Cookie est un grand garçon maintenant - il a eu 2 ans hier!
C'est fou ce que ces 2 dernières années ont passées rapidement. J'ai l'impression qu'hier encore j'étais enceinte et maintenant je suis la maman d'un merveilleux bambin de 2 ans!
Bien entendu nous avons des hauts et des bas, mais de manière générale je trouve que je suis bénie d'avoir un petit garçon si gentil, si mignon et aussi si énergique!
Nous n'avons pas vraiment fêté hier par manque d'énergie une fois tous les préparatifs terminés (nous sommes terrassés par un virus qui nous a mystérieusement pris toute notre énergie et l'a remplacé par maux de coeur et maux de tête sans avoir de manifestations autres... c'est vraiment étrange c'est la première fois qu'une telle chose m'arrive!) mais bon au moins le gâteau est prêt (un gâteau au chocolat!), la pâte à pizza est prête pour les mini-pizza aux tomates, donc ce soir nous devrions pouvoir fêter et immortaliser le tout!
Les photos devraient suivre plus tard!
dimanche, janvier 31, 2010
jeudi, janvier 28, 2010
Ouf!! Dégâts limités!!
Cookie peut se compter chanceux : papa ne lui en voudra pas trop longtemps pour ses lunettes puisqu'elles ont pu être réparées assez facilement et rapidement comme des pièces de rechanges étaient disponibles : sur la peau des fesses quand même puisque le modèle était déjà discontinué (!! on a acheté ces lunettes fin août!!!) mais heureusement le seul morceau de rechange qui était disponible était celui dont les pauvres lunettes avaient besoin!!!
De mon côté, mes magnifiques lunettes roses, lunettes dont j'étais profondément amoureuse pour les 3 dernières années, se sont envolées pour la californie il y a maintenant 3 semaines à un "réparateur de lunettes" trouvé sur internet durant le temps des fêtes. Postes Canada n'a toujours pas livré mon paquet (GRRRR!!!) mais j'ai bien hâte de voir si le gars va pouvoir les réparer. Bien entendu, étant donné que le modèle est discontinué, l'endroit où je les avais acheté m'a gentiment suggéré de m'acheter une nouvelle paire de lunettes, mais comme j'aimais vraiment les miennes, je n'ai pas vraiment adhéré à cette suggestion. Espérons juste que je les reverrai un jour suite à leur périple en californie ; mais bon de toute manière qu'avais-je à perdre d'essayer puisque personne ici ne voulait les réparer. D'ici là je regarde des photos de moi sur facebook et je m'admire avec mes anciennes lunettes : j'espère juste pouvoir retrouver ce look rapidement, les anciennes me donnent vraiment un air "retardé".
Trève de lunettes, je vais au lit. Au menu demain encore de la (maudite) étude, je commence à en avoir marre mais bon, seulement 4 mois à faire alors vaut mieux se donner à fond :-). Mais bon quand on commence à penser à toutes sortes de syndromes rares régulièrement et à se rappeler en détails toutes leurs caractéristiques à force d'étudier, ça fout un peu la trouille! (et dire que cette information a très peu de chance de me servir à part de passer l'examen comme ce ne sont pas des choses de la vie de tous les jours... whatever...)
De mon côté, mes magnifiques lunettes roses, lunettes dont j'étais profondément amoureuse pour les 3 dernières années, se sont envolées pour la californie il y a maintenant 3 semaines à un "réparateur de lunettes" trouvé sur internet durant le temps des fêtes. Postes Canada n'a toujours pas livré mon paquet (GRRRR!!!) mais j'ai bien hâte de voir si le gars va pouvoir les réparer. Bien entendu, étant donné que le modèle est discontinué, l'endroit où je les avais acheté m'a gentiment suggéré de m'acheter une nouvelle paire de lunettes, mais comme j'aimais vraiment les miennes, je n'ai pas vraiment adhéré à cette suggestion. Espérons juste que je les reverrai un jour suite à leur périple en californie ; mais bon de toute manière qu'avais-je à perdre d'essayer puisque personne ici ne voulait les réparer. D'ici là je regarde des photos de moi sur facebook et je m'admire avec mes anciennes lunettes : j'espère juste pouvoir retrouver ce look rapidement, les anciennes me donnent vraiment un air "retardé".
Trève de lunettes, je vais au lit. Au menu demain encore de la (maudite) étude, je commence à en avoir marre mais bon, seulement 4 mois à faire alors vaut mieux se donner à fond :-). Mais bon quand on commence à penser à toutes sortes de syndromes rares régulièrement et à se rappeler en détails toutes leurs caractéristiques à force d'étudier, ça fout un peu la trouille! (et dire que cette information a très peu de chance de me servir à part de passer l'examen comme ce ne sont pas des choses de la vie de tous les jours... whatever...)
dimanche, janvier 24, 2010
Il a encore frappé!
Il est un peu plus haut que 3 pommes, il semble inoffensif mais vraisemblablement il ne faut pas s'y laisser prendre.
Cookie est un dangereux lunettophile.
C'est qu'elles sont tellement jolies, les lunettes. Et les branchons qui permettent de les mettre d'une manière à peu près stable dans le milieu de notre visage sont tellement intéressants.
Hier après-midi, alors que j'essayais de me remettre d'une garde un peu trop éprouvante, Cookie (et son papa) sont venus me rejoindre lors de ma sieste. Le papa avait envie de sommeiller, mais pas le petit garçon.
Quand j'ai entendu un 'ga-ga-ga' d'excitation, j'ai eu un instant de panique. Je me suis relevée du lit et j'ai aperçue Cookie avec un objet 'invisible' dans ses mains, avec lequel il avait visiblement beaucoup de plaisir. Je suis très myope alors je n'y vois trop rien sans mes lunettes, mais j'ai eu une impression de déjà-vu assez forte, me ramenant à ce matin de fin novembre où j'ai trouvé mes lunettes dans les mains de Cookie, déformées sous ses jeux (et, vous devinerez aisément, elles ont immédiatement cassées quand j'ai essayé de les remettre délicatement en état de servir). La panique m'a envahie, étant immédiatement convaincue que dans ses mains était ma deuxième paire de lunette (la vieille paire et donc la seule qu'il me reste).
Eh bien non. Dans ses mains il y avait bien des lunettes, mais celle de son père. La belle paire neuve qui date de 4 mois et qui nous ont coûté les yeux de la tête (ou presque... n'importe laquelle paire de lunette neuve, quand tu es très myope, coûte assurément plusieurs centaines de dollar). Avec la même blessure que mes pauvres lunettes ont subi il y a 2 mois...
Donc si vous voyez dans la rue un couple aux lunettes datant d'une autre époque et un enfant d'allure angélique de deux ans, c'est nous!
Cookie est un dangereux lunettophile.
C'est qu'elles sont tellement jolies, les lunettes. Et les branchons qui permettent de les mettre d'une manière à peu près stable dans le milieu de notre visage sont tellement intéressants.
Hier après-midi, alors que j'essayais de me remettre d'une garde un peu trop éprouvante, Cookie (et son papa) sont venus me rejoindre lors de ma sieste. Le papa avait envie de sommeiller, mais pas le petit garçon.
Quand j'ai entendu un 'ga-ga-ga' d'excitation, j'ai eu un instant de panique. Je me suis relevée du lit et j'ai aperçue Cookie avec un objet 'invisible' dans ses mains, avec lequel il avait visiblement beaucoup de plaisir. Je suis très myope alors je n'y vois trop rien sans mes lunettes, mais j'ai eu une impression de déjà-vu assez forte, me ramenant à ce matin de fin novembre où j'ai trouvé mes lunettes dans les mains de Cookie, déformées sous ses jeux (et, vous devinerez aisément, elles ont immédiatement cassées quand j'ai essayé de les remettre délicatement en état de servir). La panique m'a envahie, étant immédiatement convaincue que dans ses mains était ma deuxième paire de lunette (la vieille paire et donc la seule qu'il me reste).
Eh bien non. Dans ses mains il y avait bien des lunettes, mais celle de son père. La belle paire neuve qui date de 4 mois et qui nous ont coûté les yeux de la tête (ou presque... n'importe laquelle paire de lunette neuve, quand tu es très myope, coûte assurément plusieurs centaines de dollar). Avec la même blessure que mes pauvres lunettes ont subi il y a 2 mois...
Donc si vous voyez dans la rue un couple aux lunettes datant d'une autre époque et un enfant d'allure angélique de deux ans, c'est nous!
vendredi, janvier 22, 2010
2 ans d'allaitement... ou presque!
Quand j'étais enceinte, bien sûr je voulais allaiter, parce que c'est "mieux pour le bébé", et parce que quand on est enceinte on veut toujours donner le meilleur à notre enfant, mais jamais je n'aurais pensé que l'allaitement prendrait une telle place dans ma vie. Jamais, au grand jamais, je n'aurais imaginé allaiter un enfant de plus de 1 an. C'était ma barrière psychologique. Après 1 an, pour moi, un enfant était beaucoup trop grand pour être allaité, et juste le fait d'imaginer allaiter plus longtemps que ça me donnait la chair de poule. J'essaie de me rappeler pourquoi je me sentais comme ça à l'époque, mais franchement je ne me souviens plus.
Quand j'étais enceinte de 24 ou 25 semaines, à notre "enseignement" du vendredi après-midi (pendant la résidence on travaille 4 jours et demi par semaine et la dernière demie-journée ce sont des cours reliés à notre spécialité) c'était un cours sur l'allaitement. Le cours était donné par des médecins de famille qui travaillaient dans une clinique d'allaitement, et je me souviens qu'ils recommendaient d'allaiter pour 2 ans comme c'était dans les recommendations de l'organisation mondiale de la santé. L'amie avec qui j'étais assise ce jour-là, qui s'affiche comme "anti-bébé", m'avait demandé en blaguant si je voulais allaiter un enfant de 2 ans plein de dents et je me souviens comme si c'était hier ce que je lui avais répondu : "There is NO WAY this is going to happen".
Me voici maintenant avec un enfant de presque 2 ans (dans une semaine) toujours allaité. Et qui allaite encore tellement que lorsque je suis de garde (comme ce soir), je dois encore tirer mon lait. Sinon c'est trop douloureux. Bref si quelqu.un m'aurait dit pendant ma grossesse que j'allais allaiter aussi longtemps, je n'aurais jamais pu le croire!
J'ai compris quand j'ai accouché et que j'ai commencé à allaiter que le sevrage programmé à un an (car c'était ça mon plan durant la grossesse!) n'allait pas arriver. Le lien avec mon bébé était trop fort. Et quand je suis retournée au travail, l'allaitement lorsque je retrouvais Cookie était vraiment nos moments privilégiés mère-fils. J'étais tellement émotive face à ça que lorsque je lisais le livre de la ligue La Lèche sur l'allaitement, je pleurais à chaudes larmes quand je lisais les histoires de sevrages. J'ai alors compris que ça allait être difficile d'arrêter, probablement à quelque moment que ce soit.
Mais bon, même si Cookie allaite toujours, il a quand même été "partiellement sevré" relativement jeune. Quand j'étais enceinte et que j'ai planifié de retourner travailler à temps plein après 16 semaines, je me disais que j'allais tirer mon lait et que ça équivalait au même qu'il le boive de mon sein ou d'une bouteille. Je n'ai plus tellement la même opinion aujourd'hui, mais bon le plan établi pendant la grossesse fut suivi à la lettre et Cookie a pris ses premières bouteilles à 6 semaines. À l'époque j'étais tellement frustrée qu'il les refusait, mais maintenant je comprend mieux. Heureusement c'est un enfant qui s'adapte relativement bien (et qui a rapidement compris qu'il n'avait pas d'autre choix, que son néné allait au travail et que son seul choix de rechange était une bouteille de lait maternel) et il s'est contenté de prendre le sein de 10 à 12 heures par jour et de prendre la bouteille (toujours du lait maternel dedans par contre) le reste du temps. Mais bon on peut dire qu'il se reprenait la fin de semaine et les jours de congé!
On a fait du cododo jusqu'à 15 ou 16 mois et à ce moment-là il buvait encore 2-3 fois par nuit. Mais après 4 mois sans Mirena, quand j'ai compris que mes menstruations n'étaient pas revenues parce que j'allaitais trop la nuit, j'ai décidé de le sevrer la nuit et de cesser de faire du cododo. Ça m'a brisé le coeur. Au début quand il pleurait je l'allaitais et je le remettais dans sa bassinette ensuite (parce que la stimulation du mammelon joue sur les hormones, autant sinon plus que la quantité de lait encore produite par le sein), et au bout de 2-3 semaines il a commencé à dormir toute la nuit sans se réveiller. Donc à ce moment-là on a passé de 5-6 tétées par jour à 3 (une le matin, une en revenant du travail, puis une avant le dodo). Ça a fonctionné, mes menstruations sont revenues le mois d'après et je n'ai pas été trop triste d'avoir pris cette décision parce que je voulais vraiment tomber enceinte.
Aujourd'hui Cookie tète habituellement 2 ou 3 fois par jour quand je travaille, et 3-6 fois quand je suis à la maison. Je lui donne le sein quand il le demande, mais parfois si c'est trop plein et qu'il n'a pas réclamé je lui offre. Ce qui fait que j'ai encore pas mal de lait, probablement autant qu'après le sevrage de nuit à 16 mois. Je me sens plus zen à l'idée du sevrage, mais j'ai encore un petit pincement au coeur quand je pense que ça arrivera bien un jour ou l'autre. Sûrement pas pour tout de suite, parce que Cookie aime vraiment beaucoup téter, au point que parfois il tète tellement longtemps après que le lait ait été épuisé que j'ai l'impression qu'il va réussir à boire les glandes mammaires à force de téter si longtemps!!! Mon chum est convaincu que Cookie va continuer à téter jusqu'à au moins 3 ans si je ne me décide pas à le sevrer d'ici là, et ma foi je crois qu'il a raison!!
Il y a un an, quand j'ai fait enlever mon Mirena pour tomber enceinte, je croyais vraiment que ça pourrait arriver rapidement et j'espérais pouvoir allaiter deux enfants en même temps. Encore aujourd'hui, je me dis que maintenant ça a peu de chance d'arriver, parce que au mieux mes deux enfants vont avoir 3 ans d'écart, mais bon, on ne sait jamais ce que le futur nous réserve. N'empêche que si Cookie a 3 ans et que je ne suis toujours pas enceinte et que les autres causes possible ont été éliminées, je crois que je vais sérieusement considérer le sevrage... en espérant que je n'aurai pas à me rendre jusque là!
N'empêche, ce que je trouve le plus difficile dans le fait d'allaiter un enfant de 2 ans, c'est de l'assumer. Allaiter un nouveau-né est tellement bien perçu dans notre société, mais allaiter un enfant de plus de 18 mois est souvent perçu comme une aberration, une faiblesse parentale, une déviance, une excentricité. J'ai beaucoup de difficulté à m'afficher comme telle. Donc peu de gens savent que j'allaite encore mon fils. Je ne me sens définitivement plus à l'aise d'allaiter en public, sauf devant mes parents, et j'en parle définitivement plus. Au bout d'un certain temps les gens prennent pour acquis que l'enfant est sevré et ils ne posent plus de question sur le sujet, ce qui fait que c'est assez facile d'éviter le sujet sans avoir à mentir effrontément. Mais n'empêche que tout ça me met inconfortable. Ça ne sera jamais au point de faire pencher la balance pour le sevrage, mais l'idée de me faire juger gratuitement m'emmerde quand même. Parce que je pense qu'il faut allaiter un enfant, jour après jour, pour se rendre compte que ce besoin d'allaiter qui est viscéral chez un nouveau-né peut être aussi valide et important pour un enfant de 2 ans. Et des fois j'ai l'impression que c'est peut-être même plus important.
J'espère que Cookie et moi profiterons encore longtemps de cette belle relation d'allaitement!
Quand j'étais enceinte de 24 ou 25 semaines, à notre "enseignement" du vendredi après-midi (pendant la résidence on travaille 4 jours et demi par semaine et la dernière demie-journée ce sont des cours reliés à notre spécialité) c'était un cours sur l'allaitement. Le cours était donné par des médecins de famille qui travaillaient dans une clinique d'allaitement, et je me souviens qu'ils recommendaient d'allaiter pour 2 ans comme c'était dans les recommendations de l'organisation mondiale de la santé. L'amie avec qui j'étais assise ce jour-là, qui s'affiche comme "anti-bébé", m'avait demandé en blaguant si je voulais allaiter un enfant de 2 ans plein de dents et je me souviens comme si c'était hier ce que je lui avais répondu : "There is NO WAY this is going to happen".
Me voici maintenant avec un enfant de presque 2 ans (dans une semaine) toujours allaité. Et qui allaite encore tellement que lorsque je suis de garde (comme ce soir), je dois encore tirer mon lait. Sinon c'est trop douloureux. Bref si quelqu.un m'aurait dit pendant ma grossesse que j'allais allaiter aussi longtemps, je n'aurais jamais pu le croire!
J'ai compris quand j'ai accouché et que j'ai commencé à allaiter que le sevrage programmé à un an (car c'était ça mon plan durant la grossesse!) n'allait pas arriver. Le lien avec mon bébé était trop fort. Et quand je suis retournée au travail, l'allaitement lorsque je retrouvais Cookie était vraiment nos moments privilégiés mère-fils. J'étais tellement émotive face à ça que lorsque je lisais le livre de la ligue La Lèche sur l'allaitement, je pleurais à chaudes larmes quand je lisais les histoires de sevrages. J'ai alors compris que ça allait être difficile d'arrêter, probablement à quelque moment que ce soit.
Mais bon, même si Cookie allaite toujours, il a quand même été "partiellement sevré" relativement jeune. Quand j'étais enceinte et que j'ai planifié de retourner travailler à temps plein après 16 semaines, je me disais que j'allais tirer mon lait et que ça équivalait au même qu'il le boive de mon sein ou d'une bouteille. Je n'ai plus tellement la même opinion aujourd'hui, mais bon le plan établi pendant la grossesse fut suivi à la lettre et Cookie a pris ses premières bouteilles à 6 semaines. À l'époque j'étais tellement frustrée qu'il les refusait, mais maintenant je comprend mieux. Heureusement c'est un enfant qui s'adapte relativement bien (et qui a rapidement compris qu'il n'avait pas d'autre choix, que son néné allait au travail et que son seul choix de rechange était une bouteille de lait maternel) et il s'est contenté de prendre le sein de 10 à 12 heures par jour et de prendre la bouteille (toujours du lait maternel dedans par contre) le reste du temps. Mais bon on peut dire qu'il se reprenait la fin de semaine et les jours de congé!
On a fait du cododo jusqu'à 15 ou 16 mois et à ce moment-là il buvait encore 2-3 fois par nuit. Mais après 4 mois sans Mirena, quand j'ai compris que mes menstruations n'étaient pas revenues parce que j'allaitais trop la nuit, j'ai décidé de le sevrer la nuit et de cesser de faire du cododo. Ça m'a brisé le coeur. Au début quand il pleurait je l'allaitais et je le remettais dans sa bassinette ensuite (parce que la stimulation du mammelon joue sur les hormones, autant sinon plus que la quantité de lait encore produite par le sein), et au bout de 2-3 semaines il a commencé à dormir toute la nuit sans se réveiller. Donc à ce moment-là on a passé de 5-6 tétées par jour à 3 (une le matin, une en revenant du travail, puis une avant le dodo). Ça a fonctionné, mes menstruations sont revenues le mois d'après et je n'ai pas été trop triste d'avoir pris cette décision parce que je voulais vraiment tomber enceinte.
Aujourd'hui Cookie tète habituellement 2 ou 3 fois par jour quand je travaille, et 3-6 fois quand je suis à la maison. Je lui donne le sein quand il le demande, mais parfois si c'est trop plein et qu'il n'a pas réclamé je lui offre. Ce qui fait que j'ai encore pas mal de lait, probablement autant qu'après le sevrage de nuit à 16 mois. Je me sens plus zen à l'idée du sevrage, mais j'ai encore un petit pincement au coeur quand je pense que ça arrivera bien un jour ou l'autre. Sûrement pas pour tout de suite, parce que Cookie aime vraiment beaucoup téter, au point que parfois il tète tellement longtemps après que le lait ait été épuisé que j'ai l'impression qu'il va réussir à boire les glandes mammaires à force de téter si longtemps!!! Mon chum est convaincu que Cookie va continuer à téter jusqu'à au moins 3 ans si je ne me décide pas à le sevrer d'ici là, et ma foi je crois qu'il a raison!!
Il y a un an, quand j'ai fait enlever mon Mirena pour tomber enceinte, je croyais vraiment que ça pourrait arriver rapidement et j'espérais pouvoir allaiter deux enfants en même temps. Encore aujourd'hui, je me dis que maintenant ça a peu de chance d'arriver, parce que au mieux mes deux enfants vont avoir 3 ans d'écart, mais bon, on ne sait jamais ce que le futur nous réserve. N'empêche que si Cookie a 3 ans et que je ne suis toujours pas enceinte et que les autres causes possible ont été éliminées, je crois que je vais sérieusement considérer le sevrage... en espérant que je n'aurai pas à me rendre jusque là!
N'empêche, ce que je trouve le plus difficile dans le fait d'allaiter un enfant de 2 ans, c'est de l'assumer. Allaiter un nouveau-né est tellement bien perçu dans notre société, mais allaiter un enfant de plus de 18 mois est souvent perçu comme une aberration, une faiblesse parentale, une déviance, une excentricité. J'ai beaucoup de difficulté à m'afficher comme telle. Donc peu de gens savent que j'allaite encore mon fils. Je ne me sens définitivement plus à l'aise d'allaiter en public, sauf devant mes parents, et j'en parle définitivement plus. Au bout d'un certain temps les gens prennent pour acquis que l'enfant est sevré et ils ne posent plus de question sur le sujet, ce qui fait que c'est assez facile d'éviter le sujet sans avoir à mentir effrontément. Mais n'empêche que tout ça me met inconfortable. Ça ne sera jamais au point de faire pencher la balance pour le sevrage, mais l'idée de me faire juger gratuitement m'emmerde quand même. Parce que je pense qu'il faut allaiter un enfant, jour après jour, pour se rendre compte que ce besoin d'allaiter qui est viscéral chez un nouveau-né peut être aussi valide et important pour un enfant de 2 ans. Et des fois j'ai l'impression que c'est peut-être même plus important.
J'espère que Cookie et moi profiterons encore longtemps de cette belle relation d'allaitement!
mercredi, janvier 20, 2010
Chez un gynécologue près de chez vous...
Patiente X se présente pour un examen de colposcopie de suivi et vient de se marier il y a 6 mois. Elle veut maintenant tomber enceinte mais elle est inquiète que son infection avec le VPH (virus du papillome humain - le virus qui vous donne des test pap anormaux et qui vous envoie à la méchante clinique de colposcopie) l'empêche d'avoir un accouchement normal (i.e. vaginal) ou même d'allaiter.
Si d'autres personnes se posent la même question, la réponse est non, ça ne vous empêche pas d'avoir un accouchement normal et surtout pas d'allaiter!!
Patiente Y se présente à la clinique d'obstétrique avec une grossesse de quelques semaines (elle n'est pas sure combien) non planifiée, encore sous le choc.
À l'histoire, elle mentionne qu'elle est tombée enceinte en prenant la pilule contraceptive. Après questionnement plus approfondi, elle mentionne qu'elle prenait la pilule en continu depuis 6 mois et qu'elle a voulu arrêter afin d'avoir une menstruation pour "nettoyer son système". La menstruation n'étant pas venue (effet secondaire rare mais possible en prenant la pilule), elle n'a pas recommencé à prendre sa pilule au bout de 7 jours d'arrêt, attendant toujours la menstruation et croyant (à tord) qu'elle était toujours protégée des grossesses non planifiées. Au bout de 2 mois, toujours sans menstruations, elle se décide à faire un test de grossesse qui s'avère positif, à son grand désarroi.
Règle #1 : Personne n'a besoin, physiologiquement, de prendre "un break" de la pilule ou de se "nettoyer le système" en ayant une menstruation chez celle qui prennent la pilule en continu. Ce besoin est plutôt psychologique. Plusieurs femmes vont angoisser à l'idée de ne plus avoir de menstruation si elles prennent la pilule en continu, et d'autres vont s'imaginer que leur système naturel ne fonctionnera plus si elles prennent la pilule durant plusieurs mois ou années. C'est scientifiquement faux, mais quand une voisine / amie / cousine / site internet le mentionne, ça cause beaucoup d'anxiété.
Règle #2 : N'importe laquelle pilule qui est arrêtée plus de 7 jours ne protège plus. Il faut utiliser un autre moyen de contraception (genre condom) si on ne la recommence pas à temps. Sinon on risque de tomber enceinte, comme cette pauvre patiente malheureusement mal informée!
Patiente Z se présente pour une visite chez le gynécologue parce qu'elle prend la pilule pour aider ses menstruations (qui étaient irrégulières et abondantes) et qu'elle veut un examen. Elle a 16 ans, n'a jamais été active sexuellement, mais tout le monde lui dit qu'elle doit aller chez le gynécologue comme elle prend la pilule, que c'est dangereux pour elle si elle n'est pas examinée à chaque année.
C'est de la connerie. Prendre la pilule ne donne pas le VPH (qui va donner des tests pap anormaux), on peut juste attraper le VPH par contact sexuel. En fait les nouvelles recommendation sur les tests pap (sorties cette automne) disent de commencer à 21 ans, parce que avant ça, beaucoup d'adolescentes ont de multiples partenaires sexuels, attrapent le VPH, mais leur système immunitaire combat l'infection tout seul la plupart du temps. Le détecter et faire des traitements sur leur col pour des lésions qui auraient été combattues toutes seules éventuellement fait plus de tord que de bien.
Si d'autres personnes se posent la même question, la réponse est non, ça ne vous empêche pas d'avoir un accouchement normal et surtout pas d'allaiter!!
Patiente Y se présente à la clinique d'obstétrique avec une grossesse de quelques semaines (elle n'est pas sure combien) non planifiée, encore sous le choc.
À l'histoire, elle mentionne qu'elle est tombée enceinte en prenant la pilule contraceptive. Après questionnement plus approfondi, elle mentionne qu'elle prenait la pilule en continu depuis 6 mois et qu'elle a voulu arrêter afin d'avoir une menstruation pour "nettoyer son système". La menstruation n'étant pas venue (effet secondaire rare mais possible en prenant la pilule), elle n'a pas recommencé à prendre sa pilule au bout de 7 jours d'arrêt, attendant toujours la menstruation et croyant (à tord) qu'elle était toujours protégée des grossesses non planifiées. Au bout de 2 mois, toujours sans menstruations, elle se décide à faire un test de grossesse qui s'avère positif, à son grand désarroi.
Règle #1 : Personne n'a besoin, physiologiquement, de prendre "un break" de la pilule ou de se "nettoyer le système" en ayant une menstruation chez celle qui prennent la pilule en continu. Ce besoin est plutôt psychologique. Plusieurs femmes vont angoisser à l'idée de ne plus avoir de menstruation si elles prennent la pilule en continu, et d'autres vont s'imaginer que leur système naturel ne fonctionnera plus si elles prennent la pilule durant plusieurs mois ou années. C'est scientifiquement faux, mais quand une voisine / amie / cousine / site internet le mentionne, ça cause beaucoup d'anxiété.
Règle #2 : N'importe laquelle pilule qui est arrêtée plus de 7 jours ne protège plus. Il faut utiliser un autre moyen de contraception (genre condom) si on ne la recommence pas à temps. Sinon on risque de tomber enceinte, comme cette pauvre patiente malheureusement mal informée!
Patiente Z se présente pour une visite chez le gynécologue parce qu'elle prend la pilule pour aider ses menstruations (qui étaient irrégulières et abondantes) et qu'elle veut un examen. Elle a 16 ans, n'a jamais été active sexuellement, mais tout le monde lui dit qu'elle doit aller chez le gynécologue comme elle prend la pilule, que c'est dangereux pour elle si elle n'est pas examinée à chaque année.
C'est de la connerie. Prendre la pilule ne donne pas le VPH (qui va donner des tests pap anormaux), on peut juste attraper le VPH par contact sexuel. En fait les nouvelles recommendation sur les tests pap (sorties cette automne) disent de commencer à 21 ans, parce que avant ça, beaucoup d'adolescentes ont de multiples partenaires sexuels, attrapent le VPH, mais leur système immunitaire combat l'infection tout seul la plupart du temps. Le détecter et faire des traitements sur leur col pour des lésions qui auraient été combattues toutes seules éventuellement fait plus de tord que de bien.
dimanche, janvier 17, 2010
2010
Bonne année 2010 à tous!
De mon côté, je pense que 2010 sera certainement une des années les plus stressante de mon existance, tout d'abord à cause de l'examen du collège royal en mai (l'examen de la fin de ma résidence, que je dois réussir afin de pouvoir travailler de manière indépendante) et aussi parce que je devrai faire face à mon anxiété et commencer à travailler toute seule, sans supervision directe.
En fait je me sens encore plus stressée que lors de ma dernière année de médecine, alors que j'espérais tant avoir la place dans la spécialité que je convoitait tant (obstétrique/gynécologie) et durant laquelle je me suis sentie sur le stress continuel de septembre à mars, moment où on avait notre réponse.
Je me sens tellement stressée avec ce maudit examen que je ne suis plus moi-même. J'ai toujours envie d'étudier (par peur de couler et aussi pour me sentir compétente) mais en même temps à chaque fois que j'étudie je capote avec l'examen. Donc quand je capote trop je ne peux pas étudier et je fais des choses pour me vider l'esprit (ie ménage et rénovations mineures dans la maison, ma maison étant un chantier depuis que j'y ai déménagé depuis près de 2 ans et demi disons que ce n'est pas l'ouvrage qui manque). D'ailleurs je pense que ça n'a jamais été si propre : la vaisselle est faite au quart de tour, les couches sont lavées souvent et même le plancher est frotté quand je suis au comble de l'anxiété. Sans dire qu'on a rarement aussi bien mangé dans les 5 dernières années, la cuisine étant aussi un exutoire à mon stress sans fin.
En fait je stress tellement que je n'étais même plus capable d'écrire ici. Juste de devoir m'intérioriser assez pour écrire était trop difficile. Sans parler de la période de transition très difficile qui a suivi le retour de Gaspésie (j'étais, professionnellement parlant, au paradis là-bas et quand je suis revenue à Montréal, toutes les cochonneries de mon programme de résidence me sont retombées sur la tête, les collègues qui demandent des services, aider une telle à faire l'horaire de garde, remplacer une telle qui est malade, remplacer une autre telle parce que son chum est en ville, préparer des présentations pour les rencontres du département, etc, etc, etc.)
Puis Cookie m'en a fait voir de toutes les couleurs. D'abord il ne voulait plus coucher dans sa bassinette à notre retour (en Gaspésie il avait un lit double à lui tout seul, vous imaginez le choc quand on a essayé de ruser pour le remettre dans sa bassinette), je voulais l'installer dans sa chambre dans son lit simple mais mon chum a refusé (!!!!!!) disant qu'il était trop petit pour dormir tout seul dans sa chambre (dire qu'il m'a imposé sa frustration par rapport au cododo durant les 15 ou 16 mois que ça a duré, pour ensuite chialer contre le fait que la bassinette soit dans notre chambre, et là, quand je lui offre ce dont il a envie sur un plateau d'argent, il refuse catégoriquement!!!)), alors nous avons fini par acheter un lit de transition puisque c'est le seul lit qui peut entrer dans notre chambre (de grandeur liliputienne, vous l'aurez deviné!), lit auquel fiston a encore de la difficulté à s'adapter, difficulté d'adaptation qui a équivalu à un retour au cododo à partir de 1h AM à chaque nuit (s'il ne faisait que dormir ça irait peut-être, mais il veut téter aux demie-heures et passe le reste de son temps à dormir en donnant des coups de pied!!) Sans parler d'un enfant qui faisait des crises de manière continuelle (ou presque), chez nous et à la garderie, aussitôt qu'on lui mettait des limites (et certaines ne peuvent être discutable, comme jouer avec des couteaux). Pendant un bon mois, j'ai sérieusement douté de ma capacité à élever un enfant de manière convenable. J'ai vraiment cru qu'avoir eu un enfant avait gâché ma vie (et c'est tout un questionnement pour quelqu'un qui rêvait d'avoir des enfants depuis l'âge de 15 ans et qui rêve d'avoir une famille de 5 enfants) et que je ne me sortirais plus de ma frustration à m'occuper d'un gamin qui me rendait la vie impossible. Heureusement, après 1 mois de "travail" (routine mieux établie, punition lorsqu'il fait des choses inacceptable, jouer beaucoup plus avec lui, essayer de le responsabiliser un peu dans les gestes de tous les jours), son comportement est devenu beaucoup plus agréable pour nous et pour la gardienne, à mon plus grand plaisir.
Je n'ai pris aucune résolution pour 2010, j'espère seulement que ce que j'espérais pour 2009 (un bedon tout plein) se réalisera pour 2010. Ça fait grosso modo un an que je n'ai plus mon mirena et je suis vraiment triste de ne pas retomber enceinte. Mon chum pense que j'allaite encore trop, je pense que probablement que ce n'était pas le meilleur moment pour moi d'avoir un enfant en 2009 et que tout arrivera pour le mieux. Bon d'accord c'est de la pensée magique avec un grand M, mais au moins ça me focusse un peu sur autre chose de cette déception qui revient mois après mois. Et puis c'est vrai que j'aurais viré folle à m'occuper d'un nourisson, d'un bambin et d'étudier pour ce foutu examen (quoique si le nourrisson serait venu j'aurais probablement décidé de repousser l'examen d'un an et de le faire en 2011).
De mon côté, je pense que 2010 sera certainement une des années les plus stressante de mon existance, tout d'abord à cause de l'examen du collège royal en mai (l'examen de la fin de ma résidence, que je dois réussir afin de pouvoir travailler de manière indépendante) et aussi parce que je devrai faire face à mon anxiété et commencer à travailler toute seule, sans supervision directe.
En fait je me sens encore plus stressée que lors de ma dernière année de médecine, alors que j'espérais tant avoir la place dans la spécialité que je convoitait tant (obstétrique/gynécologie) et durant laquelle je me suis sentie sur le stress continuel de septembre à mars, moment où on avait notre réponse.
Je me sens tellement stressée avec ce maudit examen que je ne suis plus moi-même. J'ai toujours envie d'étudier (par peur de couler et aussi pour me sentir compétente) mais en même temps à chaque fois que j'étudie je capote avec l'examen. Donc quand je capote trop je ne peux pas étudier et je fais des choses pour me vider l'esprit (ie ménage et rénovations mineures dans la maison, ma maison étant un chantier depuis que j'y ai déménagé depuis près de 2 ans et demi disons que ce n'est pas l'ouvrage qui manque). D'ailleurs je pense que ça n'a jamais été si propre : la vaisselle est faite au quart de tour, les couches sont lavées souvent et même le plancher est frotté quand je suis au comble de l'anxiété. Sans dire qu'on a rarement aussi bien mangé dans les 5 dernières années, la cuisine étant aussi un exutoire à mon stress sans fin.
En fait je stress tellement que je n'étais même plus capable d'écrire ici. Juste de devoir m'intérioriser assez pour écrire était trop difficile. Sans parler de la période de transition très difficile qui a suivi le retour de Gaspésie (j'étais, professionnellement parlant, au paradis là-bas et quand je suis revenue à Montréal, toutes les cochonneries de mon programme de résidence me sont retombées sur la tête, les collègues qui demandent des services, aider une telle à faire l'horaire de garde, remplacer une telle qui est malade, remplacer une autre telle parce que son chum est en ville, préparer des présentations pour les rencontres du département, etc, etc, etc.)
Puis Cookie m'en a fait voir de toutes les couleurs. D'abord il ne voulait plus coucher dans sa bassinette à notre retour (en Gaspésie il avait un lit double à lui tout seul, vous imaginez le choc quand on a essayé de ruser pour le remettre dans sa bassinette), je voulais l'installer dans sa chambre dans son lit simple mais mon chum a refusé (!!!!!!) disant qu'il était trop petit pour dormir tout seul dans sa chambre (dire qu'il m'a imposé sa frustration par rapport au cododo durant les 15 ou 16 mois que ça a duré, pour ensuite chialer contre le fait que la bassinette soit dans notre chambre, et là, quand je lui offre ce dont il a envie sur un plateau d'argent, il refuse catégoriquement!!!)), alors nous avons fini par acheter un lit de transition puisque c'est le seul lit qui peut entrer dans notre chambre (de grandeur liliputienne, vous l'aurez deviné!), lit auquel fiston a encore de la difficulté à s'adapter, difficulté d'adaptation qui a équivalu à un retour au cododo à partir de 1h AM à chaque nuit (s'il ne faisait que dormir ça irait peut-être, mais il veut téter aux demie-heures et passe le reste de son temps à dormir en donnant des coups de pied!!) Sans parler d'un enfant qui faisait des crises de manière continuelle (ou presque), chez nous et à la garderie, aussitôt qu'on lui mettait des limites (et certaines ne peuvent être discutable, comme jouer avec des couteaux). Pendant un bon mois, j'ai sérieusement douté de ma capacité à élever un enfant de manière convenable. J'ai vraiment cru qu'avoir eu un enfant avait gâché ma vie (et c'est tout un questionnement pour quelqu'un qui rêvait d'avoir des enfants depuis l'âge de 15 ans et qui rêve d'avoir une famille de 5 enfants) et que je ne me sortirais plus de ma frustration à m'occuper d'un gamin qui me rendait la vie impossible. Heureusement, après 1 mois de "travail" (routine mieux établie, punition lorsqu'il fait des choses inacceptable, jouer beaucoup plus avec lui, essayer de le responsabiliser un peu dans les gestes de tous les jours), son comportement est devenu beaucoup plus agréable pour nous et pour la gardienne, à mon plus grand plaisir.
Je n'ai pris aucune résolution pour 2010, j'espère seulement que ce que j'espérais pour 2009 (un bedon tout plein) se réalisera pour 2010. Ça fait grosso modo un an que je n'ai plus mon mirena et je suis vraiment triste de ne pas retomber enceinte. Mon chum pense que j'allaite encore trop, je pense que probablement que ce n'était pas le meilleur moment pour moi d'avoir un enfant en 2009 et que tout arrivera pour le mieux. Bon d'accord c'est de la pensée magique avec un grand M, mais au moins ça me focusse un peu sur autre chose de cette déception qui revient mois après mois. Et puis c'est vrai que j'aurais viré folle à m'occuper d'un nourisson, d'un bambin et d'étudier pour ce foutu examen (quoique si le nourrisson serait venu j'aurais probablement décidé de repousser l'examen d'un an et de le faire en 2011).
dimanche, octobre 11, 2009
Stage en région
Depuis le 31 août dernier, mon chum, Cookie et moi vivons en gaspésie pour mon stage en région. Le gouvernement du Québec impose un stage en région à tous les résidents et ce stage est d'un minimum de 3 mois pour les programmes de spécialité qui durent 5 ans.
Je ne vous cacherai pas que j'ai trouvé ça très difficile au début. Mais l'accueil des gaspésiens et les horaires de travail réduits sont venus à bout de mes résistances. Ça m'a pris un bon 4-5 semaines pour commencer à vraiment aimer ça mais maintenant que je m'y suis faite je pourrais rester ici encore bien longtemps. J'apprends vraiment plein de choses, je profite de la beauté de la gaspésie, et surtout du temps passé avec Cookie et mon chum. Mais heureusement pas au point de remettre en cause mon envie de fellowship et mon envie immédiate de travailler dans un centre universitaire, mais assez pour me dire avec conviction que si tout mes plans pour l'année prochaine tombaient à l'eau, je n'en mourrais pas (et même je le prendrais assez bien). Bref tout pour me rendre un peu plus sereine.
Mon chum trouve ça plus difficile que moi, car il est devenu une nounou à temps plein pour Cookie, une tâche pas toujours facile. Je le trouve vraiment bon car malgré les petites difficultés il reste positif et met son grain de sel pour que notre séjour soit agréable.
Cookie, quant à lui, du haut de ses 2o mois, fait de plus en plus de nouvelles choses, mais pas encore tout à fait celles qu'on souhaiterait le voir faire, comme se mettre à parler et montrer qu'il commence à s'intéresser à la propreté. Pour sa défense je dois dire qu'à l'occasion il dit maman et papa, qu'à l'occasion il dit HMMMMM pour dire qu'il a faim et que parfois il dit byebye (en même temps qu'il fait le geste). Par contre, il parle dans son language de bébé (qui est adorable mais duquel on ne comprend rien) tout en gesticulant à longueur de journée. Je suppose que c'est pour qu'on en profite un peu plus longtemps!!
Je ne vous cacherai pas que j'ai trouvé ça très difficile au début. Mais l'accueil des gaspésiens et les horaires de travail réduits sont venus à bout de mes résistances. Ça m'a pris un bon 4-5 semaines pour commencer à vraiment aimer ça mais maintenant que je m'y suis faite je pourrais rester ici encore bien longtemps. J'apprends vraiment plein de choses, je profite de la beauté de la gaspésie, et surtout du temps passé avec Cookie et mon chum. Mais heureusement pas au point de remettre en cause mon envie de fellowship et mon envie immédiate de travailler dans un centre universitaire, mais assez pour me dire avec conviction que si tout mes plans pour l'année prochaine tombaient à l'eau, je n'en mourrais pas (et même je le prendrais assez bien). Bref tout pour me rendre un peu plus sereine.
Mon chum trouve ça plus difficile que moi, car il est devenu une nounou à temps plein pour Cookie, une tâche pas toujours facile. Je le trouve vraiment bon car malgré les petites difficultés il reste positif et met son grain de sel pour que notre séjour soit agréable.
Cookie, quant à lui, du haut de ses 2o mois, fait de plus en plus de nouvelles choses, mais pas encore tout à fait celles qu'on souhaiterait le voir faire, comme se mettre à parler et montrer qu'il commence à s'intéresser à la propreté. Pour sa défense je dois dire qu'à l'occasion il dit maman et papa, qu'à l'occasion il dit HMMMMM pour dire qu'il a faim et que parfois il dit byebye (en même temps qu'il fait le geste). Par contre, il parle dans son language de bébé (qui est adorable mais duquel on ne comprend rien) tout en gesticulant à longueur de journée. Je suppose que c'est pour qu'on en profite un peu plus longtemps!!
vendredi, août 28, 2009
Enfin décidée, après des mois de tergiversation!
Ça y est, j'ai enfin pris ma décision.
Je vais faire une surspécialisation en urogynécologie.
Et je vais rester à Montréal. Rien n'est encore signé mais j'ai la "parole d'honneur" de mon futur patron qu'il me prenait. (et c'est vraiment trop cute quand il ajoute, très sérieux, qu'il n'a qu'une seule parole). Comme je vais être sa première "fellow" il est en train d'écrire le programme et tout devrait être fini dans quelques jours. J'ai vraiment hâte de voir ça! Tout à coup j'ai hâte de finir ma résidence :-)
Je me sens comme si j'avais perdu 100 lbs.
Je suis tellement contente de m'être enfin décidée. (Je jongle avec ça dans ma tête depuis que j'étais enceinte! Donc presque 2 ans!) Pas facile de procrastiner des décisions comme celles-là. On va encore être pauvre pour les 3 prochaines années, mais au moins je vais faire ce dont j'ai envie.
Je vais faire une surspécialisation en urogynécologie.
Et je vais rester à Montréal. Rien n'est encore signé mais j'ai la "parole d'honneur" de mon futur patron qu'il me prenait. (et c'est vraiment trop cute quand il ajoute, très sérieux, qu'il n'a qu'une seule parole). Comme je vais être sa première "fellow" il est en train d'écrire le programme et tout devrait être fini dans quelques jours. J'ai vraiment hâte de voir ça! Tout à coup j'ai hâte de finir ma résidence :-)
Je me sens comme si j'avais perdu 100 lbs.
Je suis tellement contente de m'être enfin décidée. (Je jongle avec ça dans ma tête depuis que j'étais enceinte! Donc presque 2 ans!) Pas facile de procrastiner des décisions comme celles-là. On va encore être pauvre pour les 3 prochaines années, mais au moins je vais faire ce dont j'ai envie.
samedi, août 22, 2009
Trop cute!
L'autre jour, alors que Cookie et moi avions fini de prendre notre douche, je m'essuyais alors que ce dernier jouait avec ses jouets dans le bain en attendant que je finisse de me sécher.
Tout à coup, je sens une petite main douce me caresser la jambe.
Je tourne la tête, et je vois Cookie qui met sa main sur le bouchon de sa bouteille de gel pour le corps, puis recaresse ma jambe de sa petite main. Et il recommence encore et encore... Au début je ne comprenais pas trop, mais rapidement j'ai saisi : Cookie essayait de me savonner la jambe!! Il m'imitait!! (Je le lave habituellement en mettant de son gel douche sur mes mains, puis je le savonne en le massant). C'était tellement cute que j'ai appelé mon chum pour qu'il vienne voir!!
Cet enfant me fait fondre le coeur. Je suis profondément en amour avec lui :-)
Tout à coup, je sens une petite main douce me caresser la jambe.
Je tourne la tête, et je vois Cookie qui met sa main sur le bouchon de sa bouteille de gel pour le corps, puis recaresse ma jambe de sa petite main. Et il recommence encore et encore... Au début je ne comprenais pas trop, mais rapidement j'ai saisi : Cookie essayait de me savonner la jambe!! Il m'imitait!! (Je le lave habituellement en mettant de son gel douche sur mes mains, puis je le savonne en le massant). C'était tellement cute que j'ai appelé mon chum pour qu'il vienne voir!!
Cet enfant me fait fondre le coeur. Je suis profondément en amour avec lui :-)
vendredi, juillet 24, 2009
Et voilà!
Je rejoins le rang des personnes normales qui travaillent le jour :-). Mon dernier quart de travail de nuit vient de se terminer!!!
Je suis bien contente que tout soit terminé, maintenant je pourrai me focusser sur les choses importantes, soit l'étude pour l'examen du collège royal (yark!).
Faut que je me donne un bon coup de pied au cul et que je me dise que ce n'est qu'une année difficile à passer, probablement une des plus difficile, pour ensuite avoir enfin droit à une certaine "liberté d'opinion professionnelle".
Je suis bien contente que tout soit terminé, maintenant je pourrai me focusser sur les choses importantes, soit l'étude pour l'examen du collège royal (yark!).
Faut que je me donne un bon coup de pied au cul et que je me dise que ce n'est qu'une année difficile à passer, probablement une des plus difficile, pour ensuite avoir enfin droit à une certaine "liberté d'opinion professionnelle".
Ma dernière nuit!
Wow! Je n'en reviens pas comment ça a passé vite ce "deux semaines" de travail de nuit. J'en suis déjà à plus de la moitié de ma dernière nuit de travail! Et en plus je suis chanceuse, c'est assez tranquille ce soir.
Mon résident junior voulait faire une "grosse bouffe" pour fêter notre dernière nuit ensemble, et nous avons commandé un immense festin d'un restaurant pakistanais. Miam!! My god que c'était bon! Il avait commandé un poisson, deux plats de poulet, et un plat de boeuf. J'aime vraiment ce genre de bouffe-là, épicé et délicieux à la fois, comme c'est agréable! Et en plus on a pu manger le tout sans être (trop) dérangé par des niaiseries.
N'empêche, la fatigue me rattrape car je me sens vraiment les nerfs à vif les 2-3 derniers jours. J'ai accouché un mort-né de 25 semaines et j'en ai pleuré pendant 15 minutes après (ça ne m'était pas arrivé de pleurer comme ça au travail depuis ma grossesse), j'ai le goût de donner une volée à toute infirmière qui vient m'interrompre pour me demander de faire un examen vaginal "urgent" (i.e. la patiente n'a pas été examinée pendant 2 heures, comme si la terre allait arrêter de tourner parce qu'on va avoir laissé 2h15min entre 2 examens! sans mentionner que si j'interromps certaines de ces infirmières pour leur demander quelque chose que je trouve primordial et qu'elles ont mieux à faire, elles n'hésiteront pas à m'envoyer balader!), et pour finir j'ai le goût d'envoyer chier le médecin de l'urgence qui me donne une tonne de consultations bidon (sans parler des questions par téléphone pour les autres patientes qui ont un problème vaguement gynécologique mais pour lesquelles il ne me consulte pas). Bref, parfois j'ai de la difficulté à m'endurer moi même. Sans parler de mon pauvre chum qui vit avec un zombie de mauvais poil!
Il ne me reste qu'à donner un petit boost pour demain, car une de mes amies se marie à 14h et je ne me vois pas ne pas y aller (malgré que je dois avouer que ce n'est pas l'envie qui me manque!! qu'est-ce que je donnerais pour dormir avec Cookie tout l'après-midi... ah!). Puis le cours de natation de Cookie samedi matin (rendu là je sais que ça va être du masochisme!!) et ensuite le repos mérité jusqu'à lundi. Je devrais survivre. Mais vivement que ça se calme dans ma vie pour profiter un peu plus de l'été avec mon fils.
Mon résident junior voulait faire une "grosse bouffe" pour fêter notre dernière nuit ensemble, et nous avons commandé un immense festin d'un restaurant pakistanais. Miam!! My god que c'était bon! Il avait commandé un poisson, deux plats de poulet, et un plat de boeuf. J'aime vraiment ce genre de bouffe-là, épicé et délicieux à la fois, comme c'est agréable! Et en plus on a pu manger le tout sans être (trop) dérangé par des niaiseries.
N'empêche, la fatigue me rattrape car je me sens vraiment les nerfs à vif les 2-3 derniers jours. J'ai accouché un mort-né de 25 semaines et j'en ai pleuré pendant 15 minutes après (ça ne m'était pas arrivé de pleurer comme ça au travail depuis ma grossesse), j'ai le goût de donner une volée à toute infirmière qui vient m'interrompre pour me demander de faire un examen vaginal "urgent" (i.e. la patiente n'a pas été examinée pendant 2 heures, comme si la terre allait arrêter de tourner parce qu'on va avoir laissé 2h15min entre 2 examens! sans mentionner que si j'interromps certaines de ces infirmières pour leur demander quelque chose que je trouve primordial et qu'elles ont mieux à faire, elles n'hésiteront pas à m'envoyer balader!), et pour finir j'ai le goût d'envoyer chier le médecin de l'urgence qui me donne une tonne de consultations bidon (sans parler des questions par téléphone pour les autres patientes qui ont un problème vaguement gynécologique mais pour lesquelles il ne me consulte pas). Bref, parfois j'ai de la difficulté à m'endurer moi même. Sans parler de mon pauvre chum qui vit avec un zombie de mauvais poil!
Il ne me reste qu'à donner un petit boost pour demain, car une de mes amies se marie à 14h et je ne me vois pas ne pas y aller (malgré que je dois avouer que ce n'est pas l'envie qui me manque!! qu'est-ce que je donnerais pour dormir avec Cookie tout l'après-midi... ah!). Puis le cours de natation de Cookie samedi matin (rendu là je sais que ça va être du masochisme!!) et ensuite le repos mérité jusqu'à lundi. Je devrais survivre. Mais vivement que ça se calme dans ma vie pour profiter un peu plus de l'été avec mon fils.
dimanche, juillet 19, 2009
Rechute!
Hier soir, lorsqu'est venu le temps de me coucher, les seins assez pleins de lait puisque Cookie s'est endormi dans la voiture sans prendre son néné du soir, j'ai doucement caressé le dos de mon fiston endormi dans sa bassinette en espérant presque qu'il se réveille. J'ai été chanceuse, il a rapidement commencé à gigoter et à pleurnicher, donc j'en ai profité pour le mettre au lit avec moi.
Mais bon, je savais que mon chum était plus ou moins d'accord (je dors mieux quand Cookie est dans sa bassinette, avec moi il passe sa nuit à téter et à changer de position ), alors comme il n'était pas encore monté, je me suis dit que si je fermais la lumière et que je mettais le drap sur Cookie, mon chum ne se rendrait compte de rien. Faut dire qu'il dort avec un CPAP donc il n'entend pas grand chose!
Eh bien je me suis fait prendre la main dans le sac! Cookie a tassé le drap de sa tête l'espace d'un instant, l'instant même où mon chum entrait dans la chambre!! Ce dernier m'a dit "eh eh! Tu m'as pas eu!" et on a éclaté de rire tous les deux. Mais bon il est bon jouer il n'a rien dit. (et Cookie, heureusement, s'est comporté correctement. Des fois il s'amuse à débrancher le tuyau du CPAP de son papa, je vous laisse imaginer la réaction de mon chum qui se réveille en étouffant!!!
Je sais très bien que je ne pourrais plus faire le cododo à temps plein parce que Cookie bouge beaucoup trop maintenant et que je ne me sens pas très reposée en dormant avec lui, mais c'est vraiment plaisant à l'occasion...
Mais bon, je savais que mon chum était plus ou moins d'accord (je dors mieux quand Cookie est dans sa bassinette, avec moi il passe sa nuit à téter et à changer de position ), alors comme il n'était pas encore monté, je me suis dit que si je fermais la lumière et que je mettais le drap sur Cookie, mon chum ne se rendrait compte de rien. Faut dire qu'il dort avec un CPAP donc il n'entend pas grand chose!
Eh bien je me suis fait prendre la main dans le sac! Cookie a tassé le drap de sa tête l'espace d'un instant, l'instant même où mon chum entrait dans la chambre!! Ce dernier m'a dit "eh eh! Tu m'as pas eu!" et on a éclaté de rire tous les deux. Mais bon il est bon jouer il n'a rien dit. (et Cookie, heureusement, s'est comporté correctement. Des fois il s'amuse à débrancher le tuyau du CPAP de son papa, je vous laisse imaginer la réaction de mon chum qui se réveille en étouffant!!!
Je sais très bien que je ne pourrais plus faire le cododo à temps plein parce que Cookie bouge beaucoup trop maintenant et que je ne me sens pas très reposée en dormant avec lui, mais c'est vraiment plaisant à l'occasion...
mercredi, juillet 15, 2009
Bientôt 18 mois!
C'est incroyable comme Cookie peut grandir vite - je ne peux pas croire que dans 2 semaines il aura déjà 18 mois!!
Il change tellement vite - le joli petit bébé est définitivement devenu un bambin avec une personnalité qui s'affirme de jour en jour un peu plus. Bien qu'il refuse toujours de parler (on voit clairement qu'il n'est pas intéressé pour le moment à parler français - son language personnel est beaucoup plus intéressant et expressif et avec deux parents toujours prêts à deviner et à répondre à ses besoins aussi vite que possible, il ne voit probablement pas l'utilité d'apprendre des mots de français!), il s'exprime de plus en plus, par son language perso, par ses mimiques, ou encore par son comportement. Déjà, on détecte une petite fibre rebelle dans son caractère : il aime jouer avec l'interdit (le tiroir de couteau est TRÈS populaire ces temps-ci), il aime bien jeter sa coutellerie, sa vaisselle et sa bavette par terre lorsque son repas est terminé, il aime bien tester les nerfs de papa (surtout en jouant autour du poele à bois ou en mettant des disques compact dans le magnétoscope! succès assuré pour faire tourner papa en bourrique!), et nouveauté, il ne tient que le doigt de maman pour marcher que lorsqu'elle va dans la même direction que monsieur veut aller!! (Très rigolo à l'épicerie alors que monsieur a vu quelque chose et qu'il laisse mon doigt, fait un 180 degré et cours dans la direction opposée! Il est tellement rapide que je dois courir derrière pour le rattraper!). N'empêche je ne m'en plains pas : je trouve sa petite fibre rebelle des plus adorables.
Côté bouffe il m'impressionnera toujours : il mange plein de trucs que je ne suis pas capable de manger moi-même (surtout des légumes), il mange toujours ce qu'on lui sert, bref il est très ouvert à la nouveauté et n'est absolument pas difficile. Ces temps-ci on essaie de bien manger pour donner un petit coup de pouce à son papa (qui essaie de perdre du poids) alors on bouffe des trucs parfois assez exotique qui sont toujours très populaire chez Cookie. C'est une vraie surprise pour moi car j'ai toujours cru qu'intrinsèquement, les enfants sont difficiles (faut croire qu'il s'agit juste d'introduire des aliments diversifiés à un très jeune âge pour éviter ce problème - ou alors je suis particulièrement chanceuse avec Cookie). Enfin, c'est cool de voir comment il aime les fruits et les légumes, comme dit mon chum il faut entretenir ce goût, ça risque de le préserver de l'obésité (peur bleue de mon chum).
Sinon ces dernières semaines il vit un trip bien particulier : les épingles à linge. Il les aime tellement que si on le laissait faire, il dormirait avec une dans chaque main!! En fait, j'utilise cette passion à mon avantange : je traîne une épingle à linge dans mon sac à couche pour la natation, et juste le fait de tenir son épingle à linge le garde tranquille pour que je puisse me changer sans devoir l'empêcher de faire une connerie à chaque 2 secondes. Comme c'est agréable :-) (j'ai juste l'air de la folle qui occupe son enfant avec une épingle à linge mais honnêtement je m'en fous!)
Parfois je regrette le temps où nous faisions du co-dodo à temps plein (nous avons arrêté il y a deux mois parce que je voulais le sevrer du tétage de nuit), mais puisque la manoeuvre a eu l'effet escompté (ramener mes règles), j'essaie de ne pas trop le regretter. Quand je suis à la maison pour sa sieste et que je veux me reposer je me couche encore avec lui, sans compter qu'au premier petit pleur dans la bassinette il vient rejoindre maman dans le grand lit, mais m'endormir blottie contre mon Cookie me manque quand même un peu. Mais bon, si c'est tout ce qu'il me faut pour être capable d'en avoir un deuxième le prix à payer n'est pas si exhorbitant.
Il change tellement vite - le joli petit bébé est définitivement devenu un bambin avec une personnalité qui s'affirme de jour en jour un peu plus. Bien qu'il refuse toujours de parler (on voit clairement qu'il n'est pas intéressé pour le moment à parler français - son language personnel est beaucoup plus intéressant et expressif et avec deux parents toujours prêts à deviner et à répondre à ses besoins aussi vite que possible, il ne voit probablement pas l'utilité d'apprendre des mots de français!), il s'exprime de plus en plus, par son language perso, par ses mimiques, ou encore par son comportement. Déjà, on détecte une petite fibre rebelle dans son caractère : il aime jouer avec l'interdit (le tiroir de couteau est TRÈS populaire ces temps-ci), il aime bien jeter sa coutellerie, sa vaisselle et sa bavette par terre lorsque son repas est terminé, il aime bien tester les nerfs de papa (surtout en jouant autour du poele à bois ou en mettant des disques compact dans le magnétoscope! succès assuré pour faire tourner papa en bourrique!), et nouveauté, il ne tient que le doigt de maman pour marcher que lorsqu'elle va dans la même direction que monsieur veut aller!! (Très rigolo à l'épicerie alors que monsieur a vu quelque chose et qu'il laisse mon doigt, fait un 180 degré et cours dans la direction opposée! Il est tellement rapide que je dois courir derrière pour le rattraper!). N'empêche je ne m'en plains pas : je trouve sa petite fibre rebelle des plus adorables.
Côté bouffe il m'impressionnera toujours : il mange plein de trucs que je ne suis pas capable de manger moi-même (surtout des légumes), il mange toujours ce qu'on lui sert, bref il est très ouvert à la nouveauté et n'est absolument pas difficile. Ces temps-ci on essaie de bien manger pour donner un petit coup de pouce à son papa (qui essaie de perdre du poids) alors on bouffe des trucs parfois assez exotique qui sont toujours très populaire chez Cookie. C'est une vraie surprise pour moi car j'ai toujours cru qu'intrinsèquement, les enfants sont difficiles (faut croire qu'il s'agit juste d'introduire des aliments diversifiés à un très jeune âge pour éviter ce problème - ou alors je suis particulièrement chanceuse avec Cookie). Enfin, c'est cool de voir comment il aime les fruits et les légumes, comme dit mon chum il faut entretenir ce goût, ça risque de le préserver de l'obésité (peur bleue de mon chum).
Sinon ces dernières semaines il vit un trip bien particulier : les épingles à linge. Il les aime tellement que si on le laissait faire, il dormirait avec une dans chaque main!! En fait, j'utilise cette passion à mon avantange : je traîne une épingle à linge dans mon sac à couche pour la natation, et juste le fait de tenir son épingle à linge le garde tranquille pour que je puisse me changer sans devoir l'empêcher de faire une connerie à chaque 2 secondes. Comme c'est agréable :-) (j'ai juste l'air de la folle qui occupe son enfant avec une épingle à linge mais honnêtement je m'en fous!)
Parfois je regrette le temps où nous faisions du co-dodo à temps plein (nous avons arrêté il y a deux mois parce que je voulais le sevrer du tétage de nuit), mais puisque la manoeuvre a eu l'effet escompté (ramener mes règles), j'essaie de ne pas trop le regretter. Quand je suis à la maison pour sa sieste et que je veux me reposer je me couche encore avec lui, sans compter qu'au premier petit pleur dans la bassinette il vient rejoindre maman dans le grand lit, mais m'endormir blottie contre mon Cookie me manque quand même un peu. Mais bon, si c'est tout ce qu'il me faut pour être capable d'en avoir un deuxième le prix à payer n'est pas si exhorbitant.
La derniere fois
Dimanche dernier, pour la derniere fois, j'ai recommencé à travailler de nuit.
Le vendredi 24 juillet, à 7h, je pourrai dire "mission accomplie!"
Quel bonheur juste d'y penser!!
(Je dois y aller, une autre consultation à l'urgence... ensuite avec un peu de chance je pourrai rejoindre mon lit pour quelques heures!!)
Le vendredi 24 juillet, à 7h, je pourrai dire "mission accomplie!"
Quel bonheur juste d'y penser!!
(Je dois y aller, une autre consultation à l'urgence... ensuite avec un peu de chance je pourrai rejoindre mon lit pour quelques heures!!)
jeudi, juin 25, 2009
Méchant luxe!
Depuis plusieurs mois, je jongle avec l'idée d'acheter une machine pour poser des boutons pressions sur les couches (et potentiellement autres trucs que je pourrais coudre).
Mon chum, qui est habituellement assez reluctant sur les dépenses "pas vraiment essentielles", est très enthousiaste à l'idée que les prochaines couches de Cookie soient des couches à poche fermées avec de magnifiques boutons pression - le luxe suprême des couches lavables selon nous!
N'empêche, les couches lavables, bien qu'étant un choix écologique en premier lieu, étaient aussi un choix économique. Oui, je suis une militante des couches lavables et je ne les changerais pour rien au monde pour des raisons idéologiques (même si j'avoue que frotter le caca dans le fond des couches m'énerve toujours autant aujourd'hui que durant les premières semaines), mais de toute manière je doute qu'on aurait le budget pour payer des couches jetables à Cookie (ou du moins, toute notre marge de manoeuvre y passerait!!).
Alors mon dilemme est évident : les premières couches (des couches préformées en flanellette, confectionnées avec du tissu acheté à rabais chez Fabricville) ont été pensées pour être économiques. Bon d'accord l'achat de couvre-couche imperméable "tout fait" s'est révélé être assez dispendieux, quoiqu'indispensable pour la garderie (je doute que ma gardienne aurait toléré longtemps mes couvres-couches de polar cheap qui passaient leur temps à faire des fuites sur les vêtements), mais malgré tout le combo "couches préformées maisons/couvre-couche imperméable du commerce" était globalement très économique.
Ce qui ne sera pas le cas avec les nouvelles couches si je les fabrique selon nos nouveaux standard : couche à poche avec insert de bambou fermées avec snaps de plastique.
Mais n'empêche, les couches faites maison seront tout de même plus économique que celles que j'achèterais toutes faites dans le commerce, sans parler du fait que ce serait beaucoup plus simple pour nous et pour ma gardienne (surtout si un jour je tombe enceinte et qu'elle garde mes deux enfants en couches lavables). Et bien entendu l'achat de la presse à bouton pression pourrait être rentabilisée par son utilisation dans d'autres projets. (Mon chum souffre d'obésité et souvent, comme c'est impossible pour lui de s'habiller dans les magasins conventionnels, je lui fabrique des vêtements sur mesure qui coûtent une fraction du prix qu'on doit payer dans les boutiques ultra-spécialisées pour taille plus, sans parler du fait qu'ils sont plus beaux et seyants la plupart du temps).
Je me laisse jusqu'à la fin de semaine pour y penser mais n'empêche, je crois que je vais sauter la clôture et faire la folie :-). Après tout, ces couches devraient servir pour plus d'un enfant éventuellement!!!!!
Mon chum, qui est habituellement assez reluctant sur les dépenses "pas vraiment essentielles", est très enthousiaste à l'idée que les prochaines couches de Cookie soient des couches à poche fermées avec de magnifiques boutons pression - le luxe suprême des couches lavables selon nous!
N'empêche, les couches lavables, bien qu'étant un choix écologique en premier lieu, étaient aussi un choix économique. Oui, je suis une militante des couches lavables et je ne les changerais pour rien au monde pour des raisons idéologiques (même si j'avoue que frotter le caca dans le fond des couches m'énerve toujours autant aujourd'hui que durant les premières semaines), mais de toute manière je doute qu'on aurait le budget pour payer des couches jetables à Cookie (ou du moins, toute notre marge de manoeuvre y passerait!!).
Alors mon dilemme est évident : les premières couches (des couches préformées en flanellette, confectionnées avec du tissu acheté à rabais chez Fabricville) ont été pensées pour être économiques. Bon d'accord l'achat de couvre-couche imperméable "tout fait" s'est révélé être assez dispendieux, quoiqu'indispensable pour la garderie (je doute que ma gardienne aurait toléré longtemps mes couvres-couches de polar cheap qui passaient leur temps à faire des fuites sur les vêtements), mais malgré tout le combo "couches préformées maisons/couvre-couche imperméable du commerce" était globalement très économique.
Ce qui ne sera pas le cas avec les nouvelles couches si je les fabrique selon nos nouveaux standard : couche à poche avec insert de bambou fermées avec snaps de plastique.
Mais n'empêche, les couches faites maison seront tout de même plus économique que celles que j'achèterais toutes faites dans le commerce, sans parler du fait que ce serait beaucoup plus simple pour nous et pour ma gardienne (surtout si un jour je tombe enceinte et qu'elle garde mes deux enfants en couches lavables). Et bien entendu l'achat de la presse à bouton pression pourrait être rentabilisée par son utilisation dans d'autres projets. (Mon chum souffre d'obésité et souvent, comme c'est impossible pour lui de s'habiller dans les magasins conventionnels, je lui fabrique des vêtements sur mesure qui coûtent une fraction du prix qu'on doit payer dans les boutiques ultra-spécialisées pour taille plus, sans parler du fait qu'ils sont plus beaux et seyants la plupart du temps).
Je me laisse jusqu'à la fin de semaine pour y penser mais n'empêche, je crois que je vais sauter la clôture et faire la folie :-). Après tout, ces couches devraient servir pour plus d'un enfant éventuellement!!!!!
mercredi, juin 24, 2009
Bonne St-Jean!!
J'espère que vous avez une St-Jean Baptiste agréable en famille!
De mon côté, comme la garderie était fermée aujourd'hui, j'ai eu droit à une sieste collée contre Cookie entre mes deux gardes de nuit! Malgré le manque de repos chronique, j'apprécie toujours autant les siestes quand Cookie s'endort en allaitant collé contre maman! Comme nous avons mis le cododo en pause depuis près de 6 semaines, ces moments sont d'autant plus précieux!!!
Évidemment j'aurais bien aimé profiter de la journée et aller au parc ou à la piscine avec Cookie. Mais bon, je me dis que la semaine prochaine, pour le premier juillet, je pourrai en profiter autant que j'en aurai envie, alors la pillule passe mieux. Surtout qu'il ne me reste que 2 nuits avant que ce "night float" soit terminé.
Tous ceux qui ont la chance de fêter, profitez-en bien pour moi!!!
De mon côté, comme la garderie était fermée aujourd'hui, j'ai eu droit à une sieste collée contre Cookie entre mes deux gardes de nuit! Malgré le manque de repos chronique, j'apprécie toujours autant les siestes quand Cookie s'endort en allaitant collé contre maman! Comme nous avons mis le cododo en pause depuis près de 6 semaines, ces moments sont d'autant plus précieux!!!
Évidemment j'aurais bien aimé profiter de la journée et aller au parc ou à la piscine avec Cookie. Mais bon, je me dis que la semaine prochaine, pour le premier juillet, je pourrai en profiter autant que j'en aurai envie, alors la pillule passe mieux. Surtout qu'il ne me reste que 2 nuits avant que ce "night float" soit terminé.
Tous ceux qui ont la chance de fêter, profitez-en bien pour moi!!!
Ouf!
Je ne me serais jamais douté à quel point la production de lait est à ce point élastique.
Pour des raisons de paresse (et aussi, parce qu'à un certain point c'était hors de mon contrôle), j'ai passé + de 24 heures sans tirer de lait ou allaiter la semaine passée. Sans mentionner l'engorgement monstre qui en a résulté, ma production a baissé dramatiquement dès la journée qui a suivi. À un point tel que j'avais toujours l'impression que mes seins étaient vide. Et à un point tel qu'après 12 heures sans stimulation je n'ai réussi qu'à tirer qu'un minuscule 2 onces après 30 minutes de tire lait.
J'ai bien essayé de me convaincre que c'était peut-être un mal pour un bien, que ma fertilité reviendrait peut-être plus vite, mais au fond de moi j'étais vraiment triste de ne plus avoir vraiment de lait pour mon petit Cookie.
Cookie, lui, a pris ça pour un bien, puisque ça lui a fait une raison en béton pour s'accrocher au sein de longues heures la fin de semaine venue. Résultat : j'ai encore plus de lait qu'avant cet épisode malheureux. Wow! Je n'en reviens pas encore!!!
Anyway j'ai eu ma leçon : paresse ou pas, je fais ma séance de tire-lait au milieu de la nuit, question de stimuler assez pour que Cookie aie assez de lait quand il allaite. D'un côté comme de l'autre, nous ne sommes définitivement pas prêt pour un sevrage maintenant.
Pour des raisons de paresse (et aussi, parce qu'à un certain point c'était hors de mon contrôle), j'ai passé + de 24 heures sans tirer de lait ou allaiter la semaine passée. Sans mentionner l'engorgement monstre qui en a résulté, ma production a baissé dramatiquement dès la journée qui a suivi. À un point tel que j'avais toujours l'impression que mes seins étaient vide. Et à un point tel qu'après 12 heures sans stimulation je n'ai réussi qu'à tirer qu'un minuscule 2 onces après 30 minutes de tire lait.
J'ai bien essayé de me convaincre que c'était peut-être un mal pour un bien, que ma fertilité reviendrait peut-être plus vite, mais au fond de moi j'étais vraiment triste de ne plus avoir vraiment de lait pour mon petit Cookie.
Cookie, lui, a pris ça pour un bien, puisque ça lui a fait une raison en béton pour s'accrocher au sein de longues heures la fin de semaine venue. Résultat : j'ai encore plus de lait qu'avant cet épisode malheureux. Wow! Je n'en reviens pas encore!!!
Anyway j'ai eu ma leçon : paresse ou pas, je fais ma séance de tire-lait au milieu de la nuit, question de stimuler assez pour que Cookie aie assez de lait quand il allaite. D'un côté comme de l'autre, nous ne sommes définitivement pas prêt pour un sevrage maintenant.
mercredi, juin 17, 2009
Jugement recherché
Je ne sais pas ce qui m'a pris au départ d'accepter de considérer la chose, si c'est une disconnection entre mon jugement et mon centre de la parole, ou encore mon désir d'être une superwoman, mais lorsqu'un de mes superviseurs préférés (l'urogynécologue) m'a demandé de venir opérer avec lui aujourd'hui, je lui ai dit que j'allais y penser.
Vous l'avez lu hier (ou avant-hier, qu'importe), je travaille présentement de nuit. Le chiffre de nuit c'est de 17h à 7h, la salle d'op est de 8h à 16h.
Pour vous mettre dans le contexte, beaucoup de résidents ces temps-ci sont à la maison avec la grippe A(H1N1). Donc nous sommes en manque de résidents pour couvrir les services dans mon programme ( je vous épargne la tonne de téléphone que j'ai dû faire, en tant que résidente-chef, pour trouver du remplacement depuis le début de la semaine).
Donc la semaine passée j'avais dit à l'urogynécologue que j'allais considérer son "offre" de venir opérer avec lui si jamais la nuit était bien tranquille. Eh bien hier soir la nuit était assez tranquille, sauf que j'ai travaillé sur des merdes administratives jusqu'à 3h du matin. Et qu'après tout ça j'avais de la difficulté à m'endormir. Donc j'ai dû dormir un gros 3 heures.
Ce matin, face à mon destin, j'ai longuement hésité. La salle d'op avec l'urogynécologue ou dodo dans mon lit et néné-power avec Cookie. Je me suis dit que je pouvais avoir le meilleur des deux et faire la moitié de la journée de la salle d'op et ensuite aller roupillonner chez moi 3-4 heures tout en donnant le néné de l'après-midi.
Sauf que le dernier cas de l'urogynécologue était le plus intéressant. Et que si j'allais à la maison j'allais le donner à un de mes collègues qui est plus que gâté en terme de cas intéressants (ce qui n'est pas mon cas, je ne suis habituellement pas très chanceuse).
Alors je suis restée. Jusqu'à 16h. Et après il était trop tard pour dormir ou aller à la maison. Surtout que mes "talents" de résidente-chef ont été réquisitionnés à 16h15. J'ai même pas eu le temps de manger mon souper avant de commencer le chiffre de nuit!!!
Là à 22h45, je m'endors. Grosse surprise. Il me reste encore 8h de garde à faire.
Je me dis "manque de jugement". "Maudite conne t'apprendras jamais".
(heureusement que Cookie aime bien être avec son père ces temps-ci. mais je me sens coupable parce que je sais bien qu'il doit s'ennuyer de moi et de son néné-power...)
Je devrais passer une annonce dans les petites annonces classées. "Jugement recherché. Prête à payer très cher pour mener une vie plus intelligente."
La médecine empoisonne mon cerveau, et me fait vivre dans un monde virtuel parallèle. Mais le pire c'est que je m'en rends compte maintenant, malgré le fait que ça ne m'empêche pas de faire toutes sortes de conneries...
Vous l'avez lu hier (ou avant-hier, qu'importe), je travaille présentement de nuit. Le chiffre de nuit c'est de 17h à 7h, la salle d'op est de 8h à 16h.
Pour vous mettre dans le contexte, beaucoup de résidents ces temps-ci sont à la maison avec la grippe A(H1N1). Donc nous sommes en manque de résidents pour couvrir les services dans mon programme ( je vous épargne la tonne de téléphone que j'ai dû faire, en tant que résidente-chef, pour trouver du remplacement depuis le début de la semaine).
Donc la semaine passée j'avais dit à l'urogynécologue que j'allais considérer son "offre" de venir opérer avec lui si jamais la nuit était bien tranquille. Eh bien hier soir la nuit était assez tranquille, sauf que j'ai travaillé sur des merdes administratives jusqu'à 3h du matin. Et qu'après tout ça j'avais de la difficulté à m'endormir. Donc j'ai dû dormir un gros 3 heures.
Ce matin, face à mon destin, j'ai longuement hésité. La salle d'op avec l'urogynécologue ou dodo dans mon lit et néné-power avec Cookie. Je me suis dit que je pouvais avoir le meilleur des deux et faire la moitié de la journée de la salle d'op et ensuite aller roupillonner chez moi 3-4 heures tout en donnant le néné de l'après-midi.
Sauf que le dernier cas de l'urogynécologue était le plus intéressant. Et que si j'allais à la maison j'allais le donner à un de mes collègues qui est plus que gâté en terme de cas intéressants (ce qui n'est pas mon cas, je ne suis habituellement pas très chanceuse).
Alors je suis restée. Jusqu'à 16h. Et après il était trop tard pour dormir ou aller à la maison. Surtout que mes "talents" de résidente-chef ont été réquisitionnés à 16h15. J'ai même pas eu le temps de manger mon souper avant de commencer le chiffre de nuit!!!
Là à 22h45, je m'endors. Grosse surprise. Il me reste encore 8h de garde à faire.
Je me dis "manque de jugement". "Maudite conne t'apprendras jamais".
(heureusement que Cookie aime bien être avec son père ces temps-ci. mais je me sens coupable parce que je sais bien qu'il doit s'ennuyer de moi et de son néné-power...)
Je devrais passer une annonce dans les petites annonces classées. "Jugement recherché. Prête à payer très cher pour mener une vie plus intelligente."
La médecine empoisonne mon cerveau, et me fait vivre dans un monde virtuel parallèle. Mais le pire c'est que je m'en rends compte maintenant, malgré le fait que ça ne m'empêche pas de faire toutes sortes de conneries...
mardi, juin 16, 2009
Réussite!!!
Ça y est, l'angoisse est terminée.
J'ai réussi l'examen du conseil médical canadien deuxième partie!! Youppi!!!
(je n'aurai pas gagé cher sur ma réussite, mais bon, la preuve est faite qu'il ne faut jamais perdre espoir!!!!)
Maintenant visons l'examen du collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, spécialité obstétrique et gynécologie (le "vrai" examen) avec la même note. Réussite.
Ça fait ma journée (et probablement la semaine, vu l'argent investi dans cet examen)!
J'ai réussi l'examen du conseil médical canadien deuxième partie!! Youppi!!!
(je n'aurai pas gagé cher sur ma réussite, mais bon, la preuve est faite qu'il ne faut jamais perdre espoir!!!!)
Maintenant visons l'examen du collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, spécialité obstétrique et gynécologie (le "vrai" examen) avec la même note. Réussite.
Ça fait ma journée (et probablement la semaine, vu l'argent investi dans cet examen)!
lundi, juin 15, 2009
Vie nocturne - et ça recommence!
Hier s'est amorçé un nouveau cycle de travail de nuit - pour les deux prochaines semaines.
Mon chum et moi prenons ça assez zen - tant mieux! C'est fou ce qu'on peut changer rapidement quand on a un enfant! Mon chum avait l'habitude de capoter quand je travaillais de nuit (et moi aussi d'ailleurs) alors que paradoxalement, ça avait beaucoup moins de conséquences quand nous n'étions pas encore parents!!
Je pense que c'est une des choses que je préfère d'être une maman : que ma petite personne ne soit plus au centre de ma vie et que le fait que ma vie tourne autour de quelqu'un d'autre me rende plus mature. Et aussi plus calme et détachée face aux imprévus.
Notre organisation cette fois-ci est un peu différente de la dernière fois. Cookie ira à la garderie après son néné du matin (dépendamment à l'heure à laquelle je reviens, probablement entre 8h30 et 9h30), jusqu'à 14h30 ou son réveil de la sieste, dépendant lequel arrive en dernier. J'irai ensuite le chercher, et puis je le ramène vers 16h10 en allant au travail pour une petite heure et quart jusqu'à 17h30, heure à laquelle papa le ramènera au bercail pour la soirée/la nuit.
Ma seule crainte : attraper la maudite grippe A(H1N1). Plusieurs de mes collègues l'ont attrapé la semaine dernière et sont au repos à la maison, ce qui nous laisse devant un manque de résidents pour couvrir la salle d'accouchement. N'empêche, j'ai tellement peur de donner cette merde à Cookie si je l'attrape... je peux vous dire que je me lave les mains compulsivement et que je porte un masque au moindre doute!!!
Mon chum et moi prenons ça assez zen - tant mieux! C'est fou ce qu'on peut changer rapidement quand on a un enfant! Mon chum avait l'habitude de capoter quand je travaillais de nuit (et moi aussi d'ailleurs) alors que paradoxalement, ça avait beaucoup moins de conséquences quand nous n'étions pas encore parents!!
Je pense que c'est une des choses que je préfère d'être une maman : que ma petite personne ne soit plus au centre de ma vie et que le fait que ma vie tourne autour de quelqu'un d'autre me rende plus mature. Et aussi plus calme et détachée face aux imprévus.
Notre organisation cette fois-ci est un peu différente de la dernière fois. Cookie ira à la garderie après son néné du matin (dépendamment à l'heure à laquelle je reviens, probablement entre 8h30 et 9h30), jusqu'à 14h30 ou son réveil de la sieste, dépendant lequel arrive en dernier. J'irai ensuite le chercher, et puis je le ramène vers 16h10 en allant au travail pour une petite heure et quart jusqu'à 17h30, heure à laquelle papa le ramènera au bercail pour la soirée/la nuit.
Ma seule crainte : attraper la maudite grippe A(H1N1). Plusieurs de mes collègues l'ont attrapé la semaine dernière et sont au repos à la maison, ce qui nous laisse devant un manque de résidents pour couvrir la salle d'accouchement. N'empêche, j'ai tellement peur de donner cette merde à Cookie si je l'attrape... je peux vous dire que je me lave les mains compulsivement et que je porte un masque au moindre doute!!!
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