vendredi, mars 24, 2006
8 de plus!
C'est cool! Les réponses continuent de rentrer pour le mariage! Aujourd'hui j'ai reçu 4 nouvelles enveloppes, et les 4 contenaient des réponses positives :-). Je trippe vraiment... Deux de mes oncles ont confirmés qu'ils venaient accompagnés, une de mes cousine (aussi accompagnée) et finalement un couple d'amis de mon chum qui restent à Paris!! J'en reviens pas! C'est vraiment trippant qu'ils viennent d'aussi loin pour assister à notre mariage! Et c'est tellement gentil aussi... Ils avaient écrit un petit mot au dos de leur carte où ils décrivaient leur planification de voyage en détail... ils vont presque faire un mini-tour du Québec!! En tout cas ça me fait vraiment tripper de recevoir les réponses pour le mariage... J'y pense même la journée au travail ;-).
jeudi, mars 23, 2006
2 personnes de plus!
J'ai reçu un nouveau carton réponse pour mon mariage : un de mes grand-oncles va venir!! C'est cool, 2 personnes de plus s'ajoutent à ma liste d'invités...
Sinon ce soir je suis allée avec ma soeur pour essayer sa robe de demoiselle d'honneur... le modèle lui va vraiment bien!! Elle et Pascale vont vraiment être très jolies!!!
J'ai eu la confirmation pour le bed-and-breakfast que j'ai réservé à Jasper pour notre voyage de noce, c'est une très jolie chambre avec vue panoramique sur les rocheuses... J'ai hâte!
Tout va vraiment très vite... samedi il ne restera que 6 semaines avant le mariage!!
Sinon ce soir je suis allée avec ma soeur pour essayer sa robe de demoiselle d'honneur... le modèle lui va vraiment bien!! Elle et Pascale vont vraiment être très jolies!!!
J'ai eu la confirmation pour le bed-and-breakfast que j'ai réservé à Jasper pour notre voyage de noce, c'est une très jolie chambre avec vue panoramique sur les rocheuses... J'ai hâte!
Tout va vraiment très vite... samedi il ne restera que 6 semaines avant le mariage!!
mercredi, mars 22, 2006
Réponses pour le mariage
C'est vraiment cool! Aujourd'hui j'ai reçu mes deux première réponses aux invitations que j'ai envoyé pour mon mariage. Une d'une cousine qui va venir (yé!) et une autre d'un oncle qui va venir aussi (yé!). Plus une de mes amies qui est venue porter directement la réponse dans ma boîte aux lettre et qui va venir aussi avec son chum!
Donc présentement 6 personnes ont confirmé leur présence à mon mariage. Sans compter mes parents et ma soeur (4 personnes), les soeurs de ma mère et leurs enfants (7 personnes), les parents de mon chum (2 personnes), le frère de mon chum (2 autres), son oncle (1), sa tante (1) et une de mes amies qui est demoiselle d'honneur (1). Donc nous serons au moins 24. Mon père pense qu'il y aura environ 85 personnes qui vont venir, moi je viserais plus la centaine. Nous verrons :-).
J'avais décidé que ne voulais pas trop parler du fait que j'essaie d'être enceinte autour de moi pour ne pas sentir la pression, mais je me suis vendue un peu contre mon gré. Vendredi dernier, lors d'une conférence de gynéco, j'étais avec une de mes collègues et suite à une conférence sur les nouveautés en terme de contraception, elle commence à me demander quelle méthode j'utilise... Moi bien innocemment je réponds que je n'utilise rien, ce à quoi elle rétorque "tu veux dire que t'utilise des condoms?". Je lui réponds sur le coup "ben non, c'est que j'essaie d'être enceinte!" mais bon, je me dis que j'aurais probablement pas dû... Je pense qu'elle va rester discrète (je lui ai demandé de garder ça pour elle), mais j'espère juste que ça ne va pas s'ébruiter. À 25 résidents dans le programme, je pense que les potins peuvent faire le tour assez rapidement...
Sinon ya juste avec Pascale (une de mes très bonnes amies du secondaire, qui sera aussi une demoiselle d'honneur à mon mariage) que j'en ai parlé. Mais bon, elle aussi en parle à mots couverts depuis quelque mois, alors c'est pas la même chose. Tout de même, je veux attendre d'être enceinte de 12 semaines avant de l'annoncer à plein de monde : j'ai pas envie d'appeler tout le monde quand j'ai un test positif pour finalement faire une fausse couche 4 semaines plus tard :-(.
Enfin... me reste juste à faire le bébé et à me trouver un gynéco... une autre affaire compliquée ça surtout quand on travaille avec plein de gynéco...
Donc présentement 6 personnes ont confirmé leur présence à mon mariage. Sans compter mes parents et ma soeur (4 personnes), les soeurs de ma mère et leurs enfants (7 personnes), les parents de mon chum (2 personnes), le frère de mon chum (2 autres), son oncle (1), sa tante (1) et une de mes amies qui est demoiselle d'honneur (1). Donc nous serons au moins 24. Mon père pense qu'il y aura environ 85 personnes qui vont venir, moi je viserais plus la centaine. Nous verrons :-).
J'avais décidé que ne voulais pas trop parler du fait que j'essaie d'être enceinte autour de moi pour ne pas sentir la pression, mais je me suis vendue un peu contre mon gré. Vendredi dernier, lors d'une conférence de gynéco, j'étais avec une de mes collègues et suite à une conférence sur les nouveautés en terme de contraception, elle commence à me demander quelle méthode j'utilise... Moi bien innocemment je réponds que je n'utilise rien, ce à quoi elle rétorque "tu veux dire que t'utilise des condoms?". Je lui réponds sur le coup "ben non, c'est que j'essaie d'être enceinte!" mais bon, je me dis que j'aurais probablement pas dû... Je pense qu'elle va rester discrète (je lui ai demandé de garder ça pour elle), mais j'espère juste que ça ne va pas s'ébruiter. À 25 résidents dans le programme, je pense que les potins peuvent faire le tour assez rapidement...
Sinon ya juste avec Pascale (une de mes très bonnes amies du secondaire, qui sera aussi une demoiselle d'honneur à mon mariage) que j'en ai parlé. Mais bon, elle aussi en parle à mots couverts depuis quelque mois, alors c'est pas la même chose. Tout de même, je veux attendre d'être enceinte de 12 semaines avant de l'annoncer à plein de monde : j'ai pas envie d'appeler tout le monde quand j'ai un test positif pour finalement faire une fausse couche 4 semaines plus tard :-(.
Enfin... me reste juste à faire le bébé et à me trouver un gynéco... une autre affaire compliquée ça surtout quand on travaille avec plein de gynéco...
mercredi, mars 15, 2006
Acide folique
Plus ça va, plus on s'enligne pour avoir un bébé et c'est vraiment cool. La semaine passée, je suis allée m'acheter une bouteille d'acide folique (vitamine qui aide à diminuer le nombre de malformation du système nerveux chez le fétus) et j'ai commencé à en prendre. Pour moi c'est clair : si je commence à prendre ça, c'est que je suis vraiment décidée que c'est le bon temps pour avoir un joli bedon tout rond. Anyway maintenant qu'on a le 5 1/2 avec une chambre de bébé, maintenant que j'ai une job à temps plein et maintenant qu'on va être mariés très bientôt, on peut dire que les conditions gagnantes seront remplies :-)
J'espère vraiment avoir une fille. J'essaie de me convaincre que l'important c'est d'avoir un bébé en santé et surtout, une grossesse sans complications (je ne me vois pas couchée sur un lit au repos pendant des semaines, voire des mois... surtout sans pouvoir aller travailler!!) mais c'est plus fort que moi, je visualise toujours une fille. Je pense que je me suis toujours dit que mon premier bébé serait une fille, et là j'ai presque peur d'avoir un garçon. La preuve : le prénom qu'on donnera à notre première fille est choisi depuis plusieurs années mais nous ne sommes jamais capable de s'entendre sur un prénom de garçon. Soit c'est trop commun, soit c'est pas joli, soit c'est pas assez si ou ça... bref j'ai l'impression que tous les prénoms de garçon sont moches :-(. Seul espoir à l'horizon : n'avoir que des filles ;-). Mais n'empêche, je suis convaincue que je passerais à côté de quelque chose si je n'avais pas de fils...
J'ai vraiment hâte d'être enceinte pour pouvoir acheter des trucs de bébé. Je vais récupérer le berceau en bois chez ma grand-mère pour mettre le bébé dedans quand il va être très petit, et je vais l'installer à côté de mon lit pour pouvoir l'allaiter durant la nuit sans trop me réveiller. Pour la chambre, j'aimerais bien avoir une jolie bassinette en bois verni et un petit chiffonnier assorti, mais bon, il va falloir regarder le budget que je peux mettre là-dedans parce que je me suis rendue compte que les trucs de bébé ça monte vite et ça coûte cher!! La poussette, la chaise haute, les vêtements, la garderie, les congés à mon travail... tout ça va coûter assez cher merci, je le sens. Mais bon comme dit mon chum, si on veut vraiment en avoir 5, il faut commencer à les avoir maintenant sinon on va encore avoir un bébé aux couches quand j'aurai 40 et lui 45!!
Enfin... tout ça c'est en espérant que je n'aie pas de problème de fertilité :-(. C'est fou le nombre d'angoisse que j'ai parce que je suis en gynéco, je suis convaincue qu'à force de voir les pires cas on a en tête que ça pourrait nous arriver et ça ne peut que jouer contre nous...
J'espère vraiment avoir une fille. J'essaie de me convaincre que l'important c'est d'avoir un bébé en santé et surtout, une grossesse sans complications (je ne me vois pas couchée sur un lit au repos pendant des semaines, voire des mois... surtout sans pouvoir aller travailler!!) mais c'est plus fort que moi, je visualise toujours une fille. Je pense que je me suis toujours dit que mon premier bébé serait une fille, et là j'ai presque peur d'avoir un garçon. La preuve : le prénom qu'on donnera à notre première fille est choisi depuis plusieurs années mais nous ne sommes jamais capable de s'entendre sur un prénom de garçon. Soit c'est trop commun, soit c'est pas joli, soit c'est pas assez si ou ça... bref j'ai l'impression que tous les prénoms de garçon sont moches :-(. Seul espoir à l'horizon : n'avoir que des filles ;-). Mais n'empêche, je suis convaincue que je passerais à côté de quelque chose si je n'avais pas de fils...
J'ai vraiment hâte d'être enceinte pour pouvoir acheter des trucs de bébé. Je vais récupérer le berceau en bois chez ma grand-mère pour mettre le bébé dedans quand il va être très petit, et je vais l'installer à côté de mon lit pour pouvoir l'allaiter durant la nuit sans trop me réveiller. Pour la chambre, j'aimerais bien avoir une jolie bassinette en bois verni et un petit chiffonnier assorti, mais bon, il va falloir regarder le budget que je peux mettre là-dedans parce que je me suis rendue compte que les trucs de bébé ça monte vite et ça coûte cher!! La poussette, la chaise haute, les vêtements, la garderie, les congés à mon travail... tout ça va coûter assez cher merci, je le sens. Mais bon comme dit mon chum, si on veut vraiment en avoir 5, il faut commencer à les avoir maintenant sinon on va encore avoir un bébé aux couches quand j'aurai 40 et lui 45!!
Enfin... tout ça c'est en espérant que je n'aie pas de problème de fertilité :-(. C'est fou le nombre d'angoisse que j'ai parce que je suis en gynéco, je suis convaincue qu'à force de voir les pires cas on a en tête que ça pourrait nous arriver et ça ne peut que jouer contre nous...
jeudi, janvier 19, 2006
Obésité
Des fois, je ne comprends pas mon chum. Là, depuis les dernières semaines, il me dit qu'il veut maigrir pour le mariage, qu'il a envie d'être plus désirable et plus joli, et qu'il est tanné d'être gros. Moi, blonde très envieuse d'un chum joli et mince, m'offre instantannément pour l'aider et pour le supporter. Ensemble on parle de stratégies et on essaie de faire un plan d'action qui consiste en autre chose que de le mettre au régime sec.
Une des solutions qu'on avait discuté consistait à couper le nombre de sandwich qu'il mange. Monsieur était rendu, en novembre et décembre dernier, qu'il mangeait plusieurs sandwich par jour, des fois même il se faisait un sandwich comme collation!!! Et bon, pour mon chum un sandwich ça a BEAUCOUP de mayonnaise (tellement que lorsqu'il me faisait un de ses sandwich comme lunch, la mayonnaise me tombait sur le coeur :-S), beaucoup de viande et beaucoup de fromage. Bref, pas très santé, surtout quand on en mange à chaque fois qu'on ressent une fringale...
Là ce soir, il est tout fier de me dire qu'il est allé faire l'épicerie aujourd'hui... Qu'est-ce que je retrouve dans le frigo? 3 maudits paquets de viande à sandwich, 2 paquets de fromage qu'il "collationnait" beaucoup trop en août et septembre, et des maudits pains sous-marin (pour faire les sandwichs). Je me sentais assez en colère quand j'ai vu ces cochonneries dans mon frigo, mais bon je sais que quand je pète une coche c'est pire, alors j'avais réussi à me calmer...
Bon plus tard dans la soirée, je surmonte mon angoisse existentielle sur mon compte de banque pour aller voir combien il me reste... pour découvrir que Monsieur mon chum a été manger 3 fois au restaurant au cours des 3 derniers jours... 3 fois un immense subway 12 pouces avec un trio. Je vous épargne les sacres qui me sont venus en tête et qui sont sortis de ma bouche, faut bien l'avouer, quand j'ai vu ces trois inscriptions immondes sur mon compte. Non mais on s'est entendu je ne sais pas combien de fois qu'on allait pas manger au resto, et voilà que monsieur se lâche à coeur joie. Sans parler des deux fois la semaine passée où il s'est commandé de la pizza... Sincèrement, dans ces temps-là, je regrette vraiment d'avoir un compte conjoint et je regrette vraiment de faire finance commune avec mon chum. Sérieusement, ça me fait chier à mort d'aller me forcer le cul pendant 70 heures par semaine en moyenne pour gagner 500$ par semaine, pour ensuite me les faire siphonner par mon chum qui est trop vache pour se faire un lunch le midi et qui va se bourrer la fraise au subway. Non mais sincèrement, il ne pourrait pas acheter un sandwich à 1,99$ à l'épicerie à la place, s'il est vraiment trop vache pour se faire un lunch? Vraiment, j'en ai marre de ça...
Dire que je me prive de dîner à la cafétéria parce que ça coûte bien trop cher (genre 3 à 5$ pour un petit sandwich nono) pendant que Monsieur va se bourrer la fraise au subway à 10$ la shoot. Pis lui il ne travaille pas toute la journée évidemment... Je comprends que des fois on peut être pris, mais trois fois de suite, j'appelle plutôt ça être vache.
Des fois je me demande si je fais vraiment la bonne chose en me mariant avec lui. Je me demande si cette façon qu'il a de dépenser des sommes exagérées dans la bouffe ne vont pas faire de moi une personne totalement détestable, du moins pour lui. Peut-être que c'est irréconciliable?
Des fois je me demande aussi si c'est pas juste moi qui capote trop. Peut-être que dans le fond, capoter pour les 70$ de bouffe cochonnerie qu'il a dépensé ces deux dernières semaines ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan et que je m'énerve le poil des jambes avec pas grand chose? Mais bon, est-ce que je suis la seule à réaliser que nous venons de déménager dans un appartement qui, tout de même, nous coûte 200$ de plus par mois, sans parler des dépenses d'installations inhérentes? Est-ce que je suis la seule à réaliser qu'il faut faire attention à notre argent parce que sinon on va continuer à s'endetter à tous les mois? Et évidemment ce n'est pas demain la veille que je vais être une vraie gynécologne avec le vrai salaire qu'il va avec, alors qu'il faut vivre avec la situation de maintenant? Me semble que s'il veut dépenser plus que ce que je gagne, il a juste à arrêter d'aller à l'école et à aller travailler!
Enfin, j'espère juste que je vais être dépompée avant qu'il arrive. Et le pire, c'est qu'il m'a caché qu'il avait fait tous ces repas au restaurant, probablement en espérant que je ne regarderais pas les dépenses sur le compte...
J'en ai marre de toutes ces conneries. J'ai vraiment hâte qu'il se décide VRAIMENT à maigrir et qu'il se décide VRAIMENT à respecter le budget. Et qu'il arrête de bouffer (au sens propre) mon salaire dûrement gagné. De préférence avant le mariage, SVP, pour que je puisse dire "oui je le veux" sans avoir aucun doute :-(
Une des solutions qu'on avait discuté consistait à couper le nombre de sandwich qu'il mange. Monsieur était rendu, en novembre et décembre dernier, qu'il mangeait plusieurs sandwich par jour, des fois même il se faisait un sandwich comme collation!!! Et bon, pour mon chum un sandwich ça a BEAUCOUP de mayonnaise (tellement que lorsqu'il me faisait un de ses sandwich comme lunch, la mayonnaise me tombait sur le coeur :-S), beaucoup de viande et beaucoup de fromage. Bref, pas très santé, surtout quand on en mange à chaque fois qu'on ressent une fringale...
Là ce soir, il est tout fier de me dire qu'il est allé faire l'épicerie aujourd'hui... Qu'est-ce que je retrouve dans le frigo? 3 maudits paquets de viande à sandwich, 2 paquets de fromage qu'il "collationnait" beaucoup trop en août et septembre, et des maudits pains sous-marin (pour faire les sandwichs). Je me sentais assez en colère quand j'ai vu ces cochonneries dans mon frigo, mais bon je sais que quand je pète une coche c'est pire, alors j'avais réussi à me calmer...
Bon plus tard dans la soirée, je surmonte mon angoisse existentielle sur mon compte de banque pour aller voir combien il me reste... pour découvrir que Monsieur mon chum a été manger 3 fois au restaurant au cours des 3 derniers jours... 3 fois un immense subway 12 pouces avec un trio. Je vous épargne les sacres qui me sont venus en tête et qui sont sortis de ma bouche, faut bien l'avouer, quand j'ai vu ces trois inscriptions immondes sur mon compte. Non mais on s'est entendu je ne sais pas combien de fois qu'on allait pas manger au resto, et voilà que monsieur se lâche à coeur joie. Sans parler des deux fois la semaine passée où il s'est commandé de la pizza... Sincèrement, dans ces temps-là, je regrette vraiment d'avoir un compte conjoint et je regrette vraiment de faire finance commune avec mon chum. Sérieusement, ça me fait chier à mort d'aller me forcer le cul pendant 70 heures par semaine en moyenne pour gagner 500$ par semaine, pour ensuite me les faire siphonner par mon chum qui est trop vache pour se faire un lunch le midi et qui va se bourrer la fraise au subway. Non mais sincèrement, il ne pourrait pas acheter un sandwich à 1,99$ à l'épicerie à la place, s'il est vraiment trop vache pour se faire un lunch? Vraiment, j'en ai marre de ça...
Dire que je me prive de dîner à la cafétéria parce que ça coûte bien trop cher (genre 3 à 5$ pour un petit sandwich nono) pendant que Monsieur va se bourrer la fraise au subway à 10$ la shoot. Pis lui il ne travaille pas toute la journée évidemment... Je comprends que des fois on peut être pris, mais trois fois de suite, j'appelle plutôt ça être vache.
Des fois je me demande si je fais vraiment la bonne chose en me mariant avec lui. Je me demande si cette façon qu'il a de dépenser des sommes exagérées dans la bouffe ne vont pas faire de moi une personne totalement détestable, du moins pour lui. Peut-être que c'est irréconciliable?
Des fois je me demande aussi si c'est pas juste moi qui capote trop. Peut-être que dans le fond, capoter pour les 70$ de bouffe cochonnerie qu'il a dépensé ces deux dernières semaines ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan et que je m'énerve le poil des jambes avec pas grand chose? Mais bon, est-ce que je suis la seule à réaliser que nous venons de déménager dans un appartement qui, tout de même, nous coûte 200$ de plus par mois, sans parler des dépenses d'installations inhérentes? Est-ce que je suis la seule à réaliser qu'il faut faire attention à notre argent parce que sinon on va continuer à s'endetter à tous les mois? Et évidemment ce n'est pas demain la veille que je vais être une vraie gynécologne avec le vrai salaire qu'il va avec, alors qu'il faut vivre avec la situation de maintenant? Me semble que s'il veut dépenser plus que ce que je gagne, il a juste à arrêter d'aller à l'école et à aller travailler!
Enfin, j'espère juste que je vais être dépompée avant qu'il arrive. Et le pire, c'est qu'il m'a caché qu'il avait fait tous ces repas au restaurant, probablement en espérant que je ne regarderais pas les dépenses sur le compte...
J'en ai marre de toutes ces conneries. J'ai vraiment hâte qu'il se décide VRAIMENT à maigrir et qu'il se décide VRAIMENT à respecter le budget. Et qu'il arrête de bouffer (au sens propre) mon salaire dûrement gagné. De préférence avant le mariage, SVP, pour que je puisse dire "oui je le veux" sans avoir aucun doute :-(
mercredi, janvier 18, 2006
Ça n'a pas de sens...
Des fois je pense que je suis vraiment naïve. Je n'ai jamais imaginé qu'une de mes patientes pourrait mourir d'un truc que j'imaginais absolument bénin. Et pourtant ça risque d'arriver.
Une des patientes que nous avons opéré hier est aux soins intensifs entre la vie et la mort. Quand je l'ai appris ce matin, j'étais vraiment sous le choc. Selon mes yeux de médecin tout neuf, la chirurgie s'était bien passée, la patiente était en très bonne santé, donc il n'y avait aucune raison imaginable pour que la période post-opératoire se passe mal.
Mais là je redescends de mon petit nuage tout rose et je découvre que tout n'est pas parfait dans le meilleur des mondes. Toute la journée je me suis demandée si j'avais pu faire quelque erreur que ce soit qui auraient pu avoir un quelconque rapport avec la tragique destinée de cette patiente. Cet après-midi, encore sous le choc, je discutais du cas avec ma résidente sénior et elle me faisait réaliser qu'aucune chirurgie n'est bénigne. Elle me disait que les chances de mourir d'une hystérectomie sont de 0.1%, soit une patiente sur mille. Comme on fait une dizaine d'hystérectomies par mois (dans l'hôpital où je suis présentement), ça veut dire qu'il faut opérer pendant 2 ans avant de rencontrer quelqu'un qui va en mourir. N'empêche que je trouve que ça revient souvent, une fois par deux ans. Jamais j'aurais cru qu'une opération aussi courante et aussi simple puisse être aussi mortelle...
Apparemment que notre patiente a moins de 5% de chance de survie... j'espère quand même qu'elle fera partie du 99.9% des patientes opérées qui s'en sortent...
Une des patientes que nous avons opéré hier est aux soins intensifs entre la vie et la mort. Quand je l'ai appris ce matin, j'étais vraiment sous le choc. Selon mes yeux de médecin tout neuf, la chirurgie s'était bien passée, la patiente était en très bonne santé, donc il n'y avait aucune raison imaginable pour que la période post-opératoire se passe mal.
Mais là je redescends de mon petit nuage tout rose et je découvre que tout n'est pas parfait dans le meilleur des mondes. Toute la journée je me suis demandée si j'avais pu faire quelque erreur que ce soit qui auraient pu avoir un quelconque rapport avec la tragique destinée de cette patiente. Cet après-midi, encore sous le choc, je discutais du cas avec ma résidente sénior et elle me faisait réaliser qu'aucune chirurgie n'est bénigne. Elle me disait que les chances de mourir d'une hystérectomie sont de 0.1%, soit une patiente sur mille. Comme on fait une dizaine d'hystérectomies par mois (dans l'hôpital où je suis présentement), ça veut dire qu'il faut opérer pendant 2 ans avant de rencontrer quelqu'un qui va en mourir. N'empêche que je trouve que ça revient souvent, une fois par deux ans. Jamais j'aurais cru qu'une opération aussi courante et aussi simple puisse être aussi mortelle...
Apparemment que notre patiente a moins de 5% de chance de survie... j'espère quand même qu'elle fera partie du 99.9% des patientes opérées qui s'en sortent...
jeudi, janvier 12, 2006
Journée de merde
Pourquoi certains jours sont bons et d'autres pourris? Sincèrement, des fois je ne comprends pas pourquoi certains jours me semblent tellement parfaits et d'autres, comme aujourd'hui, me semblent d'un ennui et d'un embêtement sans nom.
Cet après-midi, à 14h51 exactement, j'ai eu ce sentiment de lassitude infini qui m'a saisi à la gorge. J'étais à la clinique de gynéco en train d'écrire le dossier d'un patient et je n'en finissais pas d'écrire ma note de 10 lignes. C'est comme si je n'avais pas assez d'énergie pour réfléchir à ce que je devais écrire pour terminer cette note. C'est comme si écrire le plan de traitement pour cette patiente était une tâche impossible à accomplir... Sincèrement, je ne sais pas pourquoi je me sentais comme ça, mais je sais que je déteste me sentir comme ça.
En plus, rien ne faisait de la journée d'aujourd'hui une journée plus merdique que les autres. Peut-être est-ce seulement moi qui est plus fatiguée que d'habitude?
Pour en rajouter, je dois passer la soirée toute seule parce que mon chum est parti à son cours. Non mais sincèrement, c'est quoi l'idée de mettre des cours le soir aux étudiants qui sont inscrits à l'université à temps plein? Je trouve que c'est vraiment merdique... À chaque session c'est comme ça, il a au moins 2 soirées de cours. Comme si on ne perdait pas assez de temps avec toutes les gardes que je fais...
Enfin, je devrais peut-être souper et puis étudier tranquillement ce soir, ça me reposerait peut-être... quoique je dois préparer nos bagages pour la fin de semaine à Chicoutimi :-(. Vraiment, c'est une journée de merde...
Cet après-midi, à 14h51 exactement, j'ai eu ce sentiment de lassitude infini qui m'a saisi à la gorge. J'étais à la clinique de gynéco en train d'écrire le dossier d'un patient et je n'en finissais pas d'écrire ma note de 10 lignes. C'est comme si je n'avais pas assez d'énergie pour réfléchir à ce que je devais écrire pour terminer cette note. C'est comme si écrire le plan de traitement pour cette patiente était une tâche impossible à accomplir... Sincèrement, je ne sais pas pourquoi je me sentais comme ça, mais je sais que je déteste me sentir comme ça.
En plus, rien ne faisait de la journée d'aujourd'hui une journée plus merdique que les autres. Peut-être est-ce seulement moi qui est plus fatiguée que d'habitude?
Pour en rajouter, je dois passer la soirée toute seule parce que mon chum est parti à son cours. Non mais sincèrement, c'est quoi l'idée de mettre des cours le soir aux étudiants qui sont inscrits à l'université à temps plein? Je trouve que c'est vraiment merdique... À chaque session c'est comme ça, il a au moins 2 soirées de cours. Comme si on ne perdait pas assez de temps avec toutes les gardes que je fais...
Enfin, je devrais peut-être souper et puis étudier tranquillement ce soir, ça me reposerait peut-être... quoique je dois préparer nos bagages pour la fin de semaine à Chicoutimi :-(. Vraiment, c'est une journée de merde...
mercredi, janvier 11, 2006
Niaiserie fédérale
"On va créer 1000 médecins familial"
Citation de Paul Martin entendue au débat des chefs hier soir.
Je ne savais pas qu'on pouvait "créer" des médecins. Quelqu'un peut m'expliquer comment???
Peut-être que dans la prochaine campagne électorale ils vont vouloir créer des infirmières... et donc peut-être qu'enfin on pourrait être capable d'arriver à un résultat intéressant avec notre système de santé!
Dire que j'ai déjà considéré voter libéral... je me demande comment j'ai pu avoir une telle idée!!
Citation de Paul Martin entendue au débat des chefs hier soir.
Je ne savais pas qu'on pouvait "créer" des médecins. Quelqu'un peut m'expliquer comment???
Peut-être que dans la prochaine campagne électorale ils vont vouloir créer des infirmières... et donc peut-être qu'enfin on pourrait être capable d'arriver à un résultat intéressant avec notre système de santé!
Dire que j'ai déjà considéré voter libéral... je me demande comment j'ai pu avoir une telle idée!!
Complication post-op...
Le service de gynéco où je travaille présentement est reconnu pour être un service très calme. Tellement calme que la plupart du temps, on se tourne les pouces à ne rien faire, on n'est pas consulté tous les jours, et parfois nous n'avons qu'une ou deux patientes d'admise à l'étage. Et on n'a qu'une journée et demi de salle d'op par semaine.
Cet après-midi était notre demie-journée hebdomadaire de chirurgie d'un jour. 3 petits cas bénins étaient inscrits à notre horaire, des trucs tellement ordinaires que ma résidente sénior m'a laissé y aller toute seule. Notre premier cas est par hystéroscopie, qui est une petite caméra avec des instruments qu'on insère dans l'utérus. On peut voir dans l'utérus grâce à une solution liquide qui entre dans l'utérus par la caméra et qui est réaspiré ensuite. Normalement, peu de liquide est absorbé par la patiente et la majorité du liquide est suctionné à l'extérieur. Mais bon, pour une raison inconnue, personne n'a monitoré la quantité de liquide qui entrait et qui sortait (pour voir si ça correspondait) pendant la chirurgie. Je ne sais pas quelle est la procédure habituelle, à savoir si les infirmières monitorent normalement ce genre de choses, mais bon, après une heure et + de "gossage" dans l'utérus de la patiente, l'opération était terminée. Mais certainement pas les soucis pour moi!!!
En effet, notre patiente avait absorbé 7 L de liquide durant l'opération!! Imaginez l'équivalent de 7 pintes de lait dans vos vaisseaux sanguins et dans votre ventre... c'est énorme! Surtout quand on sait que la quantité normale de sang d'une personne est d'environ 5 litres!! Bref, j'avais vraiment peur que la patiente ne soit pas correcte (du genre comateuse) quand on allait la réveiller!!! Finalement elle était juste confuse (quoique c'était quand même inquiétant) parce que le taux de sel dans son sang était pas mal bas (du genre pas mal dilué!!). Bref, disons qu'elle nous a gardé pas mal occupés et pas mal inquiets tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée. Je suis finalement partie de l'hôpital vers 19h30 quand elle allait relativement mieux (et puis bon je ne devais même pas être de garde ce soir, ça devait être ma résidente sénior qui devait couvrir, puisque j'ai été de garde 12 jours sur les 14 derniers jours....). Mais bon, j'espère vraiment qu'elle va être correcte demain matin!
Cet après-midi était notre demie-journée hebdomadaire de chirurgie d'un jour. 3 petits cas bénins étaient inscrits à notre horaire, des trucs tellement ordinaires que ma résidente sénior m'a laissé y aller toute seule. Notre premier cas est par hystéroscopie, qui est une petite caméra avec des instruments qu'on insère dans l'utérus. On peut voir dans l'utérus grâce à une solution liquide qui entre dans l'utérus par la caméra et qui est réaspiré ensuite. Normalement, peu de liquide est absorbé par la patiente et la majorité du liquide est suctionné à l'extérieur. Mais bon, pour une raison inconnue, personne n'a monitoré la quantité de liquide qui entrait et qui sortait (pour voir si ça correspondait) pendant la chirurgie. Je ne sais pas quelle est la procédure habituelle, à savoir si les infirmières monitorent normalement ce genre de choses, mais bon, après une heure et + de "gossage" dans l'utérus de la patiente, l'opération était terminée. Mais certainement pas les soucis pour moi!!!
En effet, notre patiente avait absorbé 7 L de liquide durant l'opération!! Imaginez l'équivalent de 7 pintes de lait dans vos vaisseaux sanguins et dans votre ventre... c'est énorme! Surtout quand on sait que la quantité normale de sang d'une personne est d'environ 5 litres!! Bref, j'avais vraiment peur que la patiente ne soit pas correcte (du genre comateuse) quand on allait la réveiller!!! Finalement elle était juste confuse (quoique c'était quand même inquiétant) parce que le taux de sel dans son sang était pas mal bas (du genre pas mal dilué!!). Bref, disons qu'elle nous a gardé pas mal occupés et pas mal inquiets tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée. Je suis finalement partie de l'hôpital vers 19h30 quand elle allait relativement mieux (et puis bon je ne devais même pas être de garde ce soir, ça devait être ma résidente sénior qui devait couvrir, puisque j'ai été de garde 12 jours sur les 14 derniers jours....). Mais bon, j'espère vraiment qu'elle va être correcte demain matin!
mardi, janvier 10, 2006
2005 est fini :-(
2005 est terminé. Je suis triste. Je l'ai bien aimé, cette année. Je savais que ce serait mon année et effectivement ce fut une très bonne année. J'ai réussi à être acceptée en gynéco, j'ai trippé comme une malade dans mon travail, j'ai préparé plein de trucs pour mon mariage, j'ai eu mon diplôme de médecine, je me suis réconciliée avec ma soeur, j'ai passé Noël avec ma famille (la dernière fois remontait à 2000...), j'ai fait + de 20 césariennes dont une de jumeaux et finalement j'ai déménagé dans un super appart qui me fait tripper (de toute manière, qui ne tripperait pas en passant d'un 3 1/2 à un 5 1/2??)
La question inhérente au fait que 2005 soit terminée est de savoir si 2006 sera mieux? C'est sûr qu'il y aura le mariage, et peut-être qu'il y aura un bébé. Et il y aura une augmentation de salaire aussi, donc on sera moins dans la marde pour le cash. Et puis on devrait faire du ski cet hiver. Et je devrais devenir une assez bonne chirurgienne. Donc logiquement 2006 devrait être encore meilleure que 2005, alors peut-être qu'au fond je devrais être heureuse que 2006 soit arrivée et que 2005 soit terminée, malgré qu'elle m'ait apporté vraiment beaucoup de bonheur...
Autrement, je travaille beaucoup moins ces temps-ci, ce qui est vraiment super parce que ça me permet de passer plus de temps avec mon chum et ça me laisse le temps d'arranger mon nouvel appart aussi! Je fais de la gynéco présentement, c'est plaisant parce que je fais plein de choses nouvelles (et j'en reviens pas comment les staffs (i.e. les vrais médecins) sont intéressés à me montrer des choses, c'est le jour et la nuit en comparaison à quand j'étais étudiante...). Juste aujourd'hui, j'ai fait de la chirurgie laparoscopique pour la première fois. C'était vraiment cool, le médecin était pas mal patient avec moi (heureusement parce que j'étais vraiment poche au début!) et il m'a laissé faire plein de choses.
La question inhérente au fait que 2005 soit terminée est de savoir si 2006 sera mieux? C'est sûr qu'il y aura le mariage, et peut-être qu'il y aura un bébé. Et il y aura une augmentation de salaire aussi, donc on sera moins dans la marde pour le cash. Et puis on devrait faire du ski cet hiver. Et je devrais devenir une assez bonne chirurgienne. Donc logiquement 2006 devrait être encore meilleure que 2005, alors peut-être qu'au fond je devrais être heureuse que 2006 soit arrivée et que 2005 soit terminée, malgré qu'elle m'ait apporté vraiment beaucoup de bonheur...
Autrement, je travaille beaucoup moins ces temps-ci, ce qui est vraiment super parce que ça me permet de passer plus de temps avec mon chum et ça me laisse le temps d'arranger mon nouvel appart aussi! Je fais de la gynéco présentement, c'est plaisant parce que je fais plein de choses nouvelles (et j'en reviens pas comment les staffs (i.e. les vrais médecins) sont intéressés à me montrer des choses, c'est le jour et la nuit en comparaison à quand j'étais étudiante...). Juste aujourd'hui, j'ai fait de la chirurgie laparoscopique pour la première fois. C'était vraiment cool, le médecin était pas mal patient avec moi (heureusement parce que j'étais vraiment poche au début!) et il m'a laissé faire plein de choses.
lundi, octobre 03, 2005
J'ai survécu...
Finalement, j'ai survécu à ma première garde aux soins intensifs et j'ai survécu à la rencontre avec la directrice de mon programme de résidence.
La garde a été très occupée mais aussi très palpitante! J'ai pu poser une intraveineuse spéciale qu'on appelle une "voie centrale", c'est une intraveineuse posée dans les grosses veines du cou. J'ai réussi à la mettre du premier coup, alors j'étais vraiment très fière de moi! Aussi, j'ai posé une "voie artérielle", qui est un cathéter dans une artère du bras. C'est pas évident de faire ça parce que ça fait mal au patient et donc il essaie de bouger son bras et aussi parce que l'artère se contracte quand on la touche avec l'aiguille sans entrer directement dedans, ce qui fait que c'est un truc assez difficile à faire. Et comme les infirmières ne posent pas ces deux types de cathéters, il faut donc apprendre à les poser en tant que médecin. C'est cool, j'ai fait les deux pour la première fois pendant ma première garde et en plus j'ai réussi :-). Tout de même, ça a été assez occupé donc j'ai dû dormir l'équivalent d'une heure pendant toute la nuit, et comme je devais rester éveillée jusqu'à 17h le lendemain au moins (parce que j'avais des cours tout l'après-midi), ça a été assez difficile sur le système!
Et puis la rencontre avec ma directrice de programme m'a vraiment brassée. Elle m'a "dévictimisée" beaucoup, elle m'a fait comprendre que c'est un peu de ma faute ce qui s'est passé, elle m'a dit que je devais mieux me défendre dans le futur et elle m'a fait prendre conscience de pas mal d'affaires. C'était vraiment humiliant parce que je pleurais en face d'elle et j'étais pas capable d'arrêter, et elle continuait de parler comme si de rien n'était ou presque, mais bon, je suppose qu'elle a dû en voir des pires que ça, alors finalement je pense que je me suis remise assez facilement de cette plaie sur mon orgueil ;-). Donc vendredi soir je me suis déniaisée, j'ai arrêté de pleurer sur ce qui s'est passé avec ce gros con et j'ai décidé que j'avais fini de pleurer sur mon sort (dans un sens plus général). Alors j'ai téléphoné à ma soeur et je me suis planifié une sortie avec elle, et puis j'ai aussi appelé une de mes bonnes amies de Chicoutimi (qui reste maintenant à Montréal mais bon, pour moi ça sera toujours une amie de Chicoutimi parce que c'est vraiment là-bas qu'on était souvent ensemble) pour prendre de ses nouvelles et pour l'inviter à faire quelque chose cette semaine. Deux sorties en moins d'une semaine avec quelqu'un autre que mon chum, c'est vraiment un miracle (ou presque).
Je dis que c'est un miracle parce que disons que les amis ne courrent pas les rues ces temps-ci, et on dirait que j'ai vraiment pas le tour de garder les rares que je puisse avoir. J'ai vraiment perdu toute confiance en moi par rapport à ma capacité d'avoir, d'intéresser et surtout de garder des amis. À chaque fois que j'ai envie de les appeler, j'ai une crise d'angoisse en regardant le téléphone, j'ai peur qu'ils ne se souviennent plus de moi et j'ai peur d'être rejetée je pense. Avec ma soeur c'est plus facile parce que c'est ma soeur, même si on n'a pas été très proche ces dernières années on a quand même grandi ensemble et on partage beaucoup de choses (euh, plutôt beaucoup de gens dans notre entourage!) donc j'ai pas vraiment peur qu'elle ne se souvienne plus de moi ou qu'elle me rejette. Mais bon, si je ne me force pas à faire quelques pas envers ceux que je considère comme mes amis, ils n'auront aucun moyen de savoir que je les estime beaucoup et que je tiens à eux, donc en ce sens je sais bien que je me nuis.
La garde a été très occupée mais aussi très palpitante! J'ai pu poser une intraveineuse spéciale qu'on appelle une "voie centrale", c'est une intraveineuse posée dans les grosses veines du cou. J'ai réussi à la mettre du premier coup, alors j'étais vraiment très fière de moi! Aussi, j'ai posé une "voie artérielle", qui est un cathéter dans une artère du bras. C'est pas évident de faire ça parce que ça fait mal au patient et donc il essaie de bouger son bras et aussi parce que l'artère se contracte quand on la touche avec l'aiguille sans entrer directement dedans, ce qui fait que c'est un truc assez difficile à faire. Et comme les infirmières ne posent pas ces deux types de cathéters, il faut donc apprendre à les poser en tant que médecin. C'est cool, j'ai fait les deux pour la première fois pendant ma première garde et en plus j'ai réussi :-). Tout de même, ça a été assez occupé donc j'ai dû dormir l'équivalent d'une heure pendant toute la nuit, et comme je devais rester éveillée jusqu'à 17h le lendemain au moins (parce que j'avais des cours tout l'après-midi), ça a été assez difficile sur le système!
Et puis la rencontre avec ma directrice de programme m'a vraiment brassée. Elle m'a "dévictimisée" beaucoup, elle m'a fait comprendre que c'est un peu de ma faute ce qui s'est passé, elle m'a dit que je devais mieux me défendre dans le futur et elle m'a fait prendre conscience de pas mal d'affaires. C'était vraiment humiliant parce que je pleurais en face d'elle et j'étais pas capable d'arrêter, et elle continuait de parler comme si de rien n'était ou presque, mais bon, je suppose qu'elle a dû en voir des pires que ça, alors finalement je pense que je me suis remise assez facilement de cette plaie sur mon orgueil ;-). Donc vendredi soir je me suis déniaisée, j'ai arrêté de pleurer sur ce qui s'est passé avec ce gros con et j'ai décidé que j'avais fini de pleurer sur mon sort (dans un sens plus général). Alors j'ai téléphoné à ma soeur et je me suis planifié une sortie avec elle, et puis j'ai aussi appelé une de mes bonnes amies de Chicoutimi (qui reste maintenant à Montréal mais bon, pour moi ça sera toujours une amie de Chicoutimi parce que c'est vraiment là-bas qu'on était souvent ensemble) pour prendre de ses nouvelles et pour l'inviter à faire quelque chose cette semaine. Deux sorties en moins d'une semaine avec quelqu'un autre que mon chum, c'est vraiment un miracle (ou presque).
Je dis que c'est un miracle parce que disons que les amis ne courrent pas les rues ces temps-ci, et on dirait que j'ai vraiment pas le tour de garder les rares que je puisse avoir. J'ai vraiment perdu toute confiance en moi par rapport à ma capacité d'avoir, d'intéresser et surtout de garder des amis. À chaque fois que j'ai envie de les appeler, j'ai une crise d'angoisse en regardant le téléphone, j'ai peur qu'ils ne se souviennent plus de moi et j'ai peur d'être rejetée je pense. Avec ma soeur c'est plus facile parce que c'est ma soeur, même si on n'a pas été très proche ces dernières années on a quand même grandi ensemble et on partage beaucoup de choses (euh, plutôt beaucoup de gens dans notre entourage!) donc j'ai pas vraiment peur qu'elle ne se souvienne plus de moi ou qu'elle me rejette. Mais bon, si je ne me force pas à faire quelques pas envers ceux que je considère comme mes amis, ils n'auront aucun moyen de savoir que je les estime beaucoup et que je tiens à eux, donc en ce sens je sais bien que je me nuis.
mercredi, septembre 28, 2005
Je n'ai pas hâte à vendredi :-(
Dans 2 jours, je suis supposée rencontrer la directrice de mon programme de résidence par rapport à ce qui s'est passé dans ma vie ces deux derniers mois dans mon stage d'obstétrique.
Je n'ai jamais voulu dénoncer cette situation : j'avais bien trop peur d'avoir une mauvaise réputation parmi mes collègues et surtout, je savais que si je dénonçais j'allais éclater en sanglots, et c'est bien la dernière chose que j'avais envie qu'il m'arrive devant la responsable du département d'obstétrique de l'hôpital où je faisais mon stage.
Deux de mes collègues étaient au courant de la situation : une autre résidente de première année de qui je suis assez proche sans qu'on soit pour autant de grandes amies. C'était la personne en qui j'avais le plus confiance pour raconter ce qui était en train de m'arriver parce que je savais que ça lui était déjà arrivé en tant qu'étudiante en médecine et je savais qu'elle pourrait me dire si c'était vraiment de l'intimidation ou si c'était juste moi qui s'habituait mal à mes nouvelles responsabilités et qui était tellement nulle que c'était justifié qu'on me traite comme ça (quoique au fond même si j'étais nulle à ce point, ça ne justifierait en rien qu'on me traite comme une merde...). L'autre résidente qui travaillait avec moi dans la salle d'accouchement l'a su aussi parce qu'à un moment donné, elle m'a vu, toute rouge, alors que j'étais revenue travailler après avoir pleuré une bonne demie-heure dans les toilettes suite à une conversation particulièrement agressive avec le résident sénior. Je n'avais rien voulu lui raconter le jour même, mais évidemment le lendemain elle est revenue à la charge et je lui ai raconté ce qui c'était passé la veille. C'est finalement la première, celle de première année, qui était tellement dégoûtée de ce que je lui ai raconté qui en a parlé à une résidente de 5ème année, qui elle était dégoûté que ce résident traîte tout le monde comme de la merde (parce que bien entendu je n'étais pas la première à qui il faisait ça, je ne suis que l'énième sur une liste apparemment assez longue). Enfin bref, je crois que c'est cette résidente de 5ème année qui en a parlé à la directrice du programme, laquelle n'a pas trouvé mieux à faire que de me convoquer à son bureau demain après-midi, avant nos 2 heures hebdomadaires de cours.
C'est con mais j'ai peur de me faire blâmer. De me faire blâmer parce que je n'ai pas dénoncé une situation que je savais parfaitement inacceptable en mon fort intérieur. Je me sens comme une petite fille qui sait qui va se faire chicaner, mais qui n'a pas pu faire autrement parce qu'elle se sentait prise entre l'arbre et l'écorce et qu'entre deux maux elle a choisi le moindre. Je sais que j'aurais dû dénoncer cette situation, mais l'idée de passer encore plusieurs semaines avec mon "bourreau" qui, après dénonciation, aurait eu une "vraie" raison de m'en vouloir et d'être méchant, était totalement impensable. Je me demande comment j'ai fait pour survivre 2 mois dans cette salle d'accouchement, sachant que quand il n'était pas sur mon dos j'étais vraiment parano, dès que je sentais quelqu'un s'approcher de moi je sentais mon coeur battre à tout rompre de peur que ce soit lui et qu'il me tombe dessus, dès que je prenais une décision j'avais peur qu'il vienne me détruire en me disant combien cette décision était inapropriée. Et comme il m'avait confié la tâche ingrate de "contrôler la salle d'accouchement", je devenais parano vis-à-vis des autres résidents parce que j'avais peur qu'ils fassent mal leur travail et que je me retrouve blâmée pour ça (et comme les autres résidents était en 2ème année de médecine de famille, donc qu'ils étaient résidents depuis plus d'un an, ils n'appréciaient pas du tout se faire mener par le bout du nez par moi, résidente totalement inexpérimentée de première année d'obstétrique). Bref, j'ai vraiment peur de me "faire chicaner" par la directrice de programme
Je n'ai jamais voulu dénoncer cette situation : j'avais bien trop peur d'avoir une mauvaise réputation parmi mes collègues et surtout, je savais que si je dénonçais j'allais éclater en sanglots, et c'est bien la dernière chose que j'avais envie qu'il m'arrive devant la responsable du département d'obstétrique de l'hôpital où je faisais mon stage.
Deux de mes collègues étaient au courant de la situation : une autre résidente de première année de qui je suis assez proche sans qu'on soit pour autant de grandes amies. C'était la personne en qui j'avais le plus confiance pour raconter ce qui était en train de m'arriver parce que je savais que ça lui était déjà arrivé en tant qu'étudiante en médecine et je savais qu'elle pourrait me dire si c'était vraiment de l'intimidation ou si c'était juste moi qui s'habituait mal à mes nouvelles responsabilités et qui était tellement nulle que c'était justifié qu'on me traite comme ça (quoique au fond même si j'étais nulle à ce point, ça ne justifierait en rien qu'on me traite comme une merde...). L'autre résidente qui travaillait avec moi dans la salle d'accouchement l'a su aussi parce qu'à un moment donné, elle m'a vu, toute rouge, alors que j'étais revenue travailler après avoir pleuré une bonne demie-heure dans les toilettes suite à une conversation particulièrement agressive avec le résident sénior. Je n'avais rien voulu lui raconter le jour même, mais évidemment le lendemain elle est revenue à la charge et je lui ai raconté ce qui c'était passé la veille. C'est finalement la première, celle de première année, qui était tellement dégoûtée de ce que je lui ai raconté qui en a parlé à une résidente de 5ème année, qui elle était dégoûté que ce résident traîte tout le monde comme de la merde (parce que bien entendu je n'étais pas la première à qui il faisait ça, je ne suis que l'énième sur une liste apparemment assez longue). Enfin bref, je crois que c'est cette résidente de 5ème année qui en a parlé à la directrice du programme, laquelle n'a pas trouvé mieux à faire que de me convoquer à son bureau demain après-midi, avant nos 2 heures hebdomadaires de cours.
C'est con mais j'ai peur de me faire blâmer. De me faire blâmer parce que je n'ai pas dénoncé une situation que je savais parfaitement inacceptable en mon fort intérieur. Je me sens comme une petite fille qui sait qui va se faire chicaner, mais qui n'a pas pu faire autrement parce qu'elle se sentait prise entre l'arbre et l'écorce et qu'entre deux maux elle a choisi le moindre. Je sais que j'aurais dû dénoncer cette situation, mais l'idée de passer encore plusieurs semaines avec mon "bourreau" qui, après dénonciation, aurait eu une "vraie" raison de m'en vouloir et d'être méchant, était totalement impensable. Je me demande comment j'ai fait pour survivre 2 mois dans cette salle d'accouchement, sachant que quand il n'était pas sur mon dos j'étais vraiment parano, dès que je sentais quelqu'un s'approcher de moi je sentais mon coeur battre à tout rompre de peur que ce soit lui et qu'il me tombe dessus, dès que je prenais une décision j'avais peur qu'il vienne me détruire en me disant combien cette décision était inapropriée. Et comme il m'avait confié la tâche ingrate de "contrôler la salle d'accouchement", je devenais parano vis-à-vis des autres résidents parce que j'avais peur qu'ils fassent mal leur travail et que je me retrouve blâmée pour ça (et comme les autres résidents était en 2ème année de médecine de famille, donc qu'ils étaient résidents depuis plus d'un an, ils n'appréciaient pas du tout se faire mener par le bout du nez par moi, résidente totalement inexpérimentée de première année d'obstétrique). Bref, j'ai vraiment peur de me "faire chicaner" par la directrice de programme
J'ai peur
Ma première garde en tant que résidente aux soins intensifs est demain soir. J'ai tellement peur de ne pas être à la hauteur que je me demande comment je vais faire pour dormir cette nuit. J'ai bien essayé d'étudier des trucs qui pourraient m'être utiles demain soir, mais on dirait que rien ne veut rentrer... ou plutôt que je n'ai pas assez de temps pour apprendre tout ce que je voudrais savoir. Autant je me sens en contrôle dans une salle d'accouchement, autant je me sens démunie dans un environnement comme les soins intensifs. Je sens que ce n'est vraiment pas ma place... Vivement que ce mois soit terminé!
Vivement que je puisse accoucher des petites mamans heureuses de nouveau... c'est bien mieux que de s'occuper de gens qui vont décéder rapidement la plupart du temps :-(
Vivement que je puisse accoucher des petites mamans heureuses de nouveau... c'est bien mieux que de s'occuper de gens qui vont décéder rapidement la plupart du temps :-(
lundi, septembre 26, 2005
Vieilleries
Pour ceux qui sont intéressés à lire mes (très longues et détaillées) archives, je vous invite à le faire à l'adresse suivante : http://journaldemandoline.free.fr
Bonne lecture aux intéressés!
Bonne lecture aux intéressés!
Ça fait 2-3 mois que je me dis que je devrais me remettre à l'écriture, que, comme dit mon chum, "la vie de merde d'une résidente pourrait peut-être intéresser les gens". Parce que c'est une vie de merde et une vie merveilleusement palpitante à la fois, ça c'est sûr.
Bon, après presque un an d'absence, c'est vrai que je pourrais (et que je devrais, peut-être) vous inonder de tous les changements qui sont survenus dans ma petite vie de médecin bien ordinaire. Parce que oui, je ne suis plus une petite étudiante merdique, je suis un vrai docteur maintenant (humm.... ça sonne un peu narciscique je sais, mais je vous assure que je ne le suis pas du tout). Ce que je préfère dans le fait d'être un vrai médecin maintenant, c'est que je peux enfin dire aux gens, "Bonjour, je suis Docteur S.". Et quand tu dis aux gens que tu es un médecin, ils ont beaucoup plus confiance. Donc ça diminue l'anxiété des gens et ils te font confiance rapidement, alors le travail va beaucoup, beaucoup plus vite et surtout, c'est plus efficace! Parce que en étant un vrai médecin maintenant, je peux signer mes prescriptions moi-même (depuis le temps que je rêvais de pouvoir prescrire du tylénol, gravol et autres médicaments aussi "dangereux" par moi-même, je vous jure que c'est une vraie jouissance chaque fois!) et je peux aussi prendre quelques décisions toute seule, sans en parler à personne. Mais bon, j'essaie de ne pas m'enfler la tête comme certain de mes collègues font, parce qu'être médecin, c'est un métier comme un autre, ya pas vraiment de raison de se penser meilleur que les autres je trouve!!!
Et bon pour les (très nombreux je suis sûre (je blague évidemment;-))) curieux qui veulent tout savoir des derniers développements de ma vie j'irai dans l'ordre le plus important : je ne suis pas encore enceinte, je me marie en mai prochain et j'ai finalement eu ma place en obstétrique-gynécologie, comme quoi je ne suis pas si nulle que je le croyais et que certaines personnes ont cru en moi! Pour ceux qui veulent plus de détails, je me marie à Chicoutimi et je tombe enceinte juste après, c'est promis. Pour encore plus croustillant, il faut m'écrire un courriel :-)
Trève de plaisanterie, j'ai vraiment traversé des moments difficiles ces deux derniers mois... J'ai été la victime de ce qu'on appelle dans mon milieu de "l'intimidation", ma mère qualifiait mon expérience de "harcèlement", enfin tous ces mots pour décrire une situation qui ne pouvait que me détruire et me réduire à néant. Je ne sais pas pourquoi, comment tout ça est arrivé, mais une chose est certaine, c'est que ce maudit résident qui m'a fait une vie de merde pendant ces deux mois, je ne suis pas près de l'oublier. Et je n'ai certainement pas fini d'en entendre parler de cette maudite histoire : la directrice de mon programme a eu vent de ce qui s'est passé et elle m'a convoqué à son bureau vendredi "pour qu'on en parle". Merde, la dernière chose dont j'ai envie, c'est de parler de ce truc. À chaque fois que j'en parle, je viens les yeux dans l'eau. À chaque fois que j'y pense, j'ai le goût d'éclater en sanglots. À chaque fois que je pense à ce maudit résident qui m'a rabaissée, humiliée, et détruite sans aucune raison, j'ai le goût de me replier sur moi-même et de rester toute seule jusqu'à temps que j'aie fini de panser ces blessures beaucoup trop profondes. Je me sens vraiment trop nulle de m'être laissée intimider, rabaisser et humilier par ce résident qui a besoin de détruire les autres pour se sentir meilleur. Heureusement c'est un résident qui est dans sa cinquième année, donc qui finit en juin prochain, et par conséquent je ne devrais pas avoir à retravailler avec lui d'ici à ce qu'il finisse sa résidence (du moins, jusqu'à présent je n'ai aucun autre stage qui est planifié au même endroit et dans le même service que lui, ce qui est une chance énorme). Enfin, trève d'intimidation, j'en reparlerai une autre fois si ça adonne...
Là je commence un nouveau stage loin de ce con... alors je croise les doigts pour retrouver la confiance perdue!
Bon, après presque un an d'absence, c'est vrai que je pourrais (et que je devrais, peut-être) vous inonder de tous les changements qui sont survenus dans ma petite vie de médecin bien ordinaire. Parce que oui, je ne suis plus une petite étudiante merdique, je suis un vrai docteur maintenant (humm.... ça sonne un peu narciscique je sais, mais je vous assure que je ne le suis pas du tout). Ce que je préfère dans le fait d'être un vrai médecin maintenant, c'est que je peux enfin dire aux gens, "Bonjour, je suis Docteur S.". Et quand tu dis aux gens que tu es un médecin, ils ont beaucoup plus confiance. Donc ça diminue l'anxiété des gens et ils te font confiance rapidement, alors le travail va beaucoup, beaucoup plus vite et surtout, c'est plus efficace! Parce que en étant un vrai médecin maintenant, je peux signer mes prescriptions moi-même (depuis le temps que je rêvais de pouvoir prescrire du tylénol, gravol et autres médicaments aussi "dangereux" par moi-même, je vous jure que c'est une vraie jouissance chaque fois!) et je peux aussi prendre quelques décisions toute seule, sans en parler à personne. Mais bon, j'essaie de ne pas m'enfler la tête comme certain de mes collègues font, parce qu'être médecin, c'est un métier comme un autre, ya pas vraiment de raison de se penser meilleur que les autres je trouve!!!
Et bon pour les (très nombreux je suis sûre (je blague évidemment;-))) curieux qui veulent tout savoir des derniers développements de ma vie j'irai dans l'ordre le plus important : je ne suis pas encore enceinte, je me marie en mai prochain et j'ai finalement eu ma place en obstétrique-gynécologie, comme quoi je ne suis pas si nulle que je le croyais et que certaines personnes ont cru en moi! Pour ceux qui veulent plus de détails, je me marie à Chicoutimi et je tombe enceinte juste après, c'est promis. Pour encore plus croustillant, il faut m'écrire un courriel :-)
Trève de plaisanterie, j'ai vraiment traversé des moments difficiles ces deux derniers mois... J'ai été la victime de ce qu'on appelle dans mon milieu de "l'intimidation", ma mère qualifiait mon expérience de "harcèlement", enfin tous ces mots pour décrire une situation qui ne pouvait que me détruire et me réduire à néant. Je ne sais pas pourquoi, comment tout ça est arrivé, mais une chose est certaine, c'est que ce maudit résident qui m'a fait une vie de merde pendant ces deux mois, je ne suis pas près de l'oublier. Et je n'ai certainement pas fini d'en entendre parler de cette maudite histoire : la directrice de mon programme a eu vent de ce qui s'est passé et elle m'a convoqué à son bureau vendredi "pour qu'on en parle". Merde, la dernière chose dont j'ai envie, c'est de parler de ce truc. À chaque fois que j'en parle, je viens les yeux dans l'eau. À chaque fois que j'y pense, j'ai le goût d'éclater en sanglots. À chaque fois que je pense à ce maudit résident qui m'a rabaissée, humiliée, et détruite sans aucune raison, j'ai le goût de me replier sur moi-même et de rester toute seule jusqu'à temps que j'aie fini de panser ces blessures beaucoup trop profondes. Je me sens vraiment trop nulle de m'être laissée intimider, rabaisser et humilier par ce résident qui a besoin de détruire les autres pour se sentir meilleur. Heureusement c'est un résident qui est dans sa cinquième année, donc qui finit en juin prochain, et par conséquent je ne devrais pas avoir à retravailler avec lui d'ici à ce qu'il finisse sa résidence (du moins, jusqu'à présent je n'ai aucun autre stage qui est planifié au même endroit et dans le même service que lui, ce qui est une chance énorme). Enfin, trève d'intimidation, j'en reparlerai une autre fois si ça adonne...
Là je commence un nouveau stage loin de ce con... alors je croise les doigts pour retrouver la confiance perdue!
jeudi, novembre 04, 2004
Oh là là ça fait tellement longtemps!
N'empêche, en 5-6 mois, ya eu quelques changements. Cédric et moi avons repris ensemble (ouf!), j'ai terminé mon externat (enfin!!) et j'applique pour faire ma résidence en obstétrique-gynécologie (comme prévu). Ce dernier item me stresse énormément. Ça dérange mon sommeil la nuit, ça me bouffe durant la journée. J'aimerais que tout soit fini, que j'aie une place (même si ce serait à l'autre bout du Canada je m'en fous!) et que je commence enfin cette foutue résidence et que je gagne enfin de l'argent et que je cesse enfin de stresser...
Le mois dernier je suis allée à Chicoutimi chez mes parents pour faire un stage dans l'hôpital qui m'a vu naître. Le plus trippant, c'est que j'ai fait un accouchement avec le gynécologue qui a accouché ma mère à ma naissance :-). Il était super gentil... comme tous ceux qui travaillent là d'ailleurs. Les infirmières étaient vraiment gentilles avec moi, tellement que les heures de garde étaient du bonbon. Je n'avais pas cette peur de passer à côté de quelque chose d'intéressant, je savais qu'ils allaient m'appeler... ce qui n'est vraiment pas la norme dans les autres centres hospitaliers où j'ai fait des stages!!! C'est bien, ça m'a fait découvrir qu'il n'y a pas que des infirmières vaches dans la vie! (non pas que je le croyais vraiment mais disons que l'attitude de la plupart d'entre elles avec moi me le laissaient supposer!).
Je trouve que je suis tellement chanceuse d'avoir retrouvé Cédric... Et puis quand il est revenu il m'a fait le plus beau des cadeaux : il m'a dit qu'il me suivrait peu importe où j'irais au Canada pour ma résidence. J'étais tellement contente qu'il me dise ça... Bien sûr au fond de moi j'ai un peu peur qu'il change d'avis, mais depuis cet été il semble vraiment amoureux et je pense que les choses sont vraiment revenus sur le bon chemin... Il me dit qu'il a envie d'avoir des enfants, de se marier, d'acheter une maison, et de faire tout plein de projets avec moi, donc c'est le signe que notre couple est redevenu "sain". C'est vrai que moi aussi je l'aime fort mon Cédric... et j'espère que ça va continuer encore longtemps comme ça...
Ce soir il est parti rencontrer un gars pour un "deal" i.e. faire le travail universitaire d'un autre contre du $$. Faut dire qu'on ne nage vraiment pas dans la richesse ces temps-ci (comme toujours d'ailleurs!!) et que une source d'argent supplémentaire n'est vraiment pas un luxe. Mais bon, même si on n'est pas plus riche qu'avant, maintenant je me dis que dans 6 petits mois, j'aurai mon doctorat en poche, ce qui ferai de moi une candidate à la PAIE!!! Youhou!!!! Ça signifie aussi que j'aurai le "pouvoir" de tuer plus de monde (ou de les sauver, selon le point de vue que l'on adopte) mais ça, je pourrai toujours compenser en étudiant à fond...
Je m'endors... finalement je ne vais pas attendre mon prince charmant pour aller au lit...
Je vous laisse ici!
À +
Mandoline XXX
N'empêche, en 5-6 mois, ya eu quelques changements. Cédric et moi avons repris ensemble (ouf!), j'ai terminé mon externat (enfin!!) et j'applique pour faire ma résidence en obstétrique-gynécologie (comme prévu). Ce dernier item me stresse énormément. Ça dérange mon sommeil la nuit, ça me bouffe durant la journée. J'aimerais que tout soit fini, que j'aie une place (même si ce serait à l'autre bout du Canada je m'en fous!) et que je commence enfin cette foutue résidence et que je gagne enfin de l'argent et que je cesse enfin de stresser...
Le mois dernier je suis allée à Chicoutimi chez mes parents pour faire un stage dans l'hôpital qui m'a vu naître. Le plus trippant, c'est que j'ai fait un accouchement avec le gynécologue qui a accouché ma mère à ma naissance :-). Il était super gentil... comme tous ceux qui travaillent là d'ailleurs. Les infirmières étaient vraiment gentilles avec moi, tellement que les heures de garde étaient du bonbon. Je n'avais pas cette peur de passer à côté de quelque chose d'intéressant, je savais qu'ils allaient m'appeler... ce qui n'est vraiment pas la norme dans les autres centres hospitaliers où j'ai fait des stages!!! C'est bien, ça m'a fait découvrir qu'il n'y a pas que des infirmières vaches dans la vie! (non pas que je le croyais vraiment mais disons que l'attitude de la plupart d'entre elles avec moi me le laissaient supposer!).
Je trouve que je suis tellement chanceuse d'avoir retrouvé Cédric... Et puis quand il est revenu il m'a fait le plus beau des cadeaux : il m'a dit qu'il me suivrait peu importe où j'irais au Canada pour ma résidence. J'étais tellement contente qu'il me dise ça... Bien sûr au fond de moi j'ai un peu peur qu'il change d'avis, mais depuis cet été il semble vraiment amoureux et je pense que les choses sont vraiment revenus sur le bon chemin... Il me dit qu'il a envie d'avoir des enfants, de se marier, d'acheter une maison, et de faire tout plein de projets avec moi, donc c'est le signe que notre couple est redevenu "sain". C'est vrai que moi aussi je l'aime fort mon Cédric... et j'espère que ça va continuer encore longtemps comme ça...
Ce soir il est parti rencontrer un gars pour un "deal" i.e. faire le travail universitaire d'un autre contre du $$. Faut dire qu'on ne nage vraiment pas dans la richesse ces temps-ci (comme toujours d'ailleurs!!) et que une source d'argent supplémentaire n'est vraiment pas un luxe. Mais bon, même si on n'est pas plus riche qu'avant, maintenant je me dis que dans 6 petits mois, j'aurai mon doctorat en poche, ce qui ferai de moi une candidate à la PAIE!!! Youhou!!!! Ça signifie aussi que j'aurai le "pouvoir" de tuer plus de monde (ou de les sauver, selon le point de vue que l'on adopte) mais ça, je pourrai toujours compenser en étudiant à fond...
Je m'endors... finalement je ne vais pas attendre mon prince charmant pour aller au lit...
Je vous laisse ici!
À +
Mandoline XXX
mercredi, mai 26, 2004
Un mois presque sans visiter ce blog... je pense que c'est parce que j'ai perdu l'habitude d'écrire mon journal. Dire que lorsque j'ai commencé à écrire, en 2001, j'écrivais plusieurs fois par jour. Faut dire que dans ce temps-là, je passais pas mal la majorité de mes journées assise devant mon ordi à niaiser sur internet, ce que j'ai pas mal moins le temps de faire aujourd'hui. Mais bon, c'est normal que les priorités évoluent avec le temps je pense...
Aujourd'hui c'était une journée assez stressante. Nous avions des conférences sur les applications pour devenir résident... Sincèrement, c'est tellement contingenté et c'est tellement incertain d'obtenir une place dans la spécialité qu'on désire que ça me fout la trouille. Et puis comme je ne suis vraiment pas dans les meilleurs, eh bien je stresse encore plus. Plus les semaines passent et plus j'ai envie d'être gynécologue. Mais plus les semaines passent et plus je me sens paralysée pour faire les bonnes choses pour me faire remarquer par les bonnes personnes :-(. Des fois je me dis que ma seule chance c'est que personne ne veuille devenir gynécologue en 2005... c'est dire à quel point je me sens en détresse!!!
Et puis Cédric m'a laissée il y a presque 4 semaines maintenant. Nous n'avons pas encore repris officiellement, même si nous avons passé une fin de semaine très très amoureuse la semaine dernière. Mais bon depuis qu'il est parti mardi matin, aucune nouvelle, aucun courriel pour dire bonjour, aucun coup de téléphone. Je sais bien qu'il n'a pas passé la fin de semaine avec moi juste pour baiser, mais n'empêche que ça fait un peu mal d'avoir passé plus de 3 jours en parfaite harmonie et là d'être laissée pour compte. Je sais qu'il a beaucoup de travail scolaire à rattraper et je me dis que ça explique sûrement pourquoi il ne me donne pas signe de vie, mais n'empêche que ça m'inquiète un peu. Peut-être qu'il lui est arrivé quelque chose et que je n'ai aucun moyen de le savoir... Enfin je ne devrais pas m'imaginer le pire, probablement qu'il prend seulement un peu de temps pour lui, pour réfléchir à tout ce qu'il s'est passé en fin de semaine. Au fond peut-être je pourrais essayer de l'appeler... [...]Bon je me doute qu'il va bien, le téléphone est occupé... mais d'un autre côté je suis triste à l'idée qu'il donne des nouvelles à quelqu'un d'autre et qu'il m'ignore... Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça mais une chose est certaine, je ne devrais pas sauter aux conclusions trop rapidement. Dans le passé ça m'a joué bien des tours et je n'ai pas très envie de retomber dans ce pattern malsain. Et puis je sais bien que ce n'est pas en faisant des trucs malsains que j'ai une chance de ravoir Cédric à mes côtés dans un couple harmonieux...
Bon allez j'y vais, je commence à avoir pas mal de peine face à cette ligne engagée... comme si je me sentais un tout petit peu abandonnée par celui que j'aime tant...
Aujourd'hui c'était une journée assez stressante. Nous avions des conférences sur les applications pour devenir résident... Sincèrement, c'est tellement contingenté et c'est tellement incertain d'obtenir une place dans la spécialité qu'on désire que ça me fout la trouille. Et puis comme je ne suis vraiment pas dans les meilleurs, eh bien je stresse encore plus. Plus les semaines passent et plus j'ai envie d'être gynécologue. Mais plus les semaines passent et plus je me sens paralysée pour faire les bonnes choses pour me faire remarquer par les bonnes personnes :-(. Des fois je me dis que ma seule chance c'est que personne ne veuille devenir gynécologue en 2005... c'est dire à quel point je me sens en détresse!!!
Et puis Cédric m'a laissée il y a presque 4 semaines maintenant. Nous n'avons pas encore repris officiellement, même si nous avons passé une fin de semaine très très amoureuse la semaine dernière. Mais bon depuis qu'il est parti mardi matin, aucune nouvelle, aucun courriel pour dire bonjour, aucun coup de téléphone. Je sais bien qu'il n'a pas passé la fin de semaine avec moi juste pour baiser, mais n'empêche que ça fait un peu mal d'avoir passé plus de 3 jours en parfaite harmonie et là d'être laissée pour compte. Je sais qu'il a beaucoup de travail scolaire à rattraper et je me dis que ça explique sûrement pourquoi il ne me donne pas signe de vie, mais n'empêche que ça m'inquiète un peu. Peut-être qu'il lui est arrivé quelque chose et que je n'ai aucun moyen de le savoir... Enfin je ne devrais pas m'imaginer le pire, probablement qu'il prend seulement un peu de temps pour lui, pour réfléchir à tout ce qu'il s'est passé en fin de semaine. Au fond peut-être je pourrais essayer de l'appeler... [...]Bon je me doute qu'il va bien, le téléphone est occupé... mais d'un autre côté je suis triste à l'idée qu'il donne des nouvelles à quelqu'un d'autre et qu'il m'ignore... Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça mais une chose est certaine, je ne devrais pas sauter aux conclusions trop rapidement. Dans le passé ça m'a joué bien des tours et je n'ai pas très envie de retomber dans ce pattern malsain. Et puis je sais bien que ce n'est pas en faisant des trucs malsains que j'ai une chance de ravoir Cédric à mes côtés dans un couple harmonieux...
Bon allez j'y vais, je commence à avoir pas mal de peine face à cette ligne engagée... comme si je me sentais un tout petit peu abandonnée par celui que j'aime tant...
mercredi, avril 28, 2004
J'ai presque fini mon stage de chirurgie. Plus que l'examen vendredi et bonjour les vacances (euh... je veux dire la psychiatrie, mais au fond c'est un peu synonyme :-P)
Cette dernière semaine a été assez éprouvante physiquement... Lundi j'avais un mal de tête qui me donnait l'impression que mon oeil droit était "propulsé" à l'extérieur de sa cavité (sensation assez weird croyez-moi sur parole) et mardi j'ai failli m'évanouir en salle d'opération... la honte :-( (ça m'apprendra aussi à ne pas déjeuner avant de mettre un pied là-dedans!!)
Sinon pour le reste c'est so-so, comme d'habitude. Cédric et moi c'est toujours en montagnes russes, des fois ça va bien, des fois je suis tellement fatiguée que mon caractère de cochon reprend le dessus, alors c'est la merde qui recommence. Mais bon on va finir par en venir à bout je pense!!
Projet canon pour cet été : partir en vélo pour aller faire une virée en estrie, en montérégie, au centre du québec, en mauricie et finalement retour à Montréal. Mais bon, en une semaine de vacances il va falloir que je m'entraîne un peu d'avance, sinon je risque de partir toute seule et de ne pas finir le voyage. Ce projet me motive vraiment, ça m'enlève tout le stress de la performance que je subis à l'hôpital, et juste y penser et le planifier ça me relaxe. Malheureusement, ça ne branche pas tellement mon chum ce beau projet :-(. Il me dit qu'on a de la misère à s'endurer pendant un après-midi, alors qu'est-ce que ça sera pour une semaine entière en tête à tête. En plus il rétorque que je n'ai pas le temps de m'entraîner et que physiquement, je ne tiendrai pas le coup. Bon bref, ce qu'il voudrait c'est que je m'entraîne comme une folle durant deux mois et demi et qu'ensuite, monsieur décide s'il embarque ou non dans le projet. Ça me choque ce genre de réaction parce qu'à deux semaines d'avis on ne pourra jamais trouver tout le matériel requis sans payer un prix de fou et en plus, je doute de la disponibilité des campings durant les vacances de la construction à deux semaines d'avis :-S. Mais bon, je prends mon mal en patience et je me dis que le mieux à faire est d'agir sur ses deux arguments en m'entraînant tous les jours (ce que je pourrai faire après mon examen de chirurgie et les gardes de fou terminées (c'est vrai... je n'ai plus de garde je les ai terminées hier, youppi :-)) et en essayant de cimenter un peu plus notre couple en faisant des activités ensemble plus fréquemment. L'avenir me dira si ce plan en valait la chandelle...
Coup de gueule : j'ai vraiment été choquée de voir que les prêts et bourses du gouvernement québécois allait m'envoyer mon avis de calcul (ie le montant de l'aide financière et la date à laquelle l'aide sera versée) dans 2 semaines... ça signifie donc que mon aide financière sera à peu près inexistante pour le prochain mois :-S. Enfin bon heureusement mon père a accepté de me dépanner (plutôt nous dépanner puisque mon chum se retrouve face à la même situation que moi) de bon coeur sinon j'aurais été bonne pour manger dans des réunions pharmaceutiques pendant un mois!!! N'empêche que Charest, si je l'avais devant moi...
Pour la première fois de ma vie, j'ai participé à une enchère électronique sur ebay!! C'était bien plaisant, surtout que je l'ai gagnée :-). Espérons maintenant que le bidule gagné fonctionnera comme prévu!!!
Cette dernière semaine a été assez éprouvante physiquement... Lundi j'avais un mal de tête qui me donnait l'impression que mon oeil droit était "propulsé" à l'extérieur de sa cavité (sensation assez weird croyez-moi sur parole) et mardi j'ai failli m'évanouir en salle d'opération... la honte :-( (ça m'apprendra aussi à ne pas déjeuner avant de mettre un pied là-dedans!!)
Sinon pour le reste c'est so-so, comme d'habitude. Cédric et moi c'est toujours en montagnes russes, des fois ça va bien, des fois je suis tellement fatiguée que mon caractère de cochon reprend le dessus, alors c'est la merde qui recommence. Mais bon on va finir par en venir à bout je pense!!
Projet canon pour cet été : partir en vélo pour aller faire une virée en estrie, en montérégie, au centre du québec, en mauricie et finalement retour à Montréal. Mais bon, en une semaine de vacances il va falloir que je m'entraîne un peu d'avance, sinon je risque de partir toute seule et de ne pas finir le voyage. Ce projet me motive vraiment, ça m'enlève tout le stress de la performance que je subis à l'hôpital, et juste y penser et le planifier ça me relaxe. Malheureusement, ça ne branche pas tellement mon chum ce beau projet :-(. Il me dit qu'on a de la misère à s'endurer pendant un après-midi, alors qu'est-ce que ça sera pour une semaine entière en tête à tête. En plus il rétorque que je n'ai pas le temps de m'entraîner et que physiquement, je ne tiendrai pas le coup. Bon bref, ce qu'il voudrait c'est que je m'entraîne comme une folle durant deux mois et demi et qu'ensuite, monsieur décide s'il embarque ou non dans le projet. Ça me choque ce genre de réaction parce qu'à deux semaines d'avis on ne pourra jamais trouver tout le matériel requis sans payer un prix de fou et en plus, je doute de la disponibilité des campings durant les vacances de la construction à deux semaines d'avis :-S. Mais bon, je prends mon mal en patience et je me dis que le mieux à faire est d'agir sur ses deux arguments en m'entraînant tous les jours (ce que je pourrai faire après mon examen de chirurgie et les gardes de fou terminées (c'est vrai... je n'ai plus de garde je les ai terminées hier, youppi :-)) et en essayant de cimenter un peu plus notre couple en faisant des activités ensemble plus fréquemment. L'avenir me dira si ce plan en valait la chandelle...
Coup de gueule : j'ai vraiment été choquée de voir que les prêts et bourses du gouvernement québécois allait m'envoyer mon avis de calcul (ie le montant de l'aide financière et la date à laquelle l'aide sera versée) dans 2 semaines... ça signifie donc que mon aide financière sera à peu près inexistante pour le prochain mois :-S. Enfin bon heureusement mon père a accepté de me dépanner (plutôt nous dépanner puisque mon chum se retrouve face à la même situation que moi) de bon coeur sinon j'aurais été bonne pour manger dans des réunions pharmaceutiques pendant un mois!!! N'empêche que Charest, si je l'avais devant moi...
Pour la première fois de ma vie, j'ai participé à une enchère électronique sur ebay!! C'était bien plaisant, surtout que je l'ai gagnée :-). Espérons maintenant que le bidule gagné fonctionnera comme prévu!!!
jeudi, avril 22, 2004
Ah mon dieu! Je ne peux pas croire que ca fait si longtemps que je n'ai pas visité ce blog... Même si ça fait un peu "excuse gratuite", ce n'est pas par manque d'envie mais plutôt par manque de temps... non mais à force de travailler 80 heures/semaine, on en vient à garder l'essentiel : travailler et dormir. Même manger devient un truc "secondaire" dans ces conditions...
Alors qu'ai-je fait au cours des derniers mois?? J'ai travaillé, travaillé et encore travaillé. J'ai fait 1 mois de gynécologie, que j'ai adoré, un mois de chirurgie plastique, que j'ai aussi adoré, et là je finis mon mois de chirurgie générale, que j'aime... un peu moins :-P. À part le travail, j'ai essayé de maintenir mon couple en vie. C'est très difficile et je me demande si je vais y parvenir encore longtemps :-(
En février Cédric m'a laissée... pour finalement reprendre ensemble quelques jours plus tard. Quel soulagement!!! Mais bon, ce qui m'a encore plus soulagée, c'est de savoir qu'il ne m'avait pas flushé pour des raisons d'hôpital, mais pour mon caractère de chien. C'était un peu plus facile à corriger que mes horaires de fou disons... J'ai vraiment essayé de travailler sur moi-même, mais je doute que ça ait eu des résultats très valable... quand on est toujours fatigué la volonté disparait et les manières sont plus brusque sans même s'en rendre compte... Mais bon, pour maintenant ça tient le coup, alors je vais continuer de vivre avec ça. Mais à un moment donné, il faudra faire une vraie refonte dans mon couple, sinon il va finir en miette et il ne sera plus ramassable...
Et puis un jour j'ai fait une vraie connerie. C'était le surlendemain de la St-Valentin, j'avais vraiment trouvé ça poche avec mon chum et je sentais bien que mon oubli de ne pas avoir acheté de cadeau (par manque de temps bien sûr) avait créé un merdier sans fond. Alors sachant que mon chum se confiait beaucoup à son frère, j'ai été lire les derniers courriels échangés entre son frère et lui et là j'y avais lu des trucs qui m'avaient déchiré le coeur... En gros mon chum racontait à son frère qu'il avait une vie de merde avec moi (cause : trop de travail à l'hôpital) et que notre vie sexuelle était réduite à néant (vrai aussi...). Même si ça fait mal ce ne sont que des vérités, alors je tenais le choc. Plus loin il disait qu'émotivement, la rupture serait trop difficile entre nous à ce moment-là, alors il remettait ça à plus tard!! Quand j'ai lu ça, c'était de trop, je me suis effondrée par terre et j'ai pleuré non-stop pendant 15 minutes. Puis je me suis relevée, je me suis dit que j'avais peut-être encore une chance, et je suis allée préparer le souper. Je me disais qu'avec une bonne attitude peut-être que je parviendrais à renverser la vapeur!!! Je me souviens que je coupais des légumes et que je braillais comme une folle. Finalement quand il est arrivé le souper était prêt et la soirée s'était bien déroulée. Mais il m'a quand même laissé une semaine plus tard :-S, faut croire que j'avais pas réussi à être assez gentille.
Durant mes 4 jours de pseudo-célibat, je me suis beaucoup remise en question... je lui ai partagé mes réflexions et au bout du compte il a réussi à avoir de l'espoir dans le fait que notre couple était peut-être viable. On a repris ensemble et depuis "ça tient mieux". Mais j'ai pas arrêté mes conneries, je continuais d'espionner l'ordi pour lire les courriels adressés à son frère. Et j'ai fini par me faire prendre d'une manière assez conne, j'avais laissé l'historique ouvert sur sa fenêtre d'internet explorer. Je ne sais pas comment mais il a pu retracer tout ce que j'avais fait... J'ai tout avoué et il ne m'a pas flushé, mais depuis je sais qu'il espionne régulièrement l'ordinateur. Il a pour théorie que je suis une dépendante affective et que mes "conneries" sont plus forte que ma volonté. Il voulait même m'envoyer aux dépendant affectif anonymes en me menaçant de me laisser si je n'y allais pas. J'ai lu leur site web très attentivement, je crois sincèrement que je ne suis pas une dépendante affective, mais j'avais accepté quand même d'y aller pendant 4 semaines pour lui faire fermer la gueule. Au bout d'un peu plus de réflexion, j'ai réalisé que si je me pliais à ses exigences pour ne pas le perdre, alors je devenais dépendante affective!!! Alors je ne suis jamais allée à ces meetings! Et au final je n'ai plus jamais été lire ses courriels... sans vraiment en avoir encore la tentation...
Mais bon, le pire c'est que je me dis que moi aussi j'aurais des raisons de laisser mon chum... Il a un gros problème de santé, sa "maladie" comme il l'appelle, c'est un outremangeur compulsif... et donc par conséquence un obèse morbide. Dans mon milieu c'est très mal vu et je n'ose pas sortir avec mon chum dans les sorties avec les collègues. Mais ce n'est pas tant l'obésité qui me dérange que la "maladie" en tant que telle... Je déteste voir l'argent qui fond du compte en banque (fondu au restaurant et au dépanneur, bien entendu) et la nourriture qui disparaît du frigo. On est pauvre, vraiment pauvre, alors je me sens comme si j'avais une bouteille d'eau avec un trou au fond. Ya jamais rien qui reste dedans :-(. Mais bon, depuis plusieurs mois il se soigne aux outremangeurs anonymes, ce qui donne des résultats plutôt équivoque à mon avis jusqu'à maintenant. Il continue d'outremanger (mais ce n'est plus au resto, déjà un plus quand même) et les méthodes OA ont mis bien du trouble dans notre couple. Monsieur a fait plein de changements dans notre petite routine qui me tapent horriblement sur les nerfs (mais j'accepte en me disant que si ça finit par le guérir c'est un moindre mal!!) et les meetings OA prennent beaucoup de place (trop) dans notre vie. Exemple : j'avais 6 jours de congé à Noël, et ne serait-ce que mon chum a réalisé combien ces minuscules vacances étaient primordiales pour moi, il aurait passé 5 jours sur 6 à aller à des meetings OA (qui le font partir à 11h et revenir à 14h30! ça coupe la journée en deux!!). Mais bon... Il s'est pris en main, alors j'espère que le reste va se placer tout seul...
J'ai tellement de choses à raconter mais ça fait énormément pour aujourd'hui, donc je vais arrêter là et revenir plus tard... Je suis de garde cette nuit et j'ai une journée de cours complète demain alors... vaut mieux essayer de dormir un brin!!
Alors qu'ai-je fait au cours des derniers mois?? J'ai travaillé, travaillé et encore travaillé. J'ai fait 1 mois de gynécologie, que j'ai adoré, un mois de chirurgie plastique, que j'ai aussi adoré, et là je finis mon mois de chirurgie générale, que j'aime... un peu moins :-P. À part le travail, j'ai essayé de maintenir mon couple en vie. C'est très difficile et je me demande si je vais y parvenir encore longtemps :-(
En février Cédric m'a laissée... pour finalement reprendre ensemble quelques jours plus tard. Quel soulagement!!! Mais bon, ce qui m'a encore plus soulagée, c'est de savoir qu'il ne m'avait pas flushé pour des raisons d'hôpital, mais pour mon caractère de chien. C'était un peu plus facile à corriger que mes horaires de fou disons... J'ai vraiment essayé de travailler sur moi-même, mais je doute que ça ait eu des résultats très valable... quand on est toujours fatigué la volonté disparait et les manières sont plus brusque sans même s'en rendre compte... Mais bon, pour maintenant ça tient le coup, alors je vais continuer de vivre avec ça. Mais à un moment donné, il faudra faire une vraie refonte dans mon couple, sinon il va finir en miette et il ne sera plus ramassable...
Et puis un jour j'ai fait une vraie connerie. C'était le surlendemain de la St-Valentin, j'avais vraiment trouvé ça poche avec mon chum et je sentais bien que mon oubli de ne pas avoir acheté de cadeau (par manque de temps bien sûr) avait créé un merdier sans fond. Alors sachant que mon chum se confiait beaucoup à son frère, j'ai été lire les derniers courriels échangés entre son frère et lui et là j'y avais lu des trucs qui m'avaient déchiré le coeur... En gros mon chum racontait à son frère qu'il avait une vie de merde avec moi (cause : trop de travail à l'hôpital) et que notre vie sexuelle était réduite à néant (vrai aussi...). Même si ça fait mal ce ne sont que des vérités, alors je tenais le choc. Plus loin il disait qu'émotivement, la rupture serait trop difficile entre nous à ce moment-là, alors il remettait ça à plus tard!! Quand j'ai lu ça, c'était de trop, je me suis effondrée par terre et j'ai pleuré non-stop pendant 15 minutes. Puis je me suis relevée, je me suis dit que j'avais peut-être encore une chance, et je suis allée préparer le souper. Je me disais qu'avec une bonne attitude peut-être que je parviendrais à renverser la vapeur!!! Je me souviens que je coupais des légumes et que je braillais comme une folle. Finalement quand il est arrivé le souper était prêt et la soirée s'était bien déroulée. Mais il m'a quand même laissé une semaine plus tard :-S, faut croire que j'avais pas réussi à être assez gentille.
Durant mes 4 jours de pseudo-célibat, je me suis beaucoup remise en question... je lui ai partagé mes réflexions et au bout du compte il a réussi à avoir de l'espoir dans le fait que notre couple était peut-être viable. On a repris ensemble et depuis "ça tient mieux". Mais j'ai pas arrêté mes conneries, je continuais d'espionner l'ordi pour lire les courriels adressés à son frère. Et j'ai fini par me faire prendre d'une manière assez conne, j'avais laissé l'historique ouvert sur sa fenêtre d'internet explorer. Je ne sais pas comment mais il a pu retracer tout ce que j'avais fait... J'ai tout avoué et il ne m'a pas flushé, mais depuis je sais qu'il espionne régulièrement l'ordinateur. Il a pour théorie que je suis une dépendante affective et que mes "conneries" sont plus forte que ma volonté. Il voulait même m'envoyer aux dépendant affectif anonymes en me menaçant de me laisser si je n'y allais pas. J'ai lu leur site web très attentivement, je crois sincèrement que je ne suis pas une dépendante affective, mais j'avais accepté quand même d'y aller pendant 4 semaines pour lui faire fermer la gueule. Au bout d'un peu plus de réflexion, j'ai réalisé que si je me pliais à ses exigences pour ne pas le perdre, alors je devenais dépendante affective!!! Alors je ne suis jamais allée à ces meetings! Et au final je n'ai plus jamais été lire ses courriels... sans vraiment en avoir encore la tentation...
Mais bon, le pire c'est que je me dis que moi aussi j'aurais des raisons de laisser mon chum... Il a un gros problème de santé, sa "maladie" comme il l'appelle, c'est un outremangeur compulsif... et donc par conséquence un obèse morbide. Dans mon milieu c'est très mal vu et je n'ose pas sortir avec mon chum dans les sorties avec les collègues. Mais ce n'est pas tant l'obésité qui me dérange que la "maladie" en tant que telle... Je déteste voir l'argent qui fond du compte en banque (fondu au restaurant et au dépanneur, bien entendu) et la nourriture qui disparaît du frigo. On est pauvre, vraiment pauvre, alors je me sens comme si j'avais une bouteille d'eau avec un trou au fond. Ya jamais rien qui reste dedans :-(. Mais bon, depuis plusieurs mois il se soigne aux outremangeurs anonymes, ce qui donne des résultats plutôt équivoque à mon avis jusqu'à maintenant. Il continue d'outremanger (mais ce n'est plus au resto, déjà un plus quand même) et les méthodes OA ont mis bien du trouble dans notre couple. Monsieur a fait plein de changements dans notre petite routine qui me tapent horriblement sur les nerfs (mais j'accepte en me disant que si ça finit par le guérir c'est un moindre mal!!) et les meetings OA prennent beaucoup de place (trop) dans notre vie. Exemple : j'avais 6 jours de congé à Noël, et ne serait-ce que mon chum a réalisé combien ces minuscules vacances étaient primordiales pour moi, il aurait passé 5 jours sur 6 à aller à des meetings OA (qui le font partir à 11h et revenir à 14h30! ça coupe la journée en deux!!). Mais bon... Il s'est pris en main, alors j'espère que le reste va se placer tout seul...
J'ai tellement de choses à raconter mais ça fait énormément pour aujourd'hui, donc je vais arrêter là et revenir plus tard... Je suis de garde cette nuit et j'ai une journée de cours complète demain alors... vaut mieux essayer de dormir un brin!!
dimanche, janvier 18, 2004
Autre journée de lendemain de garde. La garde était archi nulle, mais le lendemain de garde, lui, était pas mal trippant. Promenade au Mont Royal avec Cédric, petit lunch à regarder le lac des castors, et puis fin d'après-midi au lit envahis par les soupirs. Des fois, j'ai l'impression de ressentir de nouveau ces mêmes impressions de passion, celles que je ressentais au début de notre relation.
J'ai lu un livre bien hier. Ça s'intitule "the wealthy barber" et en gros ce sont des conseils pour bien réussir sa "vie financière".
J'ai lu un livre bien hier. Ça s'intitule "the wealthy barber" et en gros ce sont des conseils pour bien réussir sa "vie financière".
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