais pas assez en travail à 42 semaines je devais me faire induire). La résidente de garde (la même que la veille) était vraiment frustrée contre moi que je sois partie contre son "avis médical". Elle me l'a bien fait sentir en m'examinant brutalement :-(
Vers 7h30 mon médecin s'est pointé et il m'a examiné : j'étais à un gros 4 cm! Au même moment, il a rompu les membranes de mon bébé. J'étais vraiment encouragée que tout allait bien progresser et que j'allais pouvoir peut-être accoucher sans même avoir d'épidurale! Il m'a aussi dit de ne pas rester dans le lit : bon conseil puisque la douleur était beaucoup plus supportable une fois assise ou debout. J'ai continué à me bercer au rythme des contractions jusqu'à 10h30, moment où mon médecin est réapparu. Il m'a réexaminé, et à ma grande déception il me dit que c'est encore 4 cm, mais que la tête de mon bébé est maintenant moins bien appliquée au col et que la position de ce dernier est moins favorable (voulant aller en occiput postérieur direct, c'est à dire un bébé qui regarde le plafond au lieu de regarder le plancher). J'étais déçue mais je ne me laisse pas démonter et je lui dis de me prescrire du syntocinon, le médicament qu'on donne pour stimuler les contractions. Mon médecin me demande si je suis bien certaine de ne pas vouloir d'épidurale avant qu'on commence le synto, mais je rétorque que ce n'est pas nécessaire.
Mon chum, qui avait oublié ma valise à la maison, est reparti environ au même moment que mon infirmière a commencé le synto. (Elle aussi m'a informé que l'anesthésiste était dans la salle d'op et donc pas disponible pour une épidurale. Je lui dit de procéder quand même avec le synto.) Elle a commencé à 2 mili-unité et la douleur associées aux contractions diminuent. J'étais donc confiante de pouvoir continuer à dealer avec ma douleur. Elle augmente ensuite à 4 et là, tout de suite, je vois une grosse différence. Les contractions, qui étaient très douloureuses mais tout de même tolérables, sont passées à extrêmement douloureuses et presque intolérables. Elle me demande si je veux quelque chose pour la douleur, mais je refuse toujours en vraie tête de cochon. Elle augmente donc à 6. Au bout de 2 contractions, je pense que je vais m'évanouir. La douleur est tellement forte que j'ai l'impression que mon dos est dans un étau de métal qui serre de plus en plus quand la contraction gagne en intensité. Je suis debout à côté du lit, me tenant au bord dudit lit pour ne pas tomber, et je me demande ce que je vais faire. J'avais tellement mal que je ne pouvais pas atteindre le bouton pour appeler l'infirmière... Je finis par me dire qu'elle va probablement revenir bientôt et qu'au pis aller elle va me trouver évanouie par terre. Lorsqu'elle rentre dans la chambre, peut-être au bout de 10 minutes (qui m'ont paru 1 heure), elle me redemande si je veux quelque chose pour la douleur. Évidemment que oui!! L'anesthésiste est toujours dans la salle d'op, alors je lui demande du fentanyl intravéneux (un genre de morphine). Seul problème, il faut être dans le lit pour l'administrer et j'avais tellement mal que je ne pouvais plus m'y mettre, dans le maudit lit!
Ma mémoire des événements qui ont suivi est assez mauvaise. Je n'étais plus capable d'avoir le contrôle et je criais avec la douleur. C'est comme si j'avais tellement mal que je ne peux plus me souvenir avec précision de ce qui s'est passé! L'infirmière a fini par me donner le fentanyl et à me faire mettre dans le lit, et finalement l'anesthésiste est venu me faire une épidurale combiné avec une rachidienne pour que la douleur disparaisse rapidement. Effectivement, 3 minutes plus tard, toute la douleur était disparue... c'était presque magique!
Mon chum a fini par revenir avec ma valise 1h30 après être parti. Une de mes bonnes amies est venue me voir pour me jaser un peu et m'emmener des trucs à boire. Mon infirmière pouvait enfin augmenter le synto sans que je souffre le martyre. Tout allait bien jusqu'à temps que le coeur de mon bébé se mette à décélérer jusqu'à 70. Je pèse sur le bouton pour appeler l'infirmière et je mentionne que mon bébé décélère à 70. Elle arrive rapidement accompagnée du résident junior (mon amie, qui travaillait à la salle d'accouchement cette journée-là, était dans une césarienne...). Le pauvre gars était visiblement mal à l'aise de devoir s'occuper de moi (je le comprends!) et il commence à capoter qu'il allait peut-être devoir m'examiner! Finalement le coeur finit par remonter sans que le résident ait besoin de m'examiner, à son grand soulagement! Vers 13h30 mon médecin revient m'examiner, je suis à 5-6cm et mon bébé ne regarde plus directement le plafond (ouf!). Le seul problème c'est que sa position est encore loin d'être idéale et que ça me cause beaucoup de douleur au dos. Donc l'épidurale a toujours besoin d'être supplémentée pour que je puisse tolérer la douleur (et je pense aussi que ma tolérance diminuait beaucoup du fait que j'étais très fatiguée). Vers 16h00, nouvelle visite de mon médecin qui me dit que je suis maintenant à 7cm et que la tête du bébé a bien descendue. J'ai enfin vraiment espoir que tout ce travail aboutisse à quelque chose. Mais je ne peux plus vider ma vessie et il doit me mettre un cathéter de foley pour la vider :-(
Seule ombre au tableau, je suis vraiment crevée. Tellement crevée que je me demande comment je vais faire pour aller jusqu'à la fin. Je jase avec mon chum, mais honnêtement je sens à chaque minute qui passe que je n'en peux plus. J'ai juste envie de pleurer, de pleurer et encore de pleurer jusqu'à ce que ce cauchemar se finisse. Mon amie revient me jaser vers 19h30, ça me change les idées et ça me remonte un peu le moral... Et puis vers 20h une infirmière que j'apprécie beaucoup arrive pour s'occuper de moi! Ça me rassure de savoir que ce sera elle qui sera là pour l'accouchement et je me relaxe un peu. Vers 20h30, nouvelle visite de mon doc qui me dit que je suis à 9,5 cm et que la tête est vraiment basse! ENFIN!
J'essaie donc de dormir pour avoir un peu de forces pour pousser le bébé. J'essaie d'oublier le fait que je ne produis plus d'urine (malgré que mon amie m'ait prescrit plusieurs "bolus" dans mon soluté), que mon bébé regarde toujours dans une mauvaise direction et que j'ai besoin d'une tonne de supplémentation dans mon épidurale pour endurer la maudite douleur au dos qui me tue, et je me concentre sur "il va enfin sortir bientôt, et par la bonne porte".
Je me réveille intermittement durant mon sommeil et plus ça va, plus je sens que le bébé est bas. C'est cool, je me dis que ce cauchemar aura véritablement une fin plus heureuse qu'une césarienne. Vers 22h30, je me réveille en sursaut avec une douleur atroce... ça fait tellement mal que je ne peux même pas me retenir de pleurer (et de crier aussi :-( ). Mon médecin revient, il me dit que je suis à 10 cm et que je suis à +2 et que le bébé serait "accouchable" avec un instrument. YOUPPI! Pas de césarienne c'est certain :-). On me met plus d'anesthésiant dans l'épidurale et la maudite douleur finit par partir complètement.
Mon amie et mon infirmière m'installent donc pour pousser. Mais bon, avec la dose de cheval d'anesthésiant qu'ils m'ont donné, je ne sens absolument rien... donc pas facile de pousser comme il faut. J'essaie de visualiser dans ma tête comment il faut faire (pour l'avoir expliqué à des centaines de patientes, je me dis que je devrais être capable de le faire "comme il faut" même si je ne sens rien du tout...). Au bout d'une vingtaine de minutes de poussées, c'est toujours pas terrible comme progression, mais je me sens plus encouragée parce que les effets de l'anesthésie se dissipent un tout petit peu et que je sens beaucoup mieux (donc plus facile de pousser...). Le seul problème, c'est qu'à chaque contraction je sens un peu plus... donc au bout d'une vingtaine de minutes ça fait vraiment mal et la douleur m'empêche de pousser correctement... et comme la douleur me donne mal au coeur, la nausée elle aussi m'empêche de bien pousser. Je finis par vomir, je pousse un peu mieux, mais à un moment la douleur redevient insurmontable. Je demande à mon infirmière d'aller chercher une autre dose supplémentaire pour mon épidurale tout en sachant que ma limite de tolérance à cette douleur atroce était presque atteinte.
Malheureusement, le maudit cathéter d'épidurale (le petit tuyau qui amène le médicament dans le dos) a cassé. Et on a pas pu le remettre ensemble. En 2 ans et demi de résidence, je n'ai jamais vu quelque chose du genre arriver. Mon amie non plus, et mon infirmière non plus. Donc pas possible de mettre plus de médicament dans l'épidurale. Avec une douleur qui n'arrêtait pas d'augmenter et qui devint rapidement insupportable. Tellement que je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé à partir de là. Je me souviens que je criais et que je vomissais de douleur, mais je ne saurais dire combien de temps ça a duré. À un moment donné j'ai entendu la voix de l'anesthésiste dire à mon médecin de bien me tenir parce que j'allais peut-être sauter au plafond en sentant l'aiguille entrer dans mon dos (pour une autre épidurale). J'ai réalisé que la douleur allait s'arrêter bientôt, j'ai été capable de reprendre le contrôle et j'ai répliqué à l'anesthésiste que je ne bougerais certainement pas. Il m'a fait une rachidienne combiné à une épidurale et deux minutes plus tard la douleur n'existait plus. Mais j'avais vraiment peur que ça "dégèle" à nouveau...
L'anesthésiste m'a dit que la rachidienne allait durer 30 à 45 minutes, et je savais très bien que l'épidurale, qui pourrait prendre le relai après, ne me donnerait jamais un aussi bon contrôle de la douleur qu'avec la rachidienne. Je me suis dit que j'allais sortir ce bébé dans les 30 prochaines minutes, sinon on allait le sortir avec des forceps parce que je n'en pouvais plus. Il était minuit. À minuit 33 il est né! Par ma seule volonté de pousser. J'étais vraiment gelée mais j'ai tout de même senti passer la tête et les épaules... c'était vraiment bizarre comme sensation... Ils ont mis le bébé sur ma poitrine après qu'il soit né, mais je pense que ça m'a pris 1-2 minutes avant d'être capable de le regarder et de le toucher. J'étais tellement "sous le choc" de l'accouchement, je pense que je ne voulais même plus avoir de bébé! Mais bon il s'est mis à hurler et ça m'a fait réagir... J'ai essayé de le mettre au sein sans succès alors je lui ai mis un doigt dans la bouche qu'il a tété avec soulagement.
Après avoir accouché le placenta, je demande à mon médecin qu'est-ce que j'ai comme déchirure. Je pense que son hésitation à me répondre m'en a plus dit que ce qu'il m'a expliqué... Bref une très mauvaise déchirure :-(. Mon bébé est né avec la main dans le cou, et son coude a tout déchiré sur son passage... Anyway, il a réparé tout ça pendant une bonne demie-heure, mais à la fin je commençais à ressentir vraiment beaucoup de douleur. J'ai réussi à le tolérer jusqu'à ce que mon médecin parte, et après ça a recommencé à être vraiment insupportable : nausées horribles et douleur indescriptible au périnée. J'ai demandé du gravol à mon infirmière mais ce n'était pas assez ; l'anesthésiste a dû revenir et m'a injecté un bon cocktail dans mon épidurale. J'ai commencé à me sentir mieux vers 2h du matin et là j'ai enfin pu allaiter mon fils!!
vendredi, janvier 25, 2008
Bébé pas pressé :-)
Croyez-le ou non, bébé est encore à l'intérieur!! Et rien ne laisse croire qu'il va vouloir sortir avant que je me fatigue et que je décide de faire induire mon travail!
Mais bon, j'ai décidé de lui laisser profiter de ces derniers jours de tendre ballotage dans le ventre de maman et de ne pas presser les choses. À 42 semaines tapantes par contre, les risques de toutes sortes de complications augmentant assez dramatiquement, il devra faire son entrée dans le "vrai" monde.
Dire que j'avais planifié mon induction pour aujourd'hui et que je l'ai annulée mardi parce que j'avais trop envie de connaître un travail spontané... J'espère juste que bébé va se décider avant l'induction, sinon j'aurai perdu un gros 2 semaines de congé maternité (sur un total de 16 :-S) pour finir avec une induction de toute manière :-(. En plus mon médecin doit commencer à être écoeuré de rester à Montréal les fins de semaine au cas où mon travail commence!!
Bébé, j'ai vraiment hâte de te voir la binette :-) Grouille-toi!!
Mais bon, j'ai décidé de lui laisser profiter de ces derniers jours de tendre ballotage dans le ventre de maman et de ne pas presser les choses. À 42 semaines tapantes par contre, les risques de toutes sortes de complications augmentant assez dramatiquement, il devra faire son entrée dans le "vrai" monde.
Dire que j'avais planifié mon induction pour aujourd'hui et que je l'ai annulée mardi parce que j'avais trop envie de connaître un travail spontané... J'espère juste que bébé va se décider avant l'induction, sinon j'aurai perdu un gros 2 semaines de congé maternité (sur un total de 16 :-S) pour finir avec une induction de toute manière :-(. En plus mon médecin doit commencer à être écoeuré de rester à Montréal les fins de semaine au cas où mon travail commence!!
Bébé, j'ai vraiment hâte de te voir la binette :-) Grouille-toi!!
mardi, décembre 25, 2007
Joyeux Noël :-)
Ce que j'espérais être le premier ¨vrai¨Noël de bébé s'est finalement muté en premier Noël dans le ventre de maman. Faut dire que j'ai juste atteint le 37 semaines aujourd'hui. Donc c'est la toute première journée où bébé peut naître et être "à terme ". N'empêche, avec toutes les contractions que j'ai eu depuis 20 semaines, je me compte chanceuse d'être encore enceinte maintenant et de ne pas m'être ramassée avec un bébé prématuré.
Pour bien faire il faudrait que j'accouche dans une semaine. Le temps de me laisser finir les derniers préparatifs pour mon bébé d'amour.
Sa collection de couche de coton est terminée depuis un bon 2 semaines. 30 jolies couches de coton format nouveau-né, avec des motifs vraiment trippants donc des vaches, des ânes, des dinosaures, des chiens, etc. J'ai trop hâte qu'il les porte. Ça va être vraiment chouette!
Et puis là son berceau est prêt aussi. Sa petite literie est déjà installée sur le matelas, le set de rechange déjà rangé dans l'armoire de la salle de bain pour changer le tout lorsqu'il le salira. Et puis j'ai fini de tricoter la tuque pour aller avec son habit d'hiver, et il a trois jolies petites couvertures de flanellette de complétées. Et puis son bonnet de nouveau-né est presque terminé, en petite laine de bébé bleu clair :-)
Je suis complètement gaga. J'ai tellement hâte qu'il naisse!! Je pense que ça doit faire deux mois que je passe tout mes temps libre pour lui coudre et lui tricoter des trucs! J'ai envie que tout soit parfait, que tout soit fait avec autant d'amour que possible!
Et puis avant-hier j'ai eu la poussette et son siège de nourisson. Ils sont maintenant entreposés dans mon boudoir, en attendant que mon chum pose le siège du bébé dans l'auto. Lorsque je vais retourner travailler dans 3 jours, je veux que tout soit prêt dans l'auto. Au cas où je rentre en travail lorsque je suis à l'hôpital, zéro stress puisque tout sera dans l'auto (ma valise et le siège du bébé). Restera plus qu'à mon chum à prendre l'autobus ou le taxi, dépendamment de l'urgence, pour venir me rejoindre à la salle d'accouchement!!
J'ai aussi utilisé mes miles "air miles" pour "acheter" une caméra vidéo, question d'immortaliser les premiers instants de bébé et de pouvoir garder de jolis souvenirs pour plus tard.
Je veux plusieurs enfants, mais honnêtement, j'ai l'impression que rien ne sera jamais comme pour cette grossesse. C'est comme si elle sera toujours un souvenir cher à mon coeur parce que c'est la première. Parce que tout le monde a tellement été excité pour moi. Parce que j'ai tellement trippé de le sentir bouger à tout bout de champ. Parce que je capotais aussitôt que je passais une heure sans le sentir... J'ai hâte d'accoucher, parce que j'ai peur et que je suis convaincue que ce sera plus facile s'il est plus petit, mais d'un autre côté je ne veux pas que la grossesse se termine. Je voudrais qu'elle se suspende dans le temps et que je puisse en profiter encore plus. Des fois je me dis que malgré que le premier trimestre ait été un calvaire, que la grossesse, en général, a passé bien trop vite. J'ai essayé d'en profiter au maximum, mais reste que quelques mois, ça passe très rapidement dans une vie occupée comme la mienne :-(
Pour bien faire il faudrait que j'accouche dans une semaine. Le temps de me laisser finir les derniers préparatifs pour mon bébé d'amour.
Sa collection de couche de coton est terminée depuis un bon 2 semaines. 30 jolies couches de coton format nouveau-né, avec des motifs vraiment trippants donc des vaches, des ânes, des dinosaures, des chiens, etc. J'ai trop hâte qu'il les porte. Ça va être vraiment chouette!
Et puis là son berceau est prêt aussi. Sa petite literie est déjà installée sur le matelas, le set de rechange déjà rangé dans l'armoire de la salle de bain pour changer le tout lorsqu'il le salira. Et puis j'ai fini de tricoter la tuque pour aller avec son habit d'hiver, et il a trois jolies petites couvertures de flanellette de complétées. Et puis son bonnet de nouveau-né est presque terminé, en petite laine de bébé bleu clair :-)
Je suis complètement gaga. J'ai tellement hâte qu'il naisse!! Je pense que ça doit faire deux mois que je passe tout mes temps libre pour lui coudre et lui tricoter des trucs! J'ai envie que tout soit parfait, que tout soit fait avec autant d'amour que possible!
Et puis avant-hier j'ai eu la poussette et son siège de nourisson. Ils sont maintenant entreposés dans mon boudoir, en attendant que mon chum pose le siège du bébé dans l'auto. Lorsque je vais retourner travailler dans 3 jours, je veux que tout soit prêt dans l'auto. Au cas où je rentre en travail lorsque je suis à l'hôpital, zéro stress puisque tout sera dans l'auto (ma valise et le siège du bébé). Restera plus qu'à mon chum à prendre l'autobus ou le taxi, dépendamment de l'urgence, pour venir me rejoindre à la salle d'accouchement!!
J'ai aussi utilisé mes miles "air miles" pour "acheter" une caméra vidéo, question d'immortaliser les premiers instants de bébé et de pouvoir garder de jolis souvenirs pour plus tard.
Je veux plusieurs enfants, mais honnêtement, j'ai l'impression que rien ne sera jamais comme pour cette grossesse. C'est comme si elle sera toujours un souvenir cher à mon coeur parce que c'est la première. Parce que tout le monde a tellement été excité pour moi. Parce que j'ai tellement trippé de le sentir bouger à tout bout de champ. Parce que je capotais aussitôt que je passais une heure sans le sentir... J'ai hâte d'accoucher, parce que j'ai peur et que je suis convaincue que ce sera plus facile s'il est plus petit, mais d'un autre côté je ne veux pas que la grossesse se termine. Je voudrais qu'elle se suspende dans le temps et que je puisse en profiter encore plus. Des fois je me dis que malgré que le premier trimestre ait été un calvaire, que la grossesse, en général, a passé bien trop vite. J'ai essayé d'en profiter au maximum, mais reste que quelques mois, ça passe très rapidement dans une vie occupée comme la mienne :-(
mardi, octobre 16, 2007
27 grosses semaines
La grossesse passe tellement vite que j'ai l'impression que je n'ai pas le temps d'en profiter. Ça passe vite parce que je travaille probablement trop, mais aussi parce que chaque jour est unique avec bébé qui fait toutes sortes de cabrioles dans mon ventre :-)
Je ne pensais jamais tripper autant durant ma grossesse, mais je vois la fin du deuxième trimestre arriver avec difficulté. Parce que plus le temps passe, plus la bedaine grossit, plus j'ai de symptômes et plus c'est difficile au travail. Donc je sais que le meilleur est derrière et que ce qui s'en vient sera un peu plus pénible.
D'un côté j'ai vraiment hâte de voir mon fils mais de l'autre, j'aime vraiment beaucoup l'avoir avec moi tout le temps, au chaud dans mon ventre. C'est assez cool d'opérer et de sentir les coups de pied du bébé, c'est vraiment drôle de lire une revue et que ses coups de pieds soient assez forts pour la faire tressailler :-)
Nous avons commencé à peindre la chambre du bébé, ça avance à pas de tortue mais au moins les couleurs sont décidées et le plafond est fait (c'est un plafond en stucko, donc très très long à peinturer!!). Comme la fin de semaine dernière j'ai fait ma dernière garde je serai en congé pour toutes les fins de semaines jusqu'à ce que j'accouche alors ça devrait accélérer les travaux pour la chambre de bébé et pour la maison en général. J'ai acheté les tissus pour faire la literie du berceau et celle de la bassinette, alors j'espère m'y mettre en fin de semaine prochaine. Dans la famille, nous avons un berceau antique qui a servi pour tous les bébés de la famille depuis mon arrière grand-mère, alors nous avons récupéré le précieux berceau au mois d'août afin qu'il serve pour une génération de plus! Je vais pouvoir mettre mon fils juste à côté de moi dans ma chambre afin de l'allaiter facilement la nuit. Reste juste à acheter la bassinette maintenant. Mon chum et moi étions tombé en amour avec une très jolie bassinettte en bois l'été dernier, mais seul hic, elle coûte un peu trop cher pour nos moyens disons très limités en ce moment. Nous hésitons toujours si on devrait l'acheter ou pas. Décision pas facile surtout quand on en rêve depuis plusieurs mois.
Autrement nous avons eu notre deuxième cours prénatal hier. Je suis toujours en doute à savoir si ça va vraiment m'apporter quelque chose, étant donné que je suis bien placée pour savoir à quoi m'attendre d'un accouchement, mais bon, comme il y a un cours sur les soins au nouveau-né je me dis que ça c'est évident que ça sera utile!! Et puis bon tout le reste pourra quand même bénéficier à mon chum qui lui n'a jamais vu d'accouchement et qui n'en sait que ce que je lui ai raconté!!
Je ne pensais jamais tripper autant durant ma grossesse, mais je vois la fin du deuxième trimestre arriver avec difficulté. Parce que plus le temps passe, plus la bedaine grossit, plus j'ai de symptômes et plus c'est difficile au travail. Donc je sais que le meilleur est derrière et que ce qui s'en vient sera un peu plus pénible.
D'un côté j'ai vraiment hâte de voir mon fils mais de l'autre, j'aime vraiment beaucoup l'avoir avec moi tout le temps, au chaud dans mon ventre. C'est assez cool d'opérer et de sentir les coups de pied du bébé, c'est vraiment drôle de lire une revue et que ses coups de pieds soient assez forts pour la faire tressailler :-)
Nous avons commencé à peindre la chambre du bébé, ça avance à pas de tortue mais au moins les couleurs sont décidées et le plafond est fait (c'est un plafond en stucko, donc très très long à peinturer!!). Comme la fin de semaine dernière j'ai fait ma dernière garde je serai en congé pour toutes les fins de semaines jusqu'à ce que j'accouche alors ça devrait accélérer les travaux pour la chambre de bébé et pour la maison en général. J'ai acheté les tissus pour faire la literie du berceau et celle de la bassinette, alors j'espère m'y mettre en fin de semaine prochaine. Dans la famille, nous avons un berceau antique qui a servi pour tous les bébés de la famille depuis mon arrière grand-mère, alors nous avons récupéré le précieux berceau au mois d'août afin qu'il serve pour une génération de plus! Je vais pouvoir mettre mon fils juste à côté de moi dans ma chambre afin de l'allaiter facilement la nuit. Reste juste à acheter la bassinette maintenant. Mon chum et moi étions tombé en amour avec une très jolie bassinettte en bois l'été dernier, mais seul hic, elle coûte un peu trop cher pour nos moyens disons très limités en ce moment. Nous hésitons toujours si on devrait l'acheter ou pas. Décision pas facile surtout quand on en rêve depuis plusieurs mois.
Autrement nous avons eu notre deuxième cours prénatal hier. Je suis toujours en doute à savoir si ça va vraiment m'apporter quelque chose, étant donné que je suis bien placée pour savoir à quoi m'attendre d'un accouchement, mais bon, comme il y a un cours sur les soins au nouveau-né je me dis que ça c'est évident que ça sera utile!! Et puis bon tout le reste pourra quand même bénéficier à mon chum qui lui n'a jamais vu d'accouchement et qui n'en sait que ce que je lui ai raconté!!
mercredi, août 22, 2007
Je sens bébé bouger :-)
Pour la première fois hier et pour la deuxième fois aujourd'hui, j'ai senti mon bébé bouger!! C'est vraiment spécial, un petit mouvement de rien du tout qui me chatouille à l'intérieur du bedon :-)
J'avais tellement hâte de le sentir bouger!
Ça fait du bien surtout qu'à l'hôpital cette semaine nous avons beaucoup de terminaison à des âges gestationels assez élevés donc ça me brasse beaucoup les émotions d'avoir à m'occuper de ces patientes-là. Hier j'ai accouché un bébé de 22 semaines, et ce soir nous avons une dame qui est enceinte de 27 semaines :-(. C'est vraiment pas facile, surtout quand je pense à mon propre bébé.
Mais bon, au moins je peux me dire que mon bébé à moi est chanceux d'être normal (jusqu'à preuve du contraire, mon écho officielle est vendredi mais ma collègue et moi avons tellement regardé le bébé à l'écho sous toutes ses coutures que je serais très étonnée qu'il ait quelque chose d'anormal) et d'être bien en vie. Pour le moment. Parce qu'avec tout ce que je vois à mon travail je ne peux pas me réfugier dans le déni : je sais que n'importe quoi peut m'arriver n'importe quand :-( Donc j'essaie de profiter de chaque jour de grossesse qui se passe bien !!
J'avais tellement hâte de le sentir bouger!
Ça fait du bien surtout qu'à l'hôpital cette semaine nous avons beaucoup de terminaison à des âges gestationels assez élevés donc ça me brasse beaucoup les émotions d'avoir à m'occuper de ces patientes-là. Hier j'ai accouché un bébé de 22 semaines, et ce soir nous avons une dame qui est enceinte de 27 semaines :-(. C'est vraiment pas facile, surtout quand je pense à mon propre bébé.
Mais bon, au moins je peux me dire que mon bébé à moi est chanceux d'être normal (jusqu'à preuve du contraire, mon écho officielle est vendredi mais ma collègue et moi avons tellement regardé le bébé à l'écho sous toutes ses coutures que je serais très étonnée qu'il ait quelque chose d'anormal) et d'être bien en vie. Pour le moment. Parce qu'avec tout ce que je vois à mon travail je ne peux pas me réfugier dans le déni : je sais que n'importe quoi peut m'arriver n'importe quand :-( Donc j'essaie de profiter de chaque jour de grossesse qui se passe bien !!
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