Depuis une semaine, Cookie est devenu un bébé pleurnichard, insatisfait et difficile...
La fin de semaine dernière, en quête de moments agréables en famille, mon chum et moi décidons d'aller déjeûner chez Tutti Frutti. Tout se déroulait à merveille jusqu'à ce que notre petit ange commence à faire la moue dans son siège. Je le prends sur moi et comme il se tortille et commence à pleurer (comme lorsqu'il a faim), je lui donne le sein. Il le rejette violemment et commence à hurler!! Nous avons été plein de fois à l'extérieur avec lui et il n'avait jamais fait ça!!Mon chum suggère que la couche est pleine... rien à faire, même avec la couche sèche il hurle encore!! Je le remets sur le sein en me disant intérieurement que je devrais probablement aller m'asseoir dans l'auto si ça continue comme ça. Il a fini par se calmer et j'ai pu avaler mon déjeûner, mais ce n'était qu'un prélude pour ce qui attendait et qui continue encore aujourd'hui... Monsieur est sur mon sein presque la moitié du temps sinon il hurle!!
Il nous a fait un truc semblable à un mois... peut-être est-ce une nouvelle poussée de croissance? Quoi qu'il en soit j'espère que ça va s'améliorer avant que je retourne travailler à temps plein!
mardi, avril 29, 2008
mercredi, avril 23, 2008
Jasette
Mon coeur de maman a été comblé hier :-). Après une demie journée vraiment chiante au travail èa reviser des tonnes de dossiers poussiéreux (je fais de la recherche présentement pour faire moins d'heures et passer plus de temps à la maison), j'étais toute heureuse de retrouver mon fils et lui aussi visiblement! Nous sommes allés nous promener sur le bord du lac St-Louis et il n'arrêtait pas de me jaser "ARHHE" "GHEU" sans compter qu'il en remettait plus lorsque je lui répondais, le tout interrompu de grands sourires qui me faisaient fondre le coeur.
Depuis que j'ai Cookie, ce sont les trucs les plus simples qui me rendent le plus heureuse. Regarder mon fils allaiter et voir ses grands yeux me fixer admirativement, jaser avec lui le matin lorsqu'il se réveille, faire une sieste blottis l'un contre l'autre, le changer de couche et le faire sourire en lui caressant le ventre, le mettre sous le jet d'eau dans la douche et le regarder fermer les yeux et la bouche pour ensuite sourire lorsque je le mets contre moi. Je trouve que Cookie est le plus beau, le plus gentil et le plus merveilleux des bébés! Mais bon, je me doute bien que je vais déchanter à l'adolescence, peut-être même avant!!! N'empêche, j'en profite quand ça passe parce que chacun de ces moments sont uniques...
Depuis que j'ai Cookie, ce sont les trucs les plus simples qui me rendent le plus heureuse. Regarder mon fils allaiter et voir ses grands yeux me fixer admirativement, jaser avec lui le matin lorsqu'il se réveille, faire une sieste blottis l'un contre l'autre, le changer de couche et le faire sourire en lui caressant le ventre, le mettre sous le jet d'eau dans la douche et le regarder fermer les yeux et la bouche pour ensuite sourire lorsque je le mets contre moi. Je trouve que Cookie est le plus beau, le plus gentil et le plus merveilleux des bébés! Mais bon, je me doute bien que je vais déchanter à l'adolescence, peut-être même avant!!! N'empêche, j'en profite quand ça passe parce que chacun de ces moments sont uniques...
mardi, avril 22, 2008
Il se tourne!
Cookie passe maintenant sans difficulté du ventre au dos! Ce matin, alors que j'essaie de le mettre sur le ventre, monsieur se retourne sur le dos! Croyant à un coup de chance, je le réinstalle sur le ventre... bref il s'est retourné 4 ou 5 fois de suite sur le dos! En maman un peu trop gaga, j'ai couru chercher la caméra pour filmer le tout :-)
Quand son papa sort de la douche, je lui annonce la bonne nouvelle toute excitée en décrétant que fiston lui fera une démonstration, mais je découvre avec stupéfaction que Cookie avait déjà montré cette habileté à son père il y a quelque jour... dans mon dos :-(
N'empêche, je suis fière de mon fils! Mais il grandit bien trop vite...
Quand son papa sort de la douche, je lui annonce la bonne nouvelle toute excitée en décrétant que fiston lui fera une démonstration, mais je découvre avec stupéfaction que Cookie avait déjà montré cette habileté à son père il y a quelque jour... dans mon dos :-(
N'empêche, je suis fière de mon fils! Mais il grandit bien trop vite...
vendredi, avril 18, 2008
Journée ensoleillée!
C'est par une belle journée comme hier que je regrette presque de retourner à temps plein travailler début mai...
Hier, alors qu'il faisait un gros 22 degré sur les environs de Montréal, nous sommes allés nous promener, mon chum, Cookie (mon fils) et moi sur le bord de l'eau, avec la poussette. Ça ne fait que 2 semaines qu'on peut vraiment promener le bébé en poussette, qu'il est assez grand pour être assis directement dedans (i.e. sans le mettre dans le siège d'auto cliqué sur la poussette), alors c'est encore une nouveauté pour nous :-). Le paysage était magnifique, mon chum et moi avons pu discuter de tout et de rien, et Cookie dormait comme un ange bercé par la promenade. Des fois je me dis que si j'avais pris un plus long congé, c'est effectivement maintenant que je commencerais à en profiter vraiment...
Autre nouveauté, on peut maintenant mettre le bébé dans le snugli face vers l'avant pour le promener : papa trippe tellement qu'il réclame Cookie pour aller prendre une marche dehors!
Cette fin de semaine, on va chez ma grand-mère pour lui présenter Cookie. Ça va être la première fois qu'il va rencontrer sa mamy, et en même temps il va en profiter pour aller voir parrain et marraine (qui sont une de mes tantes et son chum). J'ai hâte :-)
Hier, alors qu'il faisait un gros 22 degré sur les environs de Montréal, nous sommes allés nous promener, mon chum, Cookie (mon fils) et moi sur le bord de l'eau, avec la poussette. Ça ne fait que 2 semaines qu'on peut vraiment promener le bébé en poussette, qu'il est assez grand pour être assis directement dedans (i.e. sans le mettre dans le siège d'auto cliqué sur la poussette), alors c'est encore une nouveauté pour nous :-). Le paysage était magnifique, mon chum et moi avons pu discuter de tout et de rien, et Cookie dormait comme un ange bercé par la promenade. Des fois je me dis que si j'avais pris un plus long congé, c'est effectivement maintenant que je commencerais à en profiter vraiment...
Autre nouveauté, on peut maintenant mettre le bébé dans le snugli face vers l'avant pour le promener : papa trippe tellement qu'il réclame Cookie pour aller prendre une marche dehors!
Cette fin de semaine, on va chez ma grand-mère pour lui présenter Cookie. Ça va être la première fois qu'il va rencontrer sa mamy, et en même temps il va en profiter pour aller voir parrain et marraine (qui sont une de mes tantes et son chum). J'ai hâte :-)
jeudi, avril 17, 2008
Retour au travail
Ça fait tout drôle d'écrire sur mon retour au travail quand j'ai fini le post sur mon accouchement hier...
Bonne chose ou mauvaise chose (seul l'avenir me le dira), je suis de retour au travail depuis que mon fils a 6 semaines. Certes à temps partiel jusqu'au début de mai, mais de retour quand même. Les 6 premières semaines ont été juste assez pour s'adapter à mon nouveau rôle de maman (que j'adore), pour que les douleurs associées à mon accouchement s'estompent, pour apprendre à allaiter et entrer dans la routine d'avoir un bébé et les tâches qui s'y rattachent (lavage de couches et des vêtements, donner le bain, changer les couches, etc.). Et maintenant, en plus des soucis du travail qui sont revenus (les gardes, lire mes livres d'obstétrique et de gynécologie, assister aux réunions du département...) je dois maintenant vivre avec le (maudit) pompage de lait et la pensée toujours sous-jaçente que mon fils n'est peut-être pas bien sans moi, même s'il a la chance de se faire garder par son papa.
Même si sur le plan personnel je suis contente de ma décision, car c'est très valorisant d'aller au travail et de me sentir à nouveau "moi-même", i.e. comme j'étais avant d'accoucher, je me sens tout de même terriblement égoïste par rapport à mon fils. Je suis chanceuse, c'est un enfant tranquille et attachant, et son papa s'en occupe merveilleusement bien, mais il persiste toujours un doute dans mon esprit à savoir que je ne fais pas quelque chose de foncièrement "mal".
N'empêche, j'ai tellement hâte au 5 mai pour voir des patientes, opérer, et voir mes collègues tous les jours. Mon chum a probablement raison, je dois être workaholic...
Bonne chose ou mauvaise chose (seul l'avenir me le dira), je suis de retour au travail depuis que mon fils a 6 semaines. Certes à temps partiel jusqu'au début de mai, mais de retour quand même. Les 6 premières semaines ont été juste assez pour s'adapter à mon nouveau rôle de maman (que j'adore), pour que les douleurs associées à mon accouchement s'estompent, pour apprendre à allaiter et entrer dans la routine d'avoir un bébé et les tâches qui s'y rattachent (lavage de couches et des vêtements, donner le bain, changer les couches, etc.). Et maintenant, en plus des soucis du travail qui sont revenus (les gardes, lire mes livres d'obstétrique et de gynécologie, assister aux réunions du département...) je dois maintenant vivre avec le (maudit) pompage de lait et la pensée toujours sous-jaçente que mon fils n'est peut-être pas bien sans moi, même s'il a la chance de se faire garder par son papa.
Même si sur le plan personnel je suis contente de ma décision, car c'est très valorisant d'aller au travail et de me sentir à nouveau "moi-même", i.e. comme j'étais avant d'accoucher, je me sens tout de même terriblement égoïste par rapport à mon fils. Je suis chanceuse, c'est un enfant tranquille et attachant, et son papa s'en occupe merveilleusement bien, mais il persiste toujours un doute dans mon esprit à savoir que je ne fais pas quelque chose de foncièrement "mal".
N'empêche, j'ai tellement hâte au 5 mai pour voir des patientes, opérer, et voir mes collègues tous les jours. Mon chum a probablement raison, je dois être workaholic...
mardi, février 12, 2008
Enfin là!!
Bébé est enfin né... 15 jours après sa date prévue!! Monsieur s'est donc pointé le bout du nez le 30 janvier 2008 à 00:33, après plus de 24 heures de travail... vraiment pas facile comme travail et accouchement par contre...
Vendredi le 25 janvier, comme j'avais décidé d'annuler mon induction, mon médecin voulait que je vienne faire un monitoring et une échographie pour s'assurer que bébé allait bien. J'ai négotié pour avoir seulement l'échographie et faire le monitoring seulement si quelque chose était anormal à l'écho et il a accepté. Donc le vendredi bébé était pétant de santé et mon médecin l'a mesuré juste "pour le fun" : un gros bébé entre 8lbs11oz et 9lbs6oz. Vraiment dans ma bulle, j'ai répliqué que bébé n'était pas aussi gros que ça c'est certain, que je pesais 7lbs à la naissance moi-même et que j'avais pris seulement 20lbs dans ma grossesse, donc impossible d'avoir quelque chose de plus gros que 8lbs. Mon médecin a trouvé ça bien drôle et a rétorqué qu'on verrait quand bébé allait sortir. Il m'avait réexaminé et m'a dit que mon col avait pas mal changé depuis le mardi (3 jours avant), donc il était confiant que je puisse aller en travail spontané.
Lundi 28 janvier, toujours rien. J'ai braillé presque toute la fin de semaine que je n'étais pas capable d'aller en travail toute seule, que j'allais me faire induire à 42 semaines et que j'avais attendu tout ce temps-là pour rien... Mais bon, mon bébé bouge pas beaucoup, je me stresse un peu mais je me rassure parce que lorsque je le stimule beaucoup il répond quand même assez bien. Une de mes amies m'appelle vers 18h pour voir si tout va bien et pour vérifier si mon bébé bouge bien (elle connaît assez ma tendance à minimiser ce qui devrait m'inquiéter). Elle m'a fait capoter en me rappelant tous les cas de mort intrautérine qu'elle avait vu dernièrement et me dit que franchement, je devrais aller à l'hôpital au moins pour faire un monitoring (ce que je ne voulais pas faire parce que je savais très bien que peu importe le résultat ils allaient vouloir que je reste pour me faire induire). À 20h j'ai tout de même décidé d'y aller parce que bébé ne bougeait franchement plus et que je commençais à capoter en ruminant tout ce que mon amie m'avait dit... Le monitoring n'était pas très rassurant au départ et la résidente de garde voulait que je reste pour me faire induire. Comme je n'étais pas d'accord, elle voulait appeler mon médecin pour que lui décide quoi faire. Finalement, après 45 minutes de monitoring, bébé s'est réveillé et a commencé à bouger beaucoup beaucoup, alors je demande à l'infirmière de rappeler la résidente pour lui dire que tout va bien et que je dois m'en aller. J'ai finalement attendu jusqu'à 23h, toujours pas de nouvelle de la résidente, je trouvais qu'il était un peu trop tard pour appeler moi-même mon médecin, alors je dis à mon chum que si d'ici 15 minutes je n'ai pas de nouvelles de personne on s'en va, surtout que j'étais convaincue que je commençais à être en travail spontané!! Je suis donc partie à 23h15 de mon plein gré chez moi...
J'avais une tonne de contractions et à 4h du matin j'ai dit à mon chum que je voulais retourner, question de ne pas être prise dans le trafic du matin! On a quitté vers 5h, le temps de prendre ma douche et de mettre la dernière touche aux bagages... J'ai remis les pieds dans la salle d'accouchement à 5h45 et ils m'ont donné une chambre directement (anyway même si je n'étais pas assez en travail à 42 semaines je devais me faire induire). La résidente de garde (la même que la veille) était vraiment frustrée contre moi que je sois partie contre son "avis médical". Elle me l'a bien fait sentir en m'examinant brutalement :-(
Vers 7h30 mon médecin s'est pointé et il m'a examiné : j'étais à un gros 4 cm! Au même moment, il a rompu les membranes de mon bébé. J'étais vraiment encouragée que tout allait bien progresser et que j'allais pouvoir peut-être accoucher sans même avoir d'épidurale! Il m'a aussi dit de ne pas rester dans le lit : bon conseil puisque la douleur était beaucoup plus supportable une fois assise ou debout. J'ai continué à me bercer au rythme des contractions jusqu'à 10h30, moment où mon médecin est réapparu. Il m'a réexaminé, et à ma grande déception il me dit que c'est encore 4 cm, mais que la tête de mon bébé est maintenant moins bien appliquée au col et que la position de ce dernier est moins favorable (voulant aller en occiput postérieur direct, c'est à dire un bébé qui regarde le plafond au lieu de regarder le plancher). J'étais déçue mais je ne me laisse pas démonter et je lui dis de me prescrire du syntocinon, le médicament qu'on donne pour stimuler les contractions. Mon médecin me demande si je suis bien certaine de ne pas vouloir d'épidurale avant qu'on commence le synto, mais je rétorque que ce n'est pas nécessaire.
Mon chum, qui avait oublié ma valise à la maison, est reparti environ au même moment que mon infirmière a commencé le synto. (Elle aussi m'a informé que l'anesthésiste était dans la salle d'op et donc pas disponible pour une épidurale. Je lui dit de procéder quand même avec le synto.) Elle a commencé à 2 mili-unité et la douleur associées aux contractions diminuent. J'étais donc confiante de pouvoir continuer à dealer avec ma douleur. Elle augmente ensuite à 4 et là, tout de suite, je vois une grosse différence. Les contractions, qui étaient très douloureuses mais tout de même tolérables, sont passées à extrêmement douloureuses et presque intolérables. Elle me demande si je veux quelque chose pour la douleur, mais je refuse toujours en vraie tête de cochon. Elle augmente donc à 6. Au bout de 2 contractions, je pense que je vais m'évanouir. La douleur est tellement forte que j'ai l'impression que mon dos est dans un étau de métal qui serre de plus en plus quand la contraction gagne en intensité. Je suis debout à côté du lit, me tenant au bord dudit lit pour ne pas tomber, et je me demande ce que je vais faire. J'avais tellement mal que je ne pouvais pas atteindre le bouton pour appeler l'infirmière... Je finis par me dire qu'elle va probablement revenir bientôt et qu'au pis aller elle va me trouver évanouie par terre. Lorsqu'elle rentre dans la chambre, peut-être au bout de 10 minutes (qui m'ont paru 1 heure), elle me redemande si je veux quelque chose pour la douleur. Évidemment que oui!! L'anesthésiste est toujours dans la salle d'op, alors je lui demande du fentanyl intravéneux (un genre de morphine). Seul problème, il faut être dans le lit pour l'administrer et j'avais tellement mal que je ne pouvais plus m'y mettre, dans le maudit lit!
Ma mémoire des événements qui ont suivi est assez mauvaise. Je n'étais plus capable d'avoir le contrôle et je criais avec la douleur. C'est comme si j'avais tellement mal que je ne peux plus me souvenir avec précision de ce qui s'est passé! L'infirmière a fini par me donner le fentanyl et à me faire mettre dans le lit, et finalement l'anesthésiste est venu me faire une épidurale combiné avec une rachidienne pour que la douleur disparaisse rapidement. Effectivement, 3 minutes plus tard, toute la douleur était disparue... c'était presque magique!
Mon chum a fini par revenir avec ma valise 1h30 après être parti. Une de mes bonnes amies est venue me voir pour me jaser un peu et m'emmener des trucs à boire. Mon infirmière pouvait enfin augmenter le synto sans que je souffre le martyre. Tout allait bien jusqu'à temps que le coeur de mon bébé se mette à décélérer jusqu'à 70. Je pèse sur le bouton pour appeler l'infirmière et je mentionne que mon bébé décélère à 70. Elle arrive rapidement accompagnée du résident junior (mon amie, qui travaillait à la salle d'accouchement cette journée-là, était dans une césarienne...). Le pauvre gars était visiblement mal à l'aise de devoir s'occuper de moi (je le comprends!) et il commence à capoter qu'il allait peut-être devoir m'examiner! Finalement le coeur finit par remonter sans que le résident ait besoin de m'examiner, à son grand soulagement! Vers 13h30 mon médecin revient m'examiner, je suis à 5-6cm et mon bébé ne regarde plus directement le plafond (ouf!). Le seul problème c'est que sa position est encore loin d'être idéale et que ça me cause beaucoup de douleur au dos. Donc l'épidurale a toujours besoin d'être supplémentée pour que je puisse tolérer la douleur (et je pense aussi que ma tolérance diminuait beaucoup du fait que j'étais très fatiguée). Vers 16h00, nouvelle visite de mon médecin qui me dit que je suis maintenant à 7cm et que la tête du bébé a bien descendue. J'ai enfin vraiment espoir que tout ce travail aboutisse à quelque chose. Mais je ne peux plus vider ma vessie et il doit me mettre un cathéter de foley pour la vider :-(
Seule ombre au tableau, je suis vraiment crevée. Tellement crevée que je me demande comment je vais faire pour aller jusqu'à la fin. Je jase avec mon chum, mais honnêtement je sens à chaque minute qui passe que je n'en peux plus. J'ai juste envie de pleurer, de pleurer et encore de pleurer jusqu'à ce que ce cauchemar se finisse. Mon amie revient me jaser vers 19h30, ça me change les idées et ça me remonte un peu le moral... Et puis vers 20h une infirmière que j'apprécie beaucoup arrive pour s'occuper de moi! Ça me rassure de savoir que ce sera elle qui sera là pour l'accouchement et je me relaxe un peu. Vers 20h30, nouvelle visite de mon doc qui me dit que je suis à 9,5 cm et que la tête est vraiment basse! ENFIN!
J'essaie donc de dormir pour avoir un peu de forces pour pousser le bébé. J'essaie d'oublier le fait que je ne produis plus d'urine (malgré que mon amie m'ait prescrit plusieurs "bolus" dans mon soluté), que mon bébé regarde toujours dans une mauvaise direction et que j'ai besoin d'une tonne de supplémentation dans mon épidurale pour endurer la maudite douleur au dos qui me tue, et je me concentre sur "il va enfin sortir bientôt, et par la bonne porte".
Je me réveille intermittement durant mon sommeil et plus ça va, plus je sens que le bébé est bas. C'est cool, je me dis que ce cauchemar aura véritablement une fin plus heureuse qu'une césarienne. Vers 22h30, je me réveille en sursaut avec une douleur atroce... ça fait tellement mal que je ne peux même pas me retenir de pleurer (et de crier aussi :-( ). Mon médecin revient, il me dit que je suis à 10 cm et que je suis à +2 et que le bébé serait "accouchable" avec un instrument. YOUPPI! Pas de césarienne c'est certain :-). On me met plus d'anesthésiant dans l'épidurale et la maudite douleur finit par partir complètement.
Mon amie et mon infirmière m'installent donc pour pousser. Mais bon, avec la dose de cheval d'anesthésiant qu'ils m'ont donné, je ne sens absolument rien... donc pas facile de pousser comme il faut. J'essaie de visualiser dans ma tête comment il faut faire (pour l'avoir expliqué à des centaines de patientes, je me dis que je devrais être capable de le faire "comme il faut" même si je ne sens rien du tout...). Au bout d'une vingtaine de minutes de poussées, c'est toujours pas terrible comme progression, mais je me sens plus encouragée parce que les effets de l'anesthésie se dissipent un tout petit peu et que je sens beaucoup mieux (donc plus facile de pousser...). Le seul problème, c'est qu'à chaque contraction je sens un peu plus... donc au bout d'une vingtaine de minutes ça fait vraiment mal et la douleur m'empêche de pousser correctement... et comme la douleur me donne mal au coeur, la nausée elle aussi m'empêche de bien pousser. Je finis par vomir, je pousse un peu mieux, mais à un moment la douleur redevient insurmontable. Je demande à mon infirmière d'aller chercher une autre dose supplémentaire pour mon épidurale tout en sachant que ma limite de tolérance à cette douleur atroce était presque atteinte.
Malheureusement, le maudit cathéter d'épidurale (le petit tuyau qui amène le médicament dans le dos) a cassé. Et on a pas pu le remettre ensemble. En 2 ans et demi de résidence, je n'ai jamais vu quelque chose du genre arriver. Mon amie non plus, et mon infirmière non plus. Donc pas possible de mettre plus de médicament dans l'épidurale. Avec une douleur qui n'arrêtait pas d'augmenter et qui devint rapidement insupportable. Tellement que je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé à partir de là. Je me souviens que je criais et que je vomissais de douleur, mais je ne saurais dire combien de temps ça a duré. À un moment donné j'ai entendu la voix de l'anesthésiste dire à mon médecin de bien me tenir parce que j'allais peut-être sauter au plafond en sentant l'aiguille entrer dans mon dos (pour une autre épidurale). J'ai réalisé que la douleur allait s'arrêter bientôt, j'ai été capable de reprendre le contrôle et j'ai répliqué à l'anesthésiste que je ne bougerais certainement pas. Il m'a fait une rachidienne combiné à une épidurale et deux minutes plus tard la douleur n'existait plus. Mais j'avais vraiment peur que ça "dégèle" à nouveau...
L'anesthésiste m'a dit que la rachidienne allait durer 30 à 45 minutes, et je savais très bien que l'épidurale, qui pourrait prendre le relai après, ne me donnerait jamais un aussi bon contrôle de la douleur qu'avec la rachidienne. Je me suis dit que j'allais sortir ce bébé dans les 30 prochaines minutes, sinon on allait le sortir avec des forceps parce que je n'en pouvais plus. Il était minuit. À minuit 33 il est né! Par ma seule volonté de pousser. J'étais vraiment gelée mais j'ai tout de même senti passer la tête et les épaules... c'était vraiment bizarre comme sensation... Ils ont mis le bébé sur ma poitrine après qu'il soit né, mais je pense que ça m'a pris 1-2 minutes avant d'être capable de le regarder et de le toucher. J'étais tellement "sous le choc" de l'accouchement, je pense que je ne voulais même plus avoir de bébé! Mais bon il s'est mis à hurler et ça m'a fait réagir... J'ai essayé de le mettre au sein sans succès alors je lui ai mis un doigt dans la bouche qu'il a tété avec soulagement.
Après avoir accouché le placenta, je demande à mon médecin qu'est-ce que j'ai comme déchirure. Je pense que son hésitation à me répondre m'en a plus dit que ce qu'il m'a expliqué... Bref une très mauvaise déchirure :-(. Mon bébé est né avec la main dans le cou, et son coude a tout déchiré sur son passage... Anyway, il a réparé tout ça pendant une bonne demie-heure, mais à la fin je commençais à ressentir vraiment beaucoup de douleur. J'ai réussi à le tolérer jusqu'à ce que mon médecin parte, et après ça a recommencé à être vraiment insupportable : nausées horribles et douleur indescriptible au périnée. J'ai demandé du gravol à mon infirmière mais ce n'était pas assez ; l'anesthésiste a dû revenir et m'a injecté un bon cocktail dans mon épidurale. J'ai commencé à me sentir mieux vers 2h du matin et là j'ai enfin pu allaiter mon fils!!
Vendredi le 25 janvier, comme j'avais décidé d'annuler mon induction, mon médecin voulait que je vienne faire un monitoring et une échographie pour s'assurer que bébé allait bien. J'ai négotié pour avoir seulement l'échographie et faire le monitoring seulement si quelque chose était anormal à l'écho et il a accepté. Donc le vendredi bébé était pétant de santé et mon médecin l'a mesuré juste "pour le fun" : un gros bébé entre 8lbs11oz et 9lbs6oz. Vraiment dans ma bulle, j'ai répliqué que bébé n'était pas aussi gros que ça c'est certain, que je pesais 7lbs à la naissance moi-même et que j'avais pris seulement 20lbs dans ma grossesse, donc impossible d'avoir quelque chose de plus gros que 8lbs. Mon médecin a trouvé ça bien drôle et a rétorqué qu'on verrait quand bébé allait sortir. Il m'avait réexaminé et m'a dit que mon col avait pas mal changé depuis le mardi (3 jours avant), donc il était confiant que je puisse aller en travail spontané.
Lundi 28 janvier, toujours rien. J'ai braillé presque toute la fin de semaine que je n'étais pas capable d'aller en travail toute seule, que j'allais me faire induire à 42 semaines et que j'avais attendu tout ce temps-là pour rien... Mais bon, mon bébé bouge pas beaucoup, je me stresse un peu mais je me rassure parce que lorsque je le stimule beaucoup il répond quand même assez bien. Une de mes amies m'appelle vers 18h pour voir si tout va bien et pour vérifier si mon bébé bouge bien (elle connaît assez ma tendance à minimiser ce qui devrait m'inquiéter). Elle m'a fait capoter en me rappelant tous les cas de mort intrautérine qu'elle avait vu dernièrement et me dit que franchement, je devrais aller à l'hôpital au moins pour faire un monitoring (ce que je ne voulais pas faire parce que je savais très bien que peu importe le résultat ils allaient vouloir que je reste pour me faire induire). À 20h j'ai tout de même décidé d'y aller parce que bébé ne bougeait franchement plus et que je commençais à capoter en ruminant tout ce que mon amie m'avait dit... Le monitoring n'était pas très rassurant au départ et la résidente de garde voulait que je reste pour me faire induire. Comme je n'étais pas d'accord, elle voulait appeler mon médecin pour que lui décide quoi faire. Finalement, après 45 minutes de monitoring, bébé s'est réveillé et a commencé à bouger beaucoup beaucoup, alors je demande à l'infirmière de rappeler la résidente pour lui dire que tout va bien et que je dois m'en aller. J'ai finalement attendu jusqu'à 23h, toujours pas de nouvelle de la résidente, je trouvais qu'il était un peu trop tard pour appeler moi-même mon médecin, alors je dis à mon chum que si d'ici 15 minutes je n'ai pas de nouvelles de personne on s'en va, surtout que j'étais convaincue que je commençais à être en travail spontané!! Je suis donc partie à 23h15 de mon plein gré chez moi...
J'avais une tonne de contractions et à 4h du matin j'ai dit à mon chum que je voulais retourner, question de ne pas être prise dans le trafic du matin! On a quitté vers 5h, le temps de prendre ma douche et de mettre la dernière touche aux bagages... J'ai remis les pieds dans la salle d'accouchement à 5h45 et ils m'ont donné une chambre directement (anyway même si je n'étais pas assez en travail à 42 semaines je devais me faire induire). La résidente de garde (la même que la veille) était vraiment frustrée contre moi que je sois partie contre son "avis médical". Elle me l'a bien fait sentir en m'examinant brutalement :-(
Vers 7h30 mon médecin s'est pointé et il m'a examiné : j'étais à un gros 4 cm! Au même moment, il a rompu les membranes de mon bébé. J'étais vraiment encouragée que tout allait bien progresser et que j'allais pouvoir peut-être accoucher sans même avoir d'épidurale! Il m'a aussi dit de ne pas rester dans le lit : bon conseil puisque la douleur était beaucoup plus supportable une fois assise ou debout. J'ai continué à me bercer au rythme des contractions jusqu'à 10h30, moment où mon médecin est réapparu. Il m'a réexaminé, et à ma grande déception il me dit que c'est encore 4 cm, mais que la tête de mon bébé est maintenant moins bien appliquée au col et que la position de ce dernier est moins favorable (voulant aller en occiput postérieur direct, c'est à dire un bébé qui regarde le plafond au lieu de regarder le plancher). J'étais déçue mais je ne me laisse pas démonter et je lui dis de me prescrire du syntocinon, le médicament qu'on donne pour stimuler les contractions. Mon médecin me demande si je suis bien certaine de ne pas vouloir d'épidurale avant qu'on commence le synto, mais je rétorque que ce n'est pas nécessaire.
Mon chum, qui avait oublié ma valise à la maison, est reparti environ au même moment que mon infirmière a commencé le synto. (Elle aussi m'a informé que l'anesthésiste était dans la salle d'op et donc pas disponible pour une épidurale. Je lui dit de procéder quand même avec le synto.) Elle a commencé à 2 mili-unité et la douleur associées aux contractions diminuent. J'étais donc confiante de pouvoir continuer à dealer avec ma douleur. Elle augmente ensuite à 4 et là, tout de suite, je vois une grosse différence. Les contractions, qui étaient très douloureuses mais tout de même tolérables, sont passées à extrêmement douloureuses et presque intolérables. Elle me demande si je veux quelque chose pour la douleur, mais je refuse toujours en vraie tête de cochon. Elle augmente donc à 6. Au bout de 2 contractions, je pense que je vais m'évanouir. La douleur est tellement forte que j'ai l'impression que mon dos est dans un étau de métal qui serre de plus en plus quand la contraction gagne en intensité. Je suis debout à côté du lit, me tenant au bord dudit lit pour ne pas tomber, et je me demande ce que je vais faire. J'avais tellement mal que je ne pouvais pas atteindre le bouton pour appeler l'infirmière... Je finis par me dire qu'elle va probablement revenir bientôt et qu'au pis aller elle va me trouver évanouie par terre. Lorsqu'elle rentre dans la chambre, peut-être au bout de 10 minutes (qui m'ont paru 1 heure), elle me redemande si je veux quelque chose pour la douleur. Évidemment que oui!! L'anesthésiste est toujours dans la salle d'op, alors je lui demande du fentanyl intravéneux (un genre de morphine). Seul problème, il faut être dans le lit pour l'administrer et j'avais tellement mal que je ne pouvais plus m'y mettre, dans le maudit lit!
Ma mémoire des événements qui ont suivi est assez mauvaise. Je n'étais plus capable d'avoir le contrôle et je criais avec la douleur. C'est comme si j'avais tellement mal que je ne peux plus me souvenir avec précision de ce qui s'est passé! L'infirmière a fini par me donner le fentanyl et à me faire mettre dans le lit, et finalement l'anesthésiste est venu me faire une épidurale combiné avec une rachidienne pour que la douleur disparaisse rapidement. Effectivement, 3 minutes plus tard, toute la douleur était disparue... c'était presque magique!
Mon chum a fini par revenir avec ma valise 1h30 après être parti. Une de mes bonnes amies est venue me voir pour me jaser un peu et m'emmener des trucs à boire. Mon infirmière pouvait enfin augmenter le synto sans que je souffre le martyre. Tout allait bien jusqu'à temps que le coeur de mon bébé se mette à décélérer jusqu'à 70. Je pèse sur le bouton pour appeler l'infirmière et je mentionne que mon bébé décélère à 70. Elle arrive rapidement accompagnée du résident junior (mon amie, qui travaillait à la salle d'accouchement cette journée-là, était dans une césarienne...). Le pauvre gars était visiblement mal à l'aise de devoir s'occuper de moi (je le comprends!) et il commence à capoter qu'il allait peut-être devoir m'examiner! Finalement le coeur finit par remonter sans que le résident ait besoin de m'examiner, à son grand soulagement! Vers 13h30 mon médecin revient m'examiner, je suis à 5-6cm et mon bébé ne regarde plus directement le plafond (ouf!). Le seul problème c'est que sa position est encore loin d'être idéale et que ça me cause beaucoup de douleur au dos. Donc l'épidurale a toujours besoin d'être supplémentée pour que je puisse tolérer la douleur (et je pense aussi que ma tolérance diminuait beaucoup du fait que j'étais très fatiguée). Vers 16h00, nouvelle visite de mon médecin qui me dit que je suis maintenant à 7cm et que la tête du bébé a bien descendue. J'ai enfin vraiment espoir que tout ce travail aboutisse à quelque chose. Mais je ne peux plus vider ma vessie et il doit me mettre un cathéter de foley pour la vider :-(
Seule ombre au tableau, je suis vraiment crevée. Tellement crevée que je me demande comment je vais faire pour aller jusqu'à la fin. Je jase avec mon chum, mais honnêtement je sens à chaque minute qui passe que je n'en peux plus. J'ai juste envie de pleurer, de pleurer et encore de pleurer jusqu'à ce que ce cauchemar se finisse. Mon amie revient me jaser vers 19h30, ça me change les idées et ça me remonte un peu le moral... Et puis vers 20h une infirmière que j'apprécie beaucoup arrive pour s'occuper de moi! Ça me rassure de savoir que ce sera elle qui sera là pour l'accouchement et je me relaxe un peu. Vers 20h30, nouvelle visite de mon doc qui me dit que je suis à 9,5 cm et que la tête est vraiment basse! ENFIN!
J'essaie donc de dormir pour avoir un peu de forces pour pousser le bébé. J'essaie d'oublier le fait que je ne produis plus d'urine (malgré que mon amie m'ait prescrit plusieurs "bolus" dans mon soluté), que mon bébé regarde toujours dans une mauvaise direction et que j'ai besoin d'une tonne de supplémentation dans mon épidurale pour endurer la maudite douleur au dos qui me tue, et je me concentre sur "il va enfin sortir bientôt, et par la bonne porte".
Je me réveille intermittement durant mon sommeil et plus ça va, plus je sens que le bébé est bas. C'est cool, je me dis que ce cauchemar aura véritablement une fin plus heureuse qu'une césarienne. Vers 22h30, je me réveille en sursaut avec une douleur atroce... ça fait tellement mal que je ne peux même pas me retenir de pleurer (et de crier aussi :-( ). Mon médecin revient, il me dit que je suis à 10 cm et que je suis à +2 et que le bébé serait "accouchable" avec un instrument. YOUPPI! Pas de césarienne c'est certain :-). On me met plus d'anesthésiant dans l'épidurale et la maudite douleur finit par partir complètement.
Mon amie et mon infirmière m'installent donc pour pousser. Mais bon, avec la dose de cheval d'anesthésiant qu'ils m'ont donné, je ne sens absolument rien... donc pas facile de pousser comme il faut. J'essaie de visualiser dans ma tête comment il faut faire (pour l'avoir expliqué à des centaines de patientes, je me dis que je devrais être capable de le faire "comme il faut" même si je ne sens rien du tout...). Au bout d'une vingtaine de minutes de poussées, c'est toujours pas terrible comme progression, mais je me sens plus encouragée parce que les effets de l'anesthésie se dissipent un tout petit peu et que je sens beaucoup mieux (donc plus facile de pousser...). Le seul problème, c'est qu'à chaque contraction je sens un peu plus... donc au bout d'une vingtaine de minutes ça fait vraiment mal et la douleur m'empêche de pousser correctement... et comme la douleur me donne mal au coeur, la nausée elle aussi m'empêche de bien pousser. Je finis par vomir, je pousse un peu mieux, mais à un moment la douleur redevient insurmontable. Je demande à mon infirmière d'aller chercher une autre dose supplémentaire pour mon épidurale tout en sachant que ma limite de tolérance à cette douleur atroce était presque atteinte.
Malheureusement, le maudit cathéter d'épidurale (le petit tuyau qui amène le médicament dans le dos) a cassé. Et on a pas pu le remettre ensemble. En 2 ans et demi de résidence, je n'ai jamais vu quelque chose du genre arriver. Mon amie non plus, et mon infirmière non plus. Donc pas possible de mettre plus de médicament dans l'épidurale. Avec une douleur qui n'arrêtait pas d'augmenter et qui devint rapidement insupportable. Tellement que je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé à partir de là. Je me souviens que je criais et que je vomissais de douleur, mais je ne saurais dire combien de temps ça a duré. À un moment donné j'ai entendu la voix de l'anesthésiste dire à mon médecin de bien me tenir parce que j'allais peut-être sauter au plafond en sentant l'aiguille entrer dans mon dos (pour une autre épidurale). J'ai réalisé que la douleur allait s'arrêter bientôt, j'ai été capable de reprendre le contrôle et j'ai répliqué à l'anesthésiste que je ne bougerais certainement pas. Il m'a fait une rachidienne combiné à une épidurale et deux minutes plus tard la douleur n'existait plus. Mais j'avais vraiment peur que ça "dégèle" à nouveau...
L'anesthésiste m'a dit que la rachidienne allait durer 30 à 45 minutes, et je savais très bien que l'épidurale, qui pourrait prendre le relai après, ne me donnerait jamais un aussi bon contrôle de la douleur qu'avec la rachidienne. Je me suis dit que j'allais sortir ce bébé dans les 30 prochaines minutes, sinon on allait le sortir avec des forceps parce que je n'en pouvais plus. Il était minuit. À minuit 33 il est né! Par ma seule volonté de pousser. J'étais vraiment gelée mais j'ai tout de même senti passer la tête et les épaules... c'était vraiment bizarre comme sensation... Ils ont mis le bébé sur ma poitrine après qu'il soit né, mais je pense que ça m'a pris 1-2 minutes avant d'être capable de le regarder et de le toucher. J'étais tellement "sous le choc" de l'accouchement, je pense que je ne voulais même plus avoir de bébé! Mais bon il s'est mis à hurler et ça m'a fait réagir... J'ai essayé de le mettre au sein sans succès alors je lui ai mis un doigt dans la bouche qu'il a tété avec soulagement.
Après avoir accouché le placenta, je demande à mon médecin qu'est-ce que j'ai comme déchirure. Je pense que son hésitation à me répondre m'en a plus dit que ce qu'il m'a expliqué... Bref une très mauvaise déchirure :-(. Mon bébé est né avec la main dans le cou, et son coude a tout déchiré sur son passage... Anyway, il a réparé tout ça pendant une bonne demie-heure, mais à la fin je commençais à ressentir vraiment beaucoup de douleur. J'ai réussi à le tolérer jusqu'à ce que mon médecin parte, et après ça a recommencé à être vraiment insupportable : nausées horribles et douleur indescriptible au périnée. J'ai demandé du gravol à mon infirmière mais ce n'était pas assez ; l'anesthésiste a dû revenir et m'a injecté un bon cocktail dans mon épidurale. J'ai commencé à me sentir mieux vers 2h du matin et là j'ai enfin pu allaiter mon fils!!
vendredi, janvier 25, 2008
Bébé pas pressé :-)
Croyez-le ou non, bébé est encore à l'intérieur!! Et rien ne laisse croire qu'il va vouloir sortir avant que je me fatigue et que je décide de faire induire mon travail!
Mais bon, j'ai décidé de lui laisser profiter de ces derniers jours de tendre ballotage dans le ventre de maman et de ne pas presser les choses. À 42 semaines tapantes par contre, les risques de toutes sortes de complications augmentant assez dramatiquement, il devra faire son entrée dans le "vrai" monde.
Dire que j'avais planifié mon induction pour aujourd'hui et que je l'ai annulée mardi parce que j'avais trop envie de connaître un travail spontané... J'espère juste que bébé va se décider avant l'induction, sinon j'aurai perdu un gros 2 semaines de congé maternité (sur un total de 16 :-S) pour finir avec une induction de toute manière :-(. En plus mon médecin doit commencer à être écoeuré de rester à Montréal les fins de semaine au cas où mon travail commence!!
Bébé, j'ai vraiment hâte de te voir la binette :-) Grouille-toi!!
Mais bon, j'ai décidé de lui laisser profiter de ces derniers jours de tendre ballotage dans le ventre de maman et de ne pas presser les choses. À 42 semaines tapantes par contre, les risques de toutes sortes de complications augmentant assez dramatiquement, il devra faire son entrée dans le "vrai" monde.
Dire que j'avais planifié mon induction pour aujourd'hui et que je l'ai annulée mardi parce que j'avais trop envie de connaître un travail spontané... J'espère juste que bébé va se décider avant l'induction, sinon j'aurai perdu un gros 2 semaines de congé maternité (sur un total de 16 :-S) pour finir avec une induction de toute manière :-(. En plus mon médecin doit commencer à être écoeuré de rester à Montréal les fins de semaine au cas où mon travail commence!!
Bébé, j'ai vraiment hâte de te voir la binette :-) Grouille-toi!!
mardi, décembre 25, 2007
Joyeux Noël :-)
Ce que j'espérais être le premier ¨vrai¨Noël de bébé s'est finalement muté en premier Noël dans le ventre de maman. Faut dire que j'ai juste atteint le 37 semaines aujourd'hui. Donc c'est la toute première journée où bébé peut naître et être "à terme ". N'empêche, avec toutes les contractions que j'ai eu depuis 20 semaines, je me compte chanceuse d'être encore enceinte maintenant et de ne pas m'être ramassée avec un bébé prématuré.
Pour bien faire il faudrait que j'accouche dans une semaine. Le temps de me laisser finir les derniers préparatifs pour mon bébé d'amour.
Sa collection de couche de coton est terminée depuis un bon 2 semaines. 30 jolies couches de coton format nouveau-né, avec des motifs vraiment trippants donc des vaches, des ânes, des dinosaures, des chiens, etc. J'ai trop hâte qu'il les porte. Ça va être vraiment chouette!
Et puis là son berceau est prêt aussi. Sa petite literie est déjà installée sur le matelas, le set de rechange déjà rangé dans l'armoire de la salle de bain pour changer le tout lorsqu'il le salira. Et puis j'ai fini de tricoter la tuque pour aller avec son habit d'hiver, et il a trois jolies petites couvertures de flanellette de complétées. Et puis son bonnet de nouveau-né est presque terminé, en petite laine de bébé bleu clair :-)
Je suis complètement gaga. J'ai tellement hâte qu'il naisse!! Je pense que ça doit faire deux mois que je passe tout mes temps libre pour lui coudre et lui tricoter des trucs! J'ai envie que tout soit parfait, que tout soit fait avec autant d'amour que possible!
Et puis avant-hier j'ai eu la poussette et son siège de nourisson. Ils sont maintenant entreposés dans mon boudoir, en attendant que mon chum pose le siège du bébé dans l'auto. Lorsque je vais retourner travailler dans 3 jours, je veux que tout soit prêt dans l'auto. Au cas où je rentre en travail lorsque je suis à l'hôpital, zéro stress puisque tout sera dans l'auto (ma valise et le siège du bébé). Restera plus qu'à mon chum à prendre l'autobus ou le taxi, dépendamment de l'urgence, pour venir me rejoindre à la salle d'accouchement!!
J'ai aussi utilisé mes miles "air miles" pour "acheter" une caméra vidéo, question d'immortaliser les premiers instants de bébé et de pouvoir garder de jolis souvenirs pour plus tard.
Je veux plusieurs enfants, mais honnêtement, j'ai l'impression que rien ne sera jamais comme pour cette grossesse. C'est comme si elle sera toujours un souvenir cher à mon coeur parce que c'est la première. Parce que tout le monde a tellement été excité pour moi. Parce que j'ai tellement trippé de le sentir bouger à tout bout de champ. Parce que je capotais aussitôt que je passais une heure sans le sentir... J'ai hâte d'accoucher, parce que j'ai peur et que je suis convaincue que ce sera plus facile s'il est plus petit, mais d'un autre côté je ne veux pas que la grossesse se termine. Je voudrais qu'elle se suspende dans le temps et que je puisse en profiter encore plus. Des fois je me dis que malgré que le premier trimestre ait été un calvaire, que la grossesse, en général, a passé bien trop vite. J'ai essayé d'en profiter au maximum, mais reste que quelques mois, ça passe très rapidement dans une vie occupée comme la mienne :-(
Pour bien faire il faudrait que j'accouche dans une semaine. Le temps de me laisser finir les derniers préparatifs pour mon bébé d'amour.
Sa collection de couche de coton est terminée depuis un bon 2 semaines. 30 jolies couches de coton format nouveau-né, avec des motifs vraiment trippants donc des vaches, des ânes, des dinosaures, des chiens, etc. J'ai trop hâte qu'il les porte. Ça va être vraiment chouette!
Et puis là son berceau est prêt aussi. Sa petite literie est déjà installée sur le matelas, le set de rechange déjà rangé dans l'armoire de la salle de bain pour changer le tout lorsqu'il le salira. Et puis j'ai fini de tricoter la tuque pour aller avec son habit d'hiver, et il a trois jolies petites couvertures de flanellette de complétées. Et puis son bonnet de nouveau-né est presque terminé, en petite laine de bébé bleu clair :-)
Je suis complètement gaga. J'ai tellement hâte qu'il naisse!! Je pense que ça doit faire deux mois que je passe tout mes temps libre pour lui coudre et lui tricoter des trucs! J'ai envie que tout soit parfait, que tout soit fait avec autant d'amour que possible!
Et puis avant-hier j'ai eu la poussette et son siège de nourisson. Ils sont maintenant entreposés dans mon boudoir, en attendant que mon chum pose le siège du bébé dans l'auto. Lorsque je vais retourner travailler dans 3 jours, je veux que tout soit prêt dans l'auto. Au cas où je rentre en travail lorsque je suis à l'hôpital, zéro stress puisque tout sera dans l'auto (ma valise et le siège du bébé). Restera plus qu'à mon chum à prendre l'autobus ou le taxi, dépendamment de l'urgence, pour venir me rejoindre à la salle d'accouchement!!
J'ai aussi utilisé mes miles "air miles" pour "acheter" une caméra vidéo, question d'immortaliser les premiers instants de bébé et de pouvoir garder de jolis souvenirs pour plus tard.
Je veux plusieurs enfants, mais honnêtement, j'ai l'impression que rien ne sera jamais comme pour cette grossesse. C'est comme si elle sera toujours un souvenir cher à mon coeur parce que c'est la première. Parce que tout le monde a tellement été excité pour moi. Parce que j'ai tellement trippé de le sentir bouger à tout bout de champ. Parce que je capotais aussitôt que je passais une heure sans le sentir... J'ai hâte d'accoucher, parce que j'ai peur et que je suis convaincue que ce sera plus facile s'il est plus petit, mais d'un autre côté je ne veux pas que la grossesse se termine. Je voudrais qu'elle se suspende dans le temps et que je puisse en profiter encore plus. Des fois je me dis que malgré que le premier trimestre ait été un calvaire, que la grossesse, en général, a passé bien trop vite. J'ai essayé d'en profiter au maximum, mais reste que quelques mois, ça passe très rapidement dans une vie occupée comme la mienne :-(
mardi, octobre 16, 2007
27 grosses semaines
La grossesse passe tellement vite que j'ai l'impression que je n'ai pas le temps d'en profiter. Ça passe vite parce que je travaille probablement trop, mais aussi parce que chaque jour est unique avec bébé qui fait toutes sortes de cabrioles dans mon ventre :-)
Je ne pensais jamais tripper autant durant ma grossesse, mais je vois la fin du deuxième trimestre arriver avec difficulté. Parce que plus le temps passe, plus la bedaine grossit, plus j'ai de symptômes et plus c'est difficile au travail. Donc je sais que le meilleur est derrière et que ce qui s'en vient sera un peu plus pénible.
D'un côté j'ai vraiment hâte de voir mon fils mais de l'autre, j'aime vraiment beaucoup l'avoir avec moi tout le temps, au chaud dans mon ventre. C'est assez cool d'opérer et de sentir les coups de pied du bébé, c'est vraiment drôle de lire une revue et que ses coups de pieds soient assez forts pour la faire tressailler :-)
Nous avons commencé à peindre la chambre du bébé, ça avance à pas de tortue mais au moins les couleurs sont décidées et le plafond est fait (c'est un plafond en stucko, donc très très long à peinturer!!). Comme la fin de semaine dernière j'ai fait ma dernière garde je serai en congé pour toutes les fins de semaines jusqu'à ce que j'accouche alors ça devrait accélérer les travaux pour la chambre de bébé et pour la maison en général. J'ai acheté les tissus pour faire la literie du berceau et celle de la bassinette, alors j'espère m'y mettre en fin de semaine prochaine. Dans la famille, nous avons un berceau antique qui a servi pour tous les bébés de la famille depuis mon arrière grand-mère, alors nous avons récupéré le précieux berceau au mois d'août afin qu'il serve pour une génération de plus! Je vais pouvoir mettre mon fils juste à côté de moi dans ma chambre afin de l'allaiter facilement la nuit. Reste juste à acheter la bassinette maintenant. Mon chum et moi étions tombé en amour avec une très jolie bassinettte en bois l'été dernier, mais seul hic, elle coûte un peu trop cher pour nos moyens disons très limités en ce moment. Nous hésitons toujours si on devrait l'acheter ou pas. Décision pas facile surtout quand on en rêve depuis plusieurs mois.
Autrement nous avons eu notre deuxième cours prénatal hier. Je suis toujours en doute à savoir si ça va vraiment m'apporter quelque chose, étant donné que je suis bien placée pour savoir à quoi m'attendre d'un accouchement, mais bon, comme il y a un cours sur les soins au nouveau-né je me dis que ça c'est évident que ça sera utile!! Et puis bon tout le reste pourra quand même bénéficier à mon chum qui lui n'a jamais vu d'accouchement et qui n'en sait que ce que je lui ai raconté!!
Je ne pensais jamais tripper autant durant ma grossesse, mais je vois la fin du deuxième trimestre arriver avec difficulté. Parce que plus le temps passe, plus la bedaine grossit, plus j'ai de symptômes et plus c'est difficile au travail. Donc je sais que le meilleur est derrière et que ce qui s'en vient sera un peu plus pénible.
D'un côté j'ai vraiment hâte de voir mon fils mais de l'autre, j'aime vraiment beaucoup l'avoir avec moi tout le temps, au chaud dans mon ventre. C'est assez cool d'opérer et de sentir les coups de pied du bébé, c'est vraiment drôle de lire une revue et que ses coups de pieds soient assez forts pour la faire tressailler :-)
Nous avons commencé à peindre la chambre du bébé, ça avance à pas de tortue mais au moins les couleurs sont décidées et le plafond est fait (c'est un plafond en stucko, donc très très long à peinturer!!). Comme la fin de semaine dernière j'ai fait ma dernière garde je serai en congé pour toutes les fins de semaines jusqu'à ce que j'accouche alors ça devrait accélérer les travaux pour la chambre de bébé et pour la maison en général. J'ai acheté les tissus pour faire la literie du berceau et celle de la bassinette, alors j'espère m'y mettre en fin de semaine prochaine. Dans la famille, nous avons un berceau antique qui a servi pour tous les bébés de la famille depuis mon arrière grand-mère, alors nous avons récupéré le précieux berceau au mois d'août afin qu'il serve pour une génération de plus! Je vais pouvoir mettre mon fils juste à côté de moi dans ma chambre afin de l'allaiter facilement la nuit. Reste juste à acheter la bassinette maintenant. Mon chum et moi étions tombé en amour avec une très jolie bassinettte en bois l'été dernier, mais seul hic, elle coûte un peu trop cher pour nos moyens disons très limités en ce moment. Nous hésitons toujours si on devrait l'acheter ou pas. Décision pas facile surtout quand on en rêve depuis plusieurs mois.
Autrement nous avons eu notre deuxième cours prénatal hier. Je suis toujours en doute à savoir si ça va vraiment m'apporter quelque chose, étant donné que je suis bien placée pour savoir à quoi m'attendre d'un accouchement, mais bon, comme il y a un cours sur les soins au nouveau-né je me dis que ça c'est évident que ça sera utile!! Et puis bon tout le reste pourra quand même bénéficier à mon chum qui lui n'a jamais vu d'accouchement et qui n'en sait que ce que je lui ai raconté!!
mercredi, août 22, 2007
Je sens bébé bouger :-)
Pour la première fois hier et pour la deuxième fois aujourd'hui, j'ai senti mon bébé bouger!! C'est vraiment spécial, un petit mouvement de rien du tout qui me chatouille à l'intérieur du bedon :-)
J'avais tellement hâte de le sentir bouger!
Ça fait du bien surtout qu'à l'hôpital cette semaine nous avons beaucoup de terminaison à des âges gestationels assez élevés donc ça me brasse beaucoup les émotions d'avoir à m'occuper de ces patientes-là. Hier j'ai accouché un bébé de 22 semaines, et ce soir nous avons une dame qui est enceinte de 27 semaines :-(. C'est vraiment pas facile, surtout quand je pense à mon propre bébé.
Mais bon, au moins je peux me dire que mon bébé à moi est chanceux d'être normal (jusqu'à preuve du contraire, mon écho officielle est vendredi mais ma collègue et moi avons tellement regardé le bébé à l'écho sous toutes ses coutures que je serais très étonnée qu'il ait quelque chose d'anormal) et d'être bien en vie. Pour le moment. Parce qu'avec tout ce que je vois à mon travail je ne peux pas me réfugier dans le déni : je sais que n'importe quoi peut m'arriver n'importe quand :-( Donc j'essaie de profiter de chaque jour de grossesse qui se passe bien !!
J'avais tellement hâte de le sentir bouger!
Ça fait du bien surtout qu'à l'hôpital cette semaine nous avons beaucoup de terminaison à des âges gestationels assez élevés donc ça me brasse beaucoup les émotions d'avoir à m'occuper de ces patientes-là. Hier j'ai accouché un bébé de 22 semaines, et ce soir nous avons une dame qui est enceinte de 27 semaines :-(. C'est vraiment pas facile, surtout quand je pense à mon propre bébé.
Mais bon, au moins je peux me dire que mon bébé à moi est chanceux d'être normal (jusqu'à preuve du contraire, mon écho officielle est vendredi mais ma collègue et moi avons tellement regardé le bébé à l'écho sous toutes ses coutures que je serais très étonnée qu'il ait quelque chose d'anormal) et d'être bien en vie. Pour le moment. Parce qu'avec tout ce que je vois à mon travail je ne peux pas me réfugier dans le déni : je sais que n'importe quoi peut m'arriver n'importe quand :-( Donc j'essaie de profiter de chaque jour de grossesse qui se passe bien !!
vendredi, août 17, 2007
Prénom
Mon chum et moi avons déjà choisi le prénom de bébé depuis le début de la grossesse. Un prénom rare que la plupart des gens n'auront probablement jamais entendu lorsqu'on le leur dira. Mais qui se prononce facilement et donc qui ne devrait pas trop créer de difficulté de ce côté-là.
J'ai dit à tout le monde que c'est un garçon, mais jusqu'à maintenant, j'ai refusé de dire le prénom parce que si je le faisais, j'aurais l'impression de briser quelque chose. Un lien secret qui m'unit à bébé parce que seul moi et son père savons comment il se prénomme. Comme si, pour au moins le temps qu'il passera dans mon ventre, je peux le garder encore plus juste pour moi.
D'un autre côté, comme c'est un prénom rare, il serait peut-être plus pratique que la famille s'habitue avant qu'il naisse. Pour qu'on n'ait pas à les reprendre à tout bout de champ s'ils se trompent. Pour que leur oreille se fasse à la sonorité d'un prénom qu'ils ne connaissent pas.
Mon chum semble brûler d'envie de dire le prénom à tout le monde. Peut-être même qu'il le dit à ses amis sans me le mentionner.
Probablement qu'il n'y a pas de meilleure solution. Écouter plus mon coeur que ma raison et garder pour les 22 dernières semaines ce petit secret pour moi. Parce que je reste convaincu que bébé a choisi son prénom plus que je ne l'ai choisi pour lui :-)
J'ai dit à tout le monde que c'est un garçon, mais jusqu'à maintenant, j'ai refusé de dire le prénom parce que si je le faisais, j'aurais l'impression de briser quelque chose. Un lien secret qui m'unit à bébé parce que seul moi et son père savons comment il se prénomme. Comme si, pour au moins le temps qu'il passera dans mon ventre, je peux le garder encore plus juste pour moi.
D'un autre côté, comme c'est un prénom rare, il serait peut-être plus pratique que la famille s'habitue avant qu'il naisse. Pour qu'on n'ait pas à les reprendre à tout bout de champ s'ils se trompent. Pour que leur oreille se fasse à la sonorité d'un prénom qu'ils ne connaissent pas.
Mon chum semble brûler d'envie de dire le prénom à tout le monde. Peut-être même qu'il le dit à ses amis sans me le mentionner.
Probablement qu'il n'y a pas de meilleure solution. Écouter plus mon coeur que ma raison et garder pour les 22 dernières semaines ce petit secret pour moi. Parce que je reste convaincu que bébé a choisi son prénom plus que je ne l'ai choisi pour lui :-)
Prise de poids
Ce que je trouve le plus difficile du 2eme trimestre c'est d'avoir le bedon qui grossit rapidement... et la peur de prendre beaucoup de poids et d'avoir de la difficulté à perdre le tout après la grossesse. Peur qui devient probablement une obscession.
Depuis que je suis revenue de vacances (i.e. fin juillet) et que j'ai pris 5 lbs dans mes deux semaines de vacances, je suis sur le qui-vive. J'ai peur d'engraisser rapidement. Et je fais vraiment attention de ne pas manger de cochonneries. Bon ok il faut dire que j'avais perdu 4 livres durant le premier trimestre, ce qui faisait qu'a 15 semaines et demi je n'étais qu'à une livre de plus que mon poids d'avant grossesse. Pas si terrible que ça au fond. Mais tout de même assez pour créer un état d'alerte.
Au début juillet, j'ai vu une de mes collègues qui a accouché en janvier dernier à 33 semaines. Elle avait encore plein de poids à perdre de sa grossesse. Ça m'a fait complètement capoter de la voir. Déjà que j'avais de la difficulté à accepter mon corps tel qu'il était avant la grossesse (j'ai pris un bon 15 lbs depuis mon mariage l'an dernier), disons que la perspective de me sentir vraiment grosse après l'accouchement me fait vraiment peur. Et avec la peur de prendre trop de poids est associée une deuxième peur, celle d'avoir un bébé macrosomique (i.e. trop gros) qui ne "passera¨ pas ou encore fera des dommages d'enfer en sortant.
Depuis que je suis revenue de vacances (i.e. fin juillet) et que j'ai pris 5 lbs dans mes deux semaines de vacances, je suis sur le qui-vive. J'ai peur d'engraisser rapidement. Et je fais vraiment attention de ne pas manger de cochonneries. Bon ok il faut dire que j'avais perdu 4 livres durant le premier trimestre, ce qui faisait qu'a 15 semaines et demi je n'étais qu'à une livre de plus que mon poids d'avant grossesse. Pas si terrible que ça au fond. Mais tout de même assez pour créer un état d'alerte.
Au début juillet, j'ai vu une de mes collègues qui a accouché en janvier dernier à 33 semaines. Elle avait encore plein de poids à perdre de sa grossesse. Ça m'a fait complètement capoter de la voir. Déjà que j'avais de la difficulté à accepter mon corps tel qu'il était avant la grossesse (j'ai pris un bon 15 lbs depuis mon mariage l'an dernier), disons que la perspective de me sentir vraiment grosse après l'accouchement me fait vraiment peur. Et avec la peur de prendre trop de poids est associée une deuxième peur, celle d'avoir un bébé macrosomique (i.e. trop gros) qui ne "passera¨ pas ou encore fera des dommages d'enfer en sortant.
mardi, août 14, 2007
La bedaine grossit!
Autant je regrettais d'être enceinte durant mon premier trimestre, autant je trippe maintenant. Vraiment, je n'aurais jamais pensé apprécié autant être enceinte.
Malgré le night float (i.e. mois de travail de nuit), je suis en pleine forme et de bonne humeur. J'en suis à ma troisième semaine et je ne suis pas blasée de faire des consultations à l'urgence ou d'accoucher des patientes. Tellement que je me "chicane" presque avec ma résidente junior pour aller voir les patientes à sa place!!
Quelqu'un m'avait laissé un commentaire il n'y a pas très longtemps pour que j'explique comment ça fonctionne le système éducationel médical au Québec. Je vous explique rapidement.
On peut entrer à l'école de médecine après le cégep ou après un diplôme universitaire. Dans mon cas, comme je suis entrée après le cégep, j'ai dû faire une année "préparatoire" universitaire avant de commencer le vrai cours de médecine, et le tout a pris 5 longues années. Durant les 4 ans du cours de médecine, environ 2 sont théoriques et les deux autres sont pratiques, que l'on appelle "externat". Donc si vous voyez quelqu'un à l'hôpital qui se présente comme un externe, c'est un étudiant de médecine. Donc un "apprenti-médecin", quelqu'un qui fait son cours et qui n'a pas encore gradué.
Après avoir gradué de l'école de médecine, on devient des médecins. Sauf qu'un médecin ne peut pas pratiqué sans avoir fait d'études post-doctorales. Nous avons 2 choix pour les études post-doctorales : la médecine de famille, une formation de 2 ans, ou encore une spécialité, qui dure en général 5 ans. Dans mon cas, j'ai choisi l'obstétrique-gynécologie, une spécialité qui demande 5 ans de formation.
Vous comprendrez donc que vous pouvez rencontrer différent niveau de compétence chez les médecins résidents. Celui de première année est généralement assez incompétent, et celui de cinquième année est souvent aussi compétent (sinon plus) qu'un médecin "patron", c'est à dire un médecin qui a terminé sa résidence. Donc ce n'est pas parce que vous êtes traités par un résident que vous êtes entre de mauvaises mains (dans certains cas si le résident ne serait pas là la qualité des soins laisseraient grandement à désirer, surtout dans les hôpitaux ou je travaille).
Dans notre programme, comme la compétence des résidents varient grandement entre le début et la fin de la formation, nous avons donc des résidents "juniors" et des résidents "sénior", le sénior étant généralement un résident de troisième, quatrième ou cinquième année (donc avec raisonnablement d'expérience). Le résident sénior supervise généralement les résidents juniors et les étudiants tout en étant lui-même sous la supervision du médecin traitant, qu'on appelle aussi "patron" dans les milieux francophones ou "staff" dans les milieux anglophones.
Ainsi, dans notre programme, les responsabilités envers les patientes sont généralement distribuées entre les résidents juniors, qui s'occupent des patientes à "bas risque" (i.e. grossesse terme sans complication) et les résidents séniors qui s'occupent des patientes à "haut risque", c'est à dire les grossesses prétermes, puis tout ce qui touche à la gynécologie. Un médecin traitant est généralement disponible en tout temps pour la supervision, que ce soit sur place (pour la salle d'accouchement) ou par téléphone (pour la gynécologie). Les étudiants, quant à eux, font le travail qui leur est assigné par les résidents, qui se résume souvent à prendre l'histoire médicale, à faire des examens physiques et à remplir la paperasse pour les dossiers des patientes.
Enfin, en espérant que ça éclaire un peu :-)
***
Malgré tout, autant je me sens bien maintenant, autant je redoute comment je serai au troisième trimestre. Je commence à penser que je vais trouver ça difficile de courir toute la journée dans la salle d'accouchement rendue à 36 semaines, surtout si j'ai une grosse bedaine. J'ai prévu le début de mon congé de maternité à 39 semaines et 6 jours, mais je souhaite ardemment accoucher avant la date prévue. Il me semble qu'à 38 semaines ça serait l'idéal. Surtout si le bébé n'est pas très gros pour "minimiser les dommages". À la quantité d'horreur que je vois à chaque jour, j'ai vraiment peur de l'accouchement. Je pense que c'est pire quand on voit toutes sortes de complications... parce qu'on sait ce qui peut arriver de pire!!
Heureusement que j'ai vraiment une confiance aveugle en mon médecin. Il ne reste juste qu'à espérer qu'il puisse venir pour mon accouchement. Sinon j'ai quand même plusieurs plans B :-).
Malgré le night float (i.e. mois de travail de nuit), je suis en pleine forme et de bonne humeur. J'en suis à ma troisième semaine et je ne suis pas blasée de faire des consultations à l'urgence ou d'accoucher des patientes. Tellement que je me "chicane" presque avec ma résidente junior pour aller voir les patientes à sa place!!
Quelqu'un m'avait laissé un commentaire il n'y a pas très longtemps pour que j'explique comment ça fonctionne le système éducationel médical au Québec. Je vous explique rapidement.
On peut entrer à l'école de médecine après le cégep ou après un diplôme universitaire. Dans mon cas, comme je suis entrée après le cégep, j'ai dû faire une année "préparatoire" universitaire avant de commencer le vrai cours de médecine, et le tout a pris 5 longues années. Durant les 4 ans du cours de médecine, environ 2 sont théoriques et les deux autres sont pratiques, que l'on appelle "externat". Donc si vous voyez quelqu'un à l'hôpital qui se présente comme un externe, c'est un étudiant de médecine. Donc un "apprenti-médecin", quelqu'un qui fait son cours et qui n'a pas encore gradué.
Après avoir gradué de l'école de médecine, on devient des médecins. Sauf qu'un médecin ne peut pas pratiqué sans avoir fait d'études post-doctorales. Nous avons 2 choix pour les études post-doctorales : la médecine de famille, une formation de 2 ans, ou encore une spécialité, qui dure en général 5 ans. Dans mon cas, j'ai choisi l'obstétrique-gynécologie, une spécialité qui demande 5 ans de formation.
Vous comprendrez donc que vous pouvez rencontrer différent niveau de compétence chez les médecins résidents. Celui de première année est généralement assez incompétent, et celui de cinquième année est souvent aussi compétent (sinon plus) qu'un médecin "patron", c'est à dire un médecin qui a terminé sa résidence. Donc ce n'est pas parce que vous êtes traités par un résident que vous êtes entre de mauvaises mains (dans certains cas si le résident ne serait pas là la qualité des soins laisseraient grandement à désirer, surtout dans les hôpitaux ou je travaille).
Dans notre programme, comme la compétence des résidents varient grandement entre le début et la fin de la formation, nous avons donc des résidents "juniors" et des résidents "sénior", le sénior étant généralement un résident de troisième, quatrième ou cinquième année (donc avec raisonnablement d'expérience). Le résident sénior supervise généralement les résidents juniors et les étudiants tout en étant lui-même sous la supervision du médecin traitant, qu'on appelle aussi "patron" dans les milieux francophones ou "staff" dans les milieux anglophones.
Ainsi, dans notre programme, les responsabilités envers les patientes sont généralement distribuées entre les résidents juniors, qui s'occupent des patientes à "bas risque" (i.e. grossesse terme sans complication) et les résidents séniors qui s'occupent des patientes à "haut risque", c'est à dire les grossesses prétermes, puis tout ce qui touche à la gynécologie. Un médecin traitant est généralement disponible en tout temps pour la supervision, que ce soit sur place (pour la salle d'accouchement) ou par téléphone (pour la gynécologie). Les étudiants, quant à eux, font le travail qui leur est assigné par les résidents, qui se résume souvent à prendre l'histoire médicale, à faire des examens physiques et à remplir la paperasse pour les dossiers des patientes.
Enfin, en espérant que ça éclaire un peu :-)
***
Malgré tout, autant je me sens bien maintenant, autant je redoute comment je serai au troisième trimestre. Je commence à penser que je vais trouver ça difficile de courir toute la journée dans la salle d'accouchement rendue à 36 semaines, surtout si j'ai une grosse bedaine. J'ai prévu le début de mon congé de maternité à 39 semaines et 6 jours, mais je souhaite ardemment accoucher avant la date prévue. Il me semble qu'à 38 semaines ça serait l'idéal. Surtout si le bébé n'est pas très gros pour "minimiser les dommages". À la quantité d'horreur que je vois à chaque jour, j'ai vraiment peur de l'accouchement. Je pense que c'est pire quand on voit toutes sortes de complications... parce qu'on sait ce qui peut arriver de pire!!
Heureusement que j'ai vraiment une confiance aveugle en mon médecin. Il ne reste juste qu'à espérer qu'il puisse venir pour mon accouchement. Sinon j'ai quand même plusieurs plans B :-).
mercredi, août 08, 2007
C'est un garçon :-)
Bon d'accord, j'avais le feeling depuis le début que c'était un garçon et je l'avais dit à tout le monde.
Mais bon au moins maintenant je l'ai VU et je peux savoir que j'avais raison!
Malheureusement il ne restait même plus de papier pour l'imprimante de la machine à écho... alors je n'ai aucune preuve tangible à montrer...
Maintenant je peux acheter des petits pyjamas bleus sans remord! Et surtout, je peux appeler mon bébé par son prénom sans me sentir coupable que c'est une fille et que je l'appelle par un prénom de garçon!!
N'empêche... c'est cool de savoir, mais tant que je ne le savais pas au moins je pouvais me dire que mon feeling était mauvais et que j'avais peut-être une fille. Maintenant cet espoir est évanoui. Va falloir que j'en aie un deuxième pour espérer avoir une petite fille!!
Mais bon au moins maintenant je l'ai VU et je peux savoir que j'avais raison!
Malheureusement il ne restait même plus de papier pour l'imprimante de la machine à écho... alors je n'ai aucune preuve tangible à montrer...
Maintenant je peux acheter des petits pyjamas bleus sans remord! Et surtout, je peux appeler mon bébé par son prénom sans me sentir coupable que c'est une fille et que je l'appelle par un prénom de garçon!!
N'empêche... c'est cool de savoir, mais tant que je ne le savais pas au moins je pouvais me dire que mon feeling était mauvais et que j'avais peut-être une fille. Maintenant cet espoir est évanoui. Va falloir que j'en aie un deuxième pour espérer avoir une petite fille!!
mercredi, août 01, 2007
Deuxieme trimestre :-)
Enfin :-)
Je respire mieux après un long voyage dans un tunnel sans lumière.
La grossesse n'est plus aussi lourde, ça me donne une vraie chance d'en profiter et de commencer à voir les choses du bon côté!
Je viens de recommencer un mois de nuit, mais j'ai une bonne compagne pour travailler (une de mes amies) et je me sens beaucoup mieux. Et surtout, l'air climatisé a été posé dans ma chambre, donc c'est facile de mieux dormir le jour...
Mon bébé va super bien, seul truc négatif c'est un petit gêné! Je ne suis toujours pas capable de voir si c'est un petit garçon ou une petite fille!! Mais bon, je me dis que je devrais être capable de le savoir d'ici la fin du mois, sinon ça sera une petite surprise!!! Je reste convaincu que c'est un garçon, mais j'ai toujours espoir de me tromper et que ça soit une fille finalement!
Je commence à avoir un peu beaucoup de bedaine et je ne fitte plus vraiment dans mes vêtements "d'avant" alors je devrai me faire un petit trip magasinage bientôt dans une boutique de maternité. Moment que je redoute un peu, je l'avoue... Je pense qu'avoir une grosse bedaine et prendre du poids sont les deux choses qui me font le plus peur dans la grossesse, à part l'accouchement et la possibilité que mon médecin ne soit pas là pour m'accoucher!!
Pas facile d'être enceinte je trouve. Ça fait tellement de changements rapidement. Mais bon, ça me permet de mieux comprendre mes patientes et ça c'est quand même cool :-)
Je respire mieux après un long voyage dans un tunnel sans lumière.
La grossesse n'est plus aussi lourde, ça me donne une vraie chance d'en profiter et de commencer à voir les choses du bon côté!
Je viens de recommencer un mois de nuit, mais j'ai une bonne compagne pour travailler (une de mes amies) et je me sens beaucoup mieux. Et surtout, l'air climatisé a été posé dans ma chambre, donc c'est facile de mieux dormir le jour...
Mon bébé va super bien, seul truc négatif c'est un petit gêné! Je ne suis toujours pas capable de voir si c'est un petit garçon ou une petite fille!! Mais bon, je me dis que je devrais être capable de le savoir d'ici la fin du mois, sinon ça sera une petite surprise!!! Je reste convaincu que c'est un garçon, mais j'ai toujours espoir de me tromper et que ça soit une fille finalement!
Je commence à avoir un peu beaucoup de bedaine et je ne fitte plus vraiment dans mes vêtements "d'avant" alors je devrai me faire un petit trip magasinage bientôt dans une boutique de maternité. Moment que je redoute un peu, je l'avoue... Je pense qu'avoir une grosse bedaine et prendre du poids sont les deux choses qui me font le plus peur dans la grossesse, à part l'accouchement et la possibilité que mon médecin ne soit pas là pour m'accoucher!!
Pas facile d'être enceinte je trouve. Ça fait tellement de changements rapidement. Mais bon, ça me permet de mieux comprendre mes patientes et ça c'est quand même cool :-)
samedi, juin 30, 2007
Une autre année de finie!!
C'est incroyable comme le temps passe vite... Je termine déjà ma deuxième année de résidence, je n'en reviens pas comment ça va vite :-) Et puis c'est cool parce que ça va vraiment bien au travail (mis à part que je travaille vraiment trop) et que les gens me montrent leur appréciation.
Ça va faire bizarre de commencer la troisième année dimanche soir ...
Ça va faire bizarre aussi de ne travailler que la moitié de l'année et de partir en congé de maternité ensuite...
Je me sens toujours aussi mitigée face au congé de maternité... je pense que dans le fond même si je suis très contente d'être enceinte je suis vraiment frustrée à l'idée que je graduerai pas en juin 2010 avec mes collègues :-( Je dois maintenant décider si je veux graduer en juin 2011 avec l'année suivante ou si je veux "graduer" avec mes collègues et reprendre les mois manquants ensuite pour finir à l'automne 2010.
Ça va faire bizarre de commencer la troisième année dimanche soir ...
Ça va faire bizarre aussi de ne travailler que la moitié de l'année et de partir en congé de maternité ensuite...
Je me sens toujours aussi mitigée face au congé de maternité... je pense que dans le fond même si je suis très contente d'être enceinte je suis vraiment frustrée à l'idée que je graduerai pas en juin 2010 avec mes collègues :-( Je dois maintenant décider si je veux graduer en juin 2011 avec l'année suivante ou si je veux "graduer" avec mes collègues et reprendre les mois manquants ensuite pour finir à l'automne 2010.
jeudi, juin 21, 2007
Journée d'enfer
Question quiz : qu'est-ce qui est pire que de travailler comme deux parce que la seule collègue qu'on a pour travailler dans une salle d'accouchement occupée à mort et folle comme un zoo est enceinte de 31 semaines et vraiment grosse??
Réponse : Que cette personne soit mise en arrêt de travail pour menace de travail préterme et que je me ramasse toute seule dans cette merveilleuse salle d'accouchement.
On a eu 5 césariennes, deux accouchements avec des instruments, une tonne de patientes en travail et une autre tonne qui venaient pour faire évaluer tous leurs petits bobos de grossesse. Bref j'ai couru toute la journée. C'est presque un miracle si rien de mauvais n'est arrivé à personne... parce que je n'ai pas encore la capacité de me diviser en deux... quoique ça serait une capacité intéressante à développer :-)
Quand mon chum est venu me chercher, je me suis écrasée dans l'auto et j'avais juste le goût de dormir jusqu'à demain matin. Le premier trimestre n'aide pas, je suis vraiment plus fatiguée qu'à l'habitude et l'énergie n'est pas au rendez-vous. Alors ces jours-ci je me tue au travail et je ne fais rien à la maison parce que je suis trop fatiguée.
Réponse : Que cette personne soit mise en arrêt de travail pour menace de travail préterme et que je me ramasse toute seule dans cette merveilleuse salle d'accouchement.
On a eu 5 césariennes, deux accouchements avec des instruments, une tonne de patientes en travail et une autre tonne qui venaient pour faire évaluer tous leurs petits bobos de grossesse. Bref j'ai couru toute la journée. C'est presque un miracle si rien de mauvais n'est arrivé à personne... parce que je n'ai pas encore la capacité de me diviser en deux... quoique ça serait une capacité intéressante à développer :-)
Quand mon chum est venu me chercher, je me suis écrasée dans l'auto et j'avais juste le goût de dormir jusqu'à demain matin. Le premier trimestre n'aide pas, je suis vraiment plus fatiguée qu'à l'habitude et l'énergie n'est pas au rendez-vous. Alors ces jours-ci je me tue au travail et je ne fais rien à la maison parce que je suis trop fatiguée.
mercredi, juin 20, 2007
J'ai déménagé :-)
Nous sommes dans la maison!!! Nous avons enfin déménagé dimanche dernier...
Je travaille comme une folle au travail, je suis seule avec une fille enceinte de 31 semaines, alors pendant que j'ai la nausée elle a des contractions.... ça devient donc un peu rock and roll et je dois prendre sur moi... pas toujours facile :-(
J'ai des nouvelles photos de bébé qui date de vendredi passé. Il a VRAIMENT grossi :-) Il est bien en vie, c'est vraiment cool, on l'a même vu bouger à l'échographie!!! J'aurais jamais cru qu'un bébé de 9 semaines bougeait!!!
J'ai vraiment hâte de mettre un vrai update et de mettre des photos d'écho mais mon ordi n'est pas encore sorti de sa boîte... Là j'écris du portable de mon chum et c'est un vrai calvaire...
Tout le monde sait maintenant (ou presque) que je suis enceinte :-( Ça me fait vraiment chier... J'adore mon directeur de programme, il est vraiment génial, mais maudit qu'il a une grande gueule. Deux semaines après lui avoir annoncé la grande nouvelle, tout le département d'obstétrique/gynécologie de l'hôpital était au courant! Et je ne l'ai pas dit à personne d'autre que lui!!! Résultat : je me fais taquiner à la journée longue.... pas toujours très agréable même si ce n'est jamais méchant...
Je travaille comme une folle au travail, je suis seule avec une fille enceinte de 31 semaines, alors pendant que j'ai la nausée elle a des contractions.... ça devient donc un peu rock and roll et je dois prendre sur moi... pas toujours facile :-(
J'ai des nouvelles photos de bébé qui date de vendredi passé. Il a VRAIMENT grossi :-) Il est bien en vie, c'est vraiment cool, on l'a même vu bouger à l'échographie!!! J'aurais jamais cru qu'un bébé de 9 semaines bougeait!!!
J'ai vraiment hâte de mettre un vrai update et de mettre des photos d'écho mais mon ordi n'est pas encore sorti de sa boîte... Là j'écris du portable de mon chum et c'est un vrai calvaire...
Tout le monde sait maintenant (ou presque) que je suis enceinte :-( Ça me fait vraiment chier... J'adore mon directeur de programme, il est vraiment génial, mais maudit qu'il a une grande gueule. Deux semaines après lui avoir annoncé la grande nouvelle, tout le département d'obstétrique/gynécologie de l'hôpital était au courant! Et je ne l'ai pas dit à personne d'autre que lui!!! Résultat : je me fais taquiner à la journée longue.... pas toujours très agréable même si ce n'est jamais méchant...
jeudi, juin 07, 2007
Balance
Est-ce mieux de prendre du diclectin afin de pouvoir bouffer et ne plus avoir la nausée le jour et cauchemarder la nuit ou vaut-il mieux bien dormir la nuit, ne pas manger et vomir?
C'est la question fondamentale qui me turlupine depuis 2 jours.
Depuis mardi soir, j'ai fait l'expérience de ne pas prendre de diclectin. J'ai mal au coeur, je vomis, je mange peu mais depuis je suis capable de dormir la nuit. Alors que lorsque je le prenais je ne dormais que très peu durant la nuit (cauchemars terribles oblige, c'est pas facile de se rendormir comme un bébé quand on vient de se réveiller en sursaut après avoir rêvé de baigner dans son sang avec une fausse couche fulgurante, et je vous épargne le pire!) mais au moins j'avais la sensation très agréable d'avoir faim et de pouvoir voir de la bouffe sans avoir mal au coeur.
Le seul côté obscur, c'est que je me dis que peut-être que je me trompe et que mes cauchemars étaient plutôt dus à la fin de mon mois de nuit et au changement pour l'horaire de jour. Alors peut-être que je devrais donner une chance #2 au diclectin??
Je médite là-dessus ce soir.
Parce que c'est quand même choquant d'avoir une grosse bouteille pleine de diclectin (mon amie m'en a prescrit assez pour fournir une armée complète de femmes enceintes!!) et de les gaspiller alors que je passe mon temps à dégueuler.
C'est la question fondamentale qui me turlupine depuis 2 jours.
Depuis mardi soir, j'ai fait l'expérience de ne pas prendre de diclectin. J'ai mal au coeur, je vomis, je mange peu mais depuis je suis capable de dormir la nuit. Alors que lorsque je le prenais je ne dormais que très peu durant la nuit (cauchemars terribles oblige, c'est pas facile de se rendormir comme un bébé quand on vient de se réveiller en sursaut après avoir rêvé de baigner dans son sang avec une fausse couche fulgurante, et je vous épargne le pire!) mais au moins j'avais la sensation très agréable d'avoir faim et de pouvoir voir de la bouffe sans avoir mal au coeur.
Le seul côté obscur, c'est que je me dis que peut-être que je me trompe et que mes cauchemars étaient plutôt dus à la fin de mon mois de nuit et au changement pour l'horaire de jour. Alors peut-être que je devrais donner une chance #2 au diclectin??
Je médite là-dessus ce soir.
Parce que c'est quand même choquant d'avoir une grosse bouteille pleine de diclectin (mon amie m'en a prescrit assez pour fournir une armée complète de femmes enceintes!!) et de les gaspiller alors que je passe mon temps à dégueuler.
Au menu aujourd'hui
Comme entrée :
4 accouchements vaginaux
Comme plat de résistance :
2 césariennes
Et à 16h, comme dessert :
2 accouchements par forceps
À 17h45, quand j'ai posé mes fesses sur le siège de la voiture, je pensais que j'allais m'évanouir!!
Je pense qu'on a dû accoucher une bonne quinzaine de patientes aujourd'hui entre 7h et 17h. Que quelqu'un viennent essayer de contester le fait qu'on vit un baby boom au Québec! Il peut venir s'asseoir dans notre salle d'accouchement pour une journée et changer d'idée!!!
Finalement, il n'y a pas que des côtés négatifs au congé maternité qui s'en vient :-)
4 accouchements vaginaux
Comme plat de résistance :
2 césariennes
Et à 16h, comme dessert :
2 accouchements par forceps
À 17h45, quand j'ai posé mes fesses sur le siège de la voiture, je pensais que j'allais m'évanouir!!
Je pense qu'on a dû accoucher une bonne quinzaine de patientes aujourd'hui entre 7h et 17h. Que quelqu'un viennent essayer de contester le fait qu'on vit un baby boom au Québec! Il peut venir s'asseoir dans notre salle d'accouchement pour une journée et changer d'idée!!!
Finalement, il n'y a pas que des côtés négatifs au congé maternité qui s'en vient :-)
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